Coucou tout le monde !

Vous allez bien en ce milieu de semaine ? J'espère que notre nouveau rendez-vous, vous satisfera ! Pour ma part, oui même si j'ai failli oublié, je dois l'admettre ! Il ne faut pas s'inquiéter pour autant, cela sera juste une question d'habitude et puis vous avez dû remarquer depuis le début de cette fiction, que je suis ponctuel à ce niveau^^

Encore merci à tous pour votre soutien :)

Passons à ce nouveau chapitre et allez découvrir tous ce qu'il vous réserve ;) Bonne lecture !


Le lendemain...

Emma se réveilla doucement avec les rayons du soleil réchauffant son visage et seule dans la chambre. Pour une fois, un sourire ornait ses lèvres tandis que les événements de la nuit lui revinrent en tête. Elle avait eu très peur, dans un premier temps, de la réaction de sa femme vis-à-vis de sa main et avait retenu sa respiration au moment de la sentir contre son dos. Elle avait tout mis en œuvre pour rester le plus naturel possible alors qu'elle était au bord de la crise cardiaque. Regina, de son propre chef, avait provoqué cette étreinte, à ses images, Emma fut bouleversée et extrêmement émue. Cette femme lui en faisait voir de toutes les couleurs mais elle l'aimait à en mourir.

La blonde s'assit et remarqua les coussins séparant le lit, enfin une partie seulement, car elle en avait enlevé un pour pouvoir glisser son bras jusqu'à sa compagne.

« Incroyable ! » Murmura-t-elle, sourire aux lèvres en secouant la tête. « Tout pour maintenir l'illusion... »

Elle s'étira et bondit hors du lit, en pleine forme pour attaquer la journée. Elle remit en place la couette et chercha la photo ornant d'ordinaire la table de chevet, elle ouvrit le tiroir et tomba sur des boîtes de médicaments, certains vides, d'autres partiellement entamés. Elle les examina de plus près et remarqua que tous, sans exception, étaient de puissants somnifères. Emma fit rapidement le lien entre tous ses souvenirs.

« Si tu n'arrives pas à dormir avec ça, je comprends mieux pourquoi tu as voulu que je vienne dormir avec toi, ma présence apaise, peut-être... » Dit-elle peinée.

En remettant les médicaments en place, deux bouts de papier attira son regard. Elle les saisit et découvrit la carte de son fils et la sienne, celles-ci glissaient dans le bouquet de fleur, à l'hôpital. Sa main couvrit sa bouche alors que son regard s'attardait sur ses mots et à leur lecture, son cœur explosa de douleur autant que de joie. Une larme coula lentement sur sa joue en réalisant que Regina avait gardé précieusement son message... Emma rangea le tout et ferma le tiroir, dans un sourire mélancolique. Les secrets de sa femme seront bien gardés. La blonde sortit rapidement de la chambre, heureuse tout rentrera dans l'ordre, elle en avait eu la preuve cette nuit, mais cette merveilleuse découverte l'avait confirmée...

En milieu d'après-midi...

La brune portait toute son attention sur un dossier important et griffonnait par-ci, par-là des notes qui lui serviraient pour sa réunion prévue, le lendemain. En pleine concentration, la sonnerie de son téléphone retentit, elle le cala rapidement entre son épaule et son oreille gardant les yeux rivés sur son dossier.

"Madame le Maire ?"

"Oui ?"

"Bonjour, c'est le Dr Whale, j'espère ne pas vous déranger ?"

"Vu l'heure de votre appel, évidemment, que vous me dérangez." Dit-elle en poursuivant son travail.

"Oui, j'imagine. Vous allez bien ?"

"Vous m'importunez pour des banalités ! Venez-en au fait, je n'ai pas toute la journée contrairement à vous."

"Bon, je vous appelle pour vos résultats d'examens."

"Je vous écoute ?" Déclara-t-elle en posant son stylo.

