C'est en traînant sur mon ordi que je suis tombée sur cette photo d'Harry et ça m'a inspiré cette histoire.
Oula, je sais que ça fait des années que je n'ai pas publié et je m'en excuse, j'avais complètement délaissé cette histoire, je ne sais pas qu'il reste beaucoup de personne qui liront cette suite mais les idées étant revenus, je me suis dit qu'il fallait quand même vous poster la suite, pour m'excuser, je vous ai écrit un chapitre plus long que les précédents et je m'engage à vous écrire un nouveau chapitre pour le 19 Juillet.
Il sortit ensuite de la salle, la semaine suivante, il envoya la deuxième lettre et il comptait bien poursuivre son manège sans jamais demander la moindre chose à son professeur, après tout ces lettres lui revenaient de droit. Il savait aussi parfaitement que s'il demandait une contrepartie, jamais son professeur ne céderait du terrain alors que s'il laissait faire la puissance des mots de sa mère,il y avait une infime chance pour qu'il parvienne à faire parler l'homme. En attendant, Harry allait devoir s'armer de patience, ce qui était pour lui une énorme effort à faire. La patience n'était vraiment pas une qualité qu'on pourrait attribuer au jeune garçon. Il ne lui restait qu'à espérer que ces efforts porteront leurs fruits, un étrange sentiment d'action brûlant en lui.
La vie de Harry était temporairement en suspens, cela l'énervait tellement qu'il s'efforça de ne plus y penser et il s'installa avec Isla dans le salon, l'album photo de sa mère sur les genoux. Il commençait par une tendre photo de sa grand-mère maternelle dans un champs enlaçant avec l'amour d'une jeune mère, un petit poupon roux. Il expliqua en français à sa jeune nièce qu'il s'agissait de la photo de naissance de sa mère, sa toute première photo. Les images passèrent montrant l'enfant grandir peu à peu d'un bébé tout roux rondouillard s'affinait jusqu'à atteindre la date de la première rentrée scolaire de la fillette, elle avait ses cheveux nattés en deux tresses chaleureuses lui retombant jusqu'aux épaules, un sourire radieux mais pourtant un brin timide. Elle était sur le pas de la porte dans une petite salopette en jean, un sac à dos à la main. Les photos se suivirent et Harry remarqua qu'il y en avait très peu faite dans le quartier même, elles étaient en grande partie prise à la campagne ou en forêt, il y avait souvent sa tante Pétunia sur les clichés et quelque fois en de plus rare occasion, un petit garçon aux longs cheveux graisseux et aux vêtements noirs élimés. En y cherchant bien, Harry put y percevoir certains traits appartenant à son enseignant mais il avait bien du mal à imaginer que ce petit garçon chétif et peu sûr de lui soit devenu un homme aussi fier que Snape.
Les jours passèrent lentement jusqu'à ce que son parrain soit enfin autorisé à quitter l'hôpital, apparemment leur plan pour capturer le traître avait fonctionné. Bien évidemment, Sirius n'était encore pas officiellement acquitté mais la cour lui avait accordé le droit de séjourner hors de la prison, étant donné qu'il était maintenant évident que Sirius Black avait été victime d'une conspiration. C'était tout de même un héros de guerre, Harry avait pioché exceptionnellement dans les caisses de ses parents pour aménager une chambre dans le grenier sans que cela ne fasse trop taudis ou chambre de bagnard. Il ne fallait pas oublier que son parrain sortirait de prison où il avait vécu d'assez mauvais moments. La chambre en elle-même était assez sommaire, il avait fait un coup de ménage avec Hermione et Neville – celui n'avait pas pu aider longtemps, rattrapé par son allergie à la poussière – ensuite, il avait payé des ouvriers pour doubler les murs et il avait acheté du nouveau mobilier n'ayant manifestement plus le temps de faire dans la débrouille. Il avait aussi payé les ouvriers pour qu'il fasse une pièce séparé qui resterait le grenier et où la trappe pour y accéder se trouverait, question qu'ils ne doivent pas passer par la chambre de Sirius pour atteindre celui-ci. Pour des raisons pratiques, il fit aussi aménager une nouvelle salle de bain dans la cave, dans une nouvelle pièce à part bien évidemment. Ce n'était pas pure fantaisie qu'il le faisait mais alors qu'il était cinq personnes à vivre dans cette maison, l'accès à la salle de bain était souvent bloqué, ils étaient désormais six et il lui avait semblé préférable de procéder ainsi. Pour en revenir à la chambre de Sirius, elle était comme déjà dit précédemment plutôt sommaire, il n'y avait qu'un lit bon marché, une armoire ancienne, une commode et une table de chevet. Ce n'était pas glorieux mais c'était le mieux que pouvait faire Harry, il avait aussi peint les murs avec Neville pendant qu'Hermione faisait ses devoirs au milieu de la pièce. Les murs étaient désormais d'un beau bleu pâle, accompagné de quelques créatures magiques qu'Harry avait rajouté plus tard.
Ce dimanche matin, Harry et Nymph' allèrent chercher Sirius à l'hôpital bien que celle-ci ne s'était pas montré très ouverte à l'idée que Sirius vienne habiter à la maison, elle avait finalement accepté. Pourtant, elle n'était pas rassurée, elle avait une vague idée de ce qu'Azkaban et le retour a une liberté totale pouvait faire à un homme tel que son oncle. Pourtant, Harry avait raison, ils ne pouvaient pas laisser Sirius retourner en prison le temps qu'un nouveau procès débute simplement parce qu'il n'avait pas de maison pour l'abriter or le juge avait bien spécifié qu'il devait être hébergé. Lorsqu'ils arrivèrent à l'hôpital, Sirius était debout et semblait les attendre impatiemment. Il en sautilla presque quand Harry et Nymph' entrèrent dans la pièce. Celui-ci parcourut les derniers mètres qui les séparaient avec un immense sourire, Sirius attira son filleul dans une chaude étreinte. Il allait enfin être libre ! Le chemin du retour fut particulièrement heureux, Sirius ne semblait pas avoir changé et cela étonna la jeune femme mais elle ne dit rien, préférant garder ses réflexions pour elle-même. Toute la journée, ce fut la fête à la maison, personne ne fit ses devoirs, Hermione étant une personne très prévoyante avait pris sur elle de les terminer tous la veille, ce fut des rires et des sourires toute la journée.
