N/T : Oupsi Oupsiiii C'est pas régulier tout ça ! Mais voilà un petit chapitre, 15 page O_O j'en ai sué pour traduire ! Je me rattrape avec la longueur ^^
N/A : Je suis heureuse de vous présenter un autre chapitre incroyablement long et plein à craquer. Merci beaucoup pour vos reviews !
Chapitre Six : Tu ne suffis pas
Je passe le matin suivant, complétement, et totalement seul.
Sauf qu'il y a Dorcas.
Mais elle est trop occupée à réviser pour l'examen d'Enchantement pendant notre heure de libre et elle m'ignore en grande partie. Les Maraudeurs ont leurs heure de libre aussi, mais ils ne sont pas dans les environs. Je ne suis pas si surprise que ça parce qu'ils passent souvent du temps loin de moi – plus de 'temps entre mecs' selon Sirius. Mais à l'occasion Remus vient faire ses devoirs avec Dorcas, et je prétends faire pareil. Mais même lui n'est pas là. Je suppose qu'ils me boudent à cause de Kyle qui leurs a, apparemment, donné à tous des heures de colles et leurs a aussi enlevé des points. Il y a aussi le fait évident que Sirius et moi avons eu une dispute et malgré ce que j'aime penser, Remus est l'ami de Sirius en premier. C'est énervant.
Normalement, j'aurais marmonné au sujet de la dispute et l'aurais un peu disséquée, m'interrogeant sur pourquoi ma vie est aussi horrible mais Dorcas m'envoie un tel regard d'avertissement terrifiant que je ferme ma bouche avant d'avoir pu sortir le premier 'Argh'.
« Kate, je suis désolée que toi et Sirius vous soyez disputé, je le suis vraiment – mais je dois me concentrer ! Vous vous rabibocherez, » elle dit.
« Ce n'est pas ma faute si tu as pris sept ASPICS ! » je me plains, mais elle fait juste claquer sa langue ce qui me rappelle que Lily en a pris autant, James et Remus six, et que ce n'est pas de sa faute si j'ai insisté pour être à tout prix dans la normale, et n'en prendre que cinq.
Comme d'habitude Dorcas est inexcusablement impolie, mais je ressens en élan de sympathie quand je la vois, stressée, se murmurer les incantations. J'ai vraiment haïs les Enchantements pendant les BUSES, alors je lui tapote le dos un peu puis lui propose de l'interroger. Après tout, elle a raison – Sirius et moi devrons nous rabibocher, ou rompre. Il n'y a vraiment rien de plus à en dire. J'arrive même à rire quand Dorcas lance un sort de lévitation informulé, trop fort, et qu'elle se fait frapper par son cahier.
Après avoir emmenée une Dorcas blessée à l'infirmerie, je flâne jusqu'en Métamorphose, fredonnant à moi-même. Je sais que ce n'est pas intentionnel de sa part, mais elle m'a vraiment requinqué avec son incident et je ne me sens plus aussi épuisée. Je souris même à un couple de première année qui s'arrête et me regarde bouche bée quand je bouge mes doigts dans leur direction et je rigole. Quand j'arrive dans le couloir de Métamorphose, je vois Lily regarder Severus Rogue qui est en train de parler rapidement et d'une voix basse, faisant des gestes un peu frénétique. Quand ses yeux se baissent sur le côté et qu'il sort sa baguette, je sors la mienne en marchant, sentant un nouveau frisson.
Mes amies sont trop gentilles parce que même en ayant leur problème, elles me distraient des miens.
Rogue n'a pas parlé à Lily depuis qu'elle a mis fin à leur amitié après l'incident des BUSES, mais je sais qu'il va saisir l'occasion d'essayer encore cette année. Il est obsédé par elle.
« Tes doigts te démangent Servillus ? » Je dis en dirigeant ma tête vers ses doigts figés sur sa baguette et pointant la mienne sur ses pieds. « Tu veux avoir les pieds qui te démangent aussi ? »
« Kate, » dit Lily d'une voix fatiguée et je baisse ma baguette, regardant de haut en bas le Serpentard graisseux. Il découvre ses dents maintenant et ses mains forment des poings sur les côtés. Il veut probablement me faire mal – je souhaiterais qu'il essaie, je suis déjà tellement frustrée, j'ai besoin de me défouler. Un bon Tarantallegra va sûrement me mettre de meilleure humeur.
« Donc, » il dit finalement, détournant son regard de moi pour Lily. « Rien n'a changé. »
« Non, » dit fermement Lily en secouant sa tête.
Il hoche sèchement la tête et s'en va, ses bras s'animant et ses robes voletant autour de lui comme une chauve-souris bizarre. Je fais la moue et pointe ma baguette ailleurs en regardant Lily, qui elle, observe toujours le mur opposé comme si Rogue était toujours là.
« Ça va ? » je demande, poussant un peu son bras.
« Ça va. Tu n'avais pas besoin de le menacer de lui lancer un sort. » Elle soupire, fermant ses yeux et penchant un peu sa tête en arrière.
