Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Genre : Humor/Family
Note de l'auteur : J'ai brièvement regardé à quand remonte la dernière publication pour « Total War Princesses » dans mes fichiers que j'ai mis tout récemment dans une clé USB ultra performante. Et je constate avec effroi que le chapitre 13 remonte à pile un mois. Pour une semaine, je pensais déjà atteindre le bûcher. Mais là... Je suis encore bien étonnée d'être toujours en vie et bien portante... Je suis vraiment désolé, mais la fin de l'année approche, je dois avoir mes examens et j'ai encore beaucoup de devoirs à faire ainsi que cette maudite illustration de couverture à finir (je commence vraiment à regretter ma stupide candeur qui m'a poussé à accepter avec joie de travailler pour un autre écrivain... Surtout qu'elle ne sait jamais ce qu'elle veut et que je dois recommencer en milles exemplaires chaque choses que je lui soumets !). Je ne dois mon salut qu'à l'aide cent fois bénie de ma mère qui m'aide à comprendre les subtilités de l'économie européenne et des producteurs primaires et secondaires de la chaîne alimentaire en sciences. Je me demande vraiment à quoi ça peut servir pour un écrivain... Vraiment... Même en voulant se spécialiser dans les animaux zoophages et antropophages, un bon littéraire fera personnellement des recherches sur le sujet point barre ! Ça me dépasse la logique de l'éducation nationale...
chapitre XIV : BLACKMAIL FREE IMMEDIATE REVENGE
Edward se présenta avec un joli sourire à l'accueil du bâtiment militaire.
-Excusez-moi madame, j'aimerai voir mon tonton Roy Mustang s'il vous plaît.
L'hôtesse lui jeta un coup d'œil étonné.
-Ma petite, je ne peux pas te laisser le rejoindre en te promenant toute seule dans les couloirs !
Ed se crispa légèrement à l'entente de l'appellation mais ne se démonta pas.
-Et si je suis accompagné du frère du Fullmetal Alchemist, ça marche ?
Il désigna Alphonse en levant bien haut le bras. Il était devenu gigantesque son petit frère quand même. La dame de l'accueil, qui le connaissait bien, acquiesça immédiatement.
-Quel est ton nom ma petite ?
-Edwige... Hughes. Edwige Hughes.
L'hôtesse lui tendit une sorte de carte de visite.
-Accroche-le à ta veste, comme ça tu passeras sans problème.
-Merci beaucoup madame !
Edward partit en gambadant dans les étages, Alphonse à ses côtés et entra avec un air candide dans le bureau où tout les collègues proches de son colonel étaient réunis.
-Bonjoooour ! Tonton Roy est libre s'il vous plaît ?
Stupeur générale. Tous se tournèrent vers elle, certains penchés par dessus leurs bureaux d'autres émergeant des allées pour mieux la voir. Edward eut la curieuse impression d'être devenu un extraterrestre débarquant sur la planète Terre. Il était nettement moins sûr de son coup maintenant. Finalement Riza le tira d'embarras en surgissant du couloir.
-Edwige ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
Ed se retourna et lui adressa un sourire reconnaissant.
-Je viens voir tonton Roy.
Riza fronça les sourcils et l'entraîna vers son bureau en lui parlant à mi-voix.
-Tu es sûr de toi ?
-J'ai de quoi l'être.
Il agita l'enveloppe de papier kraft qu'il tenait toujours à la main. Elle sourit.
-Preuves compromettantes ?
-On ne peut plus compromettante.
-Photocopies ?
-Ah ! J'y avais pas pensé ! Mais à l'abri des regards, sinon mon moyen de pression n'existera plus.
-J'ai une photocopieuse libre à la bibliothèque. Hughes est dans un local annexe. Tu peux aller le voir pendant que je m'en occupes.
-C'est OK.
Ils échangèrent un sourire complice et Edward revint vers Al qui discutait avec le sous-lieutenant Havoc.
-Al, je vais voir tonton Maes, il est pas loin. Je reviens pour Roy tout à l'heure.
-D'accord, mais fait bien attention à toi...
-Mais je fais toujours attention !
