Bonjour tout le monde !

J'espère que vous allez bien et que vous êtes d'attaque pour ce nouveau chapitre, qui, je dois l'avouer n'a pas été simple à écrire...

Merci une nouvelle fois pour vos followers et autres, il me font trop plaisir^^

Bonne lecture !


Bip... Bip... Bip...

Regina se sentit peu à peu revenir à elle, retrouvant doucement la sensation de chacun de ses membres, le battement de son cœur faisant écho dans les tempes. Comme si un sang nouveau courait dans ses veines pour redonner vie à chaque cellule de son corps, chaque muscle engourdi et endolori. Elle rentra graduellement en possession de son corps tout en reprenant lentement conscience de son environnement. Peu à peu, la brune retrouva la faculté de ses principaux sens. Le toucher quand elle devina le tissu sous la paume de sa main, l'ouïe quand elle perçut le son strident et agressif d'une machine ainsi que l'odorat avec un arôme printanier s'engouffrant dans ses poumons dans une inspiration lente. Et pour finir, le goût avec la sensation d'une langue sèche et pâteuse.

Regina se sentait comme paralysée, tellement l'engourdissement de ses muscles se faisait persistant alors doucement, elle essaya de replier ses doigts. Elle remarqua, à sa grande surprise, qu'elle en était largement capable malgré l'effort demandé et donc continua la redécouverte de son propre corps.

Une fois que les fourmillements de ses muscles disparurent, elle entreprit d'ouvrir les yeux. Toujours dans un mouvement d'une lenteur extrême, sachant inconsciemment, qui ne fallait pas brusquer les choses. Les rayons du soleil, filtrant à travers les stores, l'éblouirent violemment et elle referma immédiatement les yeux. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait mais retenta plusieurs fois avant de pouvoir garder les yeux mi-clos et de recouvrer la vue.

Regina essaya de s'acclimater à son environnement et resta calmement la tête posée sur l'oreiller tout en regardant le plafond blanc. Tout n'était que discernement de sensations, d'émotions pour elle. Dans sa tête régnait un vrai capharnaüm, rien n'avait de sens, tout se mélangeait avec la sale impression qu'un épais brouillard obscurcissait ses souvenirs. Elle n'arrivait pas à remettre de l'ordre dans ses réminiscences malgré ses efforts de concentration, toutefois, minimes au vue de la situation.

Puis dans un lent mouvement de tête, elle posa un regard fébrile aux alentours. Une chambre d'hôpital ? Elle se trouvait à l'hôpital ? Que faisait-elle là ? Un problème mais lequel ? Une foule de questions, lui provoquant un mal de tête et quelques vertiges. Elle porta sa main à son front et sentit avec étonnement un bandage. Mais que se passait-il à la fin ? Et sa tête qui ne voulait pas lui donnait de réponses accentua son agacement. Elle fronça les sourcils et reprit scrupuleusement son observation, peut-être, trouverait-t-elle des réponses comme cela... Ses yeux se posèrent sur son corps, elle examina le bandage entourant son poignet ainsi que ses bras où résidaient quelques griffures. Une bataille ? Avait-elle livré un combat ? Mais dans ce cas, pourquoi l'aurait-il soignée, au lieu de l'achever ? Confuse, Regina, s'attarda ensuite sur la multitude de fleurs décorant sa chambre. Ces bouquets lui étaient destiné ? Cette idée la plongea davantage dans l'incompréhension totale. Depuis combien de temps, elle était là ? Cela se comptait en jours ? Mois ? Années ? Elle secoua légèrement la tête se perdant au fil de ses pensées. D'un coup, elle remarqua quelque chose logé dans les bouquets, elle plissa ses yeux noisette pour l'identifier. Impossible, elle n'avait à l'évidence pas retrouvé toutes ses facultés.

Elle patienta un moment, incapable de définir son temps d'attente, elle décida finalement d'essayer de se mettre debout, se sentant de mieux en mieux. Première étape pour elle, s'asseoir. Difficilement et en ne s'aidant que d'une seule main, elle réussit l'opération avec un vertige à la clé. Deuxième étape, mettre pied-à-terre. Elle posa sa main valide sur une des rambardes de lit, s'agrippa fortement et bougea ses jambes. Mais dans cette action, une vive douleur lui lacéra le ventre. La brune se plia en deux immédiatement dans un grognement, elle n'avait pas senti plus tôt cette blessure interne et cette dernière la rappela vite à l'ordre. Elle reprit difficilement son souffle tout en restant immobile et recommença sa tentative avec plus de précaution. Ses jambes enfin dans le vide, elle entreprit de glisser jusqu'au sol. Le contact glacé du carrelage sur la plante de ses pieds, la fit frissonner et finalement malgré ses muscles lui criant la précocité du geste, Regina s'entêta puis reporta tout son poids sur ses jambes. Le visage crispé par la douleur, elle les sentait flageoler, elle serra fermement la rambarde tout en retrouvant peu à peu leur usage. Finalement, hormis les courbatures de ses muscles et quelques vertiges, Regina vit avec satisfaction que cette opération se solda d'un franc succès.

