N/A : Merci à tous pour vos reviews ! Je viens juste de réaliser que j'en suis à 5 chapitres et que je n'ai toujours pas décris proprement Kate. Je pense que j'ai accidentellement sauté sur la conclusion que vu qu'elle est très confiante elle n'est pas le genre qui se parle de son apparence dans sa tête. Je mettrais donc plus du détail de sa description au fur et à mesure, mais si vous voulez une idée générale – j'imagine quelqu'un qui ressemble un peu à Olivia Munn en format écolière. Au moins le même 'genre'. Aussi mes chapitres vont devenir atrocement longs, mais j'espère que vous les aimerez quand même : )


Chapitre Cinq : Frangy et McDanger

« Bonjour Peter, » je dis d'une voix égale en m'asseyant à côté de lui en Histoire de la Magie le lendemain. Remus et Dorcas ne sont pas encore arrivés – peut-être qu'il a pris pitié du surplus de livre de Dorcas et s'est chargé lui-même de lui organiser tout son sac – alors je m'installe sans hésitation à la place habituelle de Remus. Peter m'observe prudemment, de cette façon qui lui donnerait une migraine, mais j'ignore son expression et sort le tableau Remus de mon sac pour le placer devant moi avec fierté.

Peter ne semble pas partager mon enthousiasme. Il pousse un profond soupire. « Quoi encore ? Tu as ajouté une autre couche de folie à ton plan ? »

Je suis offensée. Stupide Maraudeurs – Pourquoi ne peuvent-ils pas lâcher du lest ? Je n'arrive pas à comprendre les gens qui sont ronchons dès le matin comme le sont les garçons. J'excuse son choix de mots, même si je pense qu'il aurait dû dire 'génie' et non 'folie', et je décide de ne pas faire attention parce qu'il a toujours un air épuisé sur son visage.

« Non Peter, je rassemble simplement plus d'informations pour le premier rancard de Remus, » j'explique, ma plume délicatement posée à côté de la colonne de Sarah Hobbs, notre casse-cou de Résidente de Poudlard. J'ai vraiment beaucoup besoin de plus d'informations sur la fille – après tout – le seul truc qui me vient à l'esprit est qu'elle kiff le danger. Qu'elle a deux ans de moins que nous et vu que je suis occasionnellement, remarquablement peu observatrice, je ne peux pas trop me souvenir de son existence physique.

« Premièrement, décris-moi Miss Hobbs s'il-te-plais. »

Peter secoue sa tête dans un mouvement très familier. « Tu l'as vu un million de fois, Kate. Elle est tout le temps avec ma petite amie. »

Je cris de stupéfaction, me sentant complétement déroutée, et tape Peter dans le dos.

« Ta petite-amie ? Peter petit cachotier ! Je pensais que Jenny était juste ta copine-frangy – quand c'est arrivé ? »

Il mord sa lèvre et ouvre son livre avec un regard plein de dignité – ce n'est pas très réussi parce que ses dents dépassent de sous sa lèvre supérieur et le rendent assez rongeur-esque. Ca, plus son regard d'épuisement, ce n'est pas une combinaison très agréable. J'ai un élan de pitié pour Frangy – peut être qu'elle a une mauvaise vue.

« Hier, quand je lui ai demandé, » il réplique, plissant son nez et élargissant l'énorme taille de ses narines.

« Hélas, maintenant la pauvre Hobbs meurt d'espoir que tu lui arrange le coup avec un aussi élégant et bel amoureux ? » je dis, donnant un coup de coude dans ses côtes dans sa charmante bedaine. Peter est facile à convaincre quand il ne copie pas l'attitude je m'en foutiste de James et Sirius. Il s'incline à mon coup de coude amicale sans poser de question et semble soudainement heureux en passant une main dans ses cheveux fins et châtains clairs. Je remarque qu'ils sont un peu ternes, mais garde ma bouche fermée pour éviter de laisser sortir accidentellement mon observation.

« Bin, non – elle est assez populaire en fait. Mais elle aime les mauvais garçons, alors Remus va devoir lui montrer son mauvais côté. »

« Hmm, » je dis, mâchant le haut de ma plume puis crachant au loin quelques morceaux de plumes. Je n'ai aucune idée de quoi Peter était en train de parler. Aussi loin que je peux le dire, Remus est aussi dangereux qu'un pitiponk. Enfin, bien sûr qu'ils sont de petits casse-pied qui se faufilent partout, mais ils ne sont pas plus qu'une nuisance – tout ce qu'on doit faire c'est les ignorer. Hmm… Peut-être que Remus n'est pas du tout comme un pitiponk – plus comme un chaton qui miaule, ouai. Je mords ma plume de nouveau, et blêmit quand j'avale encore des plumes. Après avoir retiré les morceaux sur ma langue et ma robe en ignorant Peter, et son expression très connu, nez-en-l'air de dégout, j'écris dans la marge une note sur les préférences de danger d'Hobbs puis lève un visage radieux, posant ma plume à nouveau.