« Ne t'inquiètes pas, » je dis, tapotant son dos. « Je le voulais. »
Elle pouffe et quand ses yeux s'ouvrent ils ne sont plus vitreux. Je lui souris, elle acquiesce et nous rentrons dans la classe bras-dessus, bras-dessous.
Etonnamment, les Maraudeurs sont déjà là, même si le cours ne commence pas avant cinq minutes. Ils regardent tous Lily et moi nous diriger vers le bureau qu'elle partage en général avec Dorcas et je sens leurs yeux fixés sur ma nuque.
« Ils vont probablement utiliser leur sort pour nous espionner, » je murmure et Lily soupire, observant par-dessus son épaule. Ils regardent toujours et je vois les sourcils de James se froncer d'inquiétude. Sirius est le seul qui semble désintéressé, il ne croise même pas mes yeux quand son regard passe de Lily au reste de la pièce. Peter jette un coup d'œil à James, et Remus nous envoie un sourire de sympathie. On ne peut pas dire à qui il était destiné, mais Lily pousse un soupir et murmure le mot 'Assurdiato' en pointant discrètement sa baguette dans leur direction.
« Ils ne pourront rien entendre maintenant, » elle dit et pour confirmer ses dires, James semble soudainement frustré, et met un doigt dans son oreille en le bougeant.
« C'est un des siens ? » je demande en me retournant.
« Oui. »
Elle semble ne plus vouloir en parler et je suis heureuse de rester tranquille aussi. Après tout, peu importe comment elle se sent, je ne suis pas très sûr que c'est comparable à la pointe dans ma poitrine que j'ai ressentis quand les yeux de Sirius sont passés comme si je n'étais pas là.
J'ai une nouvelle heure de libre après le déjeuner alors que les autres sont en Potion et maintenant que je ne peux, à l'évidence, plus passer de temps avec Sirius ou Peter, qui ont aussi abandonné la matière, j'erre dans les couloirs sans but, cherchant quelque chose à faire. J'arrive au couloir de Défense contre les Forces du Mal et je pense que je pourrais ici, foncer dans un Epouvantard ou dans autre chose qui pourrait me procurer un après-midi amusant et distrayant. Je sais qu'on est sensé combattre un Epouvantard avec l'aide de quelqu'un, mais je trouve qu'il est étonnamment facile de s'en débarrasser parce que j'ai l'habitude de rire quand je suis nerveuse ou dans une situation inappropriée. Je jette des coups d'œil au hasard dans les alcôves et les recoins quand j'entends des rires d'enthousiasme venant de la classe du Professeur Prewett.
Je regarde par la fenêtre et vois les Cinquièmes Années de Gryffondor glousser à ce qu'il dit – il est un professeur hilarant, une grande évolution par apport à l'horrible vieux monsieur que nous avons eu l'an dernier, et qui était tellement méchant qu'il a une fois fait pleurer Peter. Professeur Gideon Prewett, par contre, est jeune, assez beau et tient toujours sa classe à carreau. James et Sirius l'idolâtrent et je ne suis pas mieux. J'étais totalement dévastée quand il nous a informé qu'il ne restait que pour un an – j'espérais avec ferveur qu'il serait celui qui briserait la malédiction sur le poste de Professeur de DFCM.
Quand il me voit à travers la glace, je rougis et lui fait un pathétique signe de main, après quoi, je m'empresse de bouger. Agh, qu'est-ce qui ne va pas avec moi ? La prochaine fois, je suis sûr que je vais commencer à bégayer.
« Katherine ? »
Je m'arrête sur mon chemin parce-que franchement, qui ne voudrait pas s'arrêter pour un drôle, super talentueux et appréciable professeur, qui prononce votre prénom en entier comme une caresse ? Tristement quand je me retourne, il ne semble pas sur le point de confesser son immortel amour pour moi, mais il a ses sourcils froncés de confusion.
« Tu ne devrais pas être dans ta classe, ou rouler des pelles à ton petit-ami, ou quelque chose comme ça ? » il dit avec un petit sourire moqueur.
Bon, j'ai déjà dit qu'il est jeune. J'aurais sûrement du ajouter 'un tantinet inapproprié' dans sa description mais ça ne me fait seulement que l'aimer plus, et le coup de cœur est déjà un tout petit peu malsain.
« Aucun des deux dans la prochaine minute Professeur, » il sourit et me fait signe de m'approcher.
En me sentant très bizarre et mal à l'aise, je marche, gênée, jusque dans sa classe remplie et il ferme la porte derrière moi. Les Cinquièmes Années m'observent simplement et je leurs retourne leurs regards avant de finalement leurs faire une grimace et un signe de main. Quelques garçons rigolent et je me sens un peu plus à l'aise.
« Une raison pour m'avoir fait passer les portes de votre club de BUSES, monsieur ? » je demande.
« Oui, je rappelais juste les Epouvantards à mes Cinquièmes Années et je t'ai vu bouche bée, alors j'ai pensé que tu pourrais m'assister pour une démonstration ? » Sourit le Professeur Prewett.