Poussée par la curiosité, elle embarqua sa perfusion et avança prudemment vers les fleurs. Une fois toutes récupérées, elle déplia les petites enveloppes de ses doigts fébrilement, les sourcils froncés, ayant presque peur de découvrir ses messages. Quelle ne fut pas sa surprise en lisant les mots de ses ennemis ! Des encouragements, du soutien venant de ces personnes la voulant morte ! Tous ceux qui la détestaient au plus au point, lui souhaitait « Bon rétablissement », même Gold ! Sa poitrine se serra violemment et son rythme cardiaque s'accéléra dangereusement. Elle ne comprenait plus rien, totalement perdue... Des flashs lui vinrent en mémoire et le peu qu'elle arrivait à déchiffrer n'était autre que cette haine dans leur yeux, crachant leur venin.

« Mais... Que se passe-t-il à la fin ? » Murmura-t-elle, tout en paniquant.

La mairesse se sentit vaciller sous le coup de ses émotions, elle se rattrapa à la table et ferma les yeux. Elle fit une gymnastique mentale éprouvante pour tenter de démêler le vrai du faux mais elle n'avait pas assez d'informations en sa possession pour arriver à une conclusion.

Regina continua donc sa lecture, s'enfonçant toujours plus dans l'incompréhension. Elle arriva à un message l'interpellant plus que les autres. En relisant le mot, elle fronça davantage les sourcils et ses yeux prirent une teinte noire intense.

« Nous avons traversé beaucoup d'épreuves, autant l'une que l'autre. Trop de souffrance que nous nous sommes infligées. Maintenant que nous avons réussi à avoir notre fin heureuse, je souhaite de tout mon cœur que tu puisses retrouver les tiens et que nous reformions cette famille qui m'est si chère. Blanche-Neige. »

Un vent de colère s'engouffra dans les veines de la reine, un sentiment si puissant que de légers tremblements la saisirent. Une fureur démesurée prit possession de son cœur. Comment sa pire ennemie pouvait se permettre une telle déclaration ? Et puis comment ça, sa fin heureuse ? Sa vie n'était plus que solitude, haine et vengeance depuis la mort de Daniel ! Elle n'arrivait pas à en croire ses yeux et se maîtrisant au maximum, elle entama l'avant-dernier message.

« Regina, tu me manques horriblement. J'aimerais tellement revoir tes beaux yeux, ton sourire illuminant ma vie. Réveille-toi, mon amour, pour que nous soyons de nouveau heureuses. Je t'aime. Emma. »

« Miss Swan. » Dit-elle d'une voix à peine audible.

La mairesse était retournée s'asseoir sur le lit tout en découvrant le message de la blonde. Elle releva la tête en mettant une main sur sa bouche, posa son regard perdu sur la fenêtre donnant sur l'extérieur. Elle essayait tant bien que mal de comprendre la situation où elle se trouvait. Cette femme qui lui enlevait son fils depuis son arrivée à Storybrooke lui déclarer sa flamme ! Tout cela était invraisemblable, toute cette histoire allait la rendre folle. Soudain, dans le fourbi de son esprit, une pensée claire et précise se fit entendre.

« Henry ! »

Son cœur s'emballa de plus bel sous les images de son fils. Elle prit en main la dernière enveloppe et lut...

« Maman, ma très chère maman, je prie pour que tu te réveilles, pour que je puisse te voir le matin en train de préparer le petit-déjeuner dans la cuisine, pour que tu me cries dessus car ma chambre est un vrai chantier. Tu me manques maman, j'ai encore besoin de toi. Je t'aime. Henry. »

Son fils. Son fils la réclamait auprès de lui, son enfant marquait noir sur blanc qu'il l'aimait alors qu'elle pensait l'avoir perdu pour toujours. Au fil de ses réflexions, les yeux de la brune se voilèrent de larmes, son sang ne fit qu'un tour et elle se précipita vers l'unique armoire de la chambre. Elle sourit largement en voyant ses vêtements plier proprement et sans se poser de question, Regina arracha ses perfusions, retira son bandage de la tête pour enfiler ses vêtements tout en ignorant ses vertiges sûrement provoqués par sa précipitation.

Regina reboutonna son chemisier quand d'un coup, la porte de la chambre s'ouvrit brusquement sur le Dr Whale qui s'avança rapidement vers sa patiente.

« Regina ! Comme je suis heureux de vous voir réveillée ! » S'exclama-t-il souriant de toutes ses dents.

La brune retrouva en un clin d'œil sa prestance masquant au mieux son état de fatigue et ses douleurs. Elle ignora volontairement cet excès de familiarité et demanda d'une voix neutre :

« Que m'est-il arrivé ? »

« Un accident de voiture mais revenez-vous allonger. »

« Non, je crois avoir assez dormi. Pouvez-vous être plus explicite, je vous prie ? »

Surpris par l'attitude de sa patiente, le médecin resta muet quelques secondes.