"Donc il n'y a rien à signaler, tout semble normal. Pour votre fatigue, je vous conseille des compléments alimentaires et si vos douleurs persistent, j'aimerais vous faire d'autres examens."

"Cela ne sera pas nécessaire ! Autre chose ?"

"Non, rien de plus. Passez une bonne journée."

"Au revoir."

La brune raccrocha et reporta son attention sur son dossier. Elle travailla encore une bonne heure avant de rentrer au manoir. Au volant de sa voiture, elle repensa à sa conversation téléphonique et se sentit soulagée des résultats de ses examens, sans le montrer, elle les avait appréhendés. Elle devait penser également à prévenir sa colocataire qui, elle le savait, s'inquiétait énormément. Par contre, ils ne répondaient toujours pas à ses questions concernant ses douleurs, il fallait donc, chercher ailleurs...


Le week-end arriva rapidement et en ce samedi légèrement nuageux, Regina embarqua son fils pour une après-midi au centre équestre. Emma se retrouva, donc, seule au manoir. Elle n'aimait pas ces moments de solitude entre ses murs, cela lui rappelait beaucoup trop ses heures d'attentes alors que sa femme se trouvait dans le coma. Donc pour éviter de se morfondre, elle invita sa mère pour le café et en l'attendant, la blonde rangea les pièces principales.

D'un coup, des petits bruits sourds se firent entendre, Emma releva la tête et alla ouvrir à Blanche. Elles s'enlacèrent chaudement et dans la foulée, le shérif prépara leur boisson. Elles entamèrent la conversation par quelques banalités jusqu'à ce que la blonde pose les deux tasses sur la table, tout sourire.

Mary Margaret scruta le visage de sa fille et demanda :

« Et la petite famille ? Tout se passe bien ? »

« Je crois que pour Henry, tu es au courant, il vient assez souvent chez toi ! » Dit Emma dans un clin d'œil. « Et pour Regina... Il reste pas mal de chemin, encore... »

« Ça doit être compliqué entre vous ! Il y a du nouveau ? »

La petite brune but une gorgée de thé et incita sa fille à lui parler. Cette dernière lui raconta les derniers événements majeurs de leur relation le changement de chambre, leur rapprochement significatif. Sa mère se réjouit à cette annonce et toutes deux s'emballèrent sur la suite de la relation. Mais rapidement, elles déchantèrent quand Emma aborda les douleurs de Regina ainsi que ses humeurs changeantes ou sa prise de médicament. L'inquiétude de Blanche grimpa en flèche au fil de la discussion, elle angoissa pour sa fille et sa belle-fille. Elle cacha au mieux ses émotions et préféra se concentrer sur Emma, pleine d'enthousiasme avec les yeux brillants d'espoirs.

Le sujet complexe concernant Regina, les occupa une partie de l'après-midi, elles retournaient le problème dans tous les sens, essayaient d'élaborer des solutions. Peu à peu, le fil de la conversation dériva sur un tout autre thème, beaucoup plus joyeux.

« Granny a eu cette idée en discutant avec Geppetto, tu en penses quoi ? » Demanda Blanche en finissant sa deuxième tasse de thé.

« Certes, le thème d'un second jour de la St Valentin, mit en place par Regina, ne convient pas au contexte actuel de la situation… Alors, c'est une excellente idée ! » S'emballa Emma.

« Donc, nous organisons la fête sur cette nouvelle thématique ? »

« Oh que oui ! Fait passer le mot et remercie Granny pour son génie ! »

Elles se sourirent chaleureusement et la blonde enchaîna :

« Mais toi, tu trouves que ça donnera quelque chose de bien ? »

« J'en suis persuadée ! » Répondit la petite brune. « Les clients du restaurant étaient euphoriques à l'annonce de Granny ! »

« Cool ! » Lança Emma en souriant. « Sinon, tout se passe bien ? Pas de problème majeur ? »

« Non, non, aucun souci pour l'instant ! C'est juste étrange de prendre les rennes à la place de Regina. »

« J'imagine... »

La blonde baissa la tête, les yeux dans le vague, un léger vertige la saisissant aux souvenirs liés à cette période de l'année. Sa mère le remarqua immédiatement et caressa, du bout des doigts, son bras pour la réconforter.

