N/A : Un nouveau chapitre parce que je vous adore et parce que je me sens plutôt bien par apport à la direction à prendre pour les chapitres suivants ! Merci de vos réponses les amies.
Chapitre Dix : J'ai un chéri bien appétissant
Le Samedi matin amène le, tant attendu, match de Quidditch entre Serdaigle et Gryffondor. Normalement, il ne devrait pas être tant attendu, parce que Serdaigle n'a pas été une menace depuis des années, et personne dans l'école entière ne prend autant le Quidditch au sérieux que James Potter, mais c'est différent cette fois. Depuis qu'Archie Davies est devenu le capitaine, les autres maisons ne voient plus les Serdaigle comme l'équipe qui a perdu contre Gryffondor de plus de 500 points l'an dernier – il la voit comme l'équipe qui a battu Gryffondor à plate couture durant notre Première Année, avant qu'aucun de mes amis ne rejoigne l'équipe.
Ça mérite d'en bailler, pour être honnête.
J'ai toujours trouvé très drôle comment personne dans l'équipe n'est capable de manger un matin de match. James tripote juste ses œufs dans son assiette et même Sirius ne fait que boire du café.
« Vous ne sentez pas des étourdissements, de voler l'estomac vide ? » je lui demande.
« Tais-toi Kate, » est sa réponse.
Je souffle et observe la table. Henry Spindle – un poursuiveur de Septième Année, observe ses toasts intacts et la gardienne de Deuxième Année – une petite fille que James appelle Caroline Maladroite, à l'air d'être sur le point d'éclater en pleur. J'ai dit à James d'arrêter de l'appeler Maladroite – peut être qu'elle est maladroite parce qu'on lui a donné ce surnom. Et puis, pourquoi il voudrait titiller sa propre gardienne comme ça ? Elle est juste petite ! Le confrère batteur de Sirius – Krish Kumar mange ses ongles au lieu de son porridge et Lizzy, oh chère Lizzy, semble véritablement verte. Seule Rolanda Lentenesse, l'Attrapeuse de Cinquième Année n'a pas l'air inquiète. Mais bon, selon Sirius, elle est comme son nom l'indique – lente.
C'est absolument absurde. C'est juste du Quidditch par Merlin. Tout le monde va y survivre quand ce sera terminé !
« Tu vas bien Potter ? » demande Lily à la surprise de tout le monde. Ils ne se sont rien dit depuis Halloween. James lève son regard, et oubliant momentanément qu'il ne mange pas, fourre quelques œufs dans sa bouche. Il s'étouffe et Remus lui tapote dans le dos jusqu'à qu'il puisse avaler.
« Heu, ouai – merci Evans. »
Je croise les yeux de Remus et nous avalons tous les deux avant de nous détourner l'un de l'autre, prenant d'énormes gorgées de nos thés.
Et puis, comme si Poudlard avait encore plus besoin de divertissement, un hibou blanc comme la neige avec les extrémités de ses ailes teintées de roses, se pose brusquement sur ma tête. Elle fait gonfler ses plumes et je passe ma main au-dessus de ma tête pour essayer de la faire descendre. Elle me hulule joyeusement et tapote de son bec mon bouton que j'ai caché sur mon front.
« Sérieux Morag ? Est-ce nécessaire de squatter ma tête ? » Je dis, détachant la lettre qui m'ait adressé et chassant l'oiseau ailleurs. Le stupide hibou de ma mère vole jusqu'à Mafalda, se posant poliment sur son épaule, et je me renfrogne.
« Pourquoi ses ailes sont roses, Kate ? » demande Dorcas avec intérêt.
« Ma mère aime expérimenter, » je dis, passant mes doigts sur mon front et baissant le regard sur mon tas de lettres. Bien sûr ! Je n'ai pas remarqué qu'entre le dernier numéro de MSE et une large enveloppe de ma Tante Mildred, qui est un peu sénile et m'envoie à l'occasion des lettres d'amour, il y a : Une Beuglante. Encore une putain de fois.
Je laisse sortir une petite plainte quand elle commence à fumer devant moi, débattant si je devrais plutôt m'enfuir ou juste rire quand ça m'explosera en pleine tête. Je n'ai de toute façon même pas le temps de choisir, parce que soudainement, l'habituelle profonde et gentille voix de mon père, mais aussi parfois terrifiante, emplit la Grande Salle.
