Bonjour à toutes ! Un petit mot pour vous encourager à me dire ce que vous en pensez ? L'histoire ne fait que commencer et puis je sais quoi en penser moi-même, mais j'ai eu une review par apport à des erreurs que j'avais commises.
Alors je voulais vous demander si c'est plus des soucis de traductions avec des phrases qui ne veulent pas dire grand-chose, ou des fautes d'orthographe ? Si c'est la deuxième option, j'ai relu le chapitre et l'ai de nouveau publié. Même si je l'ai tellement lu et relu que je ne suis pas sûre de tout voir ^^
En tout cas n'hésitez pas à me dire si quelque chose vous dérange !
Je vous laisse avec le mot de Takethefirewhiskyandrun…
A/N : Merci beaucoup de me lire et pour vos reviews – vous êtes géniaux. Merci encore et appréciez : )
Chapitre Deux : Comment vous deux, vous pouvez supporter ça ?
La meilleure chose dans notre dortoir de filles, c'est que nous sommes toutes des lèves-tôt. Peut-être que nous avons pris cette habitude parce que nous avons grandi ensemble – mais quand même, Lily, Dorcas et moi nous levons avant six heure, donc nous avons plein de temps pour toute prendre une douche, et s'habiller sans s'embêter. Je sais que les Cinquième Années vivent un cauchemar quotidien, parce qu'Emmeline a déjà utilisé notre salle de bain trois fois depuis un mois, et je suis vraiment reconnaissante pour notre zone sans-drames. J'ai pris ma douche en première ce matin, et une fois que les deux autres sont habillées, j'allume le poste pour voir s'il y a de nouvelles musiques aujourd'hui. Mon DJ préféré – Gorgon Greaves a un créneau très matinale parce que, même si j'aime ses choix, il ne joue pas d'air très connu. Je fredonne la chanson en me brossant les cheveux en une queue de cheval, quand Dorcas émerge de la salle de bain, puis fronce les sourcils en m'observant.
« Ce n'est pas un peu dépressif si tôt le matin ? »
« T'appelle ça dépressif ? T'as entendus le nouveau « tube » de Celestina ? » Je dis en levant les yeux au plafond. « C'est quoi le titre ? 'Je te stupéfait' – beurk. »
« Au moins c'est accrocheur ! » Elle répond, fouillant dans son sac. Elle est pareil que Remus, mais pas aussi organisée. Elle va devenir bossue si elle continue à prendre tous ces livres avec elle, tous les jours.
« Et pour tous les fan des Goules – voilà une jolie surprise matinale. La nouvelle chanson de leur dernier album : Tu as Avada-er mon cœur, des Goules… »
Je me stop, et lève une main vers Dorcas pour qu'elle arrête de fredonner le dernier déchet de Moldubec, quand les nouveaux accords de mon groupe préféré se font entendre.
Je me mets à hurler, j'attrape mon sac et cours hors du dortoir sans un regard en arrière, sachant très bien, mais ne m'en préoccupant pas, que Dorcas pense probablement que je suis folle. Les Goules sortent un nouveau tube, et Remus doit entendre ça ! Je dévale les escaliers, bouscule une troisième année au passage, et je rentre dans deux garçons de Septième Années qui crient quelque chose à propos d'un feu, quelque part sur moi. Quand j'arrive devant le dortoir des garçons de Sixième Année, je me jette sur la porte et couvre impatiemment mes yeux.
« Vous êtes décents ? »
« C'est quoi ce… ? »
« Kate ? » Sirius semble encore endormis comme s'il vient à peine de se réveiller. J'écarte mes doigts, vois Peter en train de se dépêcher de fermer sa chemise, et Sirius, qui se relève pour s'asseoir sur le lit avec fatigue, me regarde les yeux plissés. Remus est déjà habillé et prêt, mais bizarrement il a son sac ouvert, encore – sérieusement, quel sorte de système d'organisation de fou il a ? Combien a-t-il crée de catégories ? Peu importe – LES GOULES !
« Kate, qu'est-ce que tu fais ici ? » demande Sirius, gémissant quand il se hisse jusqu'au bout du lit, et attrape mon bras quand je passe.
« Pas ici pour toi, j'en ai peur ! » Je dis, l'embrassant rapidement sur la joue avant de sauter sur le lit de Remus. Peter m'envoie un regard noir et je lui renvoie un grand sourire.
« Tu as oublié ton bouton du haut, Peter ! »
Il souffle fort avant de se tourner face au miroir.