« Ok. Comment allons-nous faire de Remus un mauvais garçon ? »

Peter roule des yeux. « Il ira bien quand ils auront parlé – tu le sous-estime. »

C'est le plus mauvais mensonge que j'ai jamais entendu, mais je soupire, résignée.

« Mmm… Ok, je ferais mieux de les présenter je suppose. Remus n'aura jamais l'audace d'aller la voir lui-même. A quoi elle ressemble déjà ? »

« Grande, des cheveux courts et noirs – la carrure de Jenny environ, » décrit Peter avec un haussement d'épaule comme s'il y avait assez d'informations pour que je m'en souvienne. Le problème, c'est que je ne pourrais pas même pour une question de vie ou de mort, me souvenir à quoi ressemble Jenny, sauf une géante frange, et même avec ça je ne vois pas du tout Hobbs.

« Ok… tu pourras me la montrer dans la Salle Commune ? »

« Pourquoi es-tu assise sur ma chaise, Kate ? »

Remus vient de nous rejoindre et je remarque que Dorcas est assise à notre bureau habituel au-devant de la salle, elle sort un livre de son sac qui, pour une fois, ne semble pas plein à craquer.

« Est-ce que tu as rangé le sac de Dorcas pour elle ? » je demande, observant le bureau de mon amie inhabituellement net.

Il se retourne pour lui jeter un coup d'œil confus avant de regarder la pile de livre dans ses mains. « Hum, non. Oh, mais je lui ai porté quelques livre jusqu'ici – elle a des difficultés à se souvenir quelles matières nous n'avons pas certains jours. » Il laisse la pile sur bureau et hoche la tête vers moi.

« Tu peux lui donner ça ? »

« Tu as porté ces livres tout le chemin, et maintenant tu veux que moi j'y aille pour les lui rendre ? »

Il cligne des yeux en me regardant, je cligne des yeux en retour, et il souffle.

Murmurant à lui-même, il reprend la pile et la lui rend, souriant gentiment avant de revenir et pratiquement me hurler dessus.

« Lève-toi, s'il te plais. »

Ok, j'exagère à peine – mais la fureur est dans ses yeux.

« Mais Peter et moi organisons ton premier rancard, » je proteste, prenant mon tableau, et souriant à Peter. L'effet fut ruiné quand il ne me regarde pas en retour.

Remus, d'un autre côté, semblait terrifié. Je jure que son visage est devenu encore plus blanc que la normale et il ressemble vraiment au Professeur Binns, qui, coïncidence, est en train de flotter dans la salle et commence sa lecture. Comme d'habitude, le Professeur Fantôme ne fait pas attention au fait que la moitié de la classe est vide, ou que ceux qui sont là parlent bruyamment, et sont même pas tous assis. Quel crétin taré.

En tout cas, Remus semble toujours être en proie à des palpitations.

« Quoi ? Kate ! Je ne suis pas prêt… Je suis… heu, encore malade. J'ai besoin de quelques jours ! »

« Désolé Remus, j'ai déjà inscrit Sarah Hobbs pour ce soir, » je dis en pointant la note sous son nom. C'est écrit sur le tableau comme si ça l'était dans la pierre – apparemment. Remus ne peut renier le pouvoir du tableau.

« Pourquoi tu planifies un rendez-vous pour nous de toute façon ? Tu as prévu de me tenir la main tout le temps ? Je ne devrais pas apprendre à la connaître avant ? » Il répond, passant ses deux mains dans ses cheveux puis il les agrippe désespérément. Il gagne un point mais manque un point crucial.

« Si je te laisse faire, tu ne lui demanderas pas de sortir avant tes trente-cinq ans et les autres filles n'auront même pas une chance ! »

Remus et Peter échangent leur tristement célèbre regard de conversation entre Maraudeurs – Remus, à l'évidence, pense 'Elle a raison' et Peter répond probablement, 'Devrais-je me laisser pousser une frange ?'

« Ecoute – si tu insistes, alors présente-moi à elle pour que je puisse au moins lui parler. Voir si je l'aime bien – si elle m'aime bien – avant que nous nous engagions dans quelque chose, » plaide Remus, semblant un petit peu dérangé maintenant, quand il retire ses mains de ses cheveux pour agripper les côtés du bureau. Je ne comprends pas.

« Pourquoi aurais-tu besoin de faire ça ? »

« Kate ! Arrête de faire exprès d'être aussi bouché – fais-nous nous rencontrer et je donnerais une chance à ça. Je suis déjà d'accord avec ton idée absurde – tu n'as pas besoin de continuer à me pousser, » dit Remus avec fatigue, me poussant de son siège et prenant durement ma place. Bon, je dis durement, mais il est extrêmement gentil et me donne même un hochement de tête polit quand il s'assoit. Ensuite, il commence à sortir ses affaires de son sac et je sais qu'il va commencer sa méthode, de sept heures, d'organisation de son bureau alors j'hausse les épaules, prête à le laisser dans son truc. Le cours allait être assez ennuyant sans que je ne sois le témoin de l'obsession malsaine de Remus dans l'alignement parfaitement parallèle de sa plume et son parchemin.

