Un jour en trainant sur l'ordinateur, je suis tombé une photo de Harry Potter et elle m'a inspiré cette histoire, je l'ai mise en image de profil pour ceux que ça intéresse. J'espère qu'elle va vous plaire et que vous laisserez un petit commentaire bon ou mauvais et surtout que l'histoire vous plaira ^^. Dans ce chapitre, il y a un petit cadeau pour Mood parce que sa review m'y a fait pensé et que j'ai trouvé cela comme une bonne idée :) Merci à tous ce qu'ils m'ont laissés des reviews, elles m'ont fait très plaisir. J'ai essayé de faire plus long mais j'ai évidemment mis plus de temps parce que j'ai commencé à bosser entre temps et que arrivant qu'à 19H chez moi, je n'ai que rarement trouvé le courage de vous écrire la suite ^^"
Il avait un cruel besoin d'action, il en avait rapidement parlé avec Nymph' ce matin mais elle n'était au courant de rien, elle ne vivait dans ce quartier que depuis ces treize ans lorsque sa mère a finalement réussi à se suicider. Harry était agité, il ne cessait de souffler et de changer de position. Hermione le foudroya du regard et il comprit le message et se calma en s'efforçant de revenir à ce qu'il faisait maintenant. Demain, il serait samedi et il aurait largement le temps de jouer le match et en même temps d'interroger ces amis sur Lily Evans. Oui, demain. Enfin, encore fallait-il qu'il persuade Hermione de venir.
- Non, Potter ! Il est hors de question que je vienne te regarder jouer un stupide match avec ces idiots ! La dernière fois que je les ai vu, ils m'ont jetés dans une poubelle je te rappelle !
- Le contexte était différent Mione ! Ils étaient jeunes !
- Ça remonte à deux semaines, Harry ! Quel espèce de maturité ont-ils pu prendre entre temps !
- Écoutes, ils m'ont jurés de ne plus recommencer, ils sont désolés.
- Faux ! Ça les amuse de me voir totalement paniqué lorsqu'ils me jettent dans cette poubelle ! Ça les excitent que je cris dans cette putain de poubelle !
- Arrêtes tu n'as pas eu le temps de paniquer la dernière fois, je t'en ai sorti immédiatement, tempéra Harry. Ils ne voulaient pas réellement te faire souffrir, ils sont juste immatures.
- Je n'irais pas, Harry !
- Allons Mione, ils m'ont dit qu'il ne le feraient plus, supplia Harry.
- J'ai dit non, Harry ! Vas-y toi avec tes marmots si tu veux mais je reste là !
- Mione, je ne peux pas sortir demain en sachant que tu vas rester enfermer toute la journée demain.
- Oh si ce n'est que ça pas de problème !
Hermione s'avança avec fureur jusqu'au téléphone et tapa un numéro. Harry essaya de lui faire reposer ce téléphone mais le regard noir qu'elle lui envoya l'incita à s'éloigner doucement. Le communication fut mise et la voix énervée d'Hermione parla :
- Hey salut ! Je peux venir chez toi demain ?
- …
- Parfait à 14H alors ! Quoi un problème ? Non tout va parfaitement bien !
- …
- Je ne suis pas énervée ! À demain, bise !
- Mione ?
- Voilà c'est réglé, je suis prise demain. Tu peux aller à ton stupide match de foot !
Harry faillit dire que c'était du basket mais il se reprit à temps, elle n'était manifestement pas d'humeur à ce qu'il le lui fasse remarquer. Elle partit faire la vaisselle en maugréant contre lui et ses stupides idées, ses stupides amis et ce stupide quartier remplis d'idiots. Harry préféra un repli stratégique et monta dans sa chambre, il était tard et les petits avaient déjà été mis au lit. Harry ne savait qui Hermione avait appelé mais elle devrait s'estimer heureuse que la personne ait accepté de répondre à vingt-trois heures. Certes, nous étions vendredi soir mais cela ne signifiait pas que ce soit une heure pour téléphoner à quelqu'un. Enfin, soupira-t-il finalement, ça ne le concernait plus, Hermione sortirait s'amuser avec dieu c'est qui mais elle ne restera pas à la maison à se morfondre seule sur le départ de ses parents comme elle avait tendance à le faire en ce moment. Hermione entra dans la chambre de mauvais poils et il trouva plus prudent de faire semblant de s'être endormit. Elle s'approcha de lui et marmonna dans sa barbe quelque chose comme quoi, il aurait au moins pu avoir l'intelligence de retirer ces lunettes avant de s'endormir.