« Alors ? »

Il se reprit à cette deuxième question mettant cela sur le compte de son réveil sûrement difficile.

« L'accident de voiture, vous a plongé dans le coma. Je v... »

« Combien de temps et quel jour sommes-nous ? » Le coupa-t-elle, en fronçant les sourcils.

« 8 jours... Et nous sommes samedi. »

Seulement huit jours... Regina n'en revenait pas, elle aurait cru beaucoup plus en lisant les messages déconcertants de ses ennemis.

« Je vous conseille vivement de revenir dans votre lit. Je vais vite donner des nouvelles à vos proches et, à mon retour, on discutera de tout ça. » S'exclama Whale en la prenant par le bras.

« Je n'ai que faire de vos recommandations ! » Dit-elle d'un ton sec.

La brune retira vivement son bras, la colère prenant le dessus. Il recula de deux pas, interloqué mais lorsqu'elle le contourna pour se diriger vers la porte, il se posta rapidement devant elle.

« Non ! Vous ne pouvez pas sortir dans votre état ! »

Regina plongea un regard noir intense dans celui du médecin puis avança, menaçante, vers lui pour n'arriver qu'à quelques centimètres de son visage.

« Osez-vous me contredire ? » Annonça-t-elle un sourire prédateur élargissant sa bouche.

« ... Oui... » Dit Whale d'une voix fébrile en avalant difficilement sa salive.

Elle se recula à peine et d'un mouvement de poignet tout en légèreté envoya valser le blond à travers de la pièce. Un petit rire mesquin sortit du fond de sa gorge en scrutant les yeux stupéfaits de sa victime et avant de partir, lança :

« Signez l'autorisation de sortie pour moi. »

Le claquement de la porte fit sursauter le Dr Whale qui pouvait entendre la démarche significative de la reine résonner dans le couloir. Il reste là, interdit, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Il se massa la nuque puis se hissa sur ses jambes pour vite sortir de la chambre et se précipiter sur le téléphone. Ses doigts composèrent rapidement le numéro :

"Shérif Swan-Mills, je vous écoute ?"

"Bonjour, le Dr Whale à l'appareil."

"Il y a du nouveau ?"

"Oui, elle s'est réveillée... M..."

"J'arrive tout de suite ! Tut... Tut..."


À l'extérieur de la ville...

Emma jeta promptement son téléphone portable sur le siège passager, sentant une vague de soulagement l'envahir. Un large sourire naquit sur ses lèvres, son cœur accéléra autant que la voiture de police, rien qu'à l'idée de pouvoir retrouver la chaleur, les baisers de sa femme. Des papillons virevoltaient au creux de son estomac, tant le bonheur ravivait son corps, son âme. Le voile de désespoir disparut aussitôt de ses yeux remplacés immédiatement par l'étincelle de l'amour, de la joie.

« Yessss ! Je savais que tu en étais capable ! » Cria-t-elle, un sourire gravé sur le visage.


Au même moment, en centre-ville...

Regina, du haut de ses talons, toujours blanche comme un linge, marchait sur le trottoir aussi vite que son corps le lui permettait. Malgré la façade froide qu'elle arborait, elle sentait bien son état de fatigue général et l'utilisation de la magie ne l'avait guère épargnée. Poussée par le message d'Henry, elle ignora tous ces signes et poursuivit sa route tout en réfléchissant à ce qu'il lui était arrivé. Un accident de voiture ? Elle pouvait se triturer les méninges autant qu'elle voulait, aucun souvenir refaisait surface...

Soudain, elle se sentit happer par quelqu'un et se retrouva vite entourée par des bras. Elle ferma un instant les yeux, savourant presque cette étreinte surprise, mais se ravisa brutalement gardant ses bras le long du corps.

« Oh Regina ! Comme je suis heureuse de te voir en pleine forme ! » S'exclama Granny desserrant son étreinte tout en prenant ses mains dans les siennes. « Tout le monde sera content de te savoir réveillée ! »

La brune fixa la grand-mère du petit chaperon rouge, prise au dépourvu, rare furent ces moments dans sa vie.

« Je dois voir Henry. » Murmura-t-elle.

« Bien sûr ! Tu lui manques énormément, va-vite le rejoindre ! »

Granny l'embrassa sur la joue sautillant presque de joie sur place, elle prit ses paquets au sol puis passa près d'elle, un sourire radieux sur le visage.

« Quand tu seras totalement remise ! Nous ferons une fête pour célébrer ton retour ! À bientôt très chère ! »

Regina ne répondit pas et resta là, sans bouger, confuse. Il n'y avait pas de mot assez fort pour exprimer son désarroi face aux yeux brillants de la vieille femme. Elle était également perturbée par cette sensation de chaleur ressentie en une fraction de seconde dans ses bras, ne se comprenant plus elle-même. Elle secoua vivement la tête et reprit un visage impassible avant de reprendre sa route.