« Je t'assure que nous sommes ravis de le faire pour elle. On voit cette fête comme un gage de notre gratitude pour avoir si bien pris soin de nous... » Annonça Blanche dans un sourire.

« Je suis sûre que ça touchera notre Regina, j'espère que celle d'aujourd'hui sera réceptive... » Murmura le shérif.

« Nous serons toujours là pour vous... »

Elles s'échangèrent un regard complice et Blanche ajouta joyeusement :

« Et qu'elle le veuille ou non, maintenant, notre chère Reine fait partie de la famille. »

Quelques heures plus tard...

Mary-Margaret et Emma s'étaient déplacées dans le salon pour poursuivre leur conversation confortablement assise dans le canapé. Tout à coup, un bruit se fit entendre du vestibule puis très vite Regina et Henry arrivèrent dans le salon.

« Grand-mère ! » S'exclama l'adolescent, heureux.

Il délaissa tout son matériel pour se ruer sur cette dernière et l'enlacer. Elle le salua chaleureusement tout en observant la mairesse stupéfaite. Il se retira de l'étreinte puis embrassa sa deuxième mère avant de se retourner comme attendant la confrontation.

Regina reprit vite contenance et avança lentement, les bras croisés sur sa poitrine. Ses yeux lançaient des éclairs et la colère bouillant dans son corps balaya en une fraction de seconde, le bonheur de cette journée. Mary-Margaret ne se démonta pas, elle soutint son regard et lui offrit son plus sincère sourire. Elle n'avait plus peur maintenant qu'elle connaissait la vraie nature de Regina. Ses yeux brillants de tristesse, elle fit quelques pas dans sa direction.

D'un coup, une tension palpable s'abattit sur la pièce, les rires laissant la place à un silence électrique, le shérif et son fils retenaient leur souffle en observant la scène.

« Bonjour, Regina... » Dit simplement Blanche, brisant enfin le silence.

« Miss Blanchard... »

Le ton sec de la mairesse annonçait le début des hostilités, mais son interlocutrice l'ignora et poursuivit :

« Je suis contente de te voir en pleine forme. »

« Vous faites preuve d'une certaine insolence, comme toujours. »

« Je ne suis plus ton ennemie, notre relation a évolué... » Murmura la petite brune, le regard sincère.

« Faux ! » S'indigna Regina au bord de la crise de nerf. « Vous êtes et resterez responsable de la mort de Daniel ! Maintenant sortez de chez moi, votre vue m'insupporte. »

Mary-Margaret resta stoïque face à tant de colère, elle gardait en mémoire ses souvenirs et la complicité ayant resserré leur lien.

« Bébé, tu peux faire un petit effort... » S'exclama doucement Emma.

« Je ne vous permets pas. » Répondit calmement Regina en se tournant vers sa colocataire. « Je vous tolère déjà, je n'ai nullement besoin de supporter votre génitrice. »

« HEY ! Tu lui parles autrement, je te prie ! » S'écria la blonde. « Tu sembles oublier que je suis chez moi aussi et j'ai droit d'inviter qui je veux ! »

Elles s'échangèrent un regard noir. Henry regarda la scène mortifié et sentit que la situation aller déraper. Il arrivait à saturation et ne voulait pas voir tous leurs efforts réduits à néant.

« STOP ! » Hurla-t-il, désespéré. « Vous ne pouvez pas vous comporter comme des adultes ! J'en ai marre de vos histoires vieilles comme le monde ! Vous avez pensé à ceux qui vous aiment ? Vous avez pensé à MOI ? »

Il s'enfuit en courant à travers le salon pour s'évanouir dans le jardin. Regina et Mary-Margaret voulurent le suivre, mais le shérif les arrêta au dernier moment pour s'en charger elle-même.

