Bonjour tout le monde !
J'espère que vous allez bien ! Pour ma part, très bien, car je suis toujours ravi de lire vos rewiews^^
En ce qui concerne ce nouveau chapitre, je dois vous préciser que c'est la suite du précédent, et oui, la soirée n'est pas encore terminée^^ J'avoue avoir eu beaucoup de mal à découper ces deux passages... J'espère qu'il vous plaira :) Même s'il est un peu court...
Petite précision supplémentaire, rating M pour une partie du chapitre.
Bonne lecture !
Absorbées par leur conversation, elles arrivèrent rapidement aux portes du manoir… Elles se séparèrent quelques secondes, mais Emma ne supportait plus cette distance même comblée de temps à autre. Alors aussitôt la porte fermée, leurs vestes encore sur le dos et le manoir plongé dans le noir, la blonde se précipita sur sa compagne, heureuse de revenir dans ses bras. Lui entourant la taille, son visage se nicha dans le creux de son épaule et elle respira profondément le parfum aromatisé de son épouse avant de soupirer d'extase. Malgré une certaine habitude, cet élan de tendresse surprit Regina. Un léger sourire apparût sur ses lèvres rougies par le maquillage et ses mains caressèrent la nuque du shérif. Cette dernière frissonna sous ce geste et en gardant les yeux fermés, sa bouche dessina sensuellement les courbes de son cou. Elle s'enivra de cette douceur en ressentant les premiers frémissements de son excitation. Lentement, la veste de Regina tomba au sol et du bout des doigts, Emma frôla la peau nue des bras mis en valeur par sa chemise sans manche. Sa langue se joignit à ses lèvres dans l'exploration de son cou et suivant un chemin invisible, elle contourna sa mâchoire pour s'évanouir sur sa joue.
À la lueur fantomatique de la lune filtrant à travers les fenêtres, Emma observa les prunelles brillantes de sa femme. Elle colla son front au sien, dans un sourire. Regina profita de ce laps de temps avant le prochain assaut pour murmurer :
« Miss Swan, j'ai un petit présent pour vous… »
« Ah bon ? » Répondit-elle, surprise.
La brune fouilla rapidement dans la poche de sa veste, au sol, avant de lui tendre l'objet.
« Je l'ai gagné au stand d'Henry et… Je souhaitais vous l'offrir… » Bafouilla-t-elle, mal à l'aise.
Emma l'observa du mieux qu'elle put malgré le manque d'éclairage, un large sourire illumina son visage en reconnaissant la symbolique du présent. Son cœur tambourina dans sa poitrine, une vague d'émotion la submergea et ses yeux brillèrent de larmes.
« Ce n'est presque rien mais… »
« Non ! » Coupa la blonde. « C'est magnifique… »
Regina vit les larmes rouler sur les joues de sa colocataire qui resta silencieuse, ne comprenant pas, son cœur se serra sous cette scène.
« Je n'aurais pas dû… C'était déplacé de ma part… »
« Ne t'inquiète pas, bébé… Ce sont des larmes de joie… »
« Ah ? » Murmura la brune, complètement perdue, un sourcil relevé.
« Cet objet représente beaucoup pour moi car aujourd'hui, c'est un jour spécial… » Elle la fixa intensément. « Notre anniversaire de mariage… »
Cette dernière écarquilla les yeux sous cette réponse inattendue. Elle resta muette en comprenant mieux la réaction de celle-ci.
« Tu as mis en place cette grande fête à notre première année et depuis nous le célébrons avec nos amis… Enfin, pas totalement… » Dit-elle en souriant, rêveuse. « Malgré ton amnésie, nous avons tenu à le célébrer cette année même si la fête a subi une variante… »
Regina ne savait toujours pas quoi dire, son esprit réagit, quant à lui, à ses propos et s'imagina facilement, être capable du meilleur, par amour…
Ignorant, les troubles de sa compagne, Emma ajouta :
« Merci, mon amour… » Elle la prit dans ses bras. « Bon anniversaire… »
Emma n'entendit aucune réponse mais sentit l'étreinte se renforcer. Elle sourit doucement avant de percevoir, à nouveau, son excitation chauffer son bas-ventre. Le porte-clé glissé dans sa poche, elle fondit sur son épouse en la plaquant contre l'un des murs du vestibule. La langueur de ses caresses traduisit toute la douceur, tout l'amour que renfermait son cœur en cet instant et les réactions de la brune, l'encouragea à poursuivre. Tout en volupté, en enfleurant sa silhouette, de ses doigts, de sa langue, les vêtements tombèrent un à un au sol.