Pendant ce temps...

La blonde ne fit pas gaffe à sa vitesse, bien trop occupée par son bonheur, elle arriva devant l'établissement où sa femme résidait depuis déjà trop longtemps. Elle courut à perdre haleine dans les couloirs et arriva à bout de souffle devant la réception du service de réanimation, elle allait ensuite se diriger vers la chambre quand le médecin l'interpella. Sans laisser le temps de parler à Emma, il raconta avec plus ou moins de détails sa rencontre avec Regina. La blonde déchanta au fur et à mesure du monologue.

« Comment ça, elle est partie ? » S'exclama-t-elle, choquée par ce revirement de situation.

« J'ai été incapable de l'arrêter ! J'ai essayé de vous prévenir par téléphone, mais je tombais sur le répondeur... »

Elle sortit son portable de sa poche arrière et tapa du pied sur le sol.

« Plus de batterie ! Putain ! »

« Par contre, gardez à l'esprit qu'elle est assez choquée par ce qu'elle vient de subir donc son comportement est légitime. »

« Ok ! »

Emma, blanche comme un linge, encore sous le choc de cette révélation, se retourna en direction de sa voiture sachant d'avance où chercher sa femme. Une fois dans l'habitacle, elle passa ses mains dans ses cheveux et n'arrivait pas à croire au discours du docteur. Elle démarra la voiture après plusieurs grandes inspirations. Elle devait la voir pour se faire une idée de l'état de Regina, ne voulant pas tirer de conclusion hâtive.


Au même moment...

La mairesse, complètement frigorifiée par la fraîcheur de la saison, épuisée et encore sous le choc du comportement de Granny, approcha du manoir. Elle se frotta les bras, tentant de se réchauffer puis se posta devant la porte n°108. Tout le long de son trajet, elle n'avait cessé de penser à son fils, seule motivation d'un tel périple dans son état. Elle regarda l'immense porte en bois, soudainement anxieuse. Et s'il n'était pas dans la maison, s'il ne voulait plus d'elle de nouveau... Doucement, elle tourna la poignée et sourit légèrement voyant la porte s'ouvrir. Elle pénétra à l'intérieur à pas de loup et entendit le son de la télé, deuxième sourire pour la brune, elle se dirigea vers le salon en claquant ses talons sur le sol.

« MAMAN ! » S'exclama Henry.

Il se précipita sur elle pour la prendre dans ses bras, des larmes sur les joues, elle lui rendit son étreinte en le serrant fort.

« Je suis si heureux de te voir ! Tu m'as tellement manqué ! »

Son cœur allait exploser de joie, ne pouvant contenir son euphorie, il la couvrit de baiser sur tout le visage.

« Je suis heureuse également, mon chéri... » Flattée de ses attentions, le laissant faire sans restriction. « Tu ne m'en veux donc pas ? »

« Bien sûr que non maman, comment t'en vouloir, ce n'était pas de ta faute ! »

Il fourra sa tête dans le creux de son épaule, les larmes de joie coulant abondamment sur ses joues.

Emma entra vivement dans le vestibule, poussée par l'envie irrépressible de voir son épouse, de l'embrasser, de la cajoler. Elle s'arrêta net en voyant une des plus belles scènes de sa vie. Émue au plus haut point, des larmes de bonheur au fond des yeux, elle observa ses deux êtres s'étreignant, les trésors de son coeur. Elle grava dans sa mémoire ce moment, ne voulant pas en perdre une miette.

Soudain, son fils leva les yeux sur elle, sourit largement et sans desserrer ses bras, il lui fit signe de s'approcher. Oubliant les recommandations du médecin, le cœur battant la chamade, elle s'avança doucement et arriva dans le dos de la brune. Ses mains tremblantes vinrent se glisser sur les flancs de sa femme, entoura sa taille et son visage s'enfonça dans son cou de l'autre côté où Henry prenait place, le tout dans un soupir d'apaisement.

Regina était heureuse avec son fils collé à elle, il se recula doucement, la fixant tout sourire tout en quittant ses bras. Perdue dans les yeux bruns de celui-ci, elle ne remarqua pas la personne accrochée à son dos, percevant seulement la chaleur de cette nouvelle étreinte et le bonheur dans son cœur qui en découlait. Instinctivement, ses mains allèrent se poser sur les autres au niveau du ventre, un sentiment de bien-être l'envahissant. Emma sourit encore plus quand elle sentit sa femme se lover contre elle et voulut entrelacer leurs doigts. La brune, d'un coup, ouvrit en grand les yeux, ils exprimèrent de la frayeur. Elle se défit vivement de ses bras inconnus et se retourna, le regard, soudainement noirci de haine.