« Qu'est-ce qu'il se passe dans la maison des fous ? » Dit Remus, amusé. Il a enfin finit de faire son sac – Merci Merlin !
« Allume ton poste ! La nouvelle chanson des Goules est sortie ! »
« Quoi ? » Il demande, ses yeux s'agrandissant avant qu'il ne plonge sur le poste de sa table de chevet pour l'allumer.
« Fais le truc pour revenir dans le temps ! »
« Le quoi ? »
« Le bouton marche arrière ! »
« Oh ! » Dit Remus en tournant le bouton. Nous soupirons tous les deux de soulagement quand nous entendons Gordon Greaves annoncer de nouveau la chanson, et Remus s'effondre en croix sur son lit, fermant ses paupières pour écouter.
Pendant ce temps, James est sorti de la salle de bain avec une serviette dangereusement enroulée autour de ses hanches. Hmmm. Lily ne sait pas ce qu'elle manque. Il louche sur moi, frotte ses lunettes embuées avant de crier et de couvrir son torse d'un bras.
« Kate ! Que… Quoi… »
« Attention James, ta serviette glisse, » je le taquine, lui couine avant de disparaître de nouveau dans la salle de bain, et de claquer la porte. Je ris et commence à balancer ma tête au son de la musique, puis je saute en appréciant l'intro. A travers ses yeux fatigués, Sirius me regarde danser furieusement et ensuite, il regarde Remus, qui étant un vrai mec, bouge seulement sa tête et écoute intensément les paroles.
Finalement, mon petit-ami secoue sa tête et je commence à tournoyer, puis je tape à la porte de la salle de bain.
Quatre incroyables minutes plus tard, je manque d'oxygène, sur le dos, à côté de Remus. Il se relève presque instantanément mais me retourne mon sourire quand il le voit.
« C'est merveilleux. Leur meilleur jusqu'à maintenant, » je souffle.
« T'as entendu ces paroles - 'Je ne connaissais pas la douleur avant de voir la lumière verte'… ? »
« Je sais, » je dis, fermant fort mes yeux et siffle de plaisir. « On doit les voir quand ils viennent à Pré-au-Lard en Avril. »
« J'ai déjà vérifié – c'est complet, » il hausse les épaules. « Des fans, nous en sommes des tas ! »
« Je trouverais un moyen pour y rentrer, » je dis, me redressant et souriant à James qui sort de la salle de bain, complétement habillé avec un regard irrité. Il ne nous dit pas un mot, il fait juste signe à Peter de le rejoindre et ils se dirigent tous les deux pour prendre le petit déjeuner. Sirius émerge cinq minutes plus tard, il passe une main dans ses cheveux mouillés puis il secoue sa tête comme le ferait un chien. Il rigole quand il voit nos deux visages contents.
« Je ne peux pas croire que vous aimez tous les deux cette merde. On dirait qu'il est en train de mourir, » il dit, puis il ramasse son sac et y fourre quelques parchemins supplémentaire dedans. Ça, c'est le système d'organisation de Sirius.
J'échange un regard complice avec Remus. Sirius ne pourra jamais comprendre à quel point Les Goules sont brillants – il est bien trop têtu pour leur donner une chance.
« Il souffre, » explique Remus.
« Ouai, ouai, » dit Sirius, passant un bras autour de mes épaules, et nous partons tous les trois pour le Grand Hall. « Quelqu'un devrait le sortir de son malheur. »
« Donc, c'est quoi finalement le grand programme pour Pré-au-Lard ? » Je demande à Lily et Dorcas pendant le cours de Soins aux Créatures Magiques, plus tard dans la journée. Nous essayons de décrypter les cris d'un Augurey, mais ce sont des animaux tellement fou, que peu importe le nombre de fois que Brûlopot précise les différences entre un braillement qui prédit la neige, un gémissement qui prévoit du vent, nous n'arrivons toujours pas à comprendre ce que sera la météo de la semaine prochaine. Pour cette raison, la majorité des étudiants se prélasse sur le dos, profitant des derniers rayons du soleil, au cas où l'Augurey est vraiment en train de brailler, et donc que la neige sera de mise. Depuis que Remus et Peter ont abandonné ce cours, Sirius et James sont les partenaires de Bertram Aubrey – un Serdaigle qu'ils n'aiment pas trop. Il n'est pas vraiment méchant, mais il corrige tout. Juste la semaine dernière, il a repris une phrase de Lily d'un air suffisant, et James l'a ensuite embêté. Bien sûr, comme d'habitude ils ont sur réagis, et ont doublé la taille de la tête d'Aubrey, qui ne leur a pas encore pardonné. Il porte un très large chapeau de cuir – supposément sensé maintenir la bonne forme de son crâne, et j'ai vu Sirius le zieuter toute l'après-midi.