Les semaines passèrent à une vitesse affolante pour Harry, il apprenait à connaître son parrain, devait envoyer progressivement toutes les lettres de sa mère en ignorant les regards suspicieux de son professeur et il avait apprit la raison pour laquelle il se sentait mal à l'aise en cours de littérature. Remus Lupin était un ami à son père, c'était pour cela qu'il savait exactement quand Harry partait dans ses rêveries, il avait apparemment le même visage que son père lorsqu'il faisait semblant de s'intéresser au cours. Remus Lupin était un type plutôt sympathique découvrit Harry, en ce moment, son professeur venait souvent chez lui pour pouvoir passer un peu de temps avec son ancien ami.
Ils avaient beaucoup de chose à rattraper et Harry aimait bien traîner dans leurs pattes, les deux hommes lui avaient clairement avoués dès le départ que Remus était séropositif au VIH. Sur le coup, Harry avait eu un mouvement de recul, ce n'était pas qu'il avait peur ou qu'il ait des préjugés sur cette maladie et les personnes qui la portaient en eux mais ce qui choqua Harry, c'est que son professeur avait un travail dans l'école la plus côtée du pays. L'adolescent en avait vu pas mal des séropositifs lorsque Nymph' et lui vivaient encore dans le squat', rue Churchill. Il se souvenait que beaucoup étaient là simplement parce qu'aucun employeurs ne souhaitait avoir un séropositif à proximité. En remontant encore plus loin dans ses souvenirs, Harry avait déjà vu du temps de son oncle et sa tante, tous les parents d'élèves faire le pied-de-grue devant l'école primaire pour empêcher le petit Lionel d'y être accepté. Le pauvre enfant était séropositif depuis la naissance et sa famille et lui venait juste de s'installer. Les parents de l'enfant avaient pourtant expliqué longuement dans une précédente rencontre qu'il n'y avait aucun risque pour les autres enfants. Même si Lionel venait à se blesser dans la cour, il n'y avait pas de risque de contamination, il faudrait pour ça que les deux enfants fassent un pacte du sang mais Lionel savait parfaitement ce qu'il avait et ce qu'il ne devait pas faire. Les parents d'élèves n'avaient pas cédés et le petit Lionel avait été mis dans une école privé des alentours. Ça avait gêné le jeune Harry puisque c'était le seul enfant de l'école qui lui adressait la parole puis il avait oublié.
Harry, Hermione et les petits entrèrent prudemment dans la maison, cela faisait plusieurs fois qu'ils rentraient et trouvaient Sirius dans un état d'alcoolémie important. Harry prenait donc sur lui de rentrer toujours le premier pour s'assurer que les enfants ne verraient pas de chose trop compromettante comme la semaine passée où ils avaient trouvés une compagne de Sirius à moitié nue dans le salon alors qu'il cuvait lui-même son alcool en caleçon un peu plus loin. Harry ne savait pas vraiment comment réagir face à cette altitude de son parrain. Ce n'était pas lui l'adulte, il devrait pas avoir à hurler sur son parrain de cesser ses conneries alors il laissait cette place à Nymph' lorsqu'elle rentrait et il se contentait de s'occuper de faire suffisamment décuver son parrain pour éviter le coma éthylique. Ce mercredi, il pénétra le premier dans le salon où il trouva Sirius, sans pantalon, effondré sur le fauteuil du salon, les bouteilles l'entourant de toute part. Harry soupira et se passa une main dans ses cheveux. Il allait vraiment falloir qu'il trouve une solution pour aider son parrain parce que ça ne pourrait pas éternellement continuer comme ça. Cela faisait deux mois qu'il vivait à la maison, il avait toujours interdiction de sortir tant que le procès pour le réhabiliter n'aurait pas commencé. Ça tuait son parrain cet enfermement. Harry fit demi-tour et en souriant aux enfants, il leur proposa :
- Ça vous va de goûter dans la cuisine aujourd'hui avec Hermione pendant que je vais aider Tonton a monté dans sa chambre.
Les deux enfants haussèrent les épaules. Ils se prêtèrent facilement à la situation, ce n'était pas comme s'ils ne commençaient pas à en avoir l'habitude. Teddy ne disait rien mais ça l'embêtait un peu que son parrain le prenne pour un bébé qui n'était pas capable de voir son oncle bourré. Il n'avait pas du tout conscience au fait qu'il n'avait que six ans et qu'en réalité, il n'était du tout en âge de voir des choses comme cela. Harry et Hermione ne devraient déjà même pas à avoir à supporter de tels choses alors un petit garçon de six ans. Harry prit son courage à deux mains et il entra dans le salon, il se saisit de la bouteille que son parrain tenait encore en main, à moitié ivre sur le fauteuil, le salon était dans un état déplorable. Nymph' adorait son cousin et elle savait qu'il avait besoin de leur aide, de leur soutien mais actuellement elle avait envie de l'étrangler. Elle faisait toujours attention à ne pas laisser de bouteille dans la maison mais il trouvait toujours un moyen d'en avoir quand même. Il se tuait la santé mais elle ne pouvait pas rester à la maison pour le surveiller et il ne pouvait pas encore sortir, Harry et Hermione devaient aller à l'école et Sirius se retrouvait donc seul toute la journée à la maison. Ce n'était pas bon pour lui, il ruminait du noir et revoyait ce qu'il aurait du faire pour empêcher la mort de son presque frère et de sa femme. Il revoyait encore le corps de Peter s'enfuir au loin après lui avoir enfoncé un poignard dans la jambe mais il l'avait eu maintenant, il l'avait eu, bordel ! Cela ne l'empêchait pas de ne se souvenir que des mauvais souvenirs, il avait très peu de bons souvenirs désormais et il cherchait par tout les moyens à faire disparaître ses problèmes.