Seules dans le salon, elles restèrent quelques secondes calmes, s'inquiétant juste pour l'adolescent.

« Je vous raccompagne. » Dit finalement la mairesse dans un souffle.

« Non. Avant, laisse-moi te raconter une histoire. » S'exclama Blanche, autoritaire.

« Je ne veux rien entendre de votre part ! »

« Je ne te demande pas de le faire pour moi mais pour ton fils ! Il veut retrouver une vie familiale normale et te retrouver... Nous le voulons tous... » Argumenta-t-elle sur le même ton.

Finalement Regina capitula, voyant clairement la détermination dans ses yeux bruns et lui indiqua de la tête de poursuivre son discours. Cette dernière prit une profonde inspiration et entama un marathon dans le salon, elle ne savait pas exactement par où commencer son récit. Elle expliqua, au bout de quelques minutes de silence, qu'elle ne reviendrait pas sur le passé et ne remet pas en cause sa responsabilité dans la mort de Daniel. La brune resta impassible face à son argumentaire, mais toute fois attentive à ses regrets. Patiemment, elle attendit la suite du monologue. Mary-Margaret en profita pour se livrer entièrement à sa belle-fille et expliqua l'officialisation de leur couple avec toutes ses conséquences. Elle lui conta sa vive réaction sans oublier celle de David et qu'elle n'en supportait même pas l'idée. Les violentes disputes qui suivirent, la colère régissant ses actes et ses mots, ses crises de larmes sévissant chaque soir, rien qu'avec la sensation de perdre sa fille par sa faute. Blanche expliqua que ce malaise et cette tension s'éternisèrent sur des mois, qu'ils occupaient chacune de ses pensées, la rongeant peu à peu...

... Début du Flash back...

« Tu vas où encore ? » S'exclama David en fermant rageusement le frigo.

« À ton avis ! » Répondit la petite brune, sa veste sous le bras.

« Tu ne vas pas recommencer ! Cela fait déjà trois mois que tu les observes ! »

« Je ne peux pas rester là, à ne rien faire ! Pendant que NOTRE fille batifole avec cette garce ! »

Le blond contourna le comptoir et attrapa le bras de sa femme vigoureusement. Il plongea son regard dans le sien, tous deux étant à bout de nerfs.

« Elles sont amoureuses ! Quand l'accepteras-tu ? » S'écria-t-il d'une voix puissante.

« Applique ce judicieux conseil avant de me le crier ! » Répondit-elle sur le même ton.

« Figure-toi que j'essaye ! Contrairement à toi qui cherche le moindre prétexte pour faire un scandale, pour les séparer ! »

« Je n'ai pas d'ordre à recevoir de ta part ! »

« Je suis ton mari ! » Dit-il en resserrant sa prise.

« Et c'est MA fille ! » S'écria Blanche en dégageant violemment son bras.

Cette dernière lança un dernier regard mélangeant tristesse et colère profonde avant de claquer brusquement la porte de leur appartement. Elle enfila sa veste pour se protéger de la fraîcheur de la nuit puis marcha rapidement dans les rues sombres de Storybrooke. Ses pensées se bousculèrent dans son esprit, chacune ayant leurs propres arguments et Blanche n'arrivait pas à faire le tri dans toutes ces contradictions. Les mots de Nova tournaient, aussi, en boucle, mais il lui était impossible de les accepter. Toute cette histoire la faisait extrêmement souffrir et elle savait au plus profond de son cœur, qu'elle s'enfonçait dans un cercle vicieux, qu'elle était en tort. Pourtant, elle ne pouvait admettre un quelconque sentiment véritable venant de Regina pour sa fille. Elle tourna une bonne demi-heure avant que la voix d'Emma attire son attention. Doucement et à pas de loup, elle se rapprocha puis se cacha derrière une voiture, au plus proche du couple. Elle les épia et écouta discrètement leur conversation.