« Miss Swan ! » S'exclama-t-elle surprise. « Mais que faites-vous ? »

La blonde ne répondit pas, interloquée de ce retournement de situation. Regina se recula pour se poster devant son fils en signe de protection.

« Dois-je me répéter ? Seriez-vous devenue sourde ? »

« Mon amour... C'est moi, Emma... »

« Je sais très bien qui vous êtes ! Et je ne vous permets pas autant de familiarité ! » Dit la mairesse d'un ton sec et froid tout en reprenant son visage impassible.

« Oh là ! Calme-toi bébé... » Murmura la blonde en faisant un signe de la main. « Nous allons en discuter et tout va s'arranger... »

Emma marcha vers elle, mais la brune recula maintenant l'adolescent dans son dos qui regardait la scène sans y rien comprendre, bouche bée.

« Ne vous approchez pas et puis sortez de chez moi, Miss Swan ! »

« Miss Swan ! Chez toi ! Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je te signale que j'habite ici et que je ne porte plus mon nom de jeune fille depuis plusieurs années ! » S'exclama la blonde, plus fort que ce qu'elle souhaitait.

Regina la toisa de haut en bas, ne tenant pas compte de ses propos incongrus. Malgré le chaos qui régnait en cet instant dans son corps, son esprit ne voulait qu'une chose, la voir déguerpir. Emma aperçut le combat interne dans le reflet de ses yeux, elle réessaya de s'approcher avec un petit sourire réconfortant, mais ne s'attendait pas à recevoir une vague d'énergie la faisant reculer de plusieurs mètres. Elle heurta au passage un coin de commode avant de s'arrêter. La brune grimaça intérieurement, n'ayant pas obtenue le résultat escompté, mais ne fit rien paraître.

« Je vous avais prévenue. » Dit Regina, sa main levée en direction du shérif.

« Maman ! Mais tu es dingue ! »

Henry sortit de sa torpeur en voyant la douleur sur le visage de sa mère. Il courut jusqu'à sa hauteur et lui mit une main sur l'épaule.

« Emma, ça va ? »

« Ouais, ouais, gamin... » Répondit-elle en souriant légèrement tout en se massant la hanche et en se redressant.

Leurs regards se croisèrent. Regina lutta vaillamment pour ne pas tomber dans les pommes suite à l'utilisation de la magie et surtout pour contenir la colère se déchaînant en elle. La blonde ne reconnaissait plus sa femme, il n'y avait pas d'amour dans ce regard noir, aucun regret, pas un soupçon de sentiment sur ses traits.

« Tu as utilisé la magie sur moi ? » Demanda Emma incrédule, les yeux au bord des larmes.

« Oui. Et alors ? »

« Sur ta femme ? »

« Quelle femme ? Je ne suis pas mariée. » Annonça Regina avec un petit rire sournois.

Emma sentit le sol se dérober sous ses pieds. Ses mots broyèrent son cœur, écrasèrent ses poumons, détruisirent son âme. Elle devint blanche, les larmes brûlantes de douleur roulèrent sur ses joues et finalement elle tituba jusqu'au mur pour s'y adosser. Regina, qui avait suivi la scène, fut surprise de cette réaction, elle s'attendait à tout sauf à cela. Henry, au bord de la crise de nerf, s'approcha rapidement d'elle et mis ses mains sur ses épaules.

« Maman ! Mais qu'est ce qui t'arrive ? Pourquoi dis-tu ça ? »

« Je ne dis que la vérité mon chéri... » Elle le regarda plus attentivement et ajouta... « Depuis quand tu as une barbe et autant grandi ? »

Il la fixa de ses yeux ronds, pleins d'interrogations, complètement largué. Henry se retourna sur sa deuxième mère.

« On a un gros problème ! »

La blonde qui n'était que l'ombre d'elle-même depuis quelques minutes, hocha simplement la tête en guise de réponse. Regina ne comprenait rien à ce qui se passait, surtout en observant bien son fils, qui était presque un homme, à l'évidence. Elle mit ses questions dans un coin de sa tête et se concentra sur l'intruse.

« Bon maintenant, ça suffit ! Miss Swan sortez de chez moi, j'en ai assez de me répéter. »

« Maman ! Laisse-la rester ici, dans la chambre d'ami ? »

« Et pour quelle raison ? »

« Car vous êtes mariés et vivez ensemble depuis plusieurs années ! » Dit-il, le regard déterminé.

La brune resta bouche bée une fraction de seconde, mais n'y croyait pas une seule seconde. Elle fronça les sourcils, se défit de son emprise et lui répondit toujours dans la même intonation de voix :

« Je ne la veux pas ici, un point c'est tout. Vu que tu sembles croire ce que tu dis, qu'elle aille prendre quelques affaires et parte. »

« Je t'aime Regina... » Murmura Emma qui était désormais aux côtés de son fils.

« Sottise ! Vous ne me connaissez même pas comment pouvez-vous dire de telles inepties ? » Dit-elle en la fixant droit dans les yeux.