Au fil des minutes, des soupirs, elles se retrouvèrent en sous-vêtements. Leur peau cherchant désespérément la chaleur de l'autre, les caresses redessinèrent leur corps, avidement, au rythme d'une respiration anarchique.
La jambe de la blonde entre ses cuisses, Regina n'arrivait plus à penser en subissant les tendres assauts de son amante. Les légères pressions sur son intimité attisèrent son excitation en envoyant dans tous ses muscles, des ondes de plaisir. Elle savoura les frissons naissant sous les doigts de celle-ci et crut défaillir en sentant la chaleur de sa langue cajoler sa poitrine. Tout à coup, comme un rappel à l'ordre avant de fondre littéralement, elle murmura entre deux soupirs :
« Pas ici… Henry… »
Sans répondre, Emma agrippa l'arrière de ses cuisses et la porta jusqu'à l'étage, mais elles n'atteignirent pas la chambre car cette position enflamma le corps du shérif. En la recollant au mur, elle défit habilement le soutien-gorge de la brune. Elle apprécia le galbe parfait de ses seins avant de les couvrir de ses mains, de sa bouche. En la suçotant, la léchant, l'embrassant, d'autres frissons naquirent autant chez sa compagne que dans son corps. Chaque émotion la traversant accentuait son excitation, le velouté de sa peau, les mains de la brune dans son dos, ses cheveux, déchaînèrent une tempête au creux de son intimité.
Quand Emma remonta dans son cou après avoir exploré chaque centimètre carré de sa poitrine, de son ventre, Regina en profita pour défaire à son tour son sous-vêtement qui alla choir au sol avec son homologue. Oubliant tout, ne voyant qu'Emma, elle retourna rapidement la situation et fondit sur son corps, savoura la finesse de ses muscles. Totalement emportée par son désir, Regina traça une route avec ses lèvres jusqu'au nombril du shérif, elle tourna autour avec sa langue se focalisant sur ses gémissements. À genoux, ses mains caressèrent ses flancs, ses hanches autant que ses cuisses, dans une tendresse qu'elle ne se connaissait pas, puis sa langue suivit doucement le mouvement de ses doigts retirant la dernière barrière. Son amante lui donna plus d'accès et tout aussi lentement, la langue de Regina, glissa entre ses lèvres, elle se réjouit de son humidité, de sa chaleur autant que de son odeur enivrant ses sens.
À ce contact, Emma crut que ses jambes se dérobaient sous son poids et sa tête tomba en arrière, sa main posée sur sa chevelure auburn, l'incita à poursuivre ses caresses délicieuses. Peu à peu, les vagues du plaisir ravagèrent son corps et les effets se répercutèrent sur sa respiration, son cœur battant la chamade. Malgré les gémissements s'échappant de sa bouche, elle sourit aux souvenirs des nombreuses fois où sa femme l'avait surprise avec cette position en sachant qu'elle l'affectionnait particulièrement. Emma revint rapidement dans le monde réel prise de cours par l'accélération des caresses sur son intimité, sur sa peau, des vertiges la faisant vaciller. La tendresse, la douceur dont Regina faisait preuve, étonna agréablement la blonde, ses gestes tranchaient radicalement en rapport à la fois précédente.
D'un coup, sans qu'elle ne puisse le prévenir, son orgasme emporta tout sur son passage, électrisant ses muscles, une tempête de sensation dévastatrice laissa ensuite son corps fébrile. À bout de souffle, encore sur un petit nuage, elle savoura le câlin offert par son épouse quelques secondes puis elle se servit de la force de son orgasme, de l'amour gonflant son cœur pour reprendre Regina sur ses hanches et l'emporter dans la chambre. Malgré son envie urgente de l'embrasser, elle se retint pour la énième fois, ne voulant pas la brusquer même si leur étreinte était en totale contradiction. Emma savait que très peu de ses nombreux amants, dans le monde enchanté, avaient eu la chance de goûter à ses lèvres pulpeuses donc connaissait l'importance qu'apportait sa femme au « baiser ».
Emma la fit tomber sur le lit tout en restant au creux de ses cuisses et laissa libre cours à son désir ravageur. Ses lèvres plongeaient dans son cou, en de longs baisers ardents, ses mains repartirent à la conquête de ce corps jamais acquis, toujours indomptable. Elle se releva à peine pour promener son regard sur sa silhouette gracieuse. Elle observa sa poitrine se soulevant au rythme d'un souffle rapide, en apprécia chaque mouvement puis sa bouche s'empressa de donner l'attention quémandée. Elle plaça ses mains sur ses hanches, en redessina le contour aimant particulièrement cette partie de son corps.