« Vous n'êtes pas sur de vos capacités, hé ? » Je dis avec un hochement de tête complice. Je suis tellement contente de m'être baladée et d'avoir regardée à travers la fenêtre ce qu'il se passait, et cette classe m'encourage immensément.
Prewett rit encore et je me tourne vers les étudiants qui nous regardent. « Pour ceux d'entre vous qui ne la connaissent pas, c'est Katherine Hopkrik de Sixième Année. »
Je fais une révérence et remarque que Lizzy me fixe de la première rangée avec de larges yeux. Oh merde – je viens juste de me souvenir que je l'ai appelé « La Marmonneuse » au sommet de ma puissance vocale, juste la soirée précédente. Elle ne m'apprécie sûrement pas trop.
« Katherine, quand elle le veut bien, est une des étudiantes les plus douées de son année. »
« Les mots clés étant – 'quand je le veux bien', » je dis, heureuse de détourner le regard d'une Lizzy nerveuse, et me sentant heureuse du compliment. Je sais bien que je suis bonne dans cette matière, mais je déteste écrire les rédactions. Aussi, le problème à être bonne en Défense c'est que les gens attendent de toi qu'on fasse quelque chose de noble comme devenir un Aurore ou quelque chose comme ça. Et aussi honteux que ça l'est, le seul truc que je veux faire après l'école c'est suivre les Goules partout, et peut-être ouvrir un pub.
« Donc, même si je pense que la classe sera capable de se débarrasser d'un Epouvantard ensemble, je pense que ça pourrait être drôle pour eux de voir une étudiante plus âgée en affronter un en premier, » continue Prewett en dirigeant sa tête vers moi. Il y a quelques chuchotements maintenant – une fille rondelette à côté de Lizzy semble irritée, et quelques garçons dont je ne connais pas le nom semblent impressionnés.
« Vas-y Kate ! On sait que tu meures d'envie de te la péter ! » Dit Emmeline, récoltant quelques gloussements et rires idiots. Je roule des yeux mais lui sourit.
« Donc Kate ? » demande le Professeur Prewett avec un sourire. « Tu veux bien aider ? »
Je fronce les sourcils. Je me demande s'il sait comment Légimencer et savait donc que j'étais dans ce couloir à la recherche d'un Epouvantard. Son sourire me dit qu'il connait ma réponse avant que je ne la dise.
« Deux questions, » je dis, levant un doigt. « Premièrement – pourquoi vous affichez deux Epouvantards ? Deux dans une salle de classe, honnêtement Monsieur, quel est le but ? »
Plus de rire. Je retiens un sourire. Merci Merlin que le stupide Sirius ne soit pas dans les alentours – je n'ai jamais été le centre d'attention.
« Des raisons purement éducatives, je vous l'assure, » réplique le Professeur avant de me faire un signe de tête.
« Deuxièmement – je dois toujours faire la rédaction pour demain ? »
Je pense que l'un des garçons tombe d'admiration. Ou il fait ce qu'un garçon fait en équivalence d'une fille quand elle tombe d'admiration. Je lui rends un regard bizarre et il a un mouvement de recul.
Prewett roule des yeux. « Si tu travailles bien, je t'excuserai du devoir. »
« Alors lâchez la bête, » je dis, remontant mes manches, et levant ma baguette, prête. En coin d'œil, je vois les Cinquièmes Années se lever d'anticipation, et je ne peux pas retenir un sourire. Cette journée est vraiment faite pour moi.
Professeur Prewett traverse la pièce jusqu'à la large armoire près de la fenêtre et me hoche la tête en ouvrant la porte rouillée. On peut entendre une mouche voler quand la porte arrête de craquer en s'ouvrant, et rien de visible n'émerge tout de suite. J'entends quelqu'un haleter et je me remémore rapidement le dernier Epouvantard que j'ai eu en face de moi. Je n'ai encore jamais vu le Spectre de la mort mais j'ai récemment développé une petite peur d'eux, quand j'ai réalisé que Mafalda me rappelle l'un d'entre eux. Je n'ai qu'à penser à changer sa voix pour celle de Remus et moi qui chantons faux une chanson des Goules.
Mais ensuite, il sort de l'armoire. Sirius, aussi géniale que toujours avec son sourire addictif sur ses lèvres, sort avec ses mains dans ses poches, un peu honteux. Je fronce les sourcils et j'entends encore quelqu'un haleter. Ce n'est pas un Epouvantard habituel. Je m'éclaircis la gorge et jette un coup d'œil au Professeur Prewett qui est aussi confus que tout le monde.
« Je ne sais pas pourquoi c'est ça, » je dis. « Je trouve ce fanfaron irritant, pas effrayant. »
Et puis avant que quiconque n'ai pu rire à ma blague, trois personnes de plus sortent de l'armoire, rougissants et donnant l'impression d'être frustrés. Leurs vêtements sont froissés et leurs lèvres gonflés. Je sens mon cœur s'emballer mais je ne sais toujours pas pourquoi. Si je ne voyais pas en ce moment même Emmeline et Lizzy assises sur leurs chaises dans le coin des yeux, j'aurais vraiment cru qu'elles étaient debout en face de moi en train de rejoindre une autre jolie, et vaguement familière, fille à côté de Sirius. Je la reconnais soudain, comme la fille qui a fait le commentaire inapproprié sur la batte. Et puis, tout à coup, elles sont toutes sur lui – l'entourant sur chaque parcelle de son corps – comme si elles étaient toute une partie d'un même corps, l'embrassant ou seulement moi suis sensée l'embrasser.