Ce fut le coup de grâce pour la blonde, son cœur se déchira violemment et elle se dirigea à l'étage d'un pas lourd.

« Maman ! Mais tu te rends compte de ce que tu fais ? » S'exclama l'adolescent, les larmes aux yeux, pris entre deux feux.

Voyant son regard, la brune eut l'espace d'un instant des remords, elle ne voulait pas perdre son fils dans ce conflit, mais décida de rester ferme malgré tout. Elle marcha jusqu'au vestibule tout en lui répondant :

« Henry, je ne veux plus t'entendre sur le sujet ! »

Emma descendit quelques minutes après, un petit sac plastique dans la main, elle arriva à la hauteur de Regina qui lui ouvrit la porte immédiatement. Elles se fixèrent intensément, un combat silencieux s'engageant entre les deux femmes.

« Je n'abandonnerai pas Regina, je ne t'abandonnerai pas. »

« Faites donc, si cela vous importe ! Mais pour l'instant, dehors ! »

Après un dernier regard, gravant chaque trait de la brune dans sa mémoire, le shérif passa le pas de la porte, mais Henry l'appela, elle eut juste le temps de se retourner qu'il fondit sur elle, la serrant très fort dans ses bras.

« Je ne sais pas quoi faire ? »

« Tu ne peux rien faire gamin, pas aujourd'hui en tout cas... » Dit-elle en lui rendant son étreinte.

« Je veux rester ici, elle m'a trop manqué, mais je ne veux pas que tu partes ! Emma aide-moi... »

« Gamin, tu vas rester, elle aura certainement besoin de toi. Je serais chez ta grand-mère et l'on s'appellera pour essayer de trouver une solution. »

« D'accord... Je t'aime... »

« Je t'aime mon chéri aussi... Prends le max d'info de ton côté. »

Il desserra son étreinte et hocha la tête pour disparaître ensuite, en larmes, dans le manoir. Regina referma la porte directement derrière lui, n'adressant aucune parole, aucun regard sur la blonde complètement effondrée. Cette dernière s'avança vers la voiture de police et jeta son sac à l'intérieur et s'y engouffra à son tour. Elle scruta le manoir quelques secondes, le cœur lourd puis démarra.


Quinze minutes plus tard, fin d'après-midi...

Devant la porte de son ancien appartement, une main levée, elle n'osait frapper. Comment allait-elle l'annoncer ? Comment revenir chez ses parents alors qu'elle avait une famille ? Elle essaya tant bien que mal de contenir sa douleur mais peine perdue face à l'étendue des dégâts provoqués par les mots de sa femme. Elle respira profondément puis toqua à la porte. Elle n'attendit que quelques secondes pour voir Mary-Margaret, incrédule, dans l'encadrement.

« Emma ? »

« Je peux entrer ? »

« Euh... Oui, Oui... »

La petite brune s'effaça et avertit David de l'arrivée de leur invitée. Emma rentra, tête baissée, sans un mot, elle posa son petit sac au pied du porte-manteau et mit sa veste sur celui-ci. Ils s'inquiétèrent rapidement pour leur fille en observant son comportement.

« Emma, il se passe quelque chose ? » Demanda David en mettant une main sur son épaule.

« Oui... »

« Parle-nous. » S'enquit Mary-Margaret.

« Regina s'est réveillée... »

Le couple princier allait sauter de joie pour cette merveilleuse nouvelle, mais ils se ravisèrent en voyant la tête dépitée de la blonde.

« Elle m'a jetée dehors... » Expliqua-t-elle, les yeux humides.

« Comment ça ? » Demanda la petite brune, d'une voix faible.

« Elle ne veut plus de moi, elle dit qu'elle n'est pas mariée. Il y a un problème depuis son réveil, mais je ne sais pas quoi... »

Ses parents restèrent sans voix, bouche bée, des interrogations dans les yeux. Emma fixa ses pieds, elle ne pouvait rien dire de plus, ne pouvait expliquer quoique ce soit.

« Et Henry ? »

« Il est resté là-bas, elle lui a tellement manqué, en même temps, il va essayer de se renseigner... » Elle releva les yeux sur eux. « Est ce que je peux dormir ici ce soir ? »

Attristés, ils se précipitèrent sur la blonde pour l'enlacer. Cette dernière fondit en larmes et entendit entre deux sanglots Mary-Margaret lui dire qu'elle était la bienvenue.


Au manoir...

Henry ne montra pas le bout de son nez depuis le départ du shérif, Regina était allée le voir à plusieurs reprises, mais il lui refusa l'accès à sa chambre. Il lui en voulait. Le repas prêt, elle monta à l'étage, une nouvelle fois, pour le prévenir. Elle sourit quand il ouvrit la porte pour lui dire qu'il arrivait dans quelques minutes.

