Ew.

Je ne sais pas si c'est le début, la moitié ou la fin, mais y'a un truc qui cloche dans ce ficlet et j'arrive pas à trouver quoi. M'enfin, je suis enfin arrivée à écrire ce qui me trottait dans la tête, alors zut !

Ah, et oui, je n'ai pas écrit le thème « couronne » qui doit aller juste avant celui-là, parce que tout ce que j'essayais ne me plaisait pas (encore moins que tous les autres que j'ai posté, celui-ci compris… si si c'est possible 8D). Donc du coup, je saute ce thème parce qu'il est trop galère. :C

Disclaimer : Les personnages et l'univers appartiennent à Hiro Mashima.

Genre : Angst, romance.

Rating : Euh, on va rester sur du K+, au cas où.

Sur ce, pardonnez-moi pour la médiocrité de l'angst présent, et l'OoC sûrement aussi. :*


Remords


« La douleur est aussi nécessaire que la mort. »
Voltaire


Erza est un fantôme. Invisible.

Elle a les cheveux emmêlés, le visage souillé. Les ongles pleins de terres, comme un poignard planté dans le cœur.

Et elle est laide.

Elle est laide Erza, sa beauté est devenue transparente. Et il pleut. Et il pleut tout autour d'elle, et la pluie lui brouille la vue, et ses larmes se mêlent à celles du ciel orageux. Et elle se tient, indigne et brisée, devant lui.

« Erza, douce Erza… »

« Pardon, pardon… »

Murmures silencieux, mutismes violents – il fait froid et elle ne tremble pas, pourtant.

Immobile, elle a le cœur en bouilli et elle ferme les yeux.

« Tu es belle, Erza. »

Elle est laide. Parce qu'elle n'a plus cet éclat dans le regard, acide et piquant qu'il aimant tant regarder. Parce qu'elle n'a plus cette peau douce et frémissante qu'il aimait tant toucher. Parce qu'elle n'est plus la Erza qu'il aimait tant embrasser.

Elle est devenue laide – un fantôme ayant tout perdu. Sa gorge est nouée et son pouls s'accélère.

« Erza, je veux t'embrasser. »

« Non, non… »

Elle secoue la tête, ses cheveux sont collés contre sa nuque et sur son front.

Il pleut sur elle. Mais elle ne tremble toujours pas.

Forte, ardente et tenace ; elle était sa soldate la plus puissante. Elle avait déjà détruit des villes entières, décimé les armées les plus résistantes. Elle détruisait tout.

Et elle a tout détruit.

Tu ne sais donc faire que ça, Erza ? Détruire, détruire, détruire… Tu as même réussi à détruire le cœur de Gerard.

Sa bouche se crispe et elle sert les poings dans la terre mouillée. Elle est brisée, elle s'est détruite elle-même.

« Erza, je vais bien. »

« C'est faux. »

Tout est de ta faute. Ça a toujours été à cause de toi.

« Non… »

Tu l'as tué, Erza. C'est toi ! C'est toi qui as tué Gerard !

« Gerard est mort de maladie… »

Gerard est mort à cause de toi.

« C'est faux… »

Tu l'as tué, Erza.

« C'est faux ! »

Il fait nuit noir, il n'y a personne pour l'entendre.

Personne pour voir le fantôme disloqué qu'elle est devenue.

Pardon, pardon…

Gerard est mort et Erza se meurt. Elle a le cœur en miettes et la gorge en morceaux – et elle pleure et elle crie en écho.