Il ne s'y prenait absolument pas de la bonne manière, Harry soupira en soulevant son parrain difficilement et en l'aidant à monter à l'étage où il le laissa ensuite tombé sur son propre lit. Au moins dans cette chambre, Harry était sûr qu'il n'y avait pas d'alcool, Sirius grogna quelque chose mais Harry sur les nerfs se contenta de répondre sèchement qu'il avait intérêt à dessaouler d'ici ce soir s'il ne voulait pas que Nymph' lui perce les oreilles avec une perceuse murale pour lui apprendre les bonnes manières. Sirius se retourna de l'autre côté en hochant vaguement la tête et il n'entendit même pas la supplique d'Harry pour retrouver un autre parrain, celui qui arrivait à le faire rire malgré qu'il soit derrière les barreaux et pas celui à qui il devait tenir les cheveux pendant qu'il vomissait l'alcool qui avait avalé. Il redescendit les étages en vitesse et il rejoint le reste de la famille dans la cuisine, ils goûtèrent tout ensemble mais l'ambiance était moins à la fête que d'habitude, le mal-être de Sirius se répandait dans toute la maison touchant même les plus jeunes. Après le goûter, ils allèrent tous ranger le salon et jeter toutes les bouteilles vides dans la bonne poubelle – Hermione y tenait tout particulièrement – et les verres vides furent mit dans l'évier prêt à être lavé. Ce furent Teddy et Hermione qui s'y collèrent pendant qu'Harry passait un coup de serpillière, gêné plus qu'il n'était aidé par Isla. Et c'était ainsi quasiment tout les soirs depuis quelques temps, ils rentraient et il fallait nettoyer derrière Sirius, cela en devenait lassant mais personne ne se plaignait même les plus petits. Seul Nymph' comprenait ce qui se passait chez Sirius en ce moment et elle leur avait conseillé de le laisser dériver un moment. Aucun des quatre ne comprenaient mais Nymph' semblait être sûre de ce qu'elle avançait et ils obéissaient sagement. Ils sortaient nettement moins souvent pour ne pas laisser Sirius plus que nécessaire seul.
Le temps continua à couler ainsi, Harry se retenait d'hurler contre son parrain, ce n'était pas facile de voir une personne qu'on aimait aussi profondément se détruire de cette manière. La situation était dure à tenir pour lui en particulier parce que Severus, son professeur se montrait de plus en plus dur avec lui en totale opposition avec ce que sa mère ne cessait de lui demander. Il voulait qu'il arrête de jouer à ce jeu, l'envoi de ces lettres perturbaient énormément son professeur mais Harry si l'idée première était belle et bien de faire en sorte que le professeur accepte enfin de lui parler de sa mère, maintenant, Harry avait bien d'autres préoccupations, s'intéressait à sa mère et son histoire n'entrait plus dans ses priorités du moment, elle était morte après tout. Harry, dans sa petite vie, avait amassé un certain nombre de conviction qu'il essayait d'inculter aux petits et l'une d'elles était qu'il fallait toujours s'occuper des vivants en premier, les morts, eux, pouvaient se permettre d'attendre plus longtemps. Son parrain était actuellement dans une sacrée galère et sa mère, il l'aimait mais elle était morte depuis un moment, elle pouvait bien attendre encore un petit peu. En revanche, il avait continué d'envoyer les lettres à Severus, par principe, il ne pouvait pas arrêter au milieu en sachant que son professeur y verrait là, sa culpabilité mais aussi parce qu'après tout sa mère les avait écrite pour lui, c'était à son meilleur ami qu'elles étaient destinées, c'était normal qu'il les reçoive et obtienne ce dernier cadeau d'elle. Ce jour-là de nouveau, il se fit convoquer par son professeur Rogue qui enchaîna dès le dernier élève partis :
- Vous allez arrêter immédiatement ce petit manège, monsieur Potter, arrêtez de m'envoyer ces lettres !
- Monsieur, je me répète mais ce n'est pas moi qui vous les envois.
C'était concrètement la vérité, il ne les envoyait pas lui même, il timbrait la lettre puis il laissait Nymph' et son écriture de petite fille de bonne famille écrire l'adresse du professeur. C'était elle qui de nouveau postée les lettres en allant travailler, il ne mentait donc pas, il s'approcha du bureau et saisit rapidement l'une des lettres et la lut réellement, s'imprégna des mots de sa mère tout en restant d'apparence très détaché.
- Bon, ma mère vous a écrit des lettres qu'elle n'a jamais eu le courage de vous envoyer pour je ne sais quelle raison. Maintenant quelqu'un vous restitue ce qui n'est que vôtre, je ne vois pas où est le problème et encore moins pourquoi ça devrait être moi, l'odieux coupable qui vous transmet ces lettres.
- Je sais que c'est vous, Monsieur Potter ! Vous êtes son fils !
- Qui ne la jamais connu, trancha Harry, croyez-moi bien, professeur parce que je ne compte pas le répéter vingt ans. Si j'avais eu des lettres écrites par ma mère, je ne vous les aurais jamais envoyés parce que ces lettres auront beau avoir été écrites pour vous, ça reste quand même l'une de ses dernières paroles.
- Vous pouvez disposer, Potter.
Harry ne se fit pas prier et prit aussitôt la poudre d'escampette, il n'eut pas à aller bien loin Hermione et Neville l'avait attendu au détour du couloir voisin. Harry eut pourtant la surprise de les y voir en compagnie de Ron Weasley qui semblait avoir une conversation des plus passionnantes avec son amie. Harry se glissa derrière eux juste à temps pour entendre :
- Tu as fait un boulot sensationnel avec ma sœur, même ma mère ne trouve rien à redire sur ta méthode de travail et ça crois-le ou non mais c'est quasiment un miracle. Les jumeaux envisagent sérieusement de déclarer ce jour-là d'une pierre blanche et de ne point aller en cours ce jour-là. Ma mère a vite compris qu'ils essayaient juste de sécher quelques jours de plus.
- Ta sœur est vraiment une fille géniale, c'est elle qui a fait tout le travail moi, je le lui ai juste montré la méthode.
- Il n'empêche, ma mère voudrait te remercier en faisant un grand repas, un week-end, tu pourrais inviter ta famille, ça serait sympathique.
- On verra bien, se contenta de sourire Hermione.
- Bonjour les amis, s'exclama alors Harry.
Ils sursautèrent tout les trois, ne l'ayant pas vu approché. Ron Weasley fit un pas de recul pour s'éloigner à la fois d'Hermione et d'Harry, celui-ci n'était pas réputé pour être prêteur et en particulier avec la jeune fille. Hermione lança un regard noir à son ex et meilleur ami pour qu'il cesse de se comporter comme un chien lui pissant dessus pour marquer son territoire. Harry lui fit un grand sourire innocent et Ron Weasley se sentant soudainement de trop, s'en alla en conseillant à Hermione de réfléchir à la proposition. Harry se tourna alors vers Hermione en haussant un sourcil, la jeune fille lui frappa le bras et lui conseilla de s'occuper de son cul que cela changerait pour une fois. Neville éclata de rire pendant qu'Harry faisait semblant de se mettre en colère faisant rire Hermione à son tour. Hermione tourna et retourna dans sa tête plusieurs fois, l'idée qui était en train de germer dans son esprit. Le soir même après avoir été chercher les gamins et nettoyé les dégâts causés par Sirius, Hermione annonça qu'elle sortait mais elle ne dit pas à Harry où est-ce qu'elle allait. Harry soupira, ils avaient cassé il y a un moment maintenant, il allait vraiment falloir qu'il cesse de se montrer aussi possessif, c'est pour cela qu'il ne demanda pas où elle allait, hochant seulement la tête, préférant demander à son neveu ce qu'il avait à faire comme devoir.