Les deux jeunes femmes se trouvaient assises sur un banc face à la mer, collées l'une à l'autre et seulement éclairées par la lumière blafarde d'un lampadaire. La brune posa sa tête sur le haut de la poitrine d'Emma alors que celle-ci l'entourait de son bras protecteur, ses doigts caressant distraitement ses cheveux bruns.

« Tu n'as pas trop froid ? » Murmura la blonde.

« Un peu... » Répondit-t-elle en se pelotonnant contre sa compagne.

« Tu veux que je te raccompagne ? »

« Non ! » S'exclama la brune tout en la fixant. « Je suis bien avec toi, ici, loin de tout. »

Emma l'embrassa tendrement avant de déposer une pluie de baisers sur son visage. Mary-Margaret retint un haut-le-cœur en serrant fermement la carrosserie de la voiture « camouflage ».

« Dans ce cas, fais apparaître une couverture, je ne veux pas te retrouver frigorifier. »

« Tu sais, très bien, que je n'aime pas utiliser la magie ! » S'exclama la brune. « Elle est mauvaise et souligne le pire de moi. »

« Avec Henry, on te l'a déjà dit... Sers-toi uniquement de tes sentiments positifs, les meilleurs cachés dans ton cœur pour l'utiliser avec précaution... Avec le temps, cela deviendra un réflexe et ne t'inquiète pas, un jour, tu sauras la maîtriser parfaitement. »

Blanche n'en croyait pas ses oreilles et encore moins ses yeux quand une couverture épaisse, chaude apparut sur elles. Elle faillit se lever et déclencher un scandale, mais la voix de la brune l'arrêta. Profondément en colère mais tout aussi curieuse, elle prit son mal en patience pour en découvrir plus.

« Quand crois-tu que tout ça s'arrêtera ? » Demanda Regina.

« Je ne sais pas... Mais je suis désolée de t'imposer ça... » Dit Emma, ses yeux plongés dans son regard chocolat.

« J'aimerais sincèrement que tout cela cesse, qu'ils acceptent notre relation... Je ne veux plus revenir sur le passé avec Mary-Margaret, je veux tourner la page et vivre heureuse à tes côtés... »

« Je t'aime mon amour... Et je le veux tout autant que toi... » La blonde prit une profonde inspiration avant d'ajouter : « D'ici six mois la barrière entourant la ville sera brisée alors dans le pire dès cas, nous partirons avec Henry, sans un mot. Nous les laisserons avec leur rancœur et leur regret. »

« Fuir... Est-ce la seule solution pour nous ? » Murmura Regina, pensive.

« Henry et toi, vous êtes mon avenir. Alors oui, si ma mère n'arrête pas ses bêtises, je le ferais sans hésiter ! » Déclara sincèrement Emma.

La brune l'enlaça immédiatement, émue par ses paroles. Ses lèvres se posèrent dans son cou et glissèrent jusqu'à sa bouche pour se livrer à un baiser passionné.

Blanche resta bouche bée et des larmes noyèrent ses joues. Le choc de ses mots résonnait dans tout son corps et son cœur éclata en mille morceaux. La tristesse l'envahit et elle savait qu'elle ne pourrait pas la contenir longtemps alors doucement, ses pas l'éloignèrent du couple. Sur le trajet du retour, la réalité des mots de Nova la frappa de plein fouet : « La magie peut se tromper, mais il semble qu'elles sont liées par le Véritable Amour. »

Elle arriva devant la porte de son appartement en courant et rentra essoufflée. Dans la chambre plongée dans le noir, ses habits volèrent puis rapidement, elle se colla à son mari à moitié endormi.

« Tu as raison, il faut que je l'accepte... Je dois changer... »

Il ne répondit pas, mais la serra simplement dans ses bras...