« KATHERINE ANN HOPKIRK. COMBIEN DE FOIS NOUS ALLONS DEVOIR EN ENTENDRE PARLER ? ENCORE UNE RETENUE – POUR AVOIR LANCER SUR UNE INNOCENTE ETUDIANTE UN SORTAVEC DES PUSTULES ? PROFESSEUR SLUGHORN ETAIT-LUI-MEME JUSTE A COTES – MAFALDA A COMPLETEMENT HONTE – JE N'AI JAMAIS ETE AUSSI DECU DE TOI, DE TOUTE MA VIE ! JE NE T'AI PAS EDUQUE POUR AVOIR RECOURS A LA VIOLENCE. TU VAS T'EXCUSER A CETTE FILLE A L'INSTANT, OU TU NE REVIENDRAS PAS A POUDLARD APRES NOËL ! »
Ensuite, elle explose, sa bouche ressort une autre enveloppe (une normale, blanche cette fois) et la Salle reste calme. Je souris narquoisement à certaines personnes qui éclatent de rire – Sirius et James sont les plus bruyants – et je soupire.
« Bin si ça peut te rassurer – Sarah Hobbs n'est pas au petit-déjeuner. Elle devait se faire enlever ses bandages – tu n'as pas besoin d'aller t'excuser tout de suite, » dit Lily en me tapant le bras pour me réconforter.
« Ah, oui – quelle petite victoire, » je gémis, déchirant la seconde lettre. C'est de ma mère cette fois.
« Kate,
J'ai essayé d'arrêter ton père – vraiment. Le nombre de Beuglante qu'il ta déjà envoyé cette année devient hors de contrôle. Je lui ai dit qu'il pouvait juste t'envoyer une lettre normale de réprimande, mais il n'en avait pas. Alors ça c'est de moi – réprimande, réprimande, réprimande.
Mais mise à part tout ce sérieux, laisse-moi te demander une chose – est-ce qu'elle l'a mérité ? Si oui – alors je dirais seulement 'Utilise les mots, ma chérie' et si non – bin… ton père à l'air d'avoir pris soin de te gronder, alors je ne pense pas avoir besoin d'en rajouter. Essai juste d'être un petit peu plus sensible, ok ?
Je dirais aussi, essaie de ne pas encore avoir des ennuis avec le Professeur Slughorn. Ton père l'a invité à diner maintenant, et tu sais à quel point je déteste cuisiner.
J'espère que tu travailles dur : le Professeur Prewett nous a envoyé une lettre en disant que tu excelles en DFCM. As-tu plus pensé à devenir Auror, chérie ? Avec ça, tu auras une excuse pour lancer des sorts aux gens à droite et à gauche.
Je t'aime – sois sympa avec Maffie ! Dis bonjour à Sirius et aux filles.
-Maman »
« Ta mère est tellement drôle. Je l'aime, » dit Sirius en lisant par-dessus mon épaule et il pouffe de rire.
« Et maintenant tu sais de qui je tiens, » je souris.
« Pas sûr que ton incroyable modestie vienne de là, » remarque Remus.
Godric. Le Quidditch est tellement ennuyant. Ça doit jouer depuis trois heures déjà et l'équipe est encore au niveau. La seule chose intéressante et pas des moindre, c'était quand Caroline Maladroite a été à la hauteur de son surnom en glissant de son balais à travers un anneau, et s'est accrochée à un de ses poteaux de but jusqu'à que Sirius et Krish viennent l'aider. Je suppose que c'est ce que James voulait dire par Maladroite – mais c'est seulement quand le Souaffle n'est pas là – probablement la seule raison de James la garder en tant que Gardienne.
Pour faire pire, le reste de mes stupides amis ont l'air de penser que le soleil brille de chaque orifice des joueurs. Ils applaudissent frénétiquement quand n'importe quoi arrive, et Lily sort même plusieurs soupirs quand Archie fait quelque chose de bien. Les autres lui donnent des regards un peu froid quand ça se passe, mais je l'ai assuré que ça n'avait pas d'importance – personne ne se souviendra de quoi que ce soit de ce match avant la fin de la journée.
« Est-ce que vous avez au moins arrangé les derniers détails pour la fête ? » je gémis quand Remus et Peter s'asseyent, après avoir crié à l'abus à l'Attrapeur de Serdaigle pour avoir bousculé Rolanda.
