Olala merci infiniment pour vos reviews ! Je ne m'attendais pas à tant de réactions. Je suis toute émue " merciii" j'espère que la suite vous plaira tout autant! Je ne peux en dire davantage sur l'avenir de notre cher William, mais pour savoir, continuez de lire ;) Merci
Julia R.
Une semaine plus tôt
Le Docteur Ogden se trouvait à son bureau, remplissant un énième document pour un patient lorsqu'elle se figea sur place. Elle avait le sentiment de sentir une présence dans son dos. Elle avait l'étrange sensation qu'on l'observait. Elle n'était pas effrayée, loin de là, elle savait que ce regard était doux et bienveillant. Elle avait ce délicieux frisson qui traversait son corps, son cœur manqua un battement et elle sourit simplement. Il n'y avait qu'une seule personne sur cette terre que son esprit et son corps pouvaient reconnaître simplement en se trouvant dans la même pièce que lui. Julia inspira profondément et très doucement, elle leva les yeux vers lui,se tournant un peu sur sa chaise. Il ne fallut qu'une seule seconde pour qu'elle croise son regard. Son cœur manqua un autre battement.
"Comment est-ce possible que son simple regard me chamboule à ce point? " Se demanda-t-elle l'espace d'une seconde.
William était là, debout au centre de la pièce, tenant son chapeau devant lui, la regardant simplement. Elle lui sourit alors timidement et il en fit autant avant de faire un pas de plus vers elle. Elle se leva alors pour lui faire face et avant qu'elle n'ait le temps de dire ou de faire quoique se soit, il arriva en un bond près d'elle et il glissa sa main sur sa hanche.
-Bonjour Docteur Ogden, murmura-t-il du bout des lèvres en plongeant son regard dans le sien.
-Bonjour Inspecteur Murdoch, répondit Julia en passant ses bras autour du cou de son époux pour venir déposer un baiser sur ses lèvres, que me vaut l'honneur de cette visite?
-Je me demandais si, si tu pouvais t'extraire de ton travail cette après-midi.
-Eh bien j'ai quelques dossiers à terminer mais cela peut attendre demain. Pourquoi?
-J'ai pris mon après-midi pour la passer avec toi.
Julia fronça les sourcils et aussitôt William quitta son regard avant de prendre doucement sa main pour y déposer un baiser.
-J'ai vraiment très envie de passer l'après-midi auprès de mon épouse, murmura-t-il en la regardant à nouveau.
-Et je serai ravie de la passer auprès de mon époux.
Ils se sourirent tendrement et l'instant d'après, William attira Julia vers la porte en la prenant par la main. Ils quittèrent rapidement l'établissement. Ils montèrent dans un fiacre et s'installèrent confortablement l'un contre l'autre.
-Où m'emmènes-tu? Murmura Julia en le regardant. Au parc?
-Non.
-Au jardin botanique?
-Non.
-Une exposition?
-Non.
-Dis-moi William!
Il rit et caressa tendrement sa joue.
-Je t'ai dis que je voulais passer une après-midi auprès de mon épouse, je ne souhaite être qu'avec elle, seulement, elle, insista William avant de se pencher vers elle pour l'embrasser langoureusement.
-Tu es venu me chercher seulement dans le but de m'enlever, pour...
Elle ne termina pas sa phrase car l'étincelle qui brillait dans le regard de William en disait long sur ses intentions. Elle lui sourit simplement et il l'embrassa une fois encore. Ils restèrent alors silencieux jusqu'à chez eux.
-Gladys n'est pas là? Lança Julia en entrant.
-Je lui ai donné sa journée, murmura William dans le creux de son cou tout en se pressant dans son dos, maintenant allez dans la cuisine Madame Murdoch, ordonna-t-il doucement.
Julia s'exécuta sentant toujours William la tenir par la taille. En ouvrant la porte au fond du couloir, elle se figea sur place, voyant la pièce envahie de fleurs, la table dressée pour deux et un repas en son centre.
-William, lança Julia en un souffle, tu as fait tout cela?
Elle se tourna vers lui et il acquiesça en souriant.
-Pourquoi? Nous n'avons rien à fêter.
-Si, murmura William sur ses lèvres, le bonheur de vivre ensembles jour après jour. Je veux que tu saches que je t'aime Julia, que je l'ai toujours fait même si tu as pu en douter. Tu fais de moi le plus heureux des hommes.
-Oh, William, soupira Julia en se blottissant tout contre lui, je t'aime, merci.
Ils échangèrent encore un regard et un long baiser avant que William ne la guide vers la table et ne retire une chaise pour qu'elle puisse s'asseoir. Il le fit en face d'elle et ils commencèrent à manger tranquillement, ne se quittant pas des yeux une seule seconde pendant tout le repas, parlant de tout et de rien. Et lorsqu'ils avaient terminé le dessert, Julia se leva pour débarrasser. Elle sentit alors aussitôt la main de William dans le creux de ses reins et son souffle dans sa nuque.
-Plus tard, grommela-t-il au creux de son oreille d'une voix rauque.
-As-tu une autre idée? Murmura Julia en fermant les yeux.
-Des tas mon amour, répondit le jeune homme avant de l'embrasser tendrement en-dessous de l'oreille.
Puis, une seconde après, Julia rit aux éclats en sentant ses pieds quitter le sol. Elle s'accrocha de toutes ses forces au cou de William qui la porta jusque dans leur chambre. Ce ne fut que lorsque le jeune homme se pencha vers sa nuque pour l'embrasser qu'ils se quittèrent enfin des yeux.
-Au beau milieu de la journée, soupira Julia en glissant ses doigts dans les cheveux de William, ce que vous pouvez être scandaleux Monsieur Murdoch.