Hermione fut d'ailleurs bien soulagée lorsqu'elle s'aperçut qu'Harry ne lui demandait pas ce qu'elle allait faire, elle n'était absolument pas sûre de ce qu'elle était en train de faire, elle ne voulait pas faire de faux espoirs à personne. C'est pour cela qu'elle partit voir Nymph', elle savait toujours ce qu'il fallait faire, ce qui était possible de faire et ce qui fallait mieux éviter de faire. La jeune femme ne semblait jamais penser que c'était impossible à faire or son idée lui semblait impossible à réaliser, c'était bien pour ça qu'elle allait voir Nymph', elle trouverait bien une solution. Hermione en était sûr. Quand elle pénétra dans le salon de tatouage, elle ne trouva que Bill Weasley qui tenait l'accueil en fumant une cigarette alors qu'en fond sonore, la chaîne stéréo passait les derniers tubes de rock. Machinalement, Hermione lui lança un regard distrait en disant :
- Tu n'as pas le droit de fumer dans les lieux publics.
- Je suis dans mon magasin, je te signale, je fais ce que je veux, sourit Bill. Pourquoi l'odeur te dérange ? demanda-t-il quand même par acquis de conscience.
- En fait, non pas du tout, je ne sais même pas pourquoi je t'ai dit ça, Hermione aussi souriait.
- Problème réglé alors, qu'est-ce que tu fais ici, petite ?
- J'viens voir Nymph', j'ai un petit problème et je ne sais pas quoi faire.
- Oh, j'peux peut être t'aider.
- Chez les Smoothies, on règle les problèmes en famille, Bill mais reste dans le coin, si on a besoin de toi, on t'appellera, sourit Nymph '.
Les Smoothies, c'était une idée de Teddy, il avait déclaré, il y a deux mois que vu qu'ils étaient tous une famille mais un peu disloqué, chacun ayant son propre nom de famille, il fallait absolument qu'ils trouvent un patronyme pour toute la famille. Patronyme c'est Hermione qui lui a appris, il ne cessait d'ailleurs de le ressortir à toutes les sauces. Ça ce vendredi soir, tout le monde était à table, même Sirius ce qui était assez étonnant, puisqu'il n'était pas bourré, il avait la gueule de bois en revanche. Teddy jouait avec sa longue mèche verte et il semblait réfléchir puis soudainement il releva la tête en regardant Sirius droit dans les yeux parce qu'il était assis en face de lui. L'adulte vacilla sur sa chaise, gêné par le regard de l'enfant, il finit par dire d'une voix bourrue :
- Quoi, gamin ?
- On est tous une famille, hein ?
Sirius avait regardé autour de lui mais personne n'avait semblé vouloir l'aider à répondre à cette question, Hermione décida que c'était le moment idéal pour aller chercher le broc d'eau à côté du lavabo juste derrière elle, Nymph' essuyait la bouche de sa fille avec une grande attention pendant qu'Harry le fixait un grand sourire railleur sur le visage, attendant visiblement que son parrain se sorte des ennuis tout seul. Sirius se gratta la barde de trois jours qu'il avait avant de se décider à répondre :
- Oui, nous sommes une famille, tous.
- Alors pourquoi on porte pas tous le même nom ?
- Hein ?
- T'es pas très fute fute pour un adulte, toi. On est une famille mais on porte pas tout le même nom. La maîtresse, elle nous a dit que c'est comme ça qu'on reconnaissait les membres d'une famille. Alors pourquoi on n'en a pas un identique ?
- Oh, bonne question.
- J'm'en occupe, parrain. Qu'est-ce que ta maîtresse t'a dit autre chose sur les familles ?
- Que parfois les familles se séparaient en deux et donc on avait des gens portant d'autres noms, récita Teddy.
- Et bien nous c'est à peu près pareil, vois-tu, Sirius c'est l'oncle de Maman, toi, tu portes le nom de ton papa comme Isla porte celui du sien, Maman ne s'est jamais marié donc elle s'appelle toujours comme son Papa, moi je suis le filleul de Sirius et Hermione vit ici avec nous. C'est pour ça qu'on n'a pas le même nom.
- Hmm, on est une famille moins bien que les autres alors ?
- Pas du tout, on est une famille plus cool que les autres, tu plaisantes, s'écria Sirius. C'est comme … comme … comme tes smoothies, tu adores ça gamin ?
- Oh oui !
- Ben on est comme un smoothie, dedans tu mets plein de fruits différents pour que ça soit meilleur, sinon ce n'est qu'un jus de fruit et plus tu mets de fruits différents mais allant bien ensemble hein gamin, plus il est excellent. Les familles, c'est pareil, la plupart n'ont que deux fruits le papa et la maman. Nous on en a six et on va tous bien ensemble ! Tu vois bien comment notre smoothie est plus amusant, on a six fruits différents.
Depuis cette soirée, ils étaient les Smoothies et Hermione était bien contente de pouvoir faire partie de cette appellation malgré qu'elle soit la seule à ne pas réellement faire partie de la famille.
Hermione sortit de ces pensées lorsque Nymph' la bouscula légèrement et l'invita à la suivre, sa cliente suivante venait d'arriver et elle pouvait très bien écouter tout en tatouant. Du moment qu'Hermione ne touchait à rien et puis, ce n'était pas comme si la jeune cliente venait se faire un tatouage honteux sur les fesses ou même un tatouage difficile demandant calme et concentration. Non, Meridith Standais était une femme d'une vingtaine d'année, blonde décoloré, mini-jupe au ras des fesses et débardeur décolleté, ce qu'elle voulait, elle, c'était un papillon sur l'omoplate et il cassait pas trois briques à un canard son papillon. La femme était venu avec son tatouage déjà dessiné – fort mal lui aurait dit Nymph' si Meridith avait semblé vouloir l'écouter mais non, elle voulait ce papillon et puis c'est tout – Nymph' n'avait tenté d'en dialoguer pendant quinze ans, elle avait sourit et prit rendez-vous pour cette bimbo décolorée. Elle installa la cliente et lui fourni un baladeur avec des oreillettes de manière à avoir un minimum d'intimité et de ne surtout pas avoir à lui parler. Meridith accepta et Hermione et Nymph' eurent finalement la paix.
- Alors pourquoi avais-tu besoin de mon aide, petite smoothie ?