Je suis sûr qu'Emmeline et Lizzy doivent être embarrassées, mais ce n'est rien comparé à comment je me sens. C'est humiliant – mortifiant. Ça c'est ma plus grande peur ? Voir mon petit-ami me tromper ? Ça n'a aucun sens. Oui, sa drague m'énerve, mais je ne me suis jamais vraiment inquiétée qu'il me trompe, si ?
Et ensuite Sirius l'Epouvantard parle de sa voix rauque, sexy, et dit les seuls mots qui me font prendre conscience de pourquoi c'est mon Epouvantard aujourd'hui. Ce qui ne diminue pas l'humiliation.
« Tu ne suffis pas Kate – Pas assez pour retenir mon attention, » dit Sirius l'Epouvantard en passant sa main dans le dos des filles. « Pas assez jolie, cool, intéressante ou intelligente. Juste une bruyante et énervante fille qui essaie trop. »
Puis Mafalda sort de l'armoire aussi et Sirius lui lance un regard de séducteur.
Ma mâchoire tombe et même si je sais, je sais, que Lizzy et Emmeline sont assises et ne sont pas en train de rouler des pelles au visage de mon copain – je ressens un élan de colère ou d'inquiétude ou peut-être même de peur, passer à travers tout mon corps. Je suis paralysée – c'est la première fois qu'un Epouvantard me fait ça. Et agh – pour ça !
Professeur Prewett se tient face à moi et j'ai les larmes aux yeux à cause de l'improbable, absurde, ridicule scène qui me fige, et m'empêche de murmurer mon sort préféré au monde. En prenant de profondes inspirations, je remarque paresseusement que l'Epouvantard s'est transformé en Professeur Prewett et cri sur un homme qui lui ressemble à l'identique, mais qui a l'air mort. Ça ne lui prends qu'une seconde avant qu'il pointe sa baguette et dise « Riddiculus ! » et les yeux de Prewett mort s'ouvrent et il dit 'boo !' le faisant reculer mécaniquement à travers la pièce et trébucher sur un pot de fleur. La pièce éclate dans des rires nerveux et soudain Emmeline encourage, « Allez Kate ! »
Et ensuite un garçon dit, « Black ne fait pas peur ! »
J'acquiesce et fronce les sourcils au Professeur Prewett hors-jeu, et l'Epouvantard surpris et confus se change de nouveau en mon trop-beau petit-ami (sauf qu'il a les cheveux roux comme les deux Prewett) qui embrasse l'Epouvantard Lizzy et dit avec dédain, « tu ne suffiras jamais. »
En sentant ma respiration se bloquer une dernière fois, je lève ma baguette et dit fermement « Riddiculus ! » et soudain, Sirius est chauve comme les fesses d'un bébé et Lizzy devient grande et moche. J'éclate de rire quand la forme de l'Epouvantard de mon copain et de la Déesse du Quidditch crient d'horreur et de honte sous les rires tonitruants de la classe. Puis pouf, l'Epouvantard bouge et s'agite de murs en murs. Professeur Prewett lève sa baguette et l'Epouvantard retourne dans l'armoire alors que la salle explose en applaudissements.
Je fais une nouvelle révérence et souris à la tape dans le dos de Prewett avant que mes yeux fixent Lizzie. Elle semble, si possible, plus mortifiée que je sais que je l'étais quelques minutes plus tôt. Je ressens un horrible sentiment de culpabilité.
« Sans offense Lizzy, » je dis en haussant les épaules avec un demi-sourire, et je me sens mal quand la classe rit encore.
« Ok, ok je pense que tu as embarrassé assez de gens aujourd'hui, » dit le Professeur Prewett en me désignant la porte d'un mouvement de tête. « Tu peux faire vingt centimètres au lieu de trente pour ta rédaction. »
« Vous êtes vraiment cruel Professeur, » je dis, secouant ma tête quand il glousse et claque la porte.
Heureusement que le dernier cours de la journée est Histoire, que c'est calme et qu'il ne se passe rien. Remus et Peter sont trop loin pour me parler ou même me regarder bizarrement, et Dorcas a toujours des vertiges suite à l'accident de ce matin. Je suis capable de mettre mes problèmes de côté, pour lui dire très gentiment que ça n'a aucune importance qu'elle ait un mal de tête pour son examen parce que, vu qu'elle s'est faîtes taper par son livre d'Enchantement, il y a des risques que ce qu'elle savait soit juste partie. Elle ne trouve rien à répondre à ça, et laisse juste sa tête tomber sur la table en fermant les yeux. Je me retourne vers l'ennuyant Binns et l'observe en faisant comme si je l'écoutais alors que mes pensées retournent à l'Epouvantard. Je sens toujours mon estomac se tortiller ignoblement quand je pense à ça, et je n'arrive pas à le sortir de ma tête.