« Tu vas à Pré-au-Lard avec Black ? » Lily demande alors qu'elle étudie l'expression malheureuse de l'Augurey. « Vous pensez que celui-ci est malade ? »
Il hulule un peu comme un hibou et Dorcas retourne à la page de son livre.
« Peut-être parce qu'il va y avoir un orage. »
« Ou une vague de chaleur, » je dis en pointant l'autre description. « Honnêtement, quel est le but ? »
Nous fronçons toutes les sourcils quand l'oiseau s'installe sur le sol chaud. Brûlopot est à l'autre bout du champ, alors nous pouvons profiter du soleil quelques minutes de plus avant de retourner travailler.
« Je ne pense pas que Sirius et moi y allons ensemble en fait – je pensais que nous pourrions y aller toutes les trois, » je dis, arrachant quelques brindilles d'herbe.
« Ou nous pourrions y aller tous ensemble ? » Suggère Dorcas, roulant sur le ventre. « Au moins, nous n'aurons pas à t'écouter te plaindre toute la journée qu'il te manque. »
« Bin Lily, tu serais d'accord ? » Je demande tapant son bras.
« Hmm… Potter a dit qu'il y allait avec Mary MacDonald, » elle hausse les épaules. « Je peux supporter les trois autres. »
« Elle est jalouse, » je dis à Dorcas d'un air entendu.
Lily soupire, ses yeux toujours fermés. « Oh oui, je suis absolument furieuse. »
Soudain, un truc énorme atterrit juste à côté de moi et une espèce de lanière fouette mon poignet.
« Hé ! » Je dis, me relevant pour prendre l'objet. Oh, le chapeau/casque d'Aubrey.
« Rends-moi ça ! » Hurle Aubrey, empoignant son crâne.
« Pourquoi m'as-tu donné ça, Sirius ? » Je demande, faisant tourner le chapeau autour de ma main.
« Ne fais pas l'idiote, Kate. Rends-le à l'autre casse pied, » dit Lily, en se rasseyant.
« Je teste juste une théorie, » dit Sirius, pointant l'énorme tête de Bertram. Sa voix est étouffée maintenant, et indéchiffrable pour Sirius et James.
« Je crois qu'il essaie de dire quelque chose Cornedrue, » dit Sirius, mettant sa main en coupe près de son oreille pour écouter. « Il fait les mêmes bruits que ces trucs. Tu crois qu'il essaie de nous prédire la météo. »
« Augurey, Aubrey – même combat, je suppose, » dit James en haussant les épaules. « Lance-lui son chapeau Kate – Il devient un peu rouge. »
« Arg, t'es tellement pas drôle, » dit Sirius en fronçant les sourcils.
« Wow, est-ce que Potter a vraiment dit ça ? » Nous murmure Lily, et je lui rends un grand sourire.
« James, attrape ! » Je dis en le lançant très fort pour lui donner une chance de démontrer ses talents de Poursuiveur. Je sais qu'il aimerait profiter de l'attention de Lily. Malheureusement, il n'est pas préparé à ça parce qu'il lui sourit, et le large chapeau de cuir le heurte pile dans la tête et le fait tomber.
Alors que Sirius et moi hurlons de rire, Lily se précipite, pose le chapeau sur l'énorme tête d'Aubrey et tombe à genoux près de James.
« Potter, tu vas bien ? »
« Qu'est-ce qu'il se PASSE ici ? » Brûlopot clopine sur sa jambe valide, nous observant furieusement.
« Bien, peut-être que ce ne sera pas une heure de colle dans la forêt ? » Je dis, avec espoir, à Lily près de moi, en nous rendant à la Salle Commune. James m'a traqué comme une furie, et Sirius après s'être marré avec moi pendant quelques minutes, l'a convaincu de le suivre, me laissant face au courroux de Lily et au regard déçu de Dorcas. Je ne suis pas sûr de savoir pourquoi c'est elle qui me ferait passer un sal quart d'heure – c'est la seule qui a échappé à la punition parce qu'apparemment, l'Augurey avait bien prédit un orage.