- Ce n'est plus possible de laisser à la maison Sirius, il devient fou à force d'enfermement !
- Je conçois mais ce n'est pas possible, on ne peut pas le laisser sortir son bracelet électronique le dénoncerait et tout notre travail pour prouver son innocence sera jeté aux ordures.
- J'ai peut être une idée pour le faire sortir mais je ne sais pas si cela peut être bon pour lui, ni même encore si c'est réalisable. Je voulais savoir si tu trouvais que c'était raisonnable ?
- Si tu peux faire ça sans que nous allions de problème légalement alors oui, ça lui serait extrêmement bénéfique à Sirius. Tu penses que tu peux y arriver ?
- Je ne sais pas encore mais il faut que je demande au père de Ginny si c'est possible, c'est un imminent homme juridique, il connaît beaucoup de gens.
- Pourquoi est-ce qu'il nous aiderait ? Sourit Nymph', railleuse.
- Sa femme veut me remercier d'avoir aider Ginny à remonter ces notes. Elle veut inviter notre famille pour un repas chez elle mais je refuse d'y aller sans Sirius et donc elle devra persuader son mari de nous aider, du moins, le plan c'est ça.
- C'est une idée mais tu sais Hermione quand elle te disait d'inviter ta famille, elle parlait de tes parents et pas des Smoothies , tu le sais ?
- Je le sais mais les Smoothies sont plus ma famille que la vraie ne l'a jamais été, c'est vous que je veux présenter comme ma famille, pas eux, soupira Hermione.
Nymph' qui depuis toute la conversation avait la tête baissé vers l'omoplate de Meridith, son visage figé par la concentration, releva subitement la tête, elle était clairement surprise. Un léger sourire la prit puis elle rebaissa la tête vers son travail. Bien sûr, ils avaient toujours tenté de l'inclure dans la famille et pour eux, elle en faisait partie, c'était une petite à eux désormais mais elle ne savait pas qu'Hermione se sentait être de la famille. Pas à ce point-là en tout cas, ils n'étaient pas vraiment une famille dont on pouvait s'en montrer fier dans le sens commun que les gens de la haute l'emploie. Hermione avait honte de vivre dans ce quartier, ce n'était pas un secret, tout le quartier le savait parfaitement et ils étaient des représentants parfaits de celui-ci. C'était une ancienne junkie qui avait fini par devenir tatoueuse et dont aucun de ces enfants n'avaient le même père. Harry était un enfant battu qui avait passé ces nerfs sur les autres enfants. Teddy était un enfant charmant mais provocateur et il avait un longue mèche verte dans les cheveux. Isla était encore trop jeune pour avoir été sali par ce quartier et Sirius était un ex-taulard qui ne parvenait pas à surmonter la mort de son meilleur ami et qui en devenait alcoolique. Il y avait de quoi d'avoir honte d'eux mais qu'Hermione souhaite les présenter eux plutôt que ces vrais parents qui présentaient bien, ça faisait chaud au cœur.
Lorsqu'Hermione rentra à la maison, elle trouva Harry et Sirius en train de jouer à la console de jeu, les guitares à la main, ils jouaient et l'ambiance tendue de la veille semblait avoir disparue. Isla était assise devant le piano, son frère sur les genoux à côté d'elle jouait à l'instituteur et lui ordonnait d'appuyer sur des touches. Entre les bruits provenant de guitare héro et ceux produit pas une enfant de trois ans et demi suivant les instructions approximatives de son grand-frère, il régnait une cacophonie insupportable dans le salon pourtant Hermione ne put s'empêcher de sourire et de se joindre à la partie en attrapant la batterie. Les heures défilèrent dans la bonne humeur et le repas fut sympathique, sans tension pour une fois. Cette nuit-là, Hermione était plus calme en s'endormant parce qu'elle savait que pour une fois, elle avait une manière d'aider sa famille, une première d'ailleurs. Il faudrait qu'elle en parle tout de même à Harry pour que son projet puisse voir le jour, à plusieurs, on s'en sortait toujours mieux.
Le lendemain, Harry avait été mis au courant par Hermione, il ne savait pas s'ils y parviendraient mais cela valait le coup de tenter. Le professeur Remus était venu à la maison pour passer du temps avec Sirius et les adolescents en avaient profité pour leurs laisser les enfants, ils n'avaient pas besoin d'avoir à les surveiller. Ils partirent donc en vélo jusque chez les Weasley, ils soupirèrent et sonnèrent à la porte. C'était maintenant qu'il allait falloir être convaincant, juste avant que la porte ne s'ouvre, Hermione reçut un appel sur son téléphone, c'était ces parents alors elle s'éloigna rapidement de la porte afin de pouvoir répondre sans paraître impoli. Harry Potter se retrouva donc seul devant la porte, Mme Weasley ouvrit la porte et en se trouvant face à ce jeune homme en veste en cuir, pantalon troué et bien trop large, elle ne put s'empêcher de crier :
- Fred, Georges, nous avons de la visite !
Harry sourit en voyant deux jumeaux roux arrivaient en fronçant les sourcils, la femme se tourna vers eux et les deux garçons prirent un air supposément menaçant, Harry éclata de rire et annonça :
- Bonjour, je suis Harry Potter, je suis de la famille d'Hermione Granger, vous la connaissez je crois ?
- Bien sûr, cette enfant est une pure merveille, elle nous a beaucoup aidé lorsque notre petite dernière a eu des problèmes scolaires. Tout va bien pour elle ? Il y a un soucis ?
- Pas vraiment, en fait, Ron nous a dit que pour la remercier de son aide, vous vouliez inviter sa famille, organiser quelque chose. Hermione et moi sommes venus vous en parler si cela ne vous dérange pas, elle a reçut un coup de fil, elle ne devrait pas tarder.
- Oh, Ron ne m'a pas dit que vous deviez passer mais entrez entrez donc, se fit soudain très aimable Mrs Weasley.
Hermione arriva pile au moment où Harry allait pénétrer seul dans cette somptueuse maison, elle s'excusa poliment de son retard et ils pénétrèrent dans la maison. Ils furent mener jusqu'au petit salon et une bonne ne tarda pas à leur emmener le thé et les petits scones allant avec. La conversation commença dans une banalité absolue pendant laquelle Mrs Weasley prit des nouvelles d'Hermione, se plaint que Ginny ne lui parlait pas et qu'elle serait fière d'avoir une fille comme elle. Hermione prenait une part active dans la conversation pendant qu'Harry se faisant royalement chier, grignotant les scones et tournant sa cuillère dans sa tasse afin de faire un cyclone à l'intérieur. Il dut malheureusement arrêter très vite parce qu'Hermione lui écrasa tout en nature le pied, provoquant chez notre victime une douleur aiguë qui ne manquerait pas de recommencer à la moindre incartade. Ce n'est qu'au bout de dix minutes supplémentaire qu'Harry jugea totalement inutile et hors propos qu'ils purent enfin commencer à aborder la raison de leur venue.