« Je retourne au Dortoir pour faire une sieste avant le dîner, » dit Dorcas quand nous quittons la classe d'Histoire. « Dis à Lily que je bosserais sur la rédaction avec elle après ok ? »
J'hoche la tête. « Je pourrais aider aussi – j'ai seulement vingt centimètres à faire. »
Elle fronce les sourcils et je grimace. Je n'ai pas l'intention de parler de l'Epouvantard a qui que ce soit – je suis sûr que ces stupides Cinquièmes Années répandrons la nouvelle partout avant que j'en ai le temps, de toute façon.
« Tu vies dans une autre monde, » dit Dorcas, en supposant évidemment que je crée mes propres règles. Je souris et lui lance un au revoir de la main, avant de retrouver mon air renfrogné et prête à gronder à travers les couloirs. Je cris sur le Première Année à qui j'ai souris ce matin et je prends un malin plaisir à le voir s'enfuir avant de soudainement, tomber sur d'autres visages familiers.
Lizzy, et la fille qui était assise à côté d'elle pendant la Défense, sont assises sur un banc dans le Hall d'Entrée à s'entrainer en invoquant des sorts. Aucune d'entre elles ne semble vraiment bonne à ça, parce que rien ne vole dans les alentours. Je prends une profonde inspiration et sans cérémonie, me dirige vers elles.
Les yeux de Lizzy s'agrandissent par surprise et son amie fronce les sourcils. Pourquoi son amie est tellement en colère contre moi de toute façon ? Elle connait la Légimencie aussi ? A-t-elle lu dans mon esprit quoi je l'ai traité de rondelette dans ma tête tout à l'heure ? Je ne le pensais pas comme une insulte. Ce serait plutôt que j'ai relié sa morphologie à la mienne plus qu'à la minceur de Lizzy, pas parce que je suis enrobée aussi – parce que je ne le suis pas – mais plus parce que ses seins semblent plus gros que les miens. Elle ne pense clairement pas que nous sommes apparentés de poitrine parce que ses yeux fixent Lizzie, protectifs.
« Hum… » Je dis mal à l'aise, espérant que ma stupide jupe d'école a des poches. C'est tellement injuste que les garçons puissent mettre leurs mains dans leurs poches, j'ai l'air honteuse et, à raison, désolé quand je dois sortir les mots.
« Salut Lizzy, » je continue avant de saluer son amie de la tête. Je ne veux pas l'offenser encore plus que je ne l'ai apparemment fais, en admettant que je ne connais pas son nom, alors je ne fais que lui sourire. Elle se renfrogne et regarde ailleurs. Amicale.
« Sa-Salut Kate, » dit Lizzy avec une petite voix.
« Encore désolé pour aujourd'hui, » je dis décontractée. « Je n'ai rien trouvé d'autre pour te rendre marante. »
La fille Amicale s'offusque et me lance un regard mauvais quand je souris.
« Adorable. »
Lizzy fronce les sourcils vers son amie et puis acquiesce. « Non… Heu, c'est bon. C'était heu – assez heu – drôle. »
J'ai l'envie furtive de la gifler. Un hum ou heu c'est bon, mais entre chaque mot, sérieusement ? Comment peut-elle être à Gryffondor quand elle n'est même pas assez courageuse pour arrêter de bégayer ? Comment Sirius peut la trouver attirante ? Je suppose que la pauvre fille est juste timide et vu que je suis pleine d'entrain, je l'ai probablement terrifié. Et l'expression horrifiée sur son visage ne me détrompe pas.
« Et je suis désolée pour hier aussi. Je n'aurais pas dû t'impliquer dans ma dispute avec Sirius. Ce n'était pas sympa de ma part, » j'hoche la tête, cherchant encore des poches pour fourrer mes mains. J'improvise et tourne une mèche de mes cheveux autour de mon doigt à la place.
Les joues de Lizzy se colorent un peu, et son amie amicale me regarde confusément maintenant.
« C'est bon, hum, vraiment, » dit Lizzy, lâchant une expiration tremblante. « Mais… heu, je pense que tu as tort. »
J'étudie son visage essayant de deviner ce que qu'elle veut dire. En vérité, je me rappelle à peine de ce que je viens de dire. « A propos de quoi ? Enfin, c'est pas pour être méchante, mais tu marmonnes un peu. »
« Pourquoi avoir été méchante alors ? » dit la fille amicale, et je fronce mes sourcils impressionnée. Alors, elle peut faire plus que lancer des regards mauvais.
« J'ai dit que je ne le pensais pas. »
Lizzy lance un regard à son amie et secoue sa tête encore. « Non, je veux dire au sujet de… hum, Sirius espérant que je le regarde. » Son visage à la couleur préférée de Dorcas maintenant – rose, si on se le demande – et elle approche une main pour se ronger les ongles avant qu'Amicale la tape.