« Ai-je bien entendu ? »
On se stop sur notre chemin et je grimace, soupire puis me retourne. Et là, ses mains sur ses hanches, son regard montrant encore plus de déception que celui de Dorcas, se trouve ma Préfète-en-Chef de sœur.
« Oh, salut Mafalda, » je dis, plaquant mon sourire le plus innocent sur mon visage.
« Katherine Ann Hopkirk – tu as eu une heure de colle, encore ? »
Ma sœur est plus petite que moi d'environ six centimètres, mais ses cheveux qui se rebellent lui donnent un air de dément, assez terrifiant. Elle se prend trop au sérieux et semble régulièrement oublier que je n'ai que dix-huit mois de moins qu'elle – pas six ou sept ans. Je pense que c'est peut-être aussi parce qu'elle est Préfète-en-chef et que je… Bin, je n'ai probablement jamais été, ne serait-ce que considéré, pour être Préfète. C'est une honte que nous soyons sœurs, parce que ses amis et tous nos Professeurs pensent qu'elle est merveilleuse – peut-être qu'elle leur a pris toute leur gentillesse et n'a laissé que leur réprimande pour moi.
« Juste une toute petite. C'était une mécompréhension, » je dis en tressaillant. Mes pauvres amies vont devoir endurer le malaise. En fait, pauvre moi ! Au moins elles, si elles le voulaient, elles pourraient fuir. Je ne survivrais pas au Maléfice de Chauve-Furie de Mafalda si j'essaye ça.
Elle claque sa langue sur son palet et ses yeux disparaissent derrière ses paupières un instant. Elle est flippante, mais je garde ma langue.
« Ça ne te fatigue pas ? » elle soupire. « Agir comme un enfant et embêter tout le monde, tout le temps ? Tu ne peux pas juste être sensible ? »
« Bin, tu m'embête là maintenant – es-tu fatigué ? »
Elle souffle une fois de plus, et ses pupilles se cachent encore avant qu'elle n'ouvre grand ses yeux et me lance un de ses 'regards'. Parfois, elle semble être prête à crier comme une râleuse, mais d'autre fois – comme maintenant – elle semble juste être épuisée par moi. Je me sens un tout petit peu coupable.
« Ce n'était même pas ma faute, Malfie ! » je dis. « Sirius a lancé un truc et – »
« Oh Sirius est impliqué ! Ce n'est pas une surprise ! » Elle dit. « Pourquoi tu penses toujours qu'à toi Kate ? Tu ne réalises pas ce que ça implique pour moi ? »
« Pour toi ? Tu n'as rien fais. »
J'entends Lily tousser d'amusement, et ma bouche trésaille.
« Je suis Préfète-en-Chef, » me rappelle-t-elle pour la centième fois. « Ce que tu fais se reflète sur moi ! »
« Ah, arrête – personne ne se souvient que nous sommes sœurs la moitié du temps, » je dis en haussant les épaules.
« Dieu Merci pour ça ! » Elle répond, plissant ses yeux. « Et toi Lily ! »
Je sens Lily se tendre à côté de moi.
« Tu es Préfète ! » Continu ma moralisatrice de sœur.
« Ouai, je sais, » Lily redresse sa tête et Mafalda se tourne vers Dorcas qui positionne immédiatement ses mains devant elle en signe de défense.
« Je n'ai rien fait. »
Ma sœur se permet un nouveau « hmph » et secoua sa tête. « Je vais devoir écrire à Maman et Papa maintenant, tu sais ? »
Je gémis et regarde le plafond. « Tu n'es pas obligé de le faire ! »
« Retourne juste à ta salle commune, Kate, » elle dit, puis secoue sa tête et se dépêche de partir, probablement pour aller piétiner des chiots, ou voler des bonbons à des premières années.
« Sans vouloir t'offenser, Kate, » dit Lily quand nous recommençons à marcher. « Mais ta sœur est un cauchemar. »
Dorcas frissonne. « Elle est terrifiante. »
« Oh, croyez-moi, je le sais. Il n'y a pas pire. » Je soupire. Maintenant je vais sûrement recevoir une Beuglante de bon matin. Même Brûlopot n'a pas écrit à mes parents – pourquoi elle, si ?
« Bon, elle n'est pas aussi mauvaise que Petunia, j'imagine, » dit Lily, indifférente. « Au moins elle ne te traite pas de monstre. »
« Ah, oui – c'est une petite victoire, » je dis, enroulant mes cheveux autour de mon doigt en signe d'ennuie. Maintenant, ma journée est complétement foutu. Je me demande si Sirius pourrait m'aider à intercepter son hibou d'une façon ou d'une autre – il est bon pour ce genre de bêtises.