- Nous sommes venues pour vous remercier de la proposition mais vous n'êtes pas obligée de faire cela, ce n'était que mon devoir d'aider votre fille et même si on s'est liée d'amitié ensuite, vous ne me devez rien.
- Allons Trésor, je veux vous remercier, je me doute bien que je ne suis pas obligée de vous inviter mais je souhaite le faire, laissez donc moi ce plaisir.
- Alors, on va avoir un léger contretemps Mrs, s'excusa Harry.
- Comment ça ? S'étonna Mrs Weasley.
- Notre cousin Sirius a été victime d'une erreur judiciaire et en attendant le nouveau procès qui statuera de son statut, il est assigné à domicile et n'a pas le droit de sortir de la maison, expliqua douloureusement Hermione. On ne souhaite pas nous rendre ici en laissant un membre de notre famille derrière nous.
- Ce que je comprends parfaitement, lui sourit gentiment Mrs Weasley.
- Alors on s'est demandé si vous ne pouviez pas nous aider, on aurait aimé savoir auprès de votre mari si au vu du bon comportement de notre cousin, en prison et depuis sa libération, il n'était pas possible de voir s'il pourrait malgré tout venir. Juste pour cette fois, l'enfermement le rend complètement dingue, expliqua Hermione
- Je ne sais pas, voyons.
- Nous sommes seulement venu vous demander votre permission pour aller demander à votre mari, développa Harry.
- Oh mais ne vous embêtez pas les enfants, il va rentrer ce soir, je lui en parlerai et on fera ce qu'il est possible de faire, je demanderai à Ron de vous tenir au courant.
- Merci beaucoup, Mrs. Nous allons devoir y aller !
Alors qu'ils étaient en train de partir, Ginny débarqua dans le salon et vu sa tenue, elle revenait d'un cour d'équitation, Hermione savait qu'elle en prenait depuis son enfance. Elle écarquilla les yeux en voyant Voyou Potter dans son salon, le seul mec contre lequel son frère Ron l'avait mis en garde et qu'elle avait choisi d'écouter. Ce n'est qu'ensuite qu'elle aperçu Hermione et elle en soupira presque de soulagement, elle lui retourna un sourire ravi et Mrs Weasley aussi. Ginny n'avait pas tant que ça de réelles amies et la seule que sa mère pouvait lui compter était leur voisine, cette bien trop étrange Luna Lovegood. Oh Mrs Weasley n'aimait pas juger mais elle préférerait que sa fille passe moins de temps en sa compagnie, elle ne voudrait pas que sa fille se mette aussi à porter des radis en guise de boucles d'oreilles et elle n'en avait rien à faire que ce ne soit pas des vrais radis, ne pouvait-elle pas s'empêcher de dire à sa fille, il n'en restait pas moins que ce genre de chose était mauvais pour elle et que sa fille ferait mieux de la côtoyer moins ! Hermione, ça c'était une amie qui ne pouvait que faire du bien à son enfant, elle était mignonne, elle était bien habillée, même si c'était avec des sous-marques, bon elle était pauvre mais ce n'était pas dramatique, Arthur aussi l'était avant de se marier avec elle. Hermione était le genre d'amis avec lesquelles elle voulait voir sa fille traîner.
C'est pour cela qu'elle fit des pieds et des mains pour les convaincre que ce serait une fantastique idée de sortir tous ensemble, Hermione eut beau préciser qu'elle avait d'autres projets entre autre surveiller les enfants, tenter par tout les moyens d'éviter d'aller à la partie de basket d'Harry et tenter d'empêcher Sirius de finir bourré en faisant une fouille drastique de ces affaires avant leur départ pour le match, parce qu'elle savait d'avance qu'elle perdrait cette bataille – mais tout cela Hermione le garda bien évidemment pour elle. Ginny tenta, elle aussi, d'expliquer à sa mère qu'elle avait déjà prévu de faire un cinéma avec Luna et que ce ne serait pas très polie de se décommander à la dernière minute mais sa mère avait déjà dégainé le téléphone à la simple évocation de Luna et téléphoné pour décommander la sortie. Ginny en était devenu rouge de colère mais la fausse innocence de sa mère la força à la garder pour elle, elle argumenta qu'elle avait encore une foule de devoir mais sa mère lui rappela qu'elle avait encore tout le dimanche pour les faire.
Le tout sous le regard mi-embarrassé d'Harry qui allait devoir se trimbaler cette bourge dans son quartier mi-amusé par les pieds et les mains que faisait cette femme pour que la jeune fille ne parte avec eux. Finalement l'heure tournant et Remus ayant déjà du quitter la maison, ce fut à lui de mettre un terme à cette séance de catch, en annonçant à la mère qu'ils la prenaient. Il reçut alors un regard étonné d'Hermione, est-ce qu'il était réellement sûr que c'était une bonne idée d'emmener Ginny dans leur quartier pourri et lors d'une partie de basket. Harry se contenta de lui sourire, il en faisait son affaire, personne de les toucherait ni elle, ni Ginny de toute la journée et il fit aussi un discret signe vers sa montre, Hermione comprit bien heureusement le message et elle appuya l'avis d'Harry. Ginny se retrouvant face à eux trois réunit pour la pousser à les suivre, elle finit par céder à son tour mais pas sans jeter un regard fureur à sa mère, en lui assurant que si elle se faisait kidnapper ou violer dans la rue aujourd'hui tout serait de sa faute. Mrs Weasley balaya ces menaces d'une main, ce n'était la première fois que Ginny utilisait ce genre de menace pour montrer sa colère et son mécontentement, elle n'y prêtait même plus attention, à vrai dire. Ginny s'excusa un instant, le temps d'aller se changer pendant qu'Hermione et Harry sortaient l'attendre à l'extérieur avant que Mrs Weasley ne les pousse à autre chose contre leur volonté comme s'engager pour un travailler bénévole à l'église du quartier, désherber son jardin – ils savaient de source sûr pour avoir entendu Ron s'en plaindre à des amis que sa mère utilisait fréquemment cette punition pour sévir les fraudeurs – ou pire encore, devenir catholique pratiquant et aller à l'église tout les dimanches matins ! Mieux valait ne pas savoir ce que cette femme pouvait encore leur faire faire et il valait mieux prendre prudemment la poudre d'escampette avant de le découvrir. Ce n'est que lorsqu'ils furent dehors et déjà installés sur les vélos, attendant Princesse Ginny qu'Harry dégaina son téléphone et appela aussitôt la maison, ce n'est qu'après trois détonations que l'on décrocha enfin :
- Allô ?