« Oh… quoi ? Bin, ouai, » Remus dit distraitement. « James et Sirius ont fait tout un stock de bierreaubeurre et de Whiskey-Pur-Feu. »
« Et vous avez réglé la sono ? Je ne pourrais absolument pas supporter de devoir écouter Celestina ou Artemis Proctor ce soir, » je dis en jouant avec mon écharpe.
Remus hausse les épaules. « J'ai bien évidemment tous les cds des Goules et quelques-uns des Magyars Rugissants, mais les mecs m'ont fait promettre de faire tourner de la variété que tout le monde aime. Hélas ça inclut Celestina et puis – tu sais que Proctor est le préféré de Sirius.
« Agh, » je gémis. « J'essaie d'oublier. »
Soudain, tout le monde autour de moi rugit de jubilation et je me lève ennuyée.
« Ouai, allez l'équipe, allez, » je dis faiblement en observant James passer le Souaffle à travers un but et fais un tour de la victoire, son bras élevé au-dessus de sa tête.
« C'est quoi le score ? » demande Dorcas, rongeant ses ongles.
« Gryffondor mène de dix, » répond Peter.
Lily laisse échapper un petit cri quand Archie Davies marque un but pour Serdaigle et vole vers nous, lui envoyant un victorieux sourire. Quand elle rougit, Dorcas la bouscule tellement fort qu'elle tombe sur moi.
« Pardon ! » S'excuse Lily. « Je ne voulais pas applaudir aussi fort ! »
« J'aurais aussi applaudi à ce sourire – Merlin, il est assez appétissant Lily, » je dis.
Remus fronce les sourcils et soudain, Sirius est juste en face de nous, tapant fort le Cognard au milieu du jeu. Il regarde au-dessus de son épaule et me fait un clin d'œil et je me souris à moi-même.
« Mais quand même, » je souris. « J'ai un chéri bien appétissant moi-même. »
« Beurk, » dit Remus avant que lui et Peter ne sautent sur leurs pieds.
« Allez Rolanda, Allez ! » ils chantent et ça m'inquiète, tout le monde autour de nous commencent à les rejoindre. C'est tellement étrange. Je regarde le Terrain et vois que Rolanda vole vraiment très vite longeant le sol avec l'Attrapeur de Serdaigle sur les talons. Archie braille contre lui et je fronce les sourcils, pensant que j'ai peut-être parlé trop vite en disant qu'il était séduisant. Au moins, James a un cri viril. Puis, Rolanda attrape le vif d'or et tout le monde autour de moi crie et hurle, et Dorcas très étonnamment m'entoure de ses bras alors que Lily est à côté d'elle, et nous nous mettons, incommodément, à sauter en cercle. Quand j'arrive à me libérer, mes deux folles amies commencent à chanter une de ces ridicules chansons de Quidditch, alors je me tourne vers Remus. Il sourit, comme le reste des dingues, mais heureusement, ne semble pas ressentir le besoin de me faire un câlin.
« Bien Kate, au moins tu as ta fête ! »
Je souris pour moi-même. Et nous pouvons passer à l'ère de la Fille numéro Deux.
Remus et Peter s'empressent de se diriger vers la Salle Commune pour tout préparer pour la fête, mais Dorcas veut attendre et féliciter James et Sirius, alors nous attendons près des Vestiaires. Le lointain bruit des désespérément irritantes chansons que Quidditch, se fait toujours entendre des gradins. Je peux même, actuellement, être empathique avec les Serdaigle – ils ont tous l'air énervé par l'hymne. Je me réjouis seulement quand Mafalda passe près de moi en boudant avec son amie, Edgar Bones, et pousse un soupir de défaite.
« Bien… au moins nous n'avons pas parié sur ça, » elle dit indifférente.
« Maman et Papa l'ont fait cependant – je devrais leur écrire pour que Maman puisse lui frotter la lettre sur le visage ! » je dis excitée.
« Ouai, je suis sûr que Papa va adorer ta lettre considérant la Beuglante que tu as eu ce matin, » dit ma sœur, roulant ses yeux à Edgar. « Tu as déjà présenté tes excuses à cette Quatrième Année ? »
« A la fête d'après match, je promets, » je dis, croisant mes doigts derrière mon dos.
Elle étudie intensément mon visage. « Je devrais demander à Marlene de vérifier pour moi. »
Mon visage s'assombrit mais ensuite elle rit, et elle et Edgar prennent la direction de l'école.
