Allez hop, me revoilà avec une journée de retard.
J'ai eu un mal fou à trouver cette idée, vraiment. (Eh, voilà c'que ça fait de s'engager dans une Week sans même avoir réfléchi aux thèmes un peu avant, me direz-vous ! xD) Aussi, j'ai un peu l'impression d'avoir fait de l'OoC, vous m'en voyez désolé.
Ah, et merci merci merciii pour vos reviews. Vous êtes adorables bon sang. ;u;
Disclaimer : Les personnages et l'univers appartiennent à Hiro Mashima.
Genres : Drame, angst, et légère romance.
Rating : K+
Bonne lecture. :3
Faux-semblants
« L'apparence n'est rien ; c'est au fond du cœur qu'est la plaie. »
Euripide
« Fais-moi confiance. »
Bam. Coup de tonnerre dans le ventre d'Erza. Ça lui tord les entrailles – un peu – et ça résonne jusqu'à sa tête. Bam. Coup de feu dans sa poitrine. Ses doigts se resserrent sur son épée d'acier et de fer.
Bam.
Coup de foudre de dégout.
« Erza. Crois-moi… »
Il chuchote dans le cou de la guerrière. Un frisson parcourt son échine, elle se maudit.
« Vous ne me croyez pas assez forte ? »
Elle murmure dans l'oreille du roi. Son regard dévie, il se sent sourire.
« Je ne doute pas de mon plus puissant soldat. »
Elle grimace. Trop faible. Borné de mensonges. Imbécile.
Ça lui fout la gerbe. Lui et ses putains de convictions lui foutent la gerbe… Et cette odeur, aussi. Atroce, écœurante – une odeur de mort.
« Je te protègerai. »
Mensonges, mensonges, mensonges.
« Je te sauverai. »
Mensonges, mensonges, mensonges.
« Erza, je ne te laisserai pas mourir. »
Mensonges, mensonges, mensonges.
« Jamais. »
Ça pue le sang et la chair brulée. Ça pue la boue qui tâche ses cheveux rouges et le fer rouillé. Ça pue les mensonges et les paroles presque trop belles qu'on ne tient jamais. Ça pue la mort, et pas une once de vie.
« Je te le promets. »
Il chuchote, toujours.
Mais tout n'est que tromperie. Apparences trompeuses. Echo incessant de mensonges. Elle n'y a jamais cru, elle, à ses promesses irréelles.
Et pourtant, elle aurait aimé.
Ça lui aurait peut-être fait moins mal.
Elle sent Gerard se rapprocher d'elle et lui prendre la main. Et ça lui tord les entrailles, encore. Bam. Au final, il ne la sauvera pas, et elle non plus. Ils crèveront ici comme des chiens. Ils n'auront même pas le temps d'y penser que ça sera déjà fini.
De toute façon, il n'était qu'un roi bercé d'illusions. Qu'il crève. Qu'il crève. Qu'il crève avec moi.
Leurs doigts s'entremêlent, leurs sangs se mélangent.
« Ne pleure pas… » qu'il dit.
Erza ne pleure pas. Elle n'a jamais pleuré, de toute façon.
Elle se retourne dans les feuilles mortes et le regarde dans les yeux ; c'est lui qui pleure. Une, deux, trois larmes coulent le long de ses joues – mais pas plus. Il reste digne dans ses mensonges.
Et maintenant, elle grimace. Ça fait mal, putain.
« Erza… »
Il a du mal à parler.
Bam.
« … Je te sauverai. »
Elle a presque envie de rire tant il n'y a plus d'espoir, là. C'est fini, Gerard. Terminé. La partie est finie, et tu as perdu.
Bam. Comme une araignée qui tisse sa toile, la mort les entraine dans ses funestes filets de soie. Pris au piège, ils se débattent encore un peu. Rien qu'un peu, mais la rage de vivre qu'ils avaient auparavant a disparue. Ils n'ont plus aucune force. Ils sont à terre, et ne se relèveront plus. Jamais.
« Erza…
- Vous mentez. »
Il a toujours menti.
« Je ne t'ai jamais menti. »
Bam.