« Nous allons passer par la Bibliothèque pour rendre nos livres de Défense – t'en a à rendre ? » Demande Dorcas, me détournant de mon plan.
« Oh – non, je vais dans la Salle Commune. Je vous vois plus tard ? »
Elles me salut d'un signe de tête et je passe rapidement le couloir, toute seul, en essayant de découvrir quel hibou Mafalda va utiliser. Elle a le sien – un cadeau pour avoir été nommé Préfète-en-Chef – mais je sais aussi qu'elle envoie des candidatures au ministère toute les semaines, donc il y a une chance qu'elle prenne un hibou de l'école. Je dois voir si Sirius peut trouver – il a d'étrange capacités pour deviner.
Quand j'arrive au Portrait de la salle commune, je suis cachée derrière un groupe bruyant de quatrième année, et à première vue, les garçons n'ont pas remarqué ma présence dans la salle commune. James se plaint de quelqu'un.
« Et elle est tellement bruyante ! Comment quelqu'un peut être aussi excité dès le matin ? Et pourquoi elle est tout le temps là – elle est là quand je me réveille, quand je vais au lit, quand je ne suis même pas là ! C'est tellement emmerdant ! »
« James – allez… Je sais que ces derniers jours étaient un peu remplis, mais tu sur réagis. » Proteste Remus.
« Vraiment ? A chaque fois que je me retourne, elle est là. Et sa voix… Argh, comment vous deux, vous pouvez supporter ça ? Elle sort comme milles mots à la minute, et chaque minute. Et vous deux ! Les plus calmes – je ne sais pas comment – Agh, je la déteste, » gémit James, marchant et bougeant furieusement vers Sirius et Remus.
« James, assis-toi – tu dois avoir une contusion, » dit Peter, prenant une chaise et la montrant. James l'ignore, et continue à faire les cents pas derrière le sofa sur lequel Sirius est vautré. Il ne semble pas du tout faire attention – juste à un foutu magasine moldu sur une de ces quelconque vieille voiture à deux roues dont il est accroc. Finalement, il pousse un énorme soupire pour interrompre les marmonnements continuels de James.
« Oh lâche l'affaire, Cornedrue. T'es juste énervé parce que tu t'es tapé sur la tête. »
« Non, elle m'a tapé sur la tête ! » S'exclame James.
Oh par Godric. Il se plaint de moi ! Combien de personne dans cette salle pense que je suis chiante ? Je sens une étrange brulure de larmes dans mes yeux. Je suis déjà de mauvaise humeur – je dois vraiment entendre cette conversation ? Je m'en fou un peu qu'il soit en train de parler dans mon dos – soyons honnête – on le fait tous… mais je ne voulais pas entendre que je suis emmerdante ! Je pensais que j'étais charmante – peut-être un peu mélodramatique et excitée, mais je me suis toujours si bien entendu avec tous les garçons – je ne m'attendais pas à ce qu'un d'entre eux me déteste !
« James – arrête. Tu apprécies Kate ! T'as juste eu une mauvaise journée, et tu fais le bébé. Assis-toi, et déstresse, » Dit Remus avec sa voix qu'il utilise pour les choses idiotes.
Il semble épuisé, passant ses mains sur son visage pale. Sirius acquiesce, quittant à peine son magasine des yeux. Mon merveilleux petit-ami, mesdames, messieurs !
Je me racle la gorge et les quatre garçons se figent. Peter est le premier à me voir et ses yeux s'agrandissent sous le choc. James a l'air pire, ses cheveux dressés dans des angles bizarres et sa bouche reste ouverte quand il m'observe, luttant pour trouver ses mots. Sirius s'écroule contre l'accoudoir en se cognant violemment, et Remus semble inquiet pour moi. Vu que je ne réagis pas, Remus et Sirius s'échangent un regard et James plonge sa main dans ses cheveux, apparemment toujours à la recherche de mots.
« Oh pardon, je suis juste à la recherche d'amis à moi. Ne vous en faîtes pas pour moi – Je ne voudrais pas emmerder quiconque, » je dis d'un ton sec, me retournant et tapant, tête la première, dans un garçon de Première Année. Bon, c'est plus comme si sa tête avait heurté ma poitrine. Il lève ses yeux pour me regarder, le visage rouge mais je n'ai pas le temps pour me préoccuper de son bien-être, ou me moquer de son rougissement – il faut que je m'éloigne de ces idiots.