J'hausse les épaules. « Bien, tu peux penser ça je suppose. Mais je le connais un peu mieux que toi. Il est attiré par toi. »
Maintenant son visage à la couleur des cheveux de Lily et je sens ma bouche tressauter d'amusement. Elle est plus facile à embarrasser que Remus !
« Je… Je ne pense pas. Nous nous sommes seulement parlé pour la première fois hier, » elle dit rapidement et je veux lui donner une tape dans le dos pour avoir été si éloquente.
Je lui souris d'une façon qui, j'espère, montre qu'elle n'y connait rien. « En tout cas, j'ai pensé que je devrais te dire qu'on sort toujours ensemble. »
Elle semble mortifiée maintenant et je hoche la tête.
« Donc… Si tu peux, » je me sens un peu embarrassée maintenant, mais ne le montre pas. « Ne pas flirter avec lui – tu me ferais une grande faveur. »
« Je – » elle semble avoir du mal à respirer et regarde désespérément son amie qui m'étudie avec méfiance.
« Elle ne flirt pas avec lui, elle peut à peine dire un mot autour de lui, » expose son amie et je vois Lizzy se renfrogner pour la première fois.
Ça me fait un peu l'aimer et je me sens soudain mal d'avoir mis la faute sur elle en premier. Ces deux-là sont incapables – elles ont à l'évidence, pas beaucoup d'expériences pour flirter avec des mecs populaires. Lizzie est encore plus innocente que Remus, et Sirius n'a aucun intérêt à flirter avec elle parce que, même si elle ne le reconnait pas, je sais qu'elle ressent déjà les effets donc, ça ne fera que la faire l'aimer plus. Et aussi, égoïstement, je ne veux pas que cela arrive parce que ça poserait problème pour moi – ce n'est pas son problème.
« Ouai, je suppose que le vrai problème c'est lui. »
Puis les deux sont calmes et je souris, regarde le plafond et essaie de siffler. Vu qu'elles ne disent rien et que j'échoue misérablement à faire ne serait-ce qu'un couinement, je rabaisse mon regard sur elles et hausse les épaules.
« Bien, à plus tard. »
Et je monte ensuite les escaliers deux à deux pour trouver Lily. Ca me prends seulement cinq minutes parce qu'elle foule le couloir très impatiemment et je cours, tête la première, dans elle. Elle semble vouloir hurler mais ensuite peut-être qu'elle remarque l'étrange fatigue sur mon visage, elle ferme la bouche et me sourit réconfortante. Une partie de moi veut éclater en larme mais l'autre partie me force à sourire en retour, et nous nous dirigeons vers la bibliothèque.
Une fois à notre table habituelle près du fond je sors mon cahier de Défense, et Lily me donne un coup de coude. Autant que j'aime Dorcas (malgré son impolitesse) c'est pour ça que Lily est ma meilleure amie – elle sait quand mon regard est différent et quand c'est important.
« Hé, tu ne m'as pas du tout encore parlé de la dispute avec Sirius ? »
Je soupire, me sentant épuisée. J'aurais souhaité qu'elle soit là en début de journée quand j'étais dans l'humeur de parler – tout de suite tout ce que je veux est arrêter de penser à lui, à l'Epouvantard, à Lizzy, à tout.
« Toujours la même chose, non ? » je dis mollement. « Il ne peut pas empêcher ses yeux de dériver et je ne peux pas m'empêcher de flipper. »
« Mais vous faîtes en sortes de tout arranger, non ? »
« Je ne sais pas Lil – parfois je pense que nous passons juste notre vie à essayer d'être tous les deux alors que tout ce qu'on veut c'est être séparé. C'est très confus. »
« Je pense que tu as vraiment besoin de lui dire à quel point la drague t'embête, » elle dit, attrapant ma main. « Tu blagues à ce sujet et ensuite tu exploses brutalement. Peut-être qu'il ne réalise pas. Dis-lui sérieusement combien ça te touche et pourquoi, peut-être qu'il arrêtera. Et s'il ne le fait pas, alors c'est une arrogante tête de connard qui ne te mérite pas de toute façon ! » Elle dit, ses yeux vert brillent, d'abord de sérieux et ensuite de ressentiment.
J'acquiesce. « Ouai. Peut-être que je le ferais. J'ai été un peu irrationnelle hier, je pense. J'étais juste énervée que Sarah Hobbs soit un désastre pour Remus. »
Lily pouffe soudain et presse son doigt sur ses lèvres. « Oh. Tu n'as pas vu. »
« Quoi ? »
« Elle lui a roulé des pelles comme si sa vie en dépendait pour le reste de la soirée. Il était épuisé quand elle a disparu dans son dortoir. »
Quoi ? Non ? Le premier baisé de Remus était avec McDanger ? Elle l'a juste embrassé parce qu'il était au milieu d'une bagarre – pas parce qu'elle l'apprécie vraiment. Argh. Je vais tuer Peter. En fait, je devrais prendre l'entière responsabilité pour l'avoir autorisé à être la Fille Numéro Un. Pourquoi j'ai fait confiance à Peter par-dessus-tout ? Oh putain, j'espère que Remus ne va pas se marier avec elle ! Elle aime les Bobards Chantés – je serais incapable de venir à leur mariage s'ils jouent leurs musiques.