Le lendemain matin, Hermione boudait encore et elle refusa de lui dire où elle allait. Ce n'était pas qu'elle était obligé de lui tout ce qu'elle faisait, ronchonna Harry mais elle pourrait quand même lui dire. Ce n'était pas comme s'il allait le raconter à tout le quartier ou qu'il était un maniaque d'ex-petit ami qui voulait connaître toute sa vie. Bon d'accord, il l'aurait sans doute répété à ses copains et ils auraient passé la nouvelle dans tout le quartier, c'est vrai qu'il était son ex et n'aimerait pas la voir avec un autre mec et okay, il avoue qu'il est un maniaque qui veut connaître toute sa vie, maintenant putain de conscience arrête de m'emmerde, hurla-t-il mentalement. Hermione jeta un regard à Harry en remarquant qu'il venait une fois encore d'entrer dans une boudonnerie dont il avait le secret. Les enfants ne tardèrent pas à arriver déjeuner et Isla demanda où était sa mère. Harry sortit de sa boudonnerie et annonça aux enfants qu'ils allaient au terrain de basket après manger et qu'ils y auraient d'autres enfants. Son neveu et sa nièce grommelèrent quelque chose qui ressemblait à s'y méprendre à « Tatie, garde-nous avec toi ». Hermione sourit mais elle refusa alors que Harry se mettait à danser la danse de la victoire.
Harry bondit la balle à la main et marqua un nouveau panier sous les cris des supporteurs, supporteurs qui se trouvaient être une quinzaines d'adolescents et six ou sept groupies venue pour baver devant des adolescents en sueurs. Il y a avait aussi une dizaine d'enfants jouant et chahutant juste à côté, tous des petits frères et sœurs que les joueurs ou supporteurs avait été obligé de se coltiner. L'équipe de Harry surmenait le match depuis le début de la partie mais en réalité, il serait plus vrai de dire qu'Harry surmenait le match. C'était un excellent joueur de basket et rien que par sa présence, cela jouait inévitablement dans la balance. Ils n'étaient tous que des amateurs après tout. Deux heures plus tard, sous le soleil du début de mai, les garçons s'arrêtèrent de jouer et le besoin de bouger de Harry s'était apaisé. Ils s'installèrent tous dans un coin du terrain pendant que des joueurs plus âgés prenaient leurs place. Au moins d'un moment, Johan lui demanda, railleur :
- Elle est pas venue ta copine, Harry ?
- On est plus ensemble, Jo mais non elle n'est pas venue, c'est peut-être étrange de sa part mais elle apprécie moyennement de finir systématiquement dans la poubelle.
Ses amis ricanèrent alors qu'il levait les yeux au ciel, c'est vrai que c'était marrant mais cela le devenait beaucoup moins quand c'était Hermione qu'ils jetaient dedans. Johan était en train de raconter que le petit Lord Potter n'était pas suffisamment travailleur et qu'il avait envoyé une vieille chouette pour le sermonner, Harry se rappela subitement de quelque chose qui l'avait hanté toute la journée d'hier :
- Dîtes, les mecs, vous connaissez une Lily Evans qui a vécu ici, il y a vingt ans.
- T'as des questions, toi vraiment ? Le regarda Johan.
- Je crois que c'était une amie de ma mère, pourquoi ? Répondit Kevin.
- C'est ma mère, affirma Harry.
- Oh, je ne sais pas grand chose sur elle mais si tu veux passes à la maison tout à l'heure, je suis sûr que ma mère sera heureuse de t'en parler. C'est une vraie pie ma mère, ajouta-t-il désespéré.
Toute la bande se mit à rire, c'était vrai qu'on faisait difficilement taire la pipelette qu'était sa mère. Elle n'arrêtait pas de parler allant parfois jusqu'à se répéter, la plupart du temps, il valait mieux l'éviter ou prévoir un rendez-vous pour arriver à se sauver des griffes de celle-ci. Harry sourit, il n'allait pas tarder à avoir des réponses.
Ou pas, la mère de Kevin n'avait pu lui en dire beaucoup sur sa mère, certes elles étaient bonnes copines mais Lily passait tout son temps à lire ou à travailler pour ne pas perdre sa bourse à Poudlard. Lorsqu'elle avait du temps libre, elle allait souvent le passer avec son meilleur ami. Il devrait d'ailleurs aller lui poser des questions sur sa mère à lui, il la connaissait beaucoup mieux que n'importe qui d'autres ici dans le quartier. Tout ce que savait la mère de Kevin, c'était qu'en effet, Lily tout comme sa sœur ainée d'ailleurs, avait trouvé les meilleurs moyens pour se tirer de ce quartier, la première a force de travail et la deuxième en épousant un homme aisé. Harry avait froncé les sourcils, sa mère n'avait-elle pas elle aussi épousé un homme riche, encore plus que ne l'était son oncle Vernon. Apparemment, on avait caché cette partie-là aux membres de ce quartier, personne d'ici n'avait été invité à son mariage et personne n'a jamais su ce qu'elle était advenu après son adhésion dans la meilleure université de médecine du pays. La mère de Kevin n'était même pas au courant qu'elle avait eu un fils ainsi Harry se retrouva à donner des nouvelles de sa tante et prétendit ne pas savoir grand chose sur sa mère. Si l'on s'était donné un travail monstre pour cacher ces détails aux habitants de Spinner'End, ce n'était pas pour rien et Harry ne comptait pas commettre l'erreur de tout gâcher. Il remercia la femme et parvient à se sauver en déclarant que les enfants étaient fatigués et qu'ils devaient rentrer.