Malgré la fatigue immense présente dans son corps, Regina ne laissait rien paraître et se bourrait de caféine pour tenir le coup, malgré son état de santé affaibli avec ses blessures partiellement cicatrisées, elle comptait bien assurer son rôle de mère. Elle entendit Henry descendre puis venir s'attabler et alors qu'elle lui servait son repas, il demanda :

« Maman, dis-moi la dernière chose dont tu te souviennes, s'il te plait ? »

Cette dernière réfléchit quelques instants, elle ne voulait plus lui mentir, de peur de le perdre une nouvelle fois car elle ne se relèverait pas d'un nouvel abandon de sa part alors elle lança, hésitante :

« La magie revenant tout juste à Storybrooke à cause de Gold, peu de temps après la rupture du sort noir. Toi me haïssant de ce que j'avais tenté de faire à Miss Swan. Les habitants se souvenant de tout ce que j'ai pu leur faire aussi et l'ensemble souhaitant ma mort. »

« Rien de plus ? »

« Non. »

Au tour de son fils de réfléchir et de réaliser que cette période remontait à très longtemps maintenant. Il comprenait bien mieux la dispute entre ses mères, ce n'était la faute de personne même si cette situation serait dure à gérer. L'adolescent lui sourit et attaqua son assiette avec bonheur, ses plats lui manquait cruellement ainsi que sa présence et son regard attendri quand elle l'observait.

Regina lui rendit son sourire et détailla son visage le redécouvrant. Il avait tellement grandi, en un clin d'œil pour elle, et devenait très beau garçon mais il lui faudrait encore un peu de temps pour s'habituer à sa voix grave, à sa taille et à cette petite barbe naissante. Malgré le bonheur de le retrouver, une question revenait sans cesse dans sa tête, elle n'osait pas la poser de peur de le brusquer si elle n'acceptait pas sa réponse. Elle commença à manger tout en y pensant, mais se retrouva vite rassasiée sûrement dû à sa sortie de coma. Elle posa de nouveau ses yeux sur lui et se décida, finalement, à l'interroger :

« Mon chéri, je peux te poser une question ? »

« Oui, je t'écoute. » Dit-il en buvant un peu d'eau.

« Dis-moi la vérité, je veux juste comprendre car depuis mon réveil, je suis perdue... »

« Ne t'inquiète pas maman, je peux l'imaginer. »

« Entre mes souvenirs et maintenant, que s'est-il passé ? »

Henry posa sa fourchette et se lança dans un long discours relatant les grandes lignes de leur vie. Le début remontait à six ans maintenant, Regina qui voulait faire des efforts pour le récupérer et Emma l'aidant dans cette tâche. Leur amour naissant. Son retour à la tête de la ville quand les habitants se sont rendus compte de son changement. L'emménagement d'Emma dans le manoir et le mariage où la ville entière avait participé à l'événement, tous heureux pour elles. Il lui raconta aussi son entrée au collège puis au lycée avec ses deux mères fières de lui. Puis il revint sur leur bonheur affiché aux yeux de tous qui avaient grandement aidé à son acceptation.

Regina resta bouche bée au fur à mesure de ce qu'elle entendait, n'y croyant pas une seule seconde. Et malgré les violentes réactions dans son corps à l'évocation d'un amour grandiose avec le shérif, des repas avec les Charmings dans la joie, elle ne fit rien paraître et resta attentive à son fils.

« En gros, tu étais rayonnante, joyeuse et nous étions heureux... » Il finit avec une larme sur la joue, ses souvenirs refaisant surface.

« Et bien ! Que de bonnes nouvelles ! » Dit-elle un peu ironiquement, elle trouvait même cela, un peu trop beau pour être vrai.

« En tout cas, nous t'aiderons à te souvenir et nous reformerons une famille. » Il lui lança un regard déterminé tout en lui souriant.

« Seul l'avenir nous le dira. » Dit-elle se voulant réconfortante puis elle lui sourit. « Et merci mon chéri de m'avoir tout dit. »

La brune commença à débarrasser la table, mais son fils l'arrêta.

« Va te reposer maman, tu es épuisée, je m'en occupe. »

« Merci. »

Avant de sortir de la cuisine pour rejoindre l'étage, elle le contempla quelques secondes, même si les souvenirs de ses dernières années lui manquaient, elle était fière de lui.


23h30... En centre ville...

Emma occupait la chambre de son fils où il dormait pour passer des petits week-ends avec ses grands-parents, sa précédente chambre étant transformée en bureau. Habillée d'un simple t-shirt délavé emmitouflé dans les couvertures, elle venait de recevoir un message d'Henry lui expliquant l'état d'esprit de Regina. Elle souffla complètement abattue puis lui répondit. La blonde pensa un instant le dire à Mary-Margaret et David mais voyant l'heure tardive qu'indiquait le réveil, elle se ravisa.