« Oh, » je dis, pour couvrir mon désespoir. Je ne veux pas laisser voir que je suis déçue de ce développement – je sais exactement quel genre de regard tout le monde me lancerait si je disais que Sarah Hobbs n'est pas la bonne fille pour Remus, après tous les problèmes que j'ai eu pour, déjà, le persuader d'être d'accord avec le plan. Au moins, maintenant je peux concentrer mon énergie pour trier ce bordel au lieu des problèmes de ma propre vie.
Qu'est-ce que je devrais dire à Remus ? Que je l'ai vu embrasser quelqu'un d'autre ? Non, ce n'est pas si terrible et, même si McDanger est le genre de fille énervante et peu profonde qui me rend folle, ça n'est pas bien.
« Je dois prendre quelques livres de la Réserve – tu devrais remplir le tableau de Remus et nous pourrons ensuite travailler sur la Défense quand je reviens, » dit Lily, tapotant mon épaule avant de se diriger vers Madame Pince.
Je sors doucement le tableau de mon sac et regarde la colonne de Sarah – Dorcas m'a appris un bon sort pour que ça se remplisse en détail tout seul. La description de leur première rencontre, son apparence, sa personnalité, comment elle correspond à Remus – toutes les rangées sont remplies. Maintenant j'ai juste à lui donner une note. Je ne peux pas mettre zéro – pas quand il l'a déjà embrassé. Oh pourquoi l'a-t-il embrasser ? Pourquoi tout est putain de frustrant ces derniers temps ?
« Je mettrais 5… Bon, peut être que c'est bas. 6 ? 7 ? Est-ce que ça semble juste ? »
Je lève la tête et vois Remus examiner de près le tableau juste devant moi. Son col est levé mais je vois quelques bleus révélateurs sur son cou qui va bien avec celui de son œil.
« Salut Don Juan – est-ce qu'un Niffleur a trouvé de l'or dans ta gorge ? » je dis pointant les marques, incapable de cacher mon sourire.
Il rougit et lève son col complétement pour cacher les sucions et me hausse les épaules d'un air embarrassé.
« Et 5 est un peu bas pour ton premier baisé, Remus. »
« C'est supposé être si mouillé ? » il marmonne et je retiens un rire. Il est vraiment assez intelligent pour ne pas mentionner ça à ses idiots d'amis. Peut-être qu'il ne le sait pas, mais je préfère de loin écouter ses adorables problèmes de premiers baisés que penser aux miens.
« Bin, trop de langue n'est jamais bon. Mais ça dépends vraiment de la situation. Tu as aimé ? »
Ses joues sont cramoisies. « Je ne sais pas vraiment. Elle est très gentille et patiente avec moi parce que j'étais tellement pathétique et incapable… mais… »
« Mais elle est horrible à embrasser ? »
« Non ! » dit Remus, couvrant son visage. « Je ne sais pas. Je… Je ne pense pas être bien pour elle. Elle a eu l'air de m'apprécier seulement quand j'ai eu ça, » il ajoute, pointant son œil au beurre noir.
« Et elle a pensé qu'elle ferait mieux de te donner quelque chose dans ton cou qui pourrait s'harmoniser ? »
« Kate ! » dit Remus, laissant tomber son front sur la table.
Je passe une main dans ses cheveux et met un 5 sous le score de Sarah Hobbs avec une petite fioriture. Merci Merlin je n'aurai pas à lui mentir pour qu'il la laisse tomber. Sa tête se tourne sur le côté et il grimace.
« En fait, doit-on noter ? C'est tellement… vulgaire. »
Je souris et d'un mouvement rapide, fais disparaître la colonne. « C'est ta charte Remus – nous faisons comme tu veux. »
« Comment tu vas ? » il dit, levant sa tête sur ses mains en me regardant. « Sirius t'as trouvé ? »
Agh. Juste quand je commençais à penser qu'il était la personne la plus parfaite dans ce monde.
« Il me cherche ? »
Remus hausse les épaules et ouvre son sac, plaçant précautionneusement sa bouteille d'encre en face de lui, et la plume à sa droite. Finalement il sort son cahier de Défense et un morceau de parchemin. Je regarde, mon esprit se remémorant tous les événements de la journée et je me demande pourquoi, après avoir esquivé avec Lily, j'ai soudainement envie d'en parler avec Remus. Peut-être que c'est parce que Sirius est son ami – je recherche un regard intérieur pour savoir pourquoi il agit comme ça. Et même si c'est gentil de la part de Lily de dire qu'il ne me mérite pas s'il ne change pas, j'ai plus besoin… d'un partie neutre.
« Tu penses que j'ai sur réagis ? » je demande, jouant avec ma plume.
« Je ne l'ai pas vu la regarder, mais je pense que si tu te sens comme ça, c'est justifié que tu le lui aies dit, » il dit avec diplomatie. Même si je ne le regarde pas directement, je vois ses yeux se lever pour me fixer en se penchant sur son parchemin. Il semble inquiet.