Ed repartit gaiement dans les corridors et pista Hughes au son de : « elle est pas belle ma fifille à moi ? », reconnaissable entre mille.
-Mon tonton adoré !
Maes sursauta et se retourna.
-Ma petite nièce chérie ! Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es pas avec Gracia ?
-J'en reviens !
Après une étreinte affectueuse qui attendrit la pauvre salariée qu'Hughes avait pris à parti quelques secondes plus tôt, Edward l'emmena au pas de course dans une pièce isolée.
-Je suis certain que tu n'as pas fait tout ce chemin juste pour me dire bonjour, alors c'est quoi le plan ?
-Tu sais que j'adore ta ponctualité ? Les photos qui étaient sur la table sont parfaites, Hawkeye est partie en faire quelques exemplaires.
-Qu'est-ce qu'on peut être sans cœur quand même... Pauvre Roy...
-Ose dire que c'est un saint lui aussi...
-Je n'essaierai même pas ! Mais tu comptes donc lui faire du chantage ?
-Il est le seul suffisamment gradé pour accéder aux dossiers de notre faiseur de malédictions en titre. Et je ne tiens pas à jeter mon honneur par la fenêtre après l'avoir défendu corps et âme !
-Je captes, mais là tu joues avec une sacrée torche. Tu risques de te brûler sévère.
-Penses-tu, je l'aurais mis sur la touche avant.
-OK, j'ai plus d'objections monsieur le juge. Bonne chance Edo !
Edward lui décocha un sourire confiant et chercha à croiser la route de Riza. Dès qu'il l'aperçut, il courut à elle.
-Alors ?
Riza lui montra quelques copies, rangées dans l'enveloppe, et les originaux ainsi que d'autres exemplaires dans une pochette cartonnée.
-Je les garderai en sécurité dans un tiroir.
-Je n'aurais pas fait mieux, merci Riza !
Edward déboula dans les bureaux, fit un clin d'œil à son frère et frappa à la porte du colonel. Dès qu'il entendit l'autorisation d'entrer, il tourna la poignée et passa le seuil. Le colonel avait le nez plongé dans ses papiers et n'avait pas relevé le menton. Ed reclaqua la porte et parla d'une voix haute et claire.
-Colonel, il faut qu'on parle.
Cette fois Mustang réagit en daignant poser son regard sur la fillette. Il parut à peine étonné.
-Oui Fullmetal ?
Edward se crispa mais parvint à garder le même ton.
-Depuis quand vous le savez ?
Un sourire moqueur vint se peindre sur les lèvres de son adversaire.
-C'était juste une intuition que tu viens de confirmer. Heureux de voir que tu as abandonné les faux semblants.
Ne pas le claquer au sol, j'ai besoin de lui, alors zeeeen... Ed se pinça les sinus et ferma les yeux un instant. Il les rouvrit pour reprendre le duel.
-Vous en avez parlé à quelqu'un d'autre ?
-Entre le moment où tu es entré et l'instant présent, non pas vraiment.
Edward esquissa un sourire à mi-chemin entre le mielleux et le démoniaque.
-Pour une fois je suis ravi que vous ayez une intelligence à retardement. Ça m'arrange.
La fillette s'assit avec un sans-gêne habitué sur le bureau de son dévoué colonel.
-Parlons franchement. Vous êtes en possession d'une information plutôt dangereuse pour ma personne.
La tournure que prenait les choses n'était que trop connue de Roy. Il ne se trompa pas sur ce qui allait suivre.
-Quelle est la tienne ?
-Une preuve indémontable, et qui pourrait bien briser à jamais votre mythe de tombeur.
-Du genre ?
-Devinez.
Edward agita négligemment sous son nez l'enveloppe en papier kraft. Ce type d'enveloppe était tout aussi connue de l'alchimiste de flamme pour avoir si souvent été exhibée par son meilleur ami. Il laissa tomber sa tête dans ses mains.
-Les photos...
-Vouiiii ! Bonne réponse colonel ! Et elles sont d'excellente qualité.
Ed en sortit une et la posa sur le dossier qu'il était en train de remplir avant son arrivée.