Avant de partir, je pense à lui mentionner une dernière chose importante.

« Bon, il faut que Peter me présente à elle en premier. Tout ce que je sais sur elle c'est qu'elle est amie avec Frangy et qu'elle aime les mauvais garçons. »

Je vois le, très original, roulement d'yeux de Peter et la bouche de Remus bafouille avant qu'il ne change d'avis et tourne vivement sa tête vers Peter à ma place.

« Mauvais garçon ? » il demande, incrédule. « Comment tu peux croire que ça peut marcher ? »

Peter rigole. « Le danger fera l'affaire. »

Remus secoue sa tête. « Je te haie. »

« Je pense aussi que c'est ridicule, » je dis. « Mais peut-être que les opposés s'attirent. Ou… tu pourrais emprunter l'une des vestes en cuir à Sirius, teindre tes cheveux en noir, percer ta lèvre ou un truc comme ça. J'ai plein d'anneaux d'oreilles qui pourraient faire l'affaire. »

« Vas-t-en Kate. »

Pourquoi les gens me disent toujours de m'en aller ? Après un million de fois, ils auraient pu comprendre que je n'irais nulle part. Je soupire, prête à taper Remus condescendante, et à lui expliquer que je serais heureuse de partir une fois que j'aurais déterminé quelle taille d'anneau il a besoin en mesurant la largeur de sa lèvre inférieur, quand Peter m'interrompt.

« Je la lui présenterai, Kate. Reste en dehors de ça. »

« Mais ! »

« Miss Hopdiddle ! »

Qui ?

Je me retourne pour voir Binns flotter à côté de moi, me lançant un regard noir à travers ses yeux transparents qui foutent les jetons. Je ressens, l'habituelle, folle envie de rire à cette ridicule substitution de mon nom combiné à sa, non-nécessaire, expression malheureuse, mais je me mords ma lèvre pour éviter que la situation ne dégénère.

« Pourquoi êtes-vous debout ? » il demande sur un ton de fantôme. Il a l'air ridicule – je dois regarder à travers lui pour éviter de lui ricaner en pleine face, et dans l'action je vois deux Serpentard s'échanger des avions de papier. C'est sur – il remarque que je suis debout à essayer d'être une bonne amie pour Remus, mais il ne remarque pas ces deux glousseurs qui flirtent comme deux gamins de onze ans très dégoutant ! Oh, l'injustice !

Remus et Peter se moquent de moi et Binns me lance toujours un regard noir, alors je pousse un profond soupire et marche droit devant, à travers lui, pour rejoindre mon bureau. Il braille et la fenêtre s'ébranle un peu.

« MISS HOPBLUNDER ! Comment osez-vous – »

Alors qu'il se lance dans un sermon sur le fait que je ne peux pas passer à travers lui juste parce qu'il est un fantôme, je l'ignore et réfléchis à quel rendez-vous prévoir pour Remus et Sarah McDanger après que Peter les ai présentés.

James a trouvé une poursuiveuse pour remplacer Emmeline donc lui et Sirius en ont parlé toute la satanée journée. Je suis assise près du feu et avec eux, Lily et Dorcas nous jouons à la bataille et tous les cinq mots qui sortent de leurs bouches sont à propos d'elle.

« Et tu as vu la façon dont elle a esquivé le Cognard ? » dit James en posant une carte.

« En tenant son balais avec un doigt – j'te jure Cornedrue, même toi t'aurais pas pu le faire ! » Sirius hoche la tête en jouant parce que c'est son tour.

« Hé ! Je sais qu'elle est bonne, mais sois pas fou. »

Dorcas glousse en posant sa carte et pose sa main au-dessus avec soulagement. Lily étudie le visage de James avec intérêt.

« Tu penses qu'une fille ne peut pas être aussi bonne que toi ? » elle demande avec un regard de défis. Je jette un coup d'œil à Sirius et James. Alerte piège, Potter. A couvert. Homme sur la tourelle !

« Ça n'a aucun rapport avec le fait qu'elle soit une fille, Evans. Plus avec le fait que je suis moi, » il dit avec arrogance, lui lançant un clin d'œil taquin.

Je grimace en posant une carte sur le tas – je ne suis pas inquiète de l'explosion, quoi qu'il en soit. Lily est beaucoup plus dangereuse. Je me tiens éloignée du terrain de tire et fais une grimace à Sirius pour qu'il en fasse autant. Il plisse les yeux, secoue sa tête avec un sourire complice.

A ma plus grande surprise, Lily rigole.

« Sors la tête de ton cul, Potter. »

James ricane et lui sourit victorieusement. Je vois même une légère rougeur sur les joues de mon amie quand il allonge son bras au-dessus de la table pour jouer son tour, gardant ses yeux sur elle.

Et ensuite, le jeu explose dans sa tête.

J'éclate dans un rire hystérique et les autres me rejoignent, alors que James bafouille et essuie la cendre de son visage. Même avec la suie, il est d'un rouge brillant. C'est hilarant. Il essaie de rire avec nous, sans succès, alors il s'envoie un sort dans la tête pour enlever la saleté avant de se mettre à mélanger de nouveau les cartes. Je remarque que sa bouche bouge sans bruit et je ricane moqueusement encore, espérant comprendre ses murmures.