Elle lui avait quand même parler du comportement de sa mère, c'était une douce adolescente mais au caractère de feu. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds et pour lui donner une échelle de valeur, elle lui avait raconté que l'on craignait bien plus ces colères que la pire de celles de Nymph', ce qui n'était pas peu dire. Elle était pourtant d'une extrême gentillesse et tout le monde dans le quartier l'aimait beaucoup, à l'exception de sa propre sœur. La querelle des sœurs Evans n'étaient un secret pour personne dans le quartier, tout le monde savait que Pétunia jalousait sa sœur qui avait tout pour elle, la beauté, l'intelligence, la popularité. Oh, Pétunia n'était pas moche et elle avait beaucoup d'amis mais la sœur ainée ne pouvait s'empêcher de trouver sa sœur meilleure qu'elle, ce n'était que la vérité d'ailleurs, ajouta la mère de Kevin. Enfant, c'était la copine idéale pour passer une excellente récréation parce qu'elle avait toujours une foule de jeux extra sortit tout droit de son imagination. Depuis toute jeune, elle avait déclaré que lorsqu'elle serait grande, elle quitterait ce quartier et qu'elle serait médecin. Pour une fille d'immigrés, c'était très optimiste de penser cela pourtant les rumeurs disaient qu'elle avait finalement réussit son rêve. Allongé dans son lit, il se demanda comment il allait trouver le courage d'aller voir son professeur de chimie pour lui dire « Hey Snape, tu m'avais pas dit que tu trainais avec ma mère ? On peut en parler, t'as pas cinq minutes à accorder à un mec de Spinner'End ». C'était pas crédible du tout et Snape allait le réduire en morceau.
Hermione prit son vélo et pédala jusqu'à beau quartier assez près de Poudlard. Elle entra dans le jardin et alla sonner à la porte, Ron Weasley ne tarda pas à ouvrir la porte et écarquilla les yeux de surprise, Hermione se retient de lever les yeux au ciel et lui demanda si Ginny était là. Celle-ci ne tarda pas à arriver, elle bouscula son frère et entraina Hermione jusqu'à sa chambre. La chambre de Ginny était immense, elle devait au moins faire le double du salon de son salon à elle et tout y était luxueux et soyeux, du lit rond jusqu'à la coiffeuse digne d'une reine. Ginny lui dit de se mettre à l'aise pendant qu'elle allait chercher à manger et des films à regarder sur son écran plasma. Elles passèrent la journée à rire en se moquant des acteurs ou en détaillant les corps parfaits d'autres. Elle passa une excellente après-midi, avec Ginny.
Hermione avait rencontré Ginny l'an passé alors qu'elle participait à un cours d'aide. C'était un cours où les ainés venaient et aidaient les années inférieurs avec leurs cours. Harry avait pensé que de proposer son aide en tant que tutrice l'aiderait à se détacher plus de lui et à prendre de l'assurance, il l'avait alors forcé à coup de cris et de supplice pour qu'elle accepte. Hermione avait fini par céder, lasse des disputes continus et puis cela ne lui prendrait que deux heures le samedi après-midi, ce n'était pas la mort après tout. Ginny avait alors treize ans et elle n'était nul en anglais et en français, ses notes étaient si bas dans ces matières que ces cours de soutien était le dernier espoir de l'enfant. Hermione avait été désigné par le Conseil des Tuteurs pour l'aider. Cela avait été un dur combat pour aider Ginny parce qu'en réalité ces notes si catastrophiques n'étaient pas du comme le remarqua aisément Hermione a un manque d'intelligence mais simplement un désir d'attirer l'attention de ses professeurs, de ses parents, de ses frères. Être la dernière de six frères, ce n'était pas déjà pas facile mais elle était la sage petite fille et sa mère avait beaucoup à faire avec ses autres frères turbulents, son père était très souvent absent pour des voyages d'affaires où il devait régler des conflits entre entreprise ou alors travaillait trop et ne rentrait que lorsque les enfants étaient déjà couchés. Ses frères étaient plus grand qu'elle et refusait souvent de la laisser participer à leur jeux. En fait, personne ne faisait réellement attention à elle.