« Oh – um – Je suis – » bégaye le Première Année, faisant un pas de côté en même temps que moi, et se retrouvant encore sur mon chemin.
« Donc, qui pense qu'elle a tout entendu ? » J'entends Sirius dire avec lassitude, avant que je prenne littéralement le garçon et que je le bouge de mon chemin. J'ignore le marmonnement ennuyé de la Grosse Dame qui doit encore ouvrir le portrait, et j'avance de trois grand pas avant de sentir la main de quelqu'un sur mon épaule.
« Kate, attends. »
« Remus, va-t'en. Je suis de mauvaise humeur, et je suis sûrement dix fois plus emmerdante quand je suis de mauvaise humeur. »
Il glousse et me rattrape facilement. « Alors, nous allons où ? »
« Nous n'allons nulle part. Je vais sauter du haut de la tour d'Astronomie. »
« Oh cool. J'étais inquiet que tu fasses quelque chose de vraiment irrationnel, » il dit intelligemment et j'expire d'irritation. Pourquoi Remus doit toujours me suivre – sa présence est trop apaisante et je veux rester énervé. Pourquoi il ne pourrait pas juste partir et ranger son sac, ou quelque chose comme ça ?
« ARGHH ! » Je hurle d'un cri perçant et il a un mouvement de recul. Je prends une profonde inspiration et arrête ma crise de colère. « C'est bon – je vais bien maintenant. »
Remus hoche la tête et étudie le fil décousu de sa manche.
« C'est juste – j'ai vu ma sœur et elle m'a dit que je suis énervante aussi, » je gémis. « Et elle va écrire à mes parents pour mon heure de colle. »
Il me sourit sympathiquement. « Ca craint. »
« Oui ! Donc, James a choisi le mauvais jour pour me critiquer derrière mon dos ! »
« Il est juste énervé – Emmeline quitte l'équipe de Quidditch. Il va devoir la remplacer. Et tu as frappé sa tête avec le casque d'Aubrey, » dit Remus en haussant les épaules.
« C'est pas ma faute – enfin, juste à moitié ma faute ! » Je réplique, libérant mes cheveux de ma queue de cheval et les secouants. Remus me fixe dans une expression qui semble être de l'exaspération tandis que je les agite puis les ébouriffe, tentant de venir à bout de la douleur qu'a apporté la queue de cheval serrée. Quand je me redresse, il plisse les yeux en me regardant.
« Il y a aussi l'épisode de nu de ce matin. »
« Quel épisode de nu ? » Je demande, haussant mes sourcils. Ils m'ont vu nu ce matin ?
« Ce matin quand il est sorti de la douche et que tu t'es moqué de lui, » dit Remus, un sourire jouant sur ses lèvres. « Je pense qu'il est inquiet que tu décrives ça à Lily ou quoi. »
Je me mets à rire. « Ca ? Oh, pauvre James. Tu peux lui dire que je n'aurais que des bonnes choses à dire. Honnêtement, je pense que Lily serait impressionnée si je le lui décrivais. »
Remus gémit, et couvre son visage de ses mains alors que je souris. C'est tellement drôle de le prendre par surprise comme ça – il est trop facile à mettre mal à l'aise.
« Non mais sérieux, » je dis. « Dis-lui – parce que je ne lui parlerais plus jamais. »
« Tu sais Kate, je suis sûr de te l'avoir déjà dit… Mais tu es vraiment mélodramatique. »
« Ouai, » je souffle. « J'ai déjà du entendre ça, une ou deux fois. »
Nous nous sourions et je tape son épaule.
« Ok casse-toi, et dis à Sirius que tu as dompté le fauve. Je vais à la bibliothèque pour retrouver les filles. »
« Tu nous cherchais avant ça ? » Demande Remus quand je commence à redescendre le couloir.
« En quelque sorte. Je voulais que Sirius m'aide à machiner un plan pour intercepter le hibou de ma sœur. »
Remus secoue sa tête. « Tu le prends mieux ? »
« Ouai… J'imagine qu'une Beuglante n'est pas la fin du monde, » j'hausse les épaules. « Je te vois plus tard, la Suisse. »
Je peux pratiquement l'entendre lever les yeux au ciel quand je me dirige vers la Bibliothèque.
A/N : J'imagine Les Goules être l'équivalent Sorcier de The Smiths : ) Merci de lire !