« J'aimerais voir comment elle va être avec toi et Spindle aux entrainements, » dit Sirius, apportant encore l'attention sur cette Cinquième Année qui est apparemment une sorte de Déesse du Quidditch.

« Ou sont Peter et Remus ? » je demande, interrompant la réponse de James et observant la pièce impatiemment. Frangy et McDanger sont assises près de la fenêtre en train de faire leurs devoirs, mais il n'y aucun signe de l'autre moitié des Maraudeurs. Remus est bloqué.

« Peter est probablement encore en train de préparer Remus pour son rencard, » dit James. « Je suis surpris que tu ne fasses pas d'histoires avec ses cheveux ou un truc comme ça, Kate. »

Je grimace. « J'ai essayé, mais ils m'ont dit de sortir. Apparemment Peter est meilleur que moi dans les discours de motivation. Et je ne vois pas pourquoi Remus est autant énervé, je lui ai juste dit qu'il avait trop de gel dans les cheveux. »

Lily et Dorcas rient et James secoue sa tête d'un air expert.

« Ne jamais insulter la dose de gel des cheveux d'un homme, Kate. Leçon numéro une. »

« Fuck,* » je dis, quand nous recommençons une partie.

Presque tout de suite, nous nous arrêtons parce que la Déesse du Quidditch nous grâce de sa présence. Bon, pour être juste, elle a juste marché sans arrière-pensée dans la Salle Commune et Sirius et James l'ont interpellé en criant comme des fans obsédés. Lily et Dorcas gloussent quand je grimace, je laisse mes cartes et me tends, la regardant s'agiter comme une mongole entre notre fauteuil et le trou du Portrait. Je ne la reconnais pas. Elle est petite – même plus petite que Mafalda – et est apparemment en Cinquième Année. Ses cheveux sont d'un blond foncé et même s'ils sont liés dans son dos en une longue tresse, la base est créativement ébouriffée – le genre de style que tu peux avoir seulement si tu montes sur un balais. Je le sais parce que mes cheveux sont si raides qu'aucune laque ne m'a jamais donné une petite once de volume. Mafalda était jalouse de mes cheveux quand nous étions enfant, mais j'ai toujours pensé le contraire. La façon énervante dont ils tombent parfois sur mon visage ne va pas du tout avec ma personnalité. J'ai toujours voulu cette façon un peu folle de flotter autour de la tête, et je ressens un pic d'envie en regardant la crinière de la Déesse du Quidditch – c'était tout au hasard, comme si elle ne s'était pas préoccupée de faire ça bien mais que ça l'est quand même. Les gens remarquent quand tu as des cheveux uniques – les miens sont juste simples : même la couleur n'est pas intéressante, juste un ordinaire, bien que jolie, châtains foncé. C'est rien comparé au remarquable blond pale de Dorcas, qui encadre son visage avec art, comme un nuage, ou le choquant roux foncé de Lily dans une géniale vague. Je suis sûr qu'aucune n'a jamais regardé mes cheveux avec admiration en pensant 'Oh, qu'est-ce que c'est mignon' ou 'Wow' ou 'Je me demande si elle a fait exprès'. Elles diraient plus 'Oh, elle a des cheveux – c'est cool. Regarde ses nibards.'

C'est sûr, Sirius aime entortiller ses doigts dedans à l'occasion, mais j'ai l'impression qu'il fait ça simplement parce qu'il me voit le faire tout le temps, et aimerait savoir quel en est le but.

Alors que je sur analyse fébrilement l'avantage d'avoir des cheveux intéressants versus le bon côté d'avoir une taille de seins supérieur à la moyenne, la Déesse du Quidditch s'était approchée et reste maintenant debout, incertaine, dans l'espace entre James et sa chaise, et Sirius sur le fauteuil avec Lily et Dorcas. Elle a l'air effrayée d'entrer dans notre cercle et je m'entends pouffer. C'est que, je sais que nous pouvons être un groupe intimidant – j'aime ça – mais elle semble absolument terrifiée. J'ai une bonne vue sur elle de mon fauteuil, opposé à celui de Sirius, et je l'étudie sans cacher mon intérêt. Comment une fille qui joue au Quidditch peut être aussi menu que ça ? Il n'y a aucune courbe ni rien – mince est un bon mot pour la décrire – Emmeline est comme ça aussi. Au moins, l'école n'aura pas à investir dans de nouvelles robes de Quidditch. Mais quand même, je suppose qu'ils vont devoir inclure son nom que, pour une raison ou pour une autre, je ne parviens pas à deviner. Je la regarde se ronger les ongles nerveusement, ses yeux passent du sol, aux visages de Sirius et James, et je fronce les sourcils. Je n'ai jamais vu cette fille de ma vie. Peut-être qu'elle a réussie l'impossible, et a été transférée de Beauxbatons, ou quelque chose comme ça.

« Hey Lizzy ! » dit joyeusement Sirius.