La voix de son parrain était bien trop rauque, trouva Harry pour son propre bien mais il s'incita au calme et préféra d'abord se renseigner sur la présence ou non de son ami.
- Sirius, Remus est-il encore à la maison ?
- Non, il est parti depuis une demi-heure, pourquoi tu avais des mots doux à lui dire ? Se moqua Sirius.
- Sirius ?! Désolé de devoir te poser la question mais est-ce que tu as bu après son départ ?
- Non ! Je ne bois jamais en présence des enfants ! Vous le savez parfaitement ! Tu n'as pas le droit d'en douter, Harry !
- Écoutes, on n'a pas vraiment le temps d'en discuter, on va rentrer à la maison avec une amie à Hermione, une bourge, une fille Prewett, ajouta Harry sachant que son parrain reconnaîtrait plus ce nom que le vrai de la jeune fille. Je ne sais plus dans quel état était le salon quand on est parti mais je suis sûr que les gamins y ont foutu le bordel ! Alors s'il te plaît, range-le !
- À vos ordres chef ! Oui chef ! Autorisation de parler chef ?
- Autorisation accepté, soldat ? Rit Harry.
- Les enfants sont sales et pas habillés, chef ! Quel est la mission prioritaire, chef ?
- Le salon passe en premier, soldat ! Si les enfants n'ont pas le temps ensuite de prendre une douche, soldat, contentez-vous de les habiller, cela ferait l'affaire ! Laissons ces souillons dans leur crasse, ajouta Harry sous les yeux moqueurs d'Hermione qui s'était rapprochée pour entendre la conversation.
- Bien, chef ! Compris, chef ! Demande permission de raccrocher pour commencer mes corvées, chef ?
- Demande Accepté ! Au boulot, mou du bulbe !
- Oui chef !
Harry ne put s'empêcher d'éclater de rire en lançant un regard amusé à Hermione qui ricanait, elle aussi. C'était comme cela qu'Harry voulait voir son parrain, il voulait le voir joueur et blagueur comme il l'avait toujours été en prison, il n'en pouvait plus de voir la loque que son parrain devenait à cause de l'enfermement et de l'accès mystérieusement facile qu'il avait à l'alcool. Harry espérait vraiment que la sortie allait lui faire du bien, dans un petit mois, il y aurait enfin le procès qui déclarerait son parrain innocent et statuerait sur la compensation financière qu'il lui sera versé par l'état en guise d'excuse. Bien que Sirius s'en foutait royalement, il était riche un million dans son compte en banque, un héritage d'un oncle funkie. Un des rares à jamais l'avoir aimé dans sa famille d'ailleurs, après ce procès, Sirius Black serait enfin libre et pourrait enfin se laisser aller à des balades et à la condition exclusive qu'avait réussit à lui soutirait la famille : la première chose qu'il irait faire lorsqu'il serait déclaré libre par l'Empire Anglais serait d'aller prendre rendez-vous avec un psychologue parce que oui même s'il n'était pas d'accord, il avait besoin d'aller en voir un. Ne serait-ce que parce qu'il était encore persuadé – malgré qu'on n'ait eu de cesse de lui répéter depuis des années – qu'il était responsable de la mort de son meilleur ami et de sa femme, tout ça parce que c'était lui qui avait conduit Peter dans la maison des Potter la toute première fois et qui lui avait montré où la famille Potter laissait les clés de la maison lorsqu'ils n'étaient pas là. Tout le monde lui avait répété et répété que ce n'était pas de sa faute mais Sirius ne cessait de dire en guise de réponse qu'il savait parfaitement qu'il avait tué James et Lily Potter et qu'il fallait réellement qu'ils cessent tous d'essayer de lui faire dire le contraire ou il allait encore finir par s'énerver et finir une bouteille d'alcool.
Ginny ne tarda pas à revenir avec des fringues dont Harry était persuadé que même sa petite culotte était de la marque, face au regard strict d'Hermione, il s'abstint de tout commentaire. Ce fut lui qui se désigna pour qu'elle monte sur son guidon, c'était stupide à dire mais elle risquait bien moins à être vu sur le vélo du garçon que sur celui d'Hermione. Bien qu'elle commençait à être un peu appréciée dans le quartier, ce n'était juste pas encore flagrant mais les jeunes étaient moins violents et plus enquiquineurs avec elle. Il fallait réellement les connaître pour voir la différence mais Harry les connaissait, c'est d'ailleurs la seule et unique raison pour laquelle il avait laissé Princesse Ginny les accompagner. Il n'aurait pas permis qu'Hermione se prenne la honte devant sa rare amiE. Ils ne tardèrent pas en entrer dans leur quartier et ils ne manquèrent pas le sursaut de surprise de la jeune fille. Ce n'était pas surprenant, elle avait beau avoir toujours su où habitait Hermione tant qu'on n'avait pas vu concrètement le quartier, on ne savait à quoi s'attendre réellement. Ils ne tardèrent plus à arriver devant leur maison et ils sautèrent au bas des vélos. Harry rentra le premier dans la maison pendant qu'Hermione retenait subtilement Ginny dehors. Un rapide coup d'œil à la cuisine lui apprit que son parrain avait tenu parole et nettoyé vite fait la maison. Il se tourna vers les deux jeunes femmes avant de dire :
- Bienvenue dans notre humble demeure, Princesse.
Il dut prendre sur lui pour retirer la raillerie de ce mot lorsqu'il le prononça, il ne voulait pas fâcher Hermione. Lorsqu'ils pénétrèrent dans le salon, Harry le trouva curieusement rangé et les enfants habillés, les cheveux mouillés, droit et les mains derrière le dos juste devant un Sirius rayonnant derrière eux. Les enfants ayant des sourires coquins et les joues encore rouge d'excitation, Harry et Hermione n'eurent pas besoin de se concerter pour savoir qu'ils venaient juste d'arriver. Ce fut à Hermione de faire les présentations puisque c'est son amie qui était à la maison :
- Ginny, je te présente mes petites neveux, Ted à la mèche verte et au sourire angélique, méfie-toi de lui, c'est un vrai démon. À côté de lui, voici ma nièce préférée, notre petite Isla mais méfie-toi d'elle aussi, avec son visage d'ange, elle peut te faire faire n'importe quoi. Derrière voici notre cousin Sirius, c'est un épouvantable dragueur, je te déconseille de t'asseoir à côté de lui, plaisanta Hermione. Smoothies, annonça-t-elle se prenant un commandant de l'armée, tous se redressèrent solennellement, voici Ginny, Weasley, une amie du collège.