C'était l'effervescence dans l'appartement des Charmings en ce samedi soir. Deuxième repas familial et Mary-Margaret voulait leur offrir une carte à la hauteur de l'événement. Elle passa toute la journée à courir dans la cuisine et prépara chaque plat minutieusement avec les ingrédients achetés le matin par David. Mais plus le temps filait, plus elle prenait du retard, elle n'arrivait pas à maîtriser son niveau de stress et commença sérieusement à désespérer de finir le repas à temps.

Emma et David la voyaient paniquée, s'énerver toute seule alors après un regard entendu, le blond laissa sa fille finir la mise en place de la table pour se diriger en cuisine. Il essaya de lui apporter son aide, mais se fit jeter poliment par la maîtresse des fourneaux. Penaud, il retourna auprès d'Emma et tous deux gardèrent le silence en écoutant Mary-Margaret rager en cuisine.

Quarante-cinq minutes plus tard...

Toc... Toc...

La blonde leva la tête de son magazine avant de se précipiter vers la porte d'entrée, elle accueillit chaleureusement son fils qui lui sauta dans les bras et embrassa furtivement Regina.

« Salut toi ! » S'exclama Emma, tout sourire.

« Salut... » Murmura la brune en pénétrant dans l'appartement.

Cette dernière donna son manteau au shérif et s'avança vers David. Ils se saluèrent sobrement et elle lui donna une bouteille de vin rouge. Il la remercia puis l'invita à s'asseoir au salon. Regina sourit doucement et s'avança, mais s'arrêta d'abord près de la cuisine.

« Bonsoir. »

« Bonsoir, Regina. Pile à l'heure, à ce que je vois ! » S'exclama-t-elle tout en jonglant entre les cuissons.

« Toujours, effectivement. Ce n'est pas votre cas, à l'évidence. » Répondit la brune avec un petit sourire narquois sur le visage.

« On n'ouvre pas les hostilités maintenant, je vous prie ! » S'interposa Emma tout en embarquant sa compagne sur le canapé.

La petite brune leur dit de commencer sans elle alors Henry s'installa entre ses deux mères tandis que David faisait le service, apportant toasts et boissons. La tension planant dans l'air, plombait l'ambiance de la soirée ainsi que leur conversation se résumait à de simples banalités. Mary-Margaret faisait quelques apparitions avant de repartir directement en cuisine. Regina rigolait intérieurement du manège de son ex-belle-fille et malgré ses efforts pour améliorer leur relation, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver une profonde animosité et d'être sarcastique envers cette dernière... Et alors qu'elle la voyait faire un énième aller-retour, elle lança finalement :

« Besoin d'aide ? »

« Non merci ! »

« Mary-Margaret, arrête de faire ta tête de mule ! » Rigola Emma, le regard attendri sur sa compagne.

« Bon ! Mesdames, excusez-moi mais je vais aller aider ma demoiselle en détresse ! » S'exclama le blond dans un clin d'œil.

« Non, laissez David... Je vais y aller. » Déclara Regina en se levant.

« Bébé, tu n'es pas obligée ! »

« Si nous voulons dîner un jour, je n'ai guère le choix. »

La brune se dirigea en cuisine avec Blanche sur les talons sous le regard choqué du reste de la famille. La petite brune lui expliqua rapidement les dernières préparations et elles se mirent au travail dans un silence de mort.

« Sympa de me demander mon avis ! »

« En effet, je ne vous l'ai pas demandé... » Chuchota Regina. « Et je m'en contrefiche, je veux simplement que mon fils et votre fille mangent à l'heure et un tant soit peu bon. »

« Je ne vous per... »

« Pour ce soir, je vous propose de faire semblant pour Emma, pour Henry ! » Coupa la brune dans un sourire totalement faux.

Blanche hocha la tête et elles poursuivirent la préparation, rapidement les autres membres de la famille se regroupèrent près du comptoir pour les observer comme si une scène dramatique allait se jouer devant eux...


Mary-Margaret sortit de sa voiture et s'enfonça dans une ruelle sombre de la ville. Elle rejoignit la mairesse qui l'attendait impatiemment.