Elle était tellement obnubilée par cette façon de voir les choses qu'elle ne remarquait jamais les petits attentions que sa mère avait pour elle, les nombreux baisers de son père pour s'endormir, toutes les fois où ses grands frères s'étaient battus pour la défendre. Passer du temps avec Hermione dont ses parents venaient de se tirer dans le Nord lui avait fait prendre conscience qu'elle avait réellement une famille en or. Certes sa mère n'avait pas le temps de s'occuper constamment d'elle mais cela n'empêchait pas sa mère de la réveiller le matin en la cajolant, de lui faire son petit déjeuner favori. Son père avait beaucoup de travail mais il s'arrangeait tout de même pour être toujours là pour tout les anniversaires de ses enfants. Quant à ses frères, c'était des mecs et la plupart était encore dans l'âge con. Ginny et Hermione avaient alors tissés une certaine amitié et même après que ses notes soient remontés et qu'Hermione ait abandonné le Tutorat, elles continuèrent de se voir.
Ce soir-là quand elle rentra à la maison, elle remarqua que Harry semblait de meilleure humeur bien que toujours un peu perturbé. La preuve étant qu'Isla était en train de tabasser son grand frère à coup de bâton gonflable et qu'Harry ne disait rien, pensant sans doute à autre chose. Ce fut donc Hermione qui se dépêcha de retirer son sac et d'enlever sa veste avant de se précipiter sur Isla. Elle lui retira le jouet des mains et commença à la sermonner alors que l'enfant hurlait à toute voix. Ce fut finalement ça qui réveilla Harry de ses pensées et il sourit en voyant la scène, il se leva et attrapa le bras de sa nièce, il la conduit de force jusqu'au coin du salon en l'informant qu'il s'agissait de sa punition et qu'elle n'avait pas intérêt de bouger de là. Il retourna ensuite s'assoir en ignorant Hermione, celle-ci en fut très contrariée et elle lui jeta un cousin dessus. Harry écarquilla les yeux et le lui renvoya, le jeune Teddy voyant une partie de coussin commencer ne perdit pas une minute et se lança lui aussi dans la bataille. Les rires ne tardèrent à exploser dans la maison accompagné de quelques suppliques pour qu'Harry autorise Isla à les rejoindre. Lorsque Nymph' rentra dans la maison, le repas n'avait pas été fait et elle tomba sur une véritable bataille rangée. Hermione se défendait pas mal mais elle était seule contre Teddy et Harry, Nymph' malgré sa fatigue naissante ne put résister à l'appel silencieux d'Hermione et se lança dans la bataille. Ce soir-là et pendant longtemps, les coussins volèrent dans le salon et les rires furent naturels.
Quand la bataille où Isla avait finalement été autorisé à rejoindre se termina, les ventres de chacun gargouillaient tellement que Nymph' décida que ce soir se serait pique-nique. Elle sortit rapidement du jambon, du saucisson et autre chose qui s'avalaient rapidement et ils mangèrent en vitesse avant que tout le monde aille se coucher. Harry chanta de nouveau les berceuses aux enfants et il retourna se coucher. Le lendemain en fin de mâtinée, Harry ouvrit les yeux pour trouver Hermione installé sur le bureau en train de travailler. Il fronça les sourcils où était les gosses, Hermione ne travaillait là que quand les enfants n'étaient pas là ou avec Nymph'. Il attendit de se réveiller un peu avant de lui demander, il détestait sa voix endormie. Hermione lui sourit et lui rappela :
- Ted est chez Milton et la petite Isla chez Lino, tu t'en souviens pas ?
- Ah si, enfin, peut être.
Hermione rit et retourna à ses cours parce qu'elle contrairement aux autres devait constamment avoir une moyenne supérieur à quinze pour conserver sa bourse. Harry déjeuna et commença lui aussi ses devoirs tout en râlant intérieurement parce qu'il devait les faire. Lorqu'Hermione lui jeta un regard noir, Harry s'aperçut qu'il parlait à haute voix, il fit alors un immense sourire à celle-ci avant de retourner à sa dissertation de littérature. Il savait que sans les enfants présents, Hermione passerait sa journée à travailler et retravailler ces leçons. Harry contrairement à elle termina rapidement ses devoirs et alla s'isoler à la cave où il était en train de confectionner une nouvelle commode à Nymph', la sienne venait justement de se casser. Être le seul homme de la famille et de ne pas avoir d'argent avait très tôt fait d'Harry un gamin débrouillard et manuel. Harry aimait bien cela, après tout, avoir la capacité de faire une commode avec de vieilles morceaux et quelques planches de bois, c'était toujours un atout de plus dans sa vie comme dirait Nymph'. Harry sourit, s'il devait toujours adopté le même point de vue que sa cousine, il ne verrait le monde que comme des atouts et des faiblesses avec lesquelles il fallait jongler, plus on avait d'atouts et plus on avait des chances de réussir dans la vie.