« Ils arrivent ! » dit Dorcas quand l'équipe de Quidditch émerge des Vestiaires en chahutant. James est à la tête, tapant dans le dos de Caroline Maladroite en disant, « je ne te traiterais plus jamais de Maladroite, Caroline. »
« Félicitation ! » dit Dorcas, plaçant ses bras très étrangement autour du cou de James. Il a l'air un peu surpris et ajuste ses lunettes sur son nez avant de rire, et de lui rendre l'étreinte.
« Merci Dor – c'était putain de serré à la fin ! Je devais gérer Davies, il a rassemblé une équipe plutôt décente cette année. »
Lily s'est figée à côté de moi, essayant de pincer ma main mais elle me fait mal, alors je m'éloigne d'elle.
« Oui, oui – bien joué, James. Mais je dois te parler de quelque chose de vraiment important, » je dis urgemment.
Il sourit toujours et hurle des trucs aux membres de l'équipe. Dorcas a toujours, très étrangement, son bras autour de ses épaules et le sien est autour de sa taille, mais il finit par me retourner un regard confus.
« Vraiment ? Quoi ? »
« La fête – Remus a dit que toi et Sirius vous insistez pour Artemis Proctor, mais je ne serai pas capable de rester si c'est cette merde qui tourne ! »
James rigole et finalement lui et Dorcas s'éloignent l'un de l'autre. Il regarde par-dessus son épaule et appelle Sirius.
« Oye Patmol ! Kate nous menace de ne pas venir à la fête à cause de tes préférences musicales ! »
Comme c'est impoli de sa part de ne pas prendre mes soucis au sérieux. Lui et Dorcas sont exactement pareils – pas étonnant qu'ils ne puissent pas garder leurs mains loin de l'autre.
Sirius est en vue maintenant et ce qui m'énerve extrêmement, c'est qu'il parle avec animation à Lizzy. Elle rougit et rigole mais ils ne se touchent pas, alors je garde ma langue. Inspire. Expire.
« Bin, j'ai essayé de dire à Remus de ne pas jouer ces trucs de Goules, mais il a insisté, alors j'en ai pris mon avantage Kate, » dit un Sirius souriant.
Je lui tire la langue et me retourne vers Lizzy, qui reste plantée là comme si elle se sent très gênée d'être inclue dans notre groupe. D'habitude, elle rentre à peine dans le cercle. C'est drôle, quand on pense qu'elle était totalement à l'aise avec mon petit-ami quelques secondes plus tôt.
« Bien joué Liz ! » Disent Lily et Dorcas.
« N'est-elle pas impressionnante ? » s'exclame James, passant son bras autour d'elle pour l'approcher de lui. Elle devient rouge brillant, mais rigole.
« Lâche-moi James ! »
Quoi ?
Qui est cette fille ?
La Lizzy que je connais n'aurait pas réussi à faire une phrase entière, et encore moins répondre à James Potter !
« J'étais certain que tu étais finie quand Milton t'as cogné, » dit Sirius en lui tapant dans le dos. « Mais tu as tenu et a égalisé le score – c'était… une pure beauté. »
Lizzy rigole, roule des yeux et maintenant, je suis profondément choquée. Elle roule ses yeux à Sirius Black ? Quand s'est-elle ressaisit ?
« Bien, je dois, hum, trouver Dilys. Je vous vois plus tard, » elle dit en marmonnant finalement. Je laisse sortir un soupir de soulagement – au moins l'Imperium est hors de cause. Elle me regarde à travers ses cheveux qui se battent contre le vent puis s'en va.
« Merlin Kate, tu ne peux pas être un peu gentille ? » dit Sirius, passant son bras autour de mes épaules quand nous nous dirigeons vers le château.
« Quoi ? » je m'exclame. « Je souriais, non ? »
« Non, tu fronçais ton nez comme si elle sentait mauvais, » dit Dorcas, d'une façon charmante. Comptez sur Dorcas pour toujours prendre ma défense.
« Oh… bin, je me demandais juste quand elle est devenu si éloquente ! »
Sirius et James échangent un regard avant d'éclater de rire et je n'arrive pas à savoir pourquoi. Enfin, je sais que je suis assez drôle – mais ce n'est vraiment pas ce que j'ai fait de mieux.