« Pourquoi ça continue ? » je dis tristement après quelques minutes de silence. « Je ne suffis pas ? »
Il claque sa langue et fronce ses sourcils en m'évaluant. Il attend que je lève les yeux et je me sens soudain un peu plus modérée et stupide. Je ne formulerais jamais à voix haute ce genre de problème devant Sirius ou James… mais Remus, il est différent. Même s'il pense que je suis ridicule, il ne le dira jamais. Mon sentiment d'insécurité est bien gardé avec lui, juste comme les siens le sont avec moi. Parce que, je viens juste de réaliser, il n'a jamais admis avant aujourd'hui qu'il n'a jamais embrassé personne avant. Et je pense qu'il sait que je ne dirais jamais qu'il a admis sa nullité à embrasser, à quelqu'un d'autre.
Il me regarde toujours pensif, et je suis patiente en le regardant en retour. Remus choisit toujours ses mots avec attention.
« Bien sûr que tu l'es. Kate, tu es hilarante, et gentil et attentive et magnifique – tu es plus que suffisante. Tu es trop parfois – avec tous tes drames, » il dit avec un gentil sourire.
Je regarde la table en sentant mes oreilles devenir un peu chaudes. Je prends ma plume pour avoir quelque chose à faire et hausse les épaules, désinvolte.
« Magnifique, bah ! Comment par apport à Lily ou Dorcas ou Emmeline… ou Lizzy ou une au- »
Il se moque et me coupe. « Ne te compares pas aux autres. Ecoute, pour… heu, pour Sirius, tu es la plus belle fille dans le château. »
Je craque pour la première fois, plus déstabilisée par ce qu'il a dit, que par le fait qu'il ait répondu à la plupart des choses que j'ai dit. Mon estomac se tortille face au compliment.
« Ouai, mais dans combien de château a-t-il été ? »
Remus lève ses yeux au plafond et baisse son regard sur son cahier, m'ignorant. J'observe un moment quand il lit quelques passages. J'ai chaud sous mon col et je n'ai aucune idée de pourquoi je me sens si bizarre – basiquement, j'ai dit la même chose à Remus il y a quelques jours. Pourquoi entendre mes mots répétés à moi-même me fais me sentir étrange et nerveuse ?
« Je suis embarrassée maintenant, » je ris, ventilant mon visage avec ma main. Il lève son regard et pouffe de rire.
« Il n'a jamais vraiment dit ça, non ? » je demande.
Il mord le sommet de sa plume et je remarque que, à l'inverse de moi, il n'a pas besoin de s'enlever les plumes.
« Bin, peut-être pas exactement comme ça. »
« Ah oui. Qu'est-ce qu'il a vraiment dit ? 'Excellents nibards', je suppose – 'cul décent', peut-être. »
« Tu sais comment retourner la situation. Dis juste… nibards et cul et tu n'es plus la seule à être embarrassé, » il dit calmement, ses joues rougissantes.
Je rigole encore et ensuite soupire profondément en ignorant son embarras. « Tu vois ! C'est tout ce dont j'ai besoin – être rassurée, un peu d'affection ça n'a rien avoir avec s'embrasser. Pourquoi ne peut-il pas le voir ? »
Remus hausse les épaules et écrit quelque chose. Je vois qu'il est toujours un peu rouge – même le mot 'nibard' sortant de sa bouche l'a fait rougir comme un enfant. C'est tellement… charmant. J'espère qu'avoir une petite-amie n'enlèvera pas son innocence et sa modestie – ça me manquerait trop.
« Sirius est juste… je ne sais pas. Je pense qu'il ne réalise pas que ça t'énerve vraiment – il pense que c'est une blague et une sorte de jeu auquel vous jouez tous les deux, » il dit.
« Ouai, Lily a dit un truc comme ça aussi. »
« Parle-lui, » encourage Remus. « Il pourrait te surprendre. »
« Comme tu comprends bien, » je soupire. « Je parie que Sarah n'aura pas à te gérer en train de flirter avec d'autres filles. »
Il semble mal à l'aise. « Je ne pense pas lui demander de sortir avec moi, en fait. Je me sens mal de ça – mais je pense que je devrais ressentir plus pour quelqu'un avant de commencer quoique ce soit avec elle. Je n'aurais jamais dû l'embrasser déjà. Elle est vraiment gentille et jolie mais c'était presque impossible de parler, nous n'avons pas les mêmes intérêts. Elle aime les Bobards Chantés, par exemple. » Il fait un bruit de haut le cœur.
« Oh merci Merlin ! » je dis, posant mon front sur son épaule. « Elle n'est tellement pas pour toi. »
Il glousse et tapote ma tête avant de bouger. « Un conseil sur comment rompre gentiment ? Je ne veux pas l'offenser. »
« Tu demandes à la mauvaise personne, » je souffle, pensant de nouveau à Sirius.
N/A : Pfiiou c'était long. J'aime en fait vraiment écrire sur Remus – il est tellement différent de comment j'écris Sirius dans Bottle-Specs, c'est un bon challenge.
Merci d'avoir lu !