Lorsqu'Harry lui avait avoué qu'il parlait français, Nymph' avait accepté avec joie qu'il le lui apprenne parce que cela pouvait toujours lui servir dans sa vie professionnelle. Quand le jeune Harry de neuf ans avait commencé à s'intéresser aux travaux manuels, il avait demandé conseil aux autres mâles du squat sous le regard encourageant de Nymph'. Lorsqu'il avait commencé à s'intéresser à l'Allemand, Nymph' l'avait sans cesse poussé dans cette voie là. Quand il s'était découvert un talent particulier vers l'âge de douze ans pour le basket, elle avait froncé les sourcils tout en l'incitant à se donner au maximaux. Et bien d'autres choses, quoi que Harry est entreprit, sa cousine l'avait toujours soutenue et encouragé, cela avait souvent aidé Harry à aller au bout de ce qu'il entreprenait. En grandissant dans ce quartier, les enfants qui voulaient s'en sortir apprenaient très tôt que s'ils voulaient réellement sans sortir, il allait falloir qu'ils apprennent par eux-même une foule de chose. Dans ce quartier, si tu voulais t'en sortir, il fallait se battre, avoir quelque chose de meilleur que les autres à proposer. Nymph' l'avait enseigné très tôt à Harry mais bien qu'il la remercie car grâce à cela il était très débrouillard, Harry n'avait pas la même façon de voir le monde qu'elle.
Severus Snape était son professeur de chimie depuis deux ans, son entrée à Poudlard en fait mais cette sale chauve souris l'avait immédiatement pris en grippe. Il ne cessait de lui faire des remarques désagréables auxquelles généralement Harry ne pouvait s'empêcher de répondre. Harry n'était pas parfait, certes il essayait de faire au mieux de ce qu'il pouvait mais cela ne l'empêchait d'être vantard, crâneur et impulsive une grande partie du temps. Il avait toujours l'impression de connaître LA vérité et que donc quoi qu'il arrive c'était lui qui avait raison, or il s'apercevait souvent après coup, que c'était stupide parce qu'il n'y avait pas qu'une seule vérité, elle dépendait généralement de la vision des choses de chacun. Snape regarda son élève honnie qui s'était encore semble-t-il perdu dans ces pensées :
Et voilà notre vedette Potter qui juge mon cours indigne de son écoute !
Harry pour une fois retient son regard noir et la réplique qui lui brûla la langue. Il comptait le voir à la fin de l'heure, ce n'était donc pas le moment de le mettre en rogne. Exceptionnellement, il s'était assis au premier rang à côté d'Hermione, il fallait qu'il mette Snape de bonne humeur mais Harry constata qu'il aurait sans doute mieux valu qu'il ne vienne pas du tout en cours puisqu'ainsi Snape lui aurait alors mis une retenue et aurait été de bonne humeur. La cloche sonna enfin, Harry avait vaguement expliqué à Hermione, la veille ce qu'il allait faire et pourquoi il allait le faire. Celle-ci ne put s'empêcher de le mettre en garde, Snape n'était pas réputé pour être très bavard sur son passé et sa vie privée. Elle doutait sérieusement qu'il apprécie qu'Harry lui dévoile qu'il savait qu'il venait de Spinner's End. Harry haussa les épaules et s'approcha du bureau pendant que les autres sortaient rapidement de la salle. Il attendit que tout le monde soit partie mais avant qu'il ne puisse prendre la parole, Snape lui demandait déjà :
- Puis-je savoir ce que vous faîtes encore là, Monsieur Potter ?
- Professeur, savez-vous où je vis ? Demanda calmement Harry.
- Je n'en ai pas la moindre idée et votre petite vie choyée ne m'intéresse pas, Monsieur Potter, claqua la voix de Snape.
- Je vis à Spinner's End, répondit Harry en s'efforçant de rester calme. Savez-vos ce que j'y ai découvert, il y a peu ?
- Je vous ai dit que votre vie ne m'intéressait pas, répondit sourdement son professeur.
- L'on m'a apprit que ma mère y avait grandit, j'ai donc mené mon enquête et je n'ai pas mis longtemps à trouver quelqu'un qui l'avait connu, après tout c'est Spinner's End, conclut-il en jetant un regard entendu à Snape.