Regina suffoqua suite à ces nouvelles caresses lui provoquant d'innombrables bouffées de chaleur. Avec toutes ses attentions, Emma faisait naître dans son corps un véritable brasier consumant tout sur son passage et ressentir l'effleurement de ses doigts sur son intimité, enfin, mise à nu, exalta ses sens. En captant son regard émeraude aussi passionné qu'affectueux, son cœur s'arrêta quelques secondes avant de reprendre un rythme effréné. La brune se sentit tellement aimée, si désirée par son amante, qu'une déferlante d'émotion, mêlant joie et bonheur, s'abattit sur elle. Leurs effets accentuèrent son excitation, très vite apaisée par les doigts du shérif se mouvant en elle. Cette dernière prit appui sur son deuxième bras pour œuvrer plus facilement et observer son épouse jouir de plaisir.
Tandis que les mouvements d'Emma croissaient autant par leur profondeur que leur puissance, Regina en perdit presque la raison, sous les conséquences destructrices. Soudain, l'orgasme la frappa violemment, il se déversa dans son corps, l'embrasant, le faisant vibrer à la cadence des pénétrations successives. Heureuse, Emma poursuivit lentement ses gestes avant de se retirer.
« Encore… » Susurra la mairesse d'une voix à peine audible.
Elle agrippa la main de son amante humidifiée par sa propre excitation avant de la ramener sur son intimité montrant par ce geste, son appétit insatiable.
Une bouffée de chaleur la saisit suite à ces quelques mots et Emma se laissa faire en plongeant ses yeux dans les siens, elle lui sourit largement revoyant parfaitement son épouse quelques années plus tôt. À nouveau, ses doigts explorèrent son intimité et en même temps, elle murmura à son oreille :
« À vos ordres, Ma Reine… »
Deux étreintes fiévreuses plus tard, les draps ayant subi leur passion dévorante et nichée dans le cou de sa femme, Emma savoura le bien-être galvanisant son âme. À moitié sur son corps avec sa jambe repliée, sa main posée sur son ventre, elle soupira de bonheur. Les yeux fermés, Regina caressait tendrement son dos du bout de ses doigts, elle se sentit partir dans le sommeil quand soudain elle fut rattrapée par la réalité.
« Les vêtements, il faut aller les chercher pour qu'Henry ne tombe pas dessus à son retour ! »
Le lendemain matin…
Un doux silence régnait dans la chambre, à peine éclairée par la clarté matinale. Au fil des heures, les rayons du soleil caressèrent légèrement le visage du shérif, encore profondément endormi, mais peu à peu, cette dernière commença à se mouvoir entre ses draps. Se réveillant en douceur, écoutant seulement la respiration lente et régulière de son épouse, Emma profita pleinement des premières minutes de cette journée. Encore plongée dans ses chimères, les yeux clos, elle enroula son bras autour de la taille de Regina. Ses doigts redessinèrent délicatement le contour de sa hanche, du creux de ses reins pour remonter le long de sa colonne vertébrale. Un léger soupir força la blonde à ouvrire les yeux, un sourire étira ses lèvres à la vue de Regina dormant paisiblement sur le ventre, nue avec la couverture recouvrant à peine ses fesses. Un vent de joie envahit son cœur aux souvenirs de leur merveilleuse soirée puis elle se mit sur son bras scrutant chaque détail de sa compagne. Emma se perdit rapidement dans ses pensées en se remémorant ces derniers mois difficiles, ses parents se démenant pour eux et de son fils n'étant plus que l'ombre de lui-même malgré son fort caractère. Aux souvenirs de ces longues heures de souffrance à crier son désespoir avant d'endurer les réminiscences lancinantes de son cœur, de son corps, à son retour au manoir, Emma laissa couler une larme sur sa joue qui s'échoua lentement sur le matelas. Son regard détailla avec attention la blessure à son front qui sera sûrement dissimulée par ses légères rides, puis il descendit jusqu'à sa lèvre supérieure avec ses deux cicatrices. Elle remarqua que malgré la violence du choc, Regina guérissait vite et bien même si elle souffrait toujours de cette amnésie, la blonde savait, à présent, comment y faire face et en ce dimanche matin avec Regina sous ses yeux, la puissance de son bonheur éloigna sans ménagement toutes les dures épreuves de son esprit. Sa main caressa lentement la peau légèrement hâlée du dos de la brune et apprécia, les soupirs s'échappaient de sa bouche.