« Prête pour l'entrainement de Jeudi ? » Demande James, haussant ses sourcils.

Honnêtement – ils ont surement eu cette conversation avec elle il y a une heure quand elle a intégré l'équipe. La façon qu'ont ces mecs de flirter avec les filles fait juste rire. C'est tellement sans intérêt et prévisible. Mais même avec ça, son visage rougit et je suis sûr qu'elle gobe tout. Ca fait une charmante paire de pote – tous stupides.

« Bien joué Liz ! Je savais que tu pouvais le faire, » dit Lily, souriant chaleureusement.

Attends, Lily la connait aussi ?

Je sourie aussi et me penche vers Dorcas pour murmurer en coin. « Tu la connais ? »

Dorcas me regarde et chuchote, « Elle est dans l'année d'Emmeline – elle a utilisé notre salle de bain ce matin. »

Ah ouai ? Je pensais qu'Emmeline était la seule à utiliser notre salle de bain. Je peux même jurer que j'ai eu une conversation avec Emmeline ce matin !

« Tu as dit que tu aimais ses cheveux ! » ajoute Dorcas, elle semble exaspérée. Ah, c'est ça – je devais être à moitié endormie et j'ai confondu cette Lizzy avec Emmeline dans ma confusion. Comme c'est malpoli de ne pas me présenter proprement à cette nouvelle transférée de Beauxbatons. Je suis un peu énervée contre moi-même – elle a réussi l'impossible et je ne lui ai même pas demandé comment elle a fait. Quand a-t-elle-même été répartie à Gryffondor ? Quel est le protocole pour le transfert des étudiants ? Peut-être que Dumbledore lui a donné le Choixpeau en privée pour pas qu'elle ne s'affiche – ça ressemble au genre de considération d'Albus.

Je me tourne vers la fille, qui me regarde toujours nerveusement. Je ressens une pointe de culpabilité – elle doit se sentir con d'être nouvelle et tout – et maintenant je ne remarque même pas que j'ai eu une conversation avec elle. Aussi, elle a peut-être entendu ce que j'ai chuchoté à Dorcas je ne peux pas dire, donc je compense en étant super gentil.

« Alors, comment tu te sens à Poudlard jusqu'à maintenant, Lizzy ? » Je demande gentiment. Mes amis poussent un soupire collectif et Dorcas me frappe avec un coussin du fauteuil.

« T'es vraiment crétine ! » elle s'exclame.

Je suis assez interloquée par son impolitesse. Vu que les autres donnent des sourires d'excuses à Lizzy ou secouent leurs têtes, j'en déduis assez rapidement, qu'apparemment cette fille n'est pas du tout un transfert de Beauxbatons, mais simplement une étudiante que je n'avais pas remarqué jusqu'à maintenant. Ah – je suis un peu centrée sur moi-même, ce n'est pas contre elle. Il n'y a aucune raison de me traiter de crétine, Dorcas. Malpolie.

« Ignore la – elle n'a aucune idée de ce qu'il se passe sauf d'elle. » rit Sirius, roulant des yeux vers moi.

Lizzy glousse avec appréhension et je fronce les sourcils. Je parie que Sirius n'avait aucune idée non plus de qui elle était avant qu'elle tente les essaies de Quidditch. Quel con.

« Poudlard est hum – agréable comme hum – d'habitude, » bégaie la fille avec un sourire joyeux mais nerveux. Au moment où elle rougit et regarde le sol, je vois les yeux de Sirius se concentrer sur elle et je serre les dents. Qu'est qu'il ne va pas chez lui ? Ouai, je sais bien sûr. Sirius est attiré par les opposés. D'un côté, il a l'air d'apprécier les filles calmes qui rougissent et bafouillent nerveusement autour de lui comme la fille qui a accidentellement dit qu'elle aimait sa 'batte' et cette fille qui marmonne là, mais d'un autre côté, il est fortement attiré, par les détestables mais à l'évidence très charmantes filles comme Emmeline ou moi.

Heureusement, à ce moment précis, Remus et Peter apparaissent en haut des escaliers et ils m'ont suffisamment diverti, pour me retourner. Je suis capable de faire la sourde d'oreille à ce qui doit sûrement être un 'inoffensif' flirt avec la fille et je me concentre sur Peter qui tape dans le dos de son ami pour l'encourager. Remus est plutôt pas mal – ses cheveux sont peignés et il ne semble plus aussi pale et transparent. Enfaite, il y a un petit rougissement sur ses joues et son front brille un peu mais pas d'une transpiration repoussante. Il semble avoir jeté ses vêtements usés habituels pour un t-shirt que je pense que la mère de James a offert à Sirius à Pâques dernier et argh ! Son col est en bataille – Peter sait sûrement qu'il doit le rabaisser. Je me demande vite fait s'ils me pousseraient dans les escaliers si j'y cours pour l'arranger moi-même, quand soudain, la raison de ce désordre se pointe. Il le fait exprès pour l'image du 'mauvais garçon' que Sarah Hobbs affectionne. Peter est un génie !