- Monsieur Potter puisqu'il me paraît évident que vous ne partirez pas avant d'avoir terminé, je vous prierez d'en venir au fait.
- Bien, professeur, j'ai appris que ma mère avait un meilleur ami qui trainait toujours avec elle. Vous. Je voudrais savoir si vous accepteriez de me parler de ma mère ?
- Il en hors de question ! Je ne viens pas de ce quartier pourrit ! Et je ne connais pas votre mère !
- Vous mentez ! Répliqua Harry.
- Potter baissez d'un ton ! Je ne suis pas votre pote, je suis votre professeur ! Sortez de cette classe et cessez d'y dire des bêtises.
- Il est hors de question que je me taise ! Vous l'avez connu ! Vous étiez son ami comment pouvez-vous dire le contraire !
- Dehors !
Harry sortit et il était énervé. C'était la pause de midi, il marcha d'un pas furieux jusqu'au coin habituel. Un septième année lui rentra dedans et il commença à lui demander des excuses, Harry ne chercha pas midi à quatorze heures, le premier coup de poing partit, une douce chaleur s'insinua en lui et il donna un second coup. Alors qu'il allait en portait un troisième à l'adolescent à terre, Mr Lupin l'en empêcha :
- Monsieur Potter, arrêtez-vous immédiatement !
Harry lui lança un regard furieux, pas vraiment enclin à lui obéir mais le septième année profita de la diversion de son professeur pour se sauver. Harry se tourna alors complètement furieux contre son professeur et se mit à hurler :
- Mais vous pouvez pas vous occupez de votre cul pour une fois !
Sur ces mots, Harry s'éloigna en rogne, les mains dans les poches. Il fut plusieurs fois tenté de se défouler contre un mur mais immédiatement après il se rappelait que la dernière fois, il s'y était cassé la main. Quand il s'assit auprès de ses amis, tous remarquèrent sa colère mais aucun n'y fit allusion. Hermione avait déjà avertit Neville qu'Harry allait revenir énervé et qu'il valait mieux pour sa santé de corps qu'il ne le lui fasse pas remarquer. Le repas fut très tendu et en réalité, Harry pulvérisa plus son sandwich qu'il ne le mangea. Hermione s'empressa de manger et de se sauver en courant à la bibliothèque, prétextant un devoir incomplet à finir. Elle n'avait que trop encaissée les colères du jeune Potter pour ne pas avoir appris à les fuir. Quant à Neville, il se plongea dans un livre de botanique et s'efforça de ne plus prêter attention à Harry. Quand celui-ci se calma enfin, c'était la fin de la journée, il avait passé la journée à ronchonner et à se retenir de cogner sur le premier qui passe, surtout que le premier qui passait était souvent Neville.
Exceptionnellement, Nymph' rentra tôt ce soir-là. Elle savait qu'Harry aurait sans doute besoin d'elle. Il lui avait annoncé son idée de demander à Snape de lui parler de sa mère mais ça ne pouvait que mal finir. Sa cousine le consola à sa façon, elle lui conseilla de ne pas abandonner, elle le poussa à continuer, s'il voulait apprendre à connaître sa mère, il ne fallait pas qu'il laisse tomber aussi facilement. Il devait retourner voir son professeur jusqu'à ce qu'il accepte, voir de trouver une solution pour que son professeur accepte de lui en parler. Harry acquiesça, il devait trouver quelque chose pour faire craquer Snape et le pousser à répondre à ses questions. Après tout, il ne pensait demander grand chose, il voulait juste savoir quel genre de personne était réellement sa mère et ce n'était pas le peu d'information qu'il avait peu obtenir grâce à la mère de Kevin qui allait le satisfaire.
Harry se leva brusquement du fauteuil, se dégagea violemment de l'étreinte de sa cousine. Celle-ci sourit doucement en voyant son cousin se sauver en courant, il avait décidé de chercher une solution apparemment et en avait trouvé une. Son cousin était peut être difficile à cerner mais elle le connaissait si bien qu'elle pouvait presque deviner ce qu'il allait faire. Harry grimpa dans sa chambre à toute vitesse, Hermione, installé sur le bureau, sursauta lorsqu'il y entra bruyamment. Il ne fut même pas conscient qu'Hermione lui parlait, il se précipita vers la porte de son porte manteau, sous les nombreuses vestes de Harry et d'Hermione, se trouvait une bonne dizaine de cartons empilés pêle-mêle leur appartenant à part égale. Harry dégagea rapidement l'un des cartons installés tout à bas évidemment. Dans son état d'excitation, Harry n'était franchement pas prudent, il faillit se prendre tout les autres cartons sur la tête mais heureusement qu'Hermione les rattrapa maladroitement et les repoussa à leur place. Hermione se tourna vers son ex et lui annonça désespérée :
- Harry, si tu te calmais, cela te permettrait peut être de rester en vie plus longtemps, tu ne crois pas ?