Soudain, un brin de malice traversa le regard émeraude d'Emma, elle sortit doucement du lit, s'habilla sommairement puis en enjambant leurs vêtements éparpillés au sol, quitta la chambre. Elle passa devant celle d'Henry et après un petit regard pour lui, elle dévala les escaliers quatre à quatre. Euphorique dans la cuisine, elle s'affaira à la préparation du petit-déjeuner. En regardant l'heure, elle savait que son fils ne montrerait pas le bout de son nez avant deux bonnes heures et comptait bien en profiter au maximum.
Trente minutes plus tard, Emma ouvrit difficilement la porte de sa chambre avec son plateau dans les mains, mais après une petite gymnastique silencieuse, elle arriva à le poser au pied du lit, de son côté. À nouveau nue, elle se glissa sous les couvertures pour se coller à son épouse, encore endormie. Ses caresses reprirent et ses lèvres se posèrent en de tendres baisers sur son épaule, savourant chaque parcelle de peau dévoilée par ce drap libertin. La blonde ferma les yeux et perdit la notion de la réalité sous les soupirs discrets de Regina. Au fil des minutes, cette dernière finit par se réveiller en douceur, un sourire gravé sur le visage et Emma se décala pour laisser libre cours aux étirements langoureux de celle-ci.
« Bonjour, mon amour… » Chuchota la blonde, le regard étincelant.
« Miss Swan… » Répondit Regina en la fixant tendrement.
Les souvenirs de la veille refirent vite surface dans sa mémoire et elle se sentit immédiatement dans un cocon bercé par la délicatesse du shérif. Elle oublia rapidement sa nudité autant que la situation étrange dans laquelle, elle se trouvait.
« J'espère que tu as bien dormi. Et que tu as faim ! » S'empressa Emma qui subissait les assauts de papillons virevoltant dans son cœur.
Surprise de découvrir son petit-déjeuner sur les jambes, la brune resta muette, mais la prunelle de ses yeux exprimait tous les sentiments la traversant. Elle observa avec appétit le contenu du plateau et son cœur rebondit de joie, à la vue d'un café bouillant, de tartines beurrées, de fruits fraîchement préparés dans un bol. Quand elle apporta son café à ses lèvres, en goûtant sa saveur, un large sourire naquit.
« Pur Arabica, mon préféré… »
« Je sais… » Dit Emma dans un sourire.
« J'ai l'impression que vous me connaissez plus que moi-même ! » S'exclama-t-elle ironiquement.
« En ce moment, c'est possible. »
La blonde but également quelques gorgées de sa boisson et elles entamèrent une discussion légère autour des événements du festival puis dérivèrent sur leur soirée en tête-à-tête, loin des problèmes encombrant leurs vies.
« J'aime beaucoup cette nouvelle cicatrice sur ta lèvre… » Murmura Emma en la caressant du bout des doigts.
« Elle me défigure davantage, plutôt… » Répondit Regina, gênée.
« Non, elle fait partie de toi et puis j'y trouve un certain charme ! »
Elles se sourirent tendrement puis continuèrent leur dégustation. Au fils des rires, des regards et des minutes, leurs corps se rapprochèrent pour ne faire plus qu'un. Elles s'amusèrent avec les fruits, avec les mots, les gestes et tout cela dévoilait leur secrète intention. Regina se prêta volontiers au jeu et en captant un autre regard amoureux de la part du shérif, elle réalisa ses sentiments, comme une évidence. Ils avaient évolué au cours de ces dernières semaines et au milieu des tourments de son cœur naissaient les préludes de l'amour… Réel sentiment ou simple réminiscence de sa précédente vie, elle ne pouvait le déterminer, mais qu'importe, l'essentielle se trouvait devant ses yeux. Emma, le shérif de cette ville, la mère de son fils, lui faisait reprendre goût à la vie, en égayant chaque minute. Regina ne pouvait plus nier ses émotions à chacun de ses sourires, de ses regards, ne pouvait qu'accepter la vérité de son cœur cicatrisant au contact de la blonde…
Le petit-déjeuner englouti, le plateau se retrouva vite au sol tandis qu'Emma recouvrait sa place contre le corps de sa compagne.
« J'ai envie de toi… » Susurra Emma recommençant ses caresses et ses baisers.