Cela faisait maintenant deux heures qu'elle tournait et se retournait dans le lit, n'arrivant pas à trouver le sommeil. Malgré la réponse à ses questions sur le comportement de sa femme, la peine et le chagrin transperçaient son cœur, le saignant à blanc. Le soulagement ressenti, fut de courte durée quand elle la tenait dans ses bras. Trop court pour oublier la douleur subie durant la semaine qui lui revint comme un boomerang. Le shérif crut mourir en pensant que Regina avait tout oublié, tout ce qu'il les concernait, leur premier baiser, leurs vacances, étant comme une parfaite étrangère aux yeux de sa compagne. Et puis ces quelques mots prononcés de sa bouche tournaient en boucle dans sa tête comme un mauvais refrain entêtant, la clouant dans sa souffrance, dans son enfer. Emma se mit sur le dos, les yeux ouverts, rougis par les pleurs. Elle n'arrivait pas à comprendre. Et savoir sa femme réveillée mais ne pouvant être près d'elle, la torturait. Épuisée, exaspérée, énervée, la blonde éclata en sanglots. Elle se trouvait dans l'incapacité de se raisonner, de trouver la force en elle pour se battre, pour la reconquérir. Ce soir, en tout cas...

Dans une autre partie de l'appartement, deux autres personnes ne dormaient pas également, paralysés par les pleurs de leur fille faisant échos dans leur chambre.


Au même moment, au manoir...

La fatigue, ses blessures se faisaient tellement ressentir dans tout son corps, ses muscles, qu'elle lui arrachait des petits cris des douleurs à chaque changement de position dans son lit. Avec cette journée épuisante, Regina ne comprenait pas pourquoi le sommeil tardait à venir.

Soudain, elle jeta les couvertures puis se leva difficilement, ne supportant plus cet état. Une robe de chambre en soie bleu clair sur le dos, elle alla se placer sur un fauteuil près de sa fenêtre. Seulement éclairée par la lune, elle frotta le bandage autour de son poignet puis effleura du bout des doigts, sa lésion au front encore douloureuse, évaluant les dégâts. Soupirant d'épuisement, la brune scruta la nuit. Elle réfléchissait aux révélations de son fils. De cette possible réalité complètement démente, même si elle ne se souvenait de rien, cela ne pouvait être vrai. La Méchante Reine, mariée, heureuse ? Impossible, il n'y a pas de fin heureuse pour elle. Malheureusement, elle le savait depuis trop longtemps, sachant que la solitude, la colère l'enchaîneraient à vie. Toutes ses pensées allaient dans ce sens, la poussant dans ce sillon de haine, mais Henry semblait si sincère…

Elle repensa à son entrevue avec la blonde, l'effondrement de celle-ci quand elle avait prononcé ses mots, jamais, la brune pensait qu'elle verrait telle réaction de sa part. Regina posa sa tête en arrière sur l'appui-tête du fauteuil tout en fermant les yeux. Elle devait bien s'avouer que la voir dans cet état, l'avait complètement chamboulée, au départ, surprise, elle avait bien senti au fond d'elle son cœur se briser en mille morceaux. À ce moment-là, une petite voix lui avait crié de se précipiter sur Emma pour la réconforter. Elle sentit ses yeux s'humidifier sous cette vision et cela ne s'arrangea pas quand vint dans sa tête l'image de la blonde l'enlaçant amoureusement, une paix intérieure l'ayant enveloppée en une fraction de seconde.

Une larme roula sur sa joue à ce souvenir, de son doigt, elle écourta sa course puis Regina se leva pour fouiller dans son pantalon et sortit les quelques cartes trouvées dans les fleurs. Tout en s'asseyant sur le lit, elle relut l'une d'entre elles :

« Regina, tu me manques horriblement. J'aimerais tellement revoir tes beaux yeux, ton sourire illuminant ma vie. Réveille-toi, mon amour, pour que nous soyons de nouveau heureuses. Je t'aime. Emma. »

Une autre larme coula et si tout ceci était vrai, que son bonheur se trouvait dans les bras de cette blonde horripilante ? Cette petite voix, elle l'entendait encore. La mairesse comprenait bien qu'une partie de sa vie, de ses souvenirs se cachait derrière ce brouillard épais mais pourtant le reste de sa vie semblait si clair et précis, pas affecté par son coma. Peut-être que cette amnésie lui dissimulait seulement son bonheur ?

Soudain, une brève décharge électrique traversa son corps, Regina fronça les sourcils puis jeta la carte par terre, elle se mit à faire les cents pas dans sa chambre, elle devenait folle. Etre avec Emma ? Non ! Il devait avoir une autre explication, la brune en était persuadée.

Une heure plus tard, Regina se trouvait enfin au fond de son lit et avant de retenter de s'endormir, ses yeux se posèrent sur ce mot reposant sur sa table de chevet, elle fut incapable de le laisser au sol avant de se coucher. Ce message... Sujet de confusion dans son esprit...


A suivre... Merci et à bientôt !