- Désolé, Hermione mais il faut absolument que je fouille dans ces affaires, c'est important.
- Non, Harry, d'abord, tu vas te calmer et m'expliquer pourquoi tu m'empêches de réviser en t'agitant autant ?
Harry s'arrêta d'ouvrir le carton pour regarder Hermione un moment. Il grommela des excuses et soupira longuement pour se calmer. Après plusieurs inspirations, Harry fut assez calme pour que son besoin d'urgence disparaisse et que ses mains s'arrêtent de trembler. Hermione n'avait pas tort après tout, il n'y avait aucune urgence, il releva la tête vers celle-ci et commença à lui expliquer qu'il y a plusieurs années un homme, un ancien ami de ses parents était passé et avait remis à Nymph' deux cartons contenant plusieurs affaires de ses parents qu'on lui avait demandé de garder chez lui. Dans le premier carton, il y avait des tonnes d'affaires appartenant à son père pendant ses jeunes années et de nombreuses photos de la bande, il y en avait aussi quelques unes aussi du couple Potter/Evans avec le petit Harry.
Il y tenait énormément bien évidemment mais pour Harry le second carton lui était infiniment plus précieux, il contenait des affaires ayant appartenu à sa mère. Pour un enfant élevé dans le culte de son père, les souvenirs ayant appartenu à cette mère si mystérieuse était plus intéressant pour lui. Il faut comprendre expliqua-t-il à Hermione, qu'on lui avait souvent parlé de son père, comment il était, sa façon d'être, de rire, comment il s'occupait toujours d'amuser la petite fille qu'était Nymph', son courage. Nymphadora avait bien connu James puisqu'il était le meilleur ami de son cousin et qu'ils étaient toujours fourrés ensemble. Maugrey avait été le supérieur et le mentor de son père, il le connaissait donc bien quant à son Parrain, étant toujours fourré avec son père, il le connaissait sur le bout des doigts. Pourtant aucun d'entre eux ne connaissait réellement bien Lily, Nymph' n'était qu'une enfant à l'époque et elle ne l'a pas beaucoup rencontré. Maugrey avait peu connu sa mère, il l'avait décrit comme une personne douce et aimable mais avec un sacré caractère. Sirius lui avait un peu lui aussi parlé de sa mère lorsqu'il lui avait demandé mais son parrain en venait plus souvent à parler de James que de sa femme. C'était ainsi alors Harry attaché plus beaucoup d'importance aux souvenirs lui venant de sa mère parce que c'était le seul lien directe qu'il pouvait avoir avec elle.
Harry ouvrit la caisse lentement alors qu'Hermione s'était agenouillée aussi près de lui. Dans la boite, c'était un peu le bazar sans doute du à la précipitation d'Harry de le récupérer, il y avait deux ou trois cahiers rouges qui Harry l'en informa contenait des paroles de chansons que sa mère avait aimé, des poèmes connus et d'autres non, il y avait aussi par moment certaines de ses pensées. Il y avait aussi une bonne dizaine de cahiers verts que Harry lui désigna comme étant les cahiers à dessins de sa mère lorsqu'elle avait quinze ans. Quelques feuilles couvertes d'écriture de sa mère s'échappait d'une vieille chemise rose qu'Harry savait être pour avoir lu plusieurs fois des cours et des conférences auxquelles sa mère avait participé. Il y avait aussi un album de Lily enfant et Harry fronça les sourcils, il ne s'en souvenait plus mais il n'aurait eu cas regarder dedans pour découvrir que sa mère avait vécu ici. Il le sortit bien décider à le feuilleter avec une plus grande prudence et peut être y identifier Snape enfant. Cela était autant pour son information personnelle que pour au besoin faire chanter son professeur bien qu'Harry doute que celui-ci l'accepte sans sourciller. Il y avait aussi quelques jouets et babioles qu'elle avait oublié là-bas et jamais récupéré. Un vieux lapin abimé et décoloré qui fut un jour, Harry l'imaginait le doudou de sa mère. Il y avait une boite à bijoux rempli de bague et bracelet de pacotille et d'une très belle paire de boucle d'oreille en émeraude. Un miroir de poche écaillait par le temps, il y avait aussi deux vinyles, Stairway to heaven de Led Zepplin et Better days de Supertramp. Les préférés de sa mère sans doute.