« Vous profitez de la situation… » Répondit Regina, amusée.
« C'est possible ! » S'exclama-t-elle dans un regard coquin.
Regina rit légèrement à cette phrase avant de s'allonger sous ses mains désireuses. Elle aima cet emportement soudain et en ressentit les premiers frissons. Se laissant totalement faire, elle murmura à son oreille :
« Cela me plaît… »
Emma monta dans sa voiture de fonction et partit en direction du centre-ville, sur le trajet, un sourire rêveur se dessina sur ses lèvres en se remémorant les gémissements poussés par son épouse, le matin même. Elle ne quittait plus son petit nuage, ni son regard pétillant de joie même en arrivant à destination. Aussitôt, elle fut accueillie chaleureusement par les habitants, à l'évidence, la fatigue n'ayant en rien entaché leur bonne humeur. Elle pénétra dans le restaurant, prit un balai et aida au grand nettoyage du centre ville surtout qu'entre les décorations à retirer et les stands à démonter, ils avaient du pain sur la planche. À l'heure de la pause, ils se réunirent autour d'un bon café au comptoir du restaurant.
« Bon maintenant qu'on a cinq minutes, dis-nous comment a réagi Regina ? » Demanda la louve en s'installant face à son amie.
« Pour moi, elle a été réceptive à notre travail ! » S'exclama Blanche.
« Emma ne reste pas muette. On veut savoir ! » Enchérit Granny, des verres propres en mains.
« Doucement, laissez-moi déjà le temps d'y répondre.» Déclara le shérif en levant les mains.
Le brouhaha de questions s'arrêta et tous la regardèrent, en attente d'explication.
« Tout d'abord, je tiens à vous féliciter pour ce travail remarquable… » Elle laissa planer le mystère puis ajouta : « Et Madame le Maire a adoré ! »
Les personnes présentes soufflèrent de soulagement avec un grand sourire gravé sur leur visage.
« Mais ne lui dîtes pas que je vous l'ai dit, sinon, elle me tue ! » Rigola-t-elle.
Cette réplique déclencha un grand fou rire tandis que chacun s'imaginait la scène et ils continuèrent de bavarder, tous plongés dans l'euphorie du moment.
« En tout cas, du peu que je l'ai vue, elle me semblait heureuse ! » S'exclama Nova du bout du comptoir. « On pouvait le voir dans ses yeux. »
« Elle a essayé de le cacher, mais peine perdue, nous la connaissons notre Regina.» S'enquit Leroy, bière en main.
« Sachez qu'elle est venue me voir dans la soirée. » Ajouta Granny. « Elle m'a posé beaucoup de questions et je me suis fait un plaisir de lui répondre… »
« Surtout, grand-mère. Tu ne t'es pas faite prier pour te reposer ! »
« Non, mais dis donc, je ne te permets pas, tu sais à mon âge, j'ai le droit de me reposer.» Rigola-t-elle avant de redevenir sérieuse. « Que c'était bon de lui reparler… »
« Elle nous manque à tous… » Enchérit tristement Mary-Margaret, le nez dans son thé.
« Nous la retrouverons, gardez espoir. Elle a déjà beaucoup changé depuis sa sortie du coma. » S'exclama Emma, heureuse de voir cet engouement pour sa compagne.
Tous acquiescèrent à ces mots et la discussion reprit avec pour thème principal la Reine. Ils abordèrent les changements qu'ils ont pu constater chez elle et la blonde ne tarissait pas d'éloges à son sujet.
« Vous avez trouvé une solution pour la soigner de son amnésie ? » Demanda sérieusement Ruby à son amie.
« Non, pas encore… »
« Rumpel' continue de faire ses recherches. Il trouvera. » Déclara Belle avec certitude, elle qui restait muette jusque-là.
Ils lui sourirent et après encore quelques échanges, reprirent leur travail.
Au même moment, au manoir…
La mairesse mettait de l'ordre dans ses papiers, elle ne pouvait pas profiter totalement de sa journée alors que les habitants se tuaient à la tâche en centre-ville. Au fond de son bureau, enfouie sous une pile de documents, la reine écrivait la conclusion du dossier qu'elle soumettrait au conseil, dans la semaine. Sa plume filait sur le papier, quand tout à coup, son regard se posa sur l'unique bijou ornant ses doigts. Son alliance. Elle posa son stylo et tourna sa bague à l'aide de son autre main, se rappelant toutes les fois où elle avait cherché à la retirer sur un coup de colère ou par simple déni de la vérité. Malgré la répétition de son geste, cette bague tissée d'or blanc revenait irrémédiablement à sa place, celle qui lui était destinée car l'ensemble de son être, son âme refusait la séparation. À cet instant, ce fut un regard brillant qui se posa sur l'alliance, symbole d'amour, d'espoir et riche en souvenir, ceux lui faisant tant défaut. Elle la trouva magnifique à son doigt et ne se voyait plus sans, un léger sourire apparut sur ses lèvres à cette pensée car finalement, elle accepta sans grande difficulté les sentiments amoureux grisant son corps.