« Hum, » Lily dit minutieusement. « Je vous vois tous dans la Salle Commune dans un petit moment. »
« Tu ne viens pas avec nous ? » demande Dorcas et je veux lui taper sur la tête. Archie Davies est clairement en train de l'attendre et le pauvre mec à l'air misérable. Lily sort presque avec lui – à l'évidence elle va tenter de le réconforter un peu.
James et Sirius regardent dans la même direction que Lily, et le visage de James s'assombrit. Les yeux de Sirius passent de son ami puis à Lily qu'il regarde froidement, sa bouche formant une ligne stricte. C'est affreusement mélodramatique.
« Ouai Evans, va consoler Dodo, je suis sûr qu'il en a besoin, » dit James hors de lui, et il se retourne.
« Oh, va rouler une pelle à ton balais, Potter ! » Rétorque Lily, et elle part dans de grandes foulées.
« C'est une fille tellement gentille et adorable, » remarque Sirius et je lui donne un coup de coude.
« Je suis vraiment étonnée d'elle, » murmure Dorcas quand nous passons les portes du château. « Elle ne comprend pas à quel point c'est sérieux le Quidditch. »
James à l'air choqué.
« Je sais ! » il s'exclame en étreignant Dorcas d'un bras. « Je savais qu'il y avait une raison pour que je t'aime, Meadowes. »
Et le visage de Dorcas prit la couleur de son pull préféré – si je dois te le rappeler, rose.
A dix heures, je fais la tête. Tout le monde danse à la fête, agit comme des ivrognes, et je suis forcée d'écouter les gazouillements sans aucun sens de Celestina Moldubec. Quelqu'un a même eu l'audace de demander à ce que la même horrible chanson soit passée deux fois. Remus s'assoit à côté de moi sur le canapé, ayant l'air aussi désabusé que moi et tripote sa pile de cd.
« Encore juste deux de ces merdes, et tout le monde sera assez bourré pour ne pas remarquer que nous passons les Goules, » il m'assure et je m'esclaffe.
« Tu promets ? » je demande, il acquiesce.
« Promis. »
Nous faisons trinquer nos verres de Whiskey-Pur-Feu et nous les descendons en une gorgée. Quand Peter marche près de nous avec deux verres, je l'ai fait s'échapper de ses mains pour venir à moi, et en passe un à Remus en prenant une gorgée dans l'autre.
« Ils étaient pour Jenny et moi ! » se plaint Peter.
« Aw Peter, mais je suis tellement bien installée ici, » je dis en boudant.
Il me jette un regard noir à moi, et ensuite à un Remus qui pouffe de rire, avant de ronchonner et retourner à la table des rafraichissements pour récupérer une nouvelle tournée de verres.
Je soupire et bois mon Whiskey-Pur-Feu, mes yeux fixant sans interruption un groupe de glousseurs quelques pas plus loin.
Il y a une autre raison pour laquelle je fais la tête bien sûr – enfin, deux autres raisons. La première c'est que Sirius et James ont décidé de s'asseoir en cercle avec l'équipe pour jouer à un de ces jeux dingue d'alcool. Lizzy est d'un rouge étincelant, et je sais que ce n'est pas que l'alcool Sirius, d'une façon ou d'une autre, a fini par poser son bras autour de ses épaules.
« Tu sais, » me dis Remus avec un hochement de tête. « Parfois c'est juste un geste amicale. »
Je lui rends un regard. « Alors pourquoi, exactement, tu n'es pas assis là avec ton bras autour de moi ? »
Il m'ignore, boit une gorgée et nous nous retournons tous les deux vers la fête. Dorcas et Lily sont en train de faire une chorégraphie plutôt marrante au milieu de la piste de danse et plusieurs personnes regardent en frappant dans leur mains – mais je n'arrive pas du tout à comprendre comment quelqu'un peut danser sur du putain de Celestina Moldubec.
L'autre raison pour laquelle je fais la tête c'est Emmeline. Ma Supposée Fille numéro Deux n'est pas en vue. En fait, laisse-moi reformuler ça. Elle est visible partout, sauf à côté de Remus comme elle avait dit qu'elle le serait ! En ce moment, elle rejoint mes amies sur la piste de danse et les fait tourner toutes les deux, en faisant rire le groupe qui les regarde.
Remus pouffe à côté de moi. « Emmeline a l'air bourré. »
« Non, juste autant que nous. C'est juste sa façon naturelle de planer, » j'explique.