-Vous pouvez en juger par vous même.
Il y jeta un coup d'œil démonté.
-Tu es impitoyable...
-Comme vous. Vous n'avez pas de quoi être étonné. Et il n'y a pas que votre silence qui m'intéresse.
Roy poussa un soupir et regarda la gamine droit dans les yeux.
-Quoi d'autre ?
-Aidez-moi à retrouver mon apparence normale.
Un long silence suivit cette déclaration, pendant lequel ils se défièrent sans un mot, prunelles contre prunelles. Mustang poussa un nouveau soupir.
-Pour ça tu n'avais pas besoin de me menacer, je t'aurais volontiers aidé même si tu ne me l'aurais pas demandé.
-Qu'est-ce qui me prouve que vous l'auriez fait ?
-Parce qu'il fallait au moins que je me fasse pardonner ce que je t'ai dit hier.
Edward arbora une expression grave qui sur son visage de petite fille faisait presque figure de deuil. Ses yeux passèrent du temps à déchiffrer ceux de son colonel, à chercher la vérité dans ces mots. Il finit par lâcher dans un souffle :
-Vraiment ?
Roy acquiesça avec une solennité qui ne pouvait mentir.
-Oui, vraiment. Et déjà maintenant je te prie de m'excuser pour les paroles blessantes que j'ai prononcé.
-C'est oublié.
En réponse, Ed avait été moins sincère. Il pouvait pardonner mais... Oublier si facilement n'était pas possible. Il se laissa tomber à bas du bureau tandis que le colonel se levait de sa chaise et enfilait son manteau.
-Je vais demander à Riza la permission de vous embarquer, je reviens.
Il sortit sans attendre de réponse. Il partit à sa recherche avec une mine maussade qui surprit le lieutenant quand ils tombèrent face à face.
-Ça c'est mal passé ?
-J'ai obtenu gain de cause dans les grandes lignes.
-Et en détail ?
-Je peux même pas l'engueuler sans avoir mauvaise conscience...
Il secoua la tête comme pour se ressaisir.
-Mais bon, il suffira d'attendre le moindre faux pas de sa part pour lui faire mordre la poussière après tout. Je peux vous le réquisitionner quelques temps ?
-A condition qu'il rattrape le nombre de dossiers qu'il devait faire aujourd'hui.
-Alors là, faites-lui passer sa nuit pour qu'il remplisse sa paperasse en travaillant non-stop et ça ira.
-Je le mettrai sous la garde de Black Hayate. En effet ça conviendra.
-Vous pensez qu'il tiendra sa surveillance ?
Le regard de Riza se fit implacable.
-Douterais-tu de mes capacités de dressage ?
-Pas un instant lieutenant !
-Bien, rompez !
Après un bref salut militaire, Edward fit demi-tour et revint à l'entrée des bureaux. Roy l'attendait stoïquement juste devant. Sans plus se préoccuper du reste, Ed siffla son frère et descendit avec une rigidité absolue les escaliers du bâtiment. Alphonse et le colonel le suivirent avec une sorte d'appréhension, comme s'ils étaient des kamikazes à la solde d'un chef qui se demanderait si le danger ça se mange... Enfin la vérité n'en était pas si éloigné, puisqu'ils suivaient tout deux une personne si déterminée et contrariée à la fois que les tornades les plus téméraires auraient reculé sur son passage. C'est ainsi que l'étrange trio sortit du bâtiment, sous les yeux médusés des militaires qui commençaient à peine à se demander si leur colonel, vu ses relations, était aussi sain d'esprit que le proclamait sa réputation, qui avait, soit dit en passant, dépassé la légende depuis pas mal de temps. Ladite légende ultime qui se trouvait désormais entre les mains d'une fillette blonde et plutôt rancunière...
P.S.: Et ladite légende ultime qui va se retrouver à l'état de loque avant la fin de cette histoire, sans aucun doute possible. Désolé pour le manque cruel de qualité de ce chapitre-ci, j'ai plutôt le blues ces derniers temps avec tout ce que j'ai sur les épaules, alors c'est un peu compliqué de faire de l'humour en ces conditions...