Une pensée en entraînant une autre, Regina se leva de son fauteuil et se précipita à l'étage. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, dans ses tempes, en pénétrant dans la chambre d'ami inoccupée puis son regard balaya l'intérieur et scruta ce véritable sanctuaire du passé, de leur vie commune…
Dans le salon, l'adolescent se prélassait devant l'écran de télévision, confortablement installé dans le canapé. Il regardait un divertissement quand la sonnerie de son téléphone retentit, il décrocha rapidement. Un sourire apparut sur ses lèvres en attendant la voix de Grace, ils discutèrent un peu avant qu'elle ne demande :
"Dis tu es occupé ?"
"Non, je traîne dans le salon…"
"Tu pourrais venir nous aider, j'aimerais qu'on finisse avant la nuit !"
Les yeux brillants de joie, il se mit debout tout en éteignant l'écran.
"Mais tu es où, bébé ?"
"En centre-ville, j'aide au nettoyage et je ne veux pas m'éterniser ici, tous les bras dispo sont les bienvenus ! Tu veux bien ?"
"Bien sûr, j'arrive !"
"T'es un amour, à tout de suite, bisou !"
"Bisou… Tut… Tut…"
Il sourit largement aux images de sa petite amie, il l'aimait tellement et déjà enfant, son cœur penchait pour elle… Il enfila ses chaussures et chercha sa mère pour la prévenir, il la trouva finalement devant une armoire grande ouverte. Il ne quitta plus son sourire en la voyant valser, les yeux fermés perdu dans ses rêveries, avec sa robe de mariée collée à son corps. Surprendre sa mère dans cet état confirma ses certitudes et il l'idolâtra davantage prenant conscience de tous ses efforts. Henry remarqua avec bonheur, qu'elle ne s'était pas trompée sur le choix du vêtement et avança à pas de loup dans son dos. Il ne se lassa pas de l'observer, si heureuse mais repensa vite aux conclusions de Gold donc il posa doucement ses mains sur ses épaules pour l'arrêter. Cette dernière sursauta et rougit immédiatement, trouvant un intérêt particulier pour le sol. Finalement, elle releva un regard timide sur son fils et sourit à peine devant la joie qu'exprimait son visage.
« Je suis venu te prévenir que j'allais aider en centre-ville. »
« D'accord mon chéri, sois à l'heure pour le dîner… » Répondit-elle, toujours gênée.
« Ne t'en fais pas… » Il la regarda et se rappela la cérémonie du mariage. « Cette robe te va toujours aussi bien, maman. »
« J'aimerais pouvoir m'en souvenir, j'essaye de me l'imaginer… »
« Cette cérémonie était exactement comme tu le souhaitais… Mais fais, tout de même, attention à l'entité. »
Contre son gré, la brune hocha la tête en allant remettre la robe à sa place, elle devait écouter son fils pour son propre bien. Henry la prit dans ses bras, essayant de la consoler mais dans l'accolade, il entendit murmurer sans comprendre les mots. Il la fixa intensément et l'incita à parler dans un signe de tête.
« Henry, tu es encore jeune… »
« Maman… Je t'écoute... »
« Je ne devrais même pas t'en parler, mais… »
Elle hésita de longues secondes, les yeux hagards avec le cœur serré et finalement resta muette. Elle lui caressa la joue en lui offrant son plus beau sourire.
« Allez file, ils t'attendent ! »
« Je suis là, si tu as besoin… » Dit-il légèrement déçu.
Ils se sourirent chaleureusement avant qu'Henry quitte la chambre. Regina, pensive, attendit jusqu'à entendre le claquement de la porte d'entrée et murmura les quelques mots qui n'osaient sortir devant lui.
« Je crois que je suis amoureuse de ta mère… »
A suivre... En espérant que ce chapitre fut à la hauteur de vos attentes, je vous souhaites une bonne fin de semaine avec surtout un bon week-end :) A lundi !