« Où est la tienne ? Tu ne passes pas en générale les fêtes à danser avec les autres ? » il demande.
« Je préfère la passer avec toi, » je dis indifférente.
Il ne répond pas, il passe juste la chanson pour faire taire la voix irritante d'Artemis Proctor. Sirius et James lèvent le regard comme deux chiens et Sirius sort, « Oh, remets là Lunard, j'adore cette chanson ! »
Et du coup Remus soupire, la remets, et nous grimaçons tous les deux.
« Viens et danse, splendide fille, » dit Sirius, étirant sa main vers moi.
« Sur cette merde ? Pas moyen » je dis, secouant ma tête.
Il gémit. « Ne sois pas si snob ! Viens danser avec moi. »
Je le regarde, ses yeux sont vitreux et brillants à cause de l'alcool, et je soupire. Il ne m'a jamais dit que j'étais splendide auparavant – c'est juste ce qu'il faut pour me décider. Je descends ce qu'il reste de mon verre, et le laisse sur la table à côté du verre vide de Remus.
« Remus, ne garde pas ça contre moi, » je dis, je me lève et prends la main de Sirius.
« Je t'achèterai leur prochain album pour Noël, » rit Remus quand Sirius m'emmène sur la piste de danse. Il prend ma main dans la sienne, et avec l'autre, enroule ma taille et nous commençons à onduler sur cette chanson mi- rythmé, désastreuse et peu originale.
« Tu apprécies la fête ? » il demande, se penchant pour déposer un bisou sur mes lèvres.
« Je l'aimerais plus si la musique était meilleure, » je dis, souriant malgré moi et pinçant affectueusement sa joue. Ah, c'est une danse qui nécessite juste de bouger un peu les bras et les épaules – rien qui n'ai besoin de se tordre les genoux.
« Hey ! Emmeline parle avec Remus, » il s'exclame d'une voix basse, je nous fais tourner pour que je puisse être face au canapé et voir Remus par-dessus l'épaule de Sirius.
Victoire ! Emmeline a finalement arrêté de tourner en rond comme une barge et parle vivement à Remus maintenant, qui lui sourit en retour.
« Est-ce que c'est de toi ? » demande Sirius en nous faisant tourner pour que je ne puisse plus espionner.
« Bin, j'ai peut-être pu le suggérer. J'espère que Remus ne l'a pas deviné – il est un peu devenu fou quand je lui ai parlé de passer à la Fille numéro Deux. »
Sirius soupire, posant son cou sur mon épaule. « Comment arrives-tu à continuer ça ? »
« Parce que, je veux qu'il trouve une fille sympa qui le rendra heureux, » je murmure, posant un léger bisou dans son cou.
Il expire profondément et ne dit rien d'autre. Quand la musique se termine, nous nous séparons et il me sourit. « Ok, va et met les Goules – tout le monde est déjà assez bourré. »
Je rayonne, plante un gros, énorme bisou sur sa bouche et me dirige vers le lecteur CD.
« Remus ! Nous pouvons mettre les Goules ! » je dis quand je le retrouve. Il lève son regard d'Emmeline et me sourit.
« Merlin, enfin ! »
« Les Goules ? » dit Emmeline, penchant sa tête sur le côté. « J'ai jamais entendu parler d'eux. »
« Je te pardonne, » je rigole quand Remus me passe le cd et que je le mets.
« Ecoute juste, c'est brillant, » promet Remus et Emmeline sourit.
« Alors, » elle dit à la première et géniale note de 'Tu L'Aime Toujours Même S'Il T'a Donné De L'Amortentia'. « Qu'en penses-tu Remus ? »
« A quel sujet ? » je demande et Emmeline me hausse un sourcil en me jetant un regard. Oups – peut-être que c'est un de ces moments d'intense flirt et je l'ai interrompu.
« Oh peu importe – j'ai vu Dorcas se noyer dans le bol de punch, a plus. »
Puis je me sauve, souhaitant désespérément pouvoir entendre le reste de la conversation.
Près du bol de punch (où Dorcas ne s'est hélas pas noyée,) je peux voir que Remus semble nerveux et Emmeline un peu amusée. Elle lui donne un petit coup de coude et tous les deux gloussent en buvant leur verre, sans se quitter des yeux.
« Oh pourquoi nous n'avons pas encore appris le sort pour espionner ? » je gémis.