Bon…. Peut-être que c'est un tout petit peu trop. Mais quand même, très intelligent venant de lui.

« Regarde ! » Je dis, tapotant Dorcas et Lily. « Remus est sur le point de rencontrer la Fille Numéro Un. »

Les filles détournent le regard de quelle que soit la conversation qu'elles avaient avec les connards obsédés du Quidditch et observent, excités, par-dessus de leurs épaules. A ma plus grande surprise, elles se baissent rapidement pour se cacher derrière le dos du canapé dans une tentative d'être discrètes. Me sentant bête, je fais la même chose avec mon fauteuil et nous regardons Peter et Remus s'approcher d'un pas nonchalant de Frangy et McDanger. Je gémis pour moi-même quand je pense à ces noms encore – elles pourraient commettre un crime.

Remus semble toujours légèrement en sueur, mais il fait un adorable sourire quand Peter embrasse Jenny, et qu'il présente Remus à Sarah. Elle a l'air d'abord ennuyé, et je sens une pointe d'énervement contre elle, mais ensuite Remus dit quelque et elle éclate de rire. Elle doit aimer les sarcasmes parce que je ne peux pas imaginer Remus formuler sa propre blague. Lui et Peter s'asseyent et commencent à parler, et je pousse un soupir, souhaitant tellement pouvoir entendre leur conversation.

« Jusqu'à maintenant il s'en sort plutôt bien ! » dit Dorcas avec un grand sourire. « C'est ton tour Kate. »

Observant toujours par-dessus mon épaule, je pose une carte et pousse un cri quand le paquet explose. C'est tellement injuste ! Le groupe rit de moi maintenant, la nouvelle fille aussi, et j'incline ma tête d'une façon très mélodramatique pour sauver la face. La moitié de mes cheveux fume et je regarde les pointes, énervée – il n'y a pas de dégâts mais ça pu. Super, maintenant les gens vont me regarder et penser, 'Oh, elle a des cheveux, c'est cool – Attends, elle fouette !'

« Agh, les cheveux devraient être hors-jeu, » je soupire en les attachant en chignon. « Je vais sentir comme chez Zonko pendant des heures. »

Lizzy dit quelque chose à James et Sirius puis lance un salue de la main à Lily, Dorcas et moi.

« A plus tard, » elle marmonne puis ajoute, « Je hum, espère que tes cheveux ça va, Kate. »

Quel ennui.

« Lance le sort de nettoyage Kate, tu as l'air ridicule, » rigole Sirius en battant les cartes.

« Oh… Désolée, je suppose que je ne suis pas aussi adorable et n'ai pas autant de volume que La Marmonneuse là-bas, » je dis, lançant le sort de nettoyage et sentant la couche de suie s'en aller de mon visage.

Je sens l'ambiance s'alourdir, James regarde le plafond, Lily et Dorcas raclent inconfortablement leur gorge. Sirius, quoi qu'il en soit, rigole.

« Ton monstre vert ressort Katie. »

Je lui lance un regard froid mais me mord la langue. « Tu connais un sort pour espionner ? Je veux entendre ce qu'il se passe entre Remus et Sarah. »

Sirius sourit et hoche la tête. « Pour toi, n'importe quoi. »

Argh – Je haie autant que j'aime son sourire – ça me fait oublier tout ce qui m'énerve en un claquement de doigt. Quel étonnant et injuste talent à décerner à un garçon qui a déjà tant de talent à son compte.

Il bouge sa main dans leur direction et soudain, nous pouvons tous entendre la conversation de Remus avec Sarah aussi bien que s'ils étaient juste à côté de nous. Devenir la petite-amie d'un Maraudeur, ça a beaucoup de mauvais côté, mais aussi des bons parfois.

« C'est tellement dangereux et effrayant, » dit Lily en frissonnant. « Maintenant je vais devoir censurer tout ce que je dis quand vous n'êtes pas loin. »

« Tu veux dire que tu parles de nous ? » demande un James excité.

Elle roule ses yeux et ouvre sa bouche pour parler mais je la coupe.

« Chut ! Quel est l'intérêt d'espionner si vous jacassez plus fort qu'eux ? » Je souffle, bougeant mes mains vers eux avec irritation et je me retourne pour jeter un coup d'œil sur le côté de mon fauteuil vers Remus et Sarah. Mes amis pipelettes rigolent, mais les quatre gardent finalement le silence donc je peux écouter.

Ça n'allait pas bien. Sarah semble un peu ennuyée, et pour dire la vérité, je ne peux pas lui en vouloir. Remus parle de l'histoire des Gobelins.

« Ouai, je sais que tu vois les guerres des Gobelins pour les BUSES – mais si tu prends Histoire aux ASPICS, nous en parlons beaucoup plus profondément. C'est absolument fascinant, » il dit.

« Cool, » dit Sarah, étudiant ses ongles et elle échange un regard avec son ami-frangé. Jenny l'ignore et se retourne vers Peter qui regarde Remus avec inquiétude.

« Allez Remus… Montre lui ton mauvais côté, » j'entends murmurer James. Sirius se moque et dans mon fort intérieur, je suis d'accord avec ce sentiment.

