Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Genre : Humor/Family

Note de l'auteur : Merci d'avoir posté vos reviews (j'ai beau dire au début que je ne les exiges pas, c'est devenu une nécessité quand même) ! Enfin voici LA confrontation entre Edward et Alphonse, j'espère que ça ne vous décevras pas trop quand même. Je m'attendais pas à ce que ça soit si prisé d'ailleurs. Petit rappel pour info, même si certaines réactions peuvent laisser un doute, il n'y aura ni romance, ni couple, ni quoi que ce soit à l'eau de rose dans ce récit, ce n'est pas inscrit dans les genres. J'avoue quand même qu'en relisant il y a certain passage suffisamment mélancolique pour y faire croire, mais pour parler crûment, on serait dans un cas de pédophilie aggravé... Je ne tiens pas spécialement à faire ami-ami avec le juge d'instruction donc oubliez toute notion d'amour passionnée au moins pour cette fanfiction (Edward m'aurait déjà fait la peau pour l'avoir transformé en petite fille alors si j'avais l'idiotie d'écrire un truc pareil...). Bref, commençons ce nouveau chapitre dans la joie et la bonne humeur !


chapitre XII : DISCLOSURE AND BETRAYAL

-Mais comment tu es entrée ici toi ?

-Euh... Par la porte d'entrée, promis !

Par réflexe, Edward avait repris sa voix habituelle. Ce qui donnait un effet plutôt bizarre à la scène. Al fut d'abord saisis, pendant plusieurs minutes ils se regardèrent, Edward avec embarras et son frère avec les yeux supposément écarquillés. Enfin, Alphonse finit par réagir plus concrètement.

-NII-SAN ?

Sa voix avait retentit comme un coup de tonnerre et fit tressaillir Ed qui se replia sur lui-même. Autant dire que ça réponse fut presque inaudible.

-ouiii ?

-MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE CORPS ?

-Euh... Un accident du travail... Enfin quelque chose d'approchant...

-QUOI ?

-Ben... Tu sais cette fameuse mission d'il y a deux jours... Elle était un peu... foireuse quoi...

Un silence choqué suivit ce semblant d'explication puis l'armure marcha de long en large, s'arrachant métaphoriquement les cheveux, cédant totalement à la panique.

-Mais qu'est-ce qu'on va pouvoir faire ? Je sais pas comment s'occuper des petites sœurs moi ! Ça mange quoi une petite sœur d'abord ? C'est fragile non ?

-Al...

-Quoi ?

-Je suis pas un animal hein... Je suis toujours Edward...

Alphonse stoppa ses allées et venues, sans doute réalisait-il l'absurdité de ses propos. Ed le regardait toujours, avec une expression entre l'atterrement et l'amusement. Plus proche de l'atterrement peut-être.

-Et je doutes que mon régime alimentaire ait changé en deux jours...

-Euh... Oui tu as raison, excuse-moi.

-C'est pas grave, je mets ça sur le compte du choc émotionnel.

Edward balaya vaguement l'air de sa main en prononçant ces mots. Il se tourna vers la porte.

-Je partais voir Gracia, tu sais la femme du lieutenant-colonel...

-Hughes ?

-C'est ça. Elle saura m'aider à gérer les répercutions vitales du problème. Enfin c'est ce que Hughes m'a assuré.

-Oui, c'est mieux ainsi.

-Bon ben, désolé de te faire ça, mais si tu veux me suivre il va falloir que tu ressortes.

-Il n'y a aucun soucis.

-J'aimerais bien qu'il n'y ait VRAIMENT aucun soucis...


-Mais arrête Al ! J'ai pas deux ans enfin !

-Mais tu es si pe...

-PEQUOI ?

-T...tu as l'air si frêle... On dirait une poupée...

-...Ça fait la troisième fois qu'on me le dit ça... ET ÇA ME MET TOUJOUTS AUTANT EN ROGNE !

Edward, qui depuis qu'il était descendu dans la rue se faisait couver par Alphonse, venait d'atteindre un nouveau stade de frustration. Il savait bien que cela ne servait à rien de s'énerver contre son frère qui ne faisait que tenter de le protéger, mais plus que jamais le regard des passants l'agaçait. Les seules fois où il était sortit avec cette apparence, les rues n'étaient pas fréquentées ou presque pas et par des gens qui avaient bien d'autres préoccupations qu'une gamine déambulant sur les pavés. Maintenant les fréquents coups d'œils des passants sur le duo insolite n'étaient plus négligeables. Edward n'avait plus qu'une seule envie d'ailleurs : leur coller à chacun un bel œil au beurre noir. Alphonse fut tout à coup aborder par un bibliothécaire ambulant qu'il avait, à ce qu'Ed en compris, rencontré le matin même. Profitant de ce qu'Alphonse était trop occupé pour faire directement attention à lui, Edward s'engouffra dans une rue latérale déserte histoire de souffler un peu. Celle-ci était plutôt sombre et lugubre, n'importe qui d'autre aurait fait demi-tour, mais Ed sentait qu'il avait beaucoup trop besoin de relâcher la pression pour faire machine-arrière. Au détour d'une autre ruelle, il s'assit sur une caisse et entreprit de faire un peu de relaxation.

-Inspirer... Expirer... Inspirer... Expirer...

Joignant le geste à la parole, Edward retrouvais peu à peu une certaine sérénité. Le léger rayon de soleil qui parvenait jusqu'à lui disparut soudainement. Il rouvrit ses yeux qu'il avait fermé pour se concentrer sur son exercice et vit Lust et Envy face à lui.

-Ah ben tiens vous voilà vous !

Edward se mit debout sur sa caisse et arriva sans peine à la hauteur des homonculus.

-Pourquoi vous êtes partis si vite ?