« Pourquoi m'avoir fait venir ici ? » Demanda Blanche en fermant son manteau.

« Pour éviter les oreilles indiscrètes d'Emma et d'Henry. » Répondit sèchement Regina.

« Certes. »

« Que me voulez-vous ? » Questionna la brune, toujours sur le même ton.

« Je voulais vous dire que... »

Se dandinant sur ses pieds, Blanche tritura ses doigts alors que l'angoisse nouait sa gorge. Le regard de son interlocutrice ne l'aidait guère, mais elle voulait tellement arranger leur situation qui lui fallait trouver le courage de parler. Toute cette histoire avait assez duré, donner l'illusion, être poli tout en gardant une profonde haine au fond du cœur. Tout devait cesser, pour leur propre bien ainsi que leur famille. Elle prit plusieurs respirations avant d'annoncer :

« Repartons de zéro ! Effaçons le passé, apprenons à nous connaître... »

Regina rigola d'une voix cristalline avant de plonger son regard noircit par la haine dans le sien.

« Vous plaisantez ? »

« Non ! Je veux simplement apprendre à connaître la femme qui partage la vie de ma fille. Celle d'aujourd'hui, pas celle d'hier. »

« Miss Blanchard, vous oubliez tous les torts que vous m'avez causés ! » S'exclama Regina en s'approchant dangereusement de celle-ci.

« Non, jamais de la vie et je m'en souviens que trop bien ! Mais je veux faire cet effort pour Emma, car cette situation est malsaine pour nous tous... » Affirma Mary-Margaret.

Elle affronta le regard noir de la mairesse et poursuivit :

« Pendant nos repas, je vous ai observé, jaugé pour me rendre compte que vous faites le bonheur de ma fille, pour voir dans vos yeux l'étincelle de l'amour... Je ne veux plus me battre contre vous. Nous souffrons assez toutes les deux de cette situation... »

Mary-Margaret reprit son souffle et profita de l'attention de Regina pour mettre son cœur à nu.

« Nous avons beaucoup changé, la fillette que vous avez connue n'existe plus et la Méchante Reine s'efface peu à peu pour laisser place à une magnifique femme... Avec un cœur en or, débordant d'amour et de chaleur... Qu'importe ce que vous direz, ferez, mon regard sur vous ne changera plus jamais... »

Les yeux de Regina brillèrent à la lumière du lampadaire quand elle leva la tête vers le ciel étoilé. Ses sentiments partaient dans tous les sens et elle ne revenait pas du culot de Blanche, mais sentit au fond de son cœur, une cassure. Ses mots la touchèrent au plus profond de son âme, malgré une apparence toujours aussi glaciale. Elle scruta son regard à la recherche d'un quelconque mensonge, mais rien, seule la sincérité l'habitait...

« Marché conclu ! »

« Qu... Quoi ? » Bégaya la petite brune, surprise.

« Faisons un essai, nous verrons si nos caractères, d'aujourd'hui, s'accordent, » expliqua Regina.

Ensuite, elle partit dans sa voiture, sans un regard, puis s'évanouit dans la ville, laissant seule la mère d'Emma, visiblement encore sous le choc de cette heureuse nouvelle...

... Fin du Flash Back...

Mary-Margaret conclut son monologue par leurs nombreux rapprochements autour d'un café au Granny's ou en cuisine pour leur repas de famille et qu'une certaine complicité explosive s'était créée entre elles. Elle posa un regard mélancolique sur sa belle-fille qui semblait totalement absente, perdue dans ses pensées et ajouta avant de s'éclipser du manoir :

« Fais de mes souvenirs ce que tu en veux, mais que tu le veuilles ou non... Nous t'aimons Regina... »

Cette dernière entendit la porte se fermer, mettant un terme à ce long discours qui la laissait sans voix et complètement chamboulée.


A suivre... N'hésitez pas à me laissez vos impressions sur ce chapitre et les souvenirs de Mary-Margaret ! Passez une bonne fin de semaine^^