« Hum… » Remus semble nerveux maintenant, je lui prie mentalement de parler de n'importe quoi d'autre que les gobelins ou les devoirs – Les Goules peut-être – ça pourra le mettre à l'aise et montrer sa capacité à comprendre la douleur. C'est, je suppose, assez sombre et pourra probablement lui apporter quelques minutes d'intérêts. 'Goules – musique – Goules' je pense désespérément.

« Quel genre de musique tu écoutes ? » Demande Remus après s'être raclé la gorge. Je vois Peter et Jenny se détendre alors que Sarah se met à sourire. Je fais mentalement une danse de la victoire. Peut-être que j'ai un don pour la Légimencie.

« Je crois qu'il t'a entendu Kate, » chuchote Lily et je vois Remus me retourner un regard en coin.

Oh, peut-être que j'ai pu prononcer les mots pour l'aider. Bon – je réfléchirai quand même à ce truc de Légimencie.

« Oh ! Je suis une grande fan des Bobards Chantés ! » Dit Sarah et j'en sors ma langue.

Beurk. Mauvais gouts.

« Oh… » Dit Remus, hochant poliment la tête même si je suis sûr qu'il veut en rire. « Ouai, j'aime bien celle sur l'Hippogriffe qui tombe du ciel. Quand tu passes les cris, les paroles sont plutôt puissante d'un certain côté. »

« Quoi ? Les cris sont la meilleure partie ! » Réplique Sarah, comme insultée.

Remus grimace. « Oh, je suis désolé. Je ne voulais pas dire… »

Elle semble de nouveau ennuyée et je me pince ma jambe. Quel cauchemar. Peter a les pires gouts possibles pour une potentielle petite-amie. Peut-être que Frangy est cool, mais son amie est horrible.

« C'est un désastre, » je soupire quand James lève le sort et je retombe dans mon siège.

« Remus a besoin de conseils. Suis moi j'te fuis, fuis moi j'te suis. » Suggère Sirius en riant.

Dorcas et Lily gémissent et je lève les yeux au plafond.

« Ouai, je suppose que flatter La Marmoneuse a mal tourné – elle peut à peine te regarder. »

Sans y penser, Sirius se retourne vers Lizzy qui est actuellement en train de nous regarder. Elle rougit fortement et baisse le regard alors que les sourcils de Sirius se froncent un peu avant de se retourner vers moi. Le sourire se fane immédiatement et il plisse les yeux.

« C'est quoi ton problème avec elle ? »

« Je n'ai pas de problème avec La Marmonneuse – c'est toi ! » je rétorque bruyamment, me levant et m'étirant.

Il se lève aussi et plisse les yeux. « Je ne la flattais pas. Tu appel ça flatter ? »

« Peu importe Sirius, » je dis en m'emparant des cartes de la Bataille Explosive pour les ranger dans leur boite. Dorcas et Lily se chuchotent quelque chose et James ferme les yeux comme résigné. A l'évidence, tout le monde peut sentir la dispute arriver. La Salle Commune devient trop calme. Salauds trop curieux.

« Oh c'est sur – balance des accusations puis ne dis rien après. C'est tellement typique, » dit Sirius. Il roule des yeux et mets ses mains dans ses poches.

« Bien – tu veux que je dise quelque chose ? Peut-être, juste peut-être – que ce se serait sympa si tu ne faisais pas les yeux doux à toutes les filles qui rougissent devant toi ! » Je dis, mettant mes mains sur les hanches. Je suis tellement agacée – contre lui, contre Sarah Hobbs, contre Peter, Remus. Pourquoi rien ne peut se passer comme prévu ?

« Comme toujours, tu gagnes la palme de la Dramatisation, » dit Sirius, qui semble aussi irrité que moi. « On était juste en train de parler – je ne peux rien y faire si tu hyper-analyses chacun de mes regards. »

« Bien ! » je claque. « Peut-être que je ne devrais plus te regarder ! »

« Ce n'est même pas à propos de nous ! T'es juste énervée parce que ton plan ne marche pas, » dit Sirius en baissant le son de sa voix – heureusement il a la petite once d'élégance de ne pas mettre la honte à Remus avec les détails. Lui et le reste de sa table nous regardent maintenant, et je vois Sarah regarder Sirius en mordant sa lèvre, une lueur bizarre dans les yeux. Bien sûr qu'elle l'aime bien lui.

« Oh vas te faire voir Sirius, » je dis, marchant vers les escaliers des filles.

« Alors quoi ? Est-ce qu'on casse encore ? » Il semble complétement indifférent et j'ai cette envie de lui balancer quelque chose, mais tout ce que j'ai c'est ce stupide paquet de carte. Je le manque et il semble sur le point de rire un moment avant de retrouver son froncement de sourcil.