« Tu as vu James quelque part ? » demande Dorcas, ses yeux fouillant frénétiquement la salle. Je la regarde, assez distraite pour arrêter de regarder Remus.
« Dor… hum, tu sais qu'il kiff Lily hein ? »
Elle devient aussi blanche qu'un fantôme et je me sens mal d'avoir mis ça sur la table. Je sais que ce n'est pas très juste – Dorcas à tous les droits d'apprécier James si elle le veut. Mais je ne veux pas qu'elle soit blessée malgré toutes mes blagues sur ça. James est fou de Lily depuis le début de notre Cinquième Année – et il ne montre aucun signe qu'il lâche l'affaire.
« Mais elle sort avec Archie, » murmure Dorcas.
« C'est vrai. »
« Je sais que je suis idiote, » elle dit en prenant une gorgée du punch. « Mais je ne peux rien y faire. »
Je lui tapote le dos. « Ça va aller – tu vas surmonter ça. »
« Pourquoi tu dis ça ? Tu ne penses pas qu'il puisse changer d'avis si quelqu'un d'autre lui montre de l'intérêt ? Personne n'a l'air de ne serait-ce que le considérer à cause de son obsession pour elle… mais si… »
Je secoue ma tête. « Dorcas, je suis vraiment désolée. Mais c'est une cause perdue. »
Elle mord sa lèvre et ignore ce que je dis. « Je me demande de quoi Emmeline et Remus parlent. Ils ont l'air plutôt intime. »
Sentant un pic d'irritation au fait qu'elle peut les voir, alors que je la regarde inquiète je me retourne pour voir que Remus a maintenant son bras sur le dossier derrière Emmeline, qu'elle est roulée en boule, son genou replié sous elle, lui faisant face. Elle parle toujours de quelque chose avec verve – ses mains bougeant frénétiquement en face d'elle. Remus a une sorte d'expression abruti en la regardant.
« Bien ça semble fonctionner, » dit Dorcas. « Je vais voir Lily et m'excuser pour lui avoir fait passer un mauvais moment à propos du Quidditch. Je me sens un peu coupable. »
Je décroche mes yeux d'Emmeline et hausse les épaules. « Je suis sûr qu'elle va te pardonner – vous faisiez le Saut de l'Hippogriffe il y a juste une demie heure. »
Dorcas ne fait que secouer sa tête et se précipite ailleurs quand je m'appuie contre la table pour continuer à regarder Remus et Emmeline. Son bras a un peu glissé et est maintenant posé sur ses épaules. Ha-ha Remus, un bras autour d'une épaule n'est jamais un geste amicale. La chose positive c'est qu'ils parlent et ne s'embrassent pas – je ne veux pas avoir à faire face à une nouvelle débâcle à la McDanger.
« Ça va ? » Sirius est soudain à mes côtés. Ses mains sont dans ses poches et il a un peu l'air bizarre. « James vient de se tirer avec Rolanda. »
« Heu – oh. Il doit avoir ses lunettes de Quidditch, » je dis. Emmeline fait virevolter ses cheveux, hochant frénétiquement la tête à quelque chose que dit Remus. Elle rigole, place sa main sur son genou, et je sens une bouffée d'inquiétude. Ne précipite pas les choses Em – met le gentiment à l'aise – il est fragile. Les deux semblent soudain surpris quand Lizzy tape dans le canapé et se précipite dans les escaliers du dortoir. Elle a l'air un peu malade – peut-être qu'elle a besoin de vomir. Emmeline dit quelque chose et Remus rit.
« Pourquoi tu les fixes ? Je pensais que tu étais contente, » dit Sirius, pas très distinctement.
« Je suis contente ! » je rétorque, me tournant vers lui. « Je regarde juste au cas où je dois contrôler les dégâts. »
Il a toujours ce froncement de sourcils sur son visage et je lui souris.
« Wo allez, Sirius – James va revenir avec toi demain matin. »
Il glousse et m'approche de lui. « Arrêtons de parler pour le reste de la soirée. »
« Ca, Monsieur, c'est extrêmement présomptueux ! »
Il soupire. « Embrasse-moi, Kate. »
N/A : J'ai laissé un minuscule indice sur ce qui va se passer dans le prochain chapitre, et c'est aussi un très subtil signe à Bottle-Specs – une quelconque idée de ce qui pourrait se passer ? ) Merci d'avoir lu !