Il ne répondit pas pour venir à son visage et l'embrasser passionnément. Une seconde plus tard, leur corps tombèrent sur le lit et les minutes qui suivirent furent ponctuées de soupirs de désirs, de gémissements de plaisirs et de mots d'amour.
Ils se trouvaient allongés l'un contre l'autre depuis quelques minutes, en silence, laissant simplement leurs doigts caresser la peau de l'autre. William venait déposer quelques baisers dans les cheveux à présents défaits de son épouse qui levait parfois les yeux vers lui pour lui sourire tendrement. Ce fut lorsqu'elle croisa une fois encore son regard, qu'elle se redressa un peu, caressant la joue de William.
-Chéri, murmura-t-elle doucement, que se passe-t-il?
Elle le vit froncer les sourcils et elle reprit.
-Tu me caches quelque chose, je le vois dans tes yeux, ils ne me mentent jamais.
-Je pensais à une affaire.
-Une affaire? J'espère que tu n'y pensais pas pendant que nous faisions l'amour, dit-elle avec un sourire en coin.
-Crois-moi, je ne pensais qu'à toi, ajouta William de la même façon en laissant glisser sa main vers la féminité de son épouse qui émit un soupir.
-Souhaites-tu me parler de cette affaire? Dit-elle avec sérieux.
-Non, soupira William, non je préférai ne pas le faire. Elle me préoccupe mais je ne veux pas t'en parler. Je ne veux pas mélanger le travail et notre vie privée.
-Bien, répondit Julia en caressant son torse, comme tu le souhaite, mais saches que tu peux tout me dire.
-Je sais, répondit William en souriant tout en laissant ses doigts danser dans les cheveux de Julia, mais à cet instant, je veux juste oublier tout ça.
-Peut être que je peux t'aider à le faire? Lança Julia en souriant avant de bouger un peu pour se retrouver au-dessus de lui. Qu'en dis-tu?
-Je suis tout à vous Madame Murdoch, répondit William.
Ils se sourirent tendrement et l'instant d'après Julia se saisit des lèvres de William, marquant ainsi un nouveau moment de passion et d'amour.
Aujourd'hui
L'inspecteur Brakenreid se trouvait derrière la fenêtre de son bureau, un verre à la main. Il regardait la jeune femme assise au bureau de l'Inspecteur Murdoch. Julia s'y trouvait depuis de longues minutes déjà, en silence, immobile, seule. Personne n'avait pu la faire quitter les lieux depuis qu'elle était revenue de la morgue. Elle avait demandé à s'asseoir et tout naturellement l'agent Crabtree l'avait conduit au bureau de son défunt époux. Depuis, elle demeurait là, prostrée. L'inspecteur Brakenreid se doutait qu'elle devait être perdue dans ses pensées, elle devait se trouver auprès de William, se souvenant des moments qu'ils avaient passé tous les deux. Thomas ne pouvait pas l'en blâmer, il imaginait très bien dans quel état de tristesse et de solitude profondes elle devait se trouver. Il savait à quel point Murdoch aimait son épouse, et il savait qu'elle devait l'aimer tout autant. Il savait que son cœur venait de se briser en elle, que plus rien n'avait la moindre importance, il savait qu'elle restait assise à ce bureau, espérant voir son époux y entrer. Thomas savait tout cela, et ce fut sans doute une autre raison pour laquelle les remords l'envahirent une fois encore.
Il termina son verre rapidement et passa la porte de son bureau.
-Crabtree, murmura-t-il à l'homme assis à son bureau, depuis quand Ogden est assise là?
-Depuis quatre heures Monsieur, répondit George en jetant un regard vers elle, elle n'a pas voulu être dérangée.
-Raccompagnez-la chez elle.
-Mais Monsieur...
-Elle doit se reposer George, et manger sans doute. Murdoch ne reviendra pas, elle aura beau attendre aussi longtemps qu'elle le voudra. Raccompagnez-la et restez auprès d'elle. Margaret prendra le relais demain.
-Bien, soupira George à contre cœur avant de se diriger vers le bureau de son ancien supérieur.
Il toqua doucement mais cela n'eut aucune réaction de la part de Julia, il entra et se dirigea vers elle. Il vit les longues traces de ses larmes sur ses joues et son cœur se serra dans sa poitrine. Doucement pour ne pas l'effrayer en voyant qu'elle ne l'avait pas remarqué, il posa sa main sur son épaule. Julia sursauta et plongea son regard dans le sien avant de le baisser vers ses genoux.
-Il est tard Madame, murmura George, vous devriez rentrer chez vous.
-Je ne me souhaite pas George, répondit Julia la voix brisée.
-Je vous en prie, insista le jeune homme, il aurait voulu que vous preniez soin de vous. Il...
-Il est mort George, sanglota Julia, ça n'a plus d'importance que je porte bien ou non.
-Ne dites pas cela, répondit le jeune homme.
Il soupira profondément et il se saisit du bras de Julia pour la faire se lever. A son grand étonnement, elle ne lutta pas et elle se laissa faire simplement.
-Venez, murmura-t-il, je vais vous raccompagner chez vous.
Julia ne répondit pas. Elle, qui avait toujours été de nature si combative, elle ne luttait plus. Plus rien n'avait d'importance. Elle se sentait vide, inutile, incapable de penser à quoique se soit. Elle ne sentait que son cœur tentant de battre dans sa poitrine. Elle ne sentait que son souffle saccadé et irrégulier, comme si une tonne de gravas se trouvait sur sa poitrine. Ainsi Julia n'était plus que l'ombre d'elle-même et ce fut un fantôme que les agents du poste de police numéro quatre virent sortir du bâtiment.
à suivre...