« HEY ! »

Sirius se retourne et révèle un large, et de mauvaise humeur, Septième année nommé Kyle Thomas – je ne veux pas vraiment m'embrouiller avec lui parce qu'il a un tempérament affreux et il est aussi, malheureusement, le petit-ami de Mafalda. Apparemment je l'ai blessé avec mon paquet de carte. Il bouscule Sirius sur le chemin en marchant droit vers les escaliers, et me balance le paquet de carte. Après qu'il ait heurté douloureusement mon visage, je me baisse pour les ramasser. Je sens mon visage devenir chaud, ne pas avoir été capable de les rattraper est humiliant mais aussi, je pense que le coin de la boite m'a égratigné.

« ARRÊTE de piquer tes putains de crises Kate ! Certains d'entre nous essaient de bosser quand tu brailles comme une bouffonne en lançant des trucs et… »

« Hey ! Va te faire voir mec, » dit Sirius, faisant reculer Kyle loin de moi.

« Reste en dehors de ça Black – je parle à Miss-je-fais-mon-cinéma. »

Je veux pleurer. Kyle est tellement sincère – je ne voulais pas le blesser ! C'est un accident. Quiconque, de n'importe quel angle a vu que je voulais blesser Sirius avec la boite – j'y peux rien si je ne sais pas viser ! Et il hait tellement les crises, pourquoi c'est lui qui l'a reçu ?

« Ne l'appel pas Miss-je-fais-mon-cinéma, connard ! »

« Sirius, c'est bon, » je murmure et il secoue sa tête.

« Tais-toi juste une minute, Kate. »

« Ne me dis pas de me taire ! » je dis froidement sans pouvoir m'en empêcher.

Il semble incrédule. « T'es sérieuse ? »

« Pourriez-vous, tous les deux, vous la fermer ? » Dit Kyle, attrapant Sirius par son t-shirt. Ses bras son musclés – presque de la taille de la tête à Sirius et permettez-moi, aussi magnifique qu'il l'est, mon petit-ami a une très grosse tête. L'expression sur son visage est furieuse – ses yeux gris sont froid, il lutte contre la poigne de Kyle, et le pousse, pour se libérer. Je ne peux que plisser les yeux et tressaillir quand Sirius se prépare à lui mettre une droite, mais Remus attrape son bras.

« Calme-toi Patmol. »

« Laisse-moi juste fracasser ce connard, Lunard, » argumente Sirius en essayant de pousser Remus pour passer, en même temps qu'il sort sa baguette de sa poche.

« Il est Préfet, » chuchote Remus avant de se retourner face à moi et Kyle, qui revient vers Sirius. James et Peter arrivent sur les côtés maintenant, et même Kyle qui fait la taille d'un bébé géant, semble finalement penser qu'ils sont du côté des gagnants. Mais j'observe quand même, tendu. Remus est diplomate, c'est sûr, mais il n'a aucune expérience dans les duels moldus – au moins Sirius et James ont déjà joué des poings. Je ne peux pas imaginer Remus faire ça – et il est en première ligne.

Heureusement, il semble avoir choisi les bons mots et lève une main en signe de paix au copain de ma sœur qui a finalement arrêté de m'observer pour concentrer son attention sur les garçons.

« Kyle – calme-toi. Kate va dans son dortoir et Sirius dans le sien – tu peux retourner à ton travaille maintenant – relax. C'est pas la peine de crier, » dis Remus avec son ton doux et sensible.

Personne n'a vu le poing venir mais après quelques hurlement, de la fumé et des coups de poings – les quatre Maraudeurs s'en sortent indemne. Remus a un petit bleu autour de son œil et les autres ont les cheveux désordonnés, mais Kyle est étendu sur le sol, tout son corps tendu, son pantalon sur ses chevilles et ses cheveux ont tourné au rose. Remus jure bruyamment et peu caractéristique de lui quand il jette un regard au corps immobile de Kyle et passe une main sur son bleu. Mafalda va me cuisiner vivante quand elle aura vent de ça.

La Salle Commune éclate de rire et je vois Sarah emmêler une mèche autour de son petit doigt, ses yeux résolument fixés sur Remus et plus Sirius. En un clin d'œil elle est à côté de lui, l'emmène sur un fauteuil, caresse ses bras et observe son bleu avec des yeux exorbités. Je le vois être perplexe avant de ne plus rien voir parce que Sirius m'observe, aussi épuisé que moi.

« Donc ? » il dit, enjambant la tête de Kyle et il me regarde alors que je tripote inconfortablement la rampe des escaliers.

« Nous pouvons juste en parler plus tard ? » je souffle, n'ayant même pas envie de penser au 'plus tard' – il faudra que je gère Kyle, Mafalda et maintenant Sirius. Au moins, il semble que Remus se débrouille avec Sarah. Elle le regarde avec émerveillement, ses doigts traçant son œil noir en une douce caresse. J'entends Sirius se racler la gorge et le regarde avec fatigue.

« Ok, » il dit avec un bref hochement de tête. Nous nous regardons encore un moment avant qu'il ne remette ses mains dans ses poches et reparte en tête avec James, pendant que je me retourne et monte vite les escaliers pour me morfondre.


N/T : Le Fuck* est actuellement un bon « merde » bien français dans le texte original !

N/A : Merci à tous d'avoir lu !