Il souleva un classeur pour trouver une simple chemise noir qu'Harry prit. C'était là dedans qu'il y avait ce qu'il cherchait. Une bonne dizaine de lettre écrite par sa mère peu après sa naissance et qui était adressé à un homme, une personne qui apparemment manqué énormément à sa mère, un individu que son père clairement n'aimait pas. Harry avait longuement lu et relu ces lettres à une époque parce qu'elle parlait de lui, de l'amour de sa mère pour lui, de ce qu'elle faisait de sa vie perdu entre les regrets et la peine qu'éprouvaient sa mère à l'égard de cet inconnu. Un inconnu plus tant que ça mais Harry avait du mal à croire que l'homme décrit dans les lettres puissent être Severus Snape. Ce fut Hermione qui le ramena à la réalité en lui demandant ce que contenait de si précieux pour qu'il fasse un tel cirque pour le récupérer. Harry sourit et prit la lettre qui lui semblait le plus représentatif et Hermione la lut à haute voix :
Bonjour Sev,
Je ne sais pas pourquoi je t'écris encore une
énième lettre en cachette, une lettre que de
toute façon je ne t'enverrais pas. Je ne sais pas
peut être pas pourquoi mais cela date de la
naissance d'Harry, mon fils, j'aurais tellement
aimé que tu puisses le connaître, il y aurait eu
tellement de chose que j'aurais aimé que tu puisses
lui apprendre. James sera sans nul doute un excellent
père et ses amis de bons oncles mais ils sont tous
un foufou enfin tu les connais, ils risquent leur
vie tout le temps et ne sont pas toujours présents.
Je sais que tu as changé, nous avons tout les deux
changés mais jusqu'à présent, j'ai toujours pu compter
sur toi, même sur la fin tu ne m'as pas laissé dans
ma merde, je ne te remercierais d'ailleurs jamais
assez. Je sais bien que notre rupture était inévitable
mais je regrette réellement que nous nous y soyons
si mal pris. Je n'aurais sans doute pas le courage d'
envoyer cette lettre mais je regrette beaucoup de ne
plus faire partie de ta vie. Tu me manques, tu restes
quoiqu'il soit arrivé mon meilleur ami,
Lily.
Hermione termina la lettre en levant les yeux sur lui, Harry haussa les épaules. Il n'y avait rien à répondre à aucun moment dans les autres lettres sa mère n'écrivait clairement l'événement qu'ils les avaient séparés, elle insistait souvent sur le fait que désormais elle se rendait compte que cela avait été inévitable et qu'elle comprenait. Elle ne précisait jamais ce qui les avait séparé et elle ne précisait à aucun moment être venu de Spinner's End, ni le nom complet de l'homme. Harry réfléchit devait-il se servir de ces lettres pour inciter Snape à lui parler de sa mère. Ces lettres font clairement rapport que Lily avait voulu qu'ils se connaissent et que ce dernier puisse lui mettre du plomb dans la cervelle. Harry avait rarement peur de ses choix parce qu'il ne réfléchissait que rarement à une situation donnée, il avait un problème, il s'en occupait. Il n'y avait pas à réfléchit longtemps, c'était de l'instant tanné. Pourtant le jeune Potter avait parfaitement conscience que ce n'était pas ainsi qu'il s'en sortirait avec son professeur, l'homme était trop prévoyant pour se laisser piéger dans l'instant. Il lui faudrait du temps, alors il allait simplement faire ce qui lui semblait actuellement le plus logique, il allait décontenancer son professeur en ne réagissant pas comme celui s'y attend. Il tria les lettres et attrapa la première de toute les lettres et la glissa dans une enveloppe, il demanda à Nymph' d'écrire l'adresse de Snape et l'envoya dès le lendemain.
Harry se montra ensuite très assidue dans ses cours, surtout ceux de Snape et il ignora totalement toutes les remarques perfides de son professeur. Lorsque celui-ci lui demanda si c'était lui qui avait envoyé cette lettre, Harry s'était contenté de répondre – après avoir lu la lettre mise sous son nez – qu'il n'était pas une fille et n'était de tout évidence pas ami avec ce Sev. Il sortit ensuite de la salle, la semaine suivante, il envoya la deuxième lettre et il comptait bien poursuivre son manège sans jamais demander la moindre chose à son professeur, après tout ces lettres lui revenaient de droit. Il savait aussi parfaitement que s'il demandait une contrepartie, jamais son professeur ne céderait du terrain alors que s'il laissait faire la puissance des mots de sa mère,il y avait une infime chance pour qu'il parvienne à faire parler l'homme. En attendant, Harry allait devoir s'armer de patience, ce qui était pour lui une énorme effort à faire. La patience n'était vraiment pas une qualité qu'on pourrait attribuer au jeune garçon. Il ne lui restait qu'à espérer que ces efforts porteront leurs fruits, un étrange sentiment d'action brûlant en lui.
:) Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu :)
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