Envy détourna la tête d'une façon si singulière qu'il interpella l'attention d'Edward.

-On est pas libre de nos mouvements chibi...

Ed acquiesça avec compassion et passa outre le surnom, irritant d'habitude.

-Désolé...

-De quoi ?

-De ce que vous subissez...

L'un comme l'autre réagirent avec embarras en entendant les mots emplis de sincérité d'Ed. Étrangement, ils paraissaient éprouver du remord... Non, j'ai dût mal interprété leurs gestes, restons lucide.

-Donc, vous vouliez me dire quelque chose ?

-Plutôt te montrer quelque chose. Tu nous suis ?

-Pourquoi pas.

Oubliant toute prudence, Edward suivit les deux homonculus dans le dédale de coupe-gorges qui s'étendait vers le quartier le plus malfamé de Central. Toute la misère du monde semblait s'être accumulée là. Ed sentit sa gorge se serrer en observant quelques enfants très amaigris, vêtus de loques et jouant dans la boue avec une joie naïve et éprouvée. Des vieillards squelettiques étaient étendus à même le sol, respirant péniblement dans la poussière et l'air humide des ruelles abandonnées. Une poignée de femmes aux joues creusées et portant de multiples traces de coups tressait des paniers, les mains fortement écorchées et le regard vide, le désespoir étant tellement présent qu'il faisait ici figure de néant dans les prunelles de chacune de ses victimes. Edward se raccrocha nerveusement à Envy quand il aperçut les hommes, bêtes sanglantes pour qui le meurtre était depuis longtemps devenu une habitude quotidienne, émanant une violence acculée et sans limite. Le genre d'homme que seul la mort pouvait ramener à la raison. Ed leva enfin ses yeux vers l'homonculus et lui demanda d'une toute petite voix :

-Où vous m'emmenez ?

Envy ne prit même pas la peine de baisser la tête vers lui pour lui répondre.

-Dans un endroit intéressant.

-Mais encore ?

-Pose pas trop de questions chibi.

Lust tourna brièvement son regard vers Edward.

-Ne t'inquiètes pas, ce n'est plus très loin.

Loin d'être rassurer pour autant, Ed se força tout de même à lâcher Envy, ses ongles s'étant tellement enfoncés dans sa chair sous l'effet de la peur que plusieurs filets de sang coulaient vers sa paume pour se mêler à la terre encore humide. Il marmonna un « pardon » contrit et continua à avancer avec une appréhension grandissante. Brusquement, Greed atterrit en plein dans son champ de vision. Edward eut un mouvement de recule parfaitement perceptible et sentit la main d'Envy se refermer sur son poignet.

-Te sauves pas Edo.

Sans le regarder, alors que pourtant il était dans son angle mort, il avait distinctement ressentis le bref déplacement d'Ed. Ce dernier n'obéit que parce que l'homonculus le maintenait avec force au point de lui faire mal et parce que, de toute façon, il l'avait promis. ...Raaah, pourquoi j'ai un sens de l'honneur aussi développéééé... Greed lui décocha un sourire à faire froid dans le dos.

-Oooh, tu nous as apporté le Fullmetal nabot sur un plateau d'argent Envy ? Trop gentil ça !

...Un traquenard... Je dois pas avoir l'air crétin maintenant... Il tenta de tirer sur son bras pour s'échapper, mais Envy raffermit un peu plus sa prise sur lui, parvenant à lui soutirer un gémissement douloureux.

-Il me semble que je t'ai dit de ne pas t'enfuir, Edward.

Qu'il l'appelle par son prénom avec une inflexion si insistante lui fit l'effet d'une sorte d'électrochoc. Attends... C'est pas normal... Il essaie de me faire comprendre quelque chose là ? Il essaya de croiser son regard sans y parvenir. Qu'est-ce qu'il cherche à me dire ? Greed le saisit par son second poignet avec une brutalité qui fit paraître l'enserrement d'Envy une douce caresse pleine de tendresse et d'affection. Ed s'apprêtait à protester vivement contre ce genre de traitement quand Envy décocha un coup de poing formidable dans la mâchoire de son congénère. Le coup lui fit lâcher prise et Envy s'interposa d'autorité entre Greed et Edward dans un mouvement conservateur.

-Pas touche le requin, il est pas à vendre.

La surprise paralysa les deux principaux intéressés, l'un ayant la mâchoire totalement décrochée et l'autre les yeux complètement écarquillés. ...Ils sont pas de mèches alors ? Mais mais mais... C'est quoi ce bordel enfin ? Greed resta un instant dans sa position initiale avant d'adresser à Envy un sourire narquois.

-Ah ouais, je vois, tu le veux pour toi tout seul alors...

La seconde d'après il se prenait une salve de coups haineux de la part de l'homonculus, bien en rogne après avoir entendu la constatation moqueuse et surtout les sous-entendus perfides qu'elle impliquait.

-Va crever sale requin dégénéré nourrit au fric de mes...

Il s'arrêta en plein récital et se retourna.

-Et merde...

Edward n'était plus dans les parages, ayant profité de la confrontation pour filer à l'anglaise. Il laissa retomber Greed sur les pavés et partit à la recherche du jeune blond, lequel courait de toutes ses forces à travers le labyrinthe inextricable des rues froides et glissantes. Faut pas qu'il me rattrape, faut surtout pas qu'il me rattrape, sinon je vais passer à la casse... Il se sentit soulevé dans les airs et se trouva nez à nez avec Gluttony, un sourire baveux scotché sur les lèvres. ...role...


P.S.: Détail, je finis très souvent mes chapitres sur une scène où Edward s'est encore mit dans les ennuis jusqu'au cou, en même tant, ça vous fait un peu de suspens, c'est pas plus mal !