- Weasley ?! S'étonna tout haut Teddy. Comme Tonton Bill ?
- Exactement mon coco, comme Tonton Bill et tu veux savoir pourquoi gros malin, grommela Harry. Parce que c'est son frère !
Le visage sous le choc des enfants les firent tous sourire puis il fallut ensuite expliquer à Ginny pourquoi ils connaissaient son frère. Sirius ne tarda pas à les abandonner et personne ne lui en tient rigueur, Harry l'avait même chaudement et discrètement remercié pour tout ce qu'il avait fait – en s'efforçant de rester sobre était bien sûr fortement sous-entendu bien sûr. Pendant le repas où les enfants firent bien attention de se montrer sage, ils le savaient très bien quand il y avait des invités à la maison, tant qu'aucun « adulte » (Harry et Hermione étant considérés comme adulte) ne se lançait dans le déconnage, la sagesse était de rigueur. D'ailleurs de manière générale, c'était la même règle qui s'imposait, tant que les « adultes » étaient sages, les enfants devaient l'être aussi. Pendant le repas, Harry annonça le programme à toute la famille comme il le faisait souvent :
Cet après-midi, j'ai un match de basket alors on va aller retrouver quelques amis à moi au terrain alors je vais vous demander d'être sage, les enfants, on joue, on chahute mais on ne se dispute pas. Si dispute il y a malgré tout, c'est vous contre eux et c'est VOUS qui gagnait clair ? - Harry attendit le hochement de la tête des enfants puis poursuivit – Quant à toi, Princesse, je suis désolé mais tu vas devoir te changer. Je ne peux pas t'emmener ainsi au Terrain sauf si tu y tiens réellement bien sûr.
- Quel est le problème avec mes affaires ? S'indigna Ginny.
- T'es riche, répondit à sa place Isla.
- Comment ? Persista Ginny sans comprendre en quoi cette explication venait d'une enfant de trois ans expliquait tout.
- Les gens de ce quartiers n'aiment pas forcément beaucoup les riches qui montrent leur argent avec autant d'arrogance, la manière dont tu es habillé le montre beaucoup. Si tu voulais bien enfiler l'une de mes vestes à la place de ton pull, ce serait préférable, nous n'aurions ainsi pas à te défendre contre eux.
- Hermione ?
- Je suis désolée Ginny, j'ai dit à ta mère que c'était une mauvaise idée, elle n'a pas voulu comprendre et nous devons aller à cette partie de basket. Enfile une veste à Harry et la situation sera beaucoup plus simple, tu resteras une bourge à leurs yeux mais ils te laisseront tranquille.
Finalement à force d'explication, Ginny finit par accepter d'enfiler une des vestes d'Harry, il essaya de lui en donner une des moins grandes mais elle lui arriva malgré tout bouffante jusqu'au dessous du genou. Sur le terrain, l'équipe était presqu'au complet déjà, Kevin eut un sourire railleur lorsqu'il vit Hermione s'approcher et il ne put s'empêcher de lui lancer, moqueur :
- Hey, Granger ! T'es venu t'amuser avec nous, aujourd'hui ?
- Tu n'as pas intérêt de jouer avec moi, aujourd'hui, Kevin mais alors vraiment pas ! Le ton d'Hermione était sec et ferme.
- Oh là là mais le chat sort ses griffes dis donc ! Pourquoi je ferais ça, j'adore jouer avec toi et nous a même emmené une copine ? Lui lança-t-il avec le sourire.
- Je te fais la peau si tu continues à parler, Kevin ! Je ne plaisante pas, je ne joue pas, ce n'est vraiment pas le jour à venir me faire chier !
- T'es mignonne tu sais quand tu te défends, sourit Kevin avant d'ajouter, mais t'inquiètes pas, aujourd'hui est un jour de paix, poulette.
Hermione ne put s'empêcher d'être surprise parce qu'Harry n'était pas intervenu pour mettre fin à la dispute et que Kevin ne lâchait jamais spontanément d'habitude. Elle préféra ne pas relever et elle alla s'installer dans un coin avec Ginny, celle-ci fronça les sourcils, il fallait réellement s'asseoir par terre, ce n'était pas réel quand même, c'était sale par terre. Elle jeta autour d'eux un regard mais il n'y avait aucun banc, quelle idée stupide de ne pas en mettre réellement. Ils pensaient à quoi les créateurs du lieu que les jeunes allaient venir seuls en bande pour jouer sans amis, sans public, sans temps d'attente avant de jouer. C'était stupide et d'ailleurs, elle ne tarda pas à partager cela avec Hermione qui se contenta d'hausser les épaules, ça avait déjà été la guerre pour obtenir deux poteaux de basket, c'était les gens du quartier qui s'étaient mobilisés pour en avoir. Les lignes du terrain avaient été fait à la bombe à tag parce que c'était ce qu'ils avaient en abondance lors de la création du terrain et pendant longtemps, ils n'avaient pas eu de filet pour le panier. Ce n'était que récemment qu'ils avaient enfin fini d'économiser pour le faire alors acheter des bancs, ce n'était même pas au programme et personne ne s'en préoccupait. Ginny ne comprenait pas vraiment mais elle n'insista pas, elle en parlerait avec son père peut être qu'il lui expliquerait mieux sans qu'elle ne paraisse ridicule.
Le match ne tarda pas à commencer, les enfants étaient nombreux à courir autour du terrain, ils semblaient jouer à trappe-trappe, Teddy courrait partout afin de ne pas se faire attraper, c'était le meilleur (enfin, du moins le pensait-il) au trappe-trappe, il était un expert pour esquiver les autres enfants, c'était aussi ce qui faisait de lui le roi de la balle au prisonnier. En revanche, ce n'était pas le plus rapide, il se faisait facilement rattraper ce qui l'énervait énormément. Il n'aimait pas être le loup, lui, c'était pas drôle de l'être alors il essayait de courir le plus vite possible et d'esquiver mais il n'y arrivait pas toujours. De temps à autre, il jetait un coup d'œil sur sa sœur qui jouait un peu plus loin aux poupées avec d'autres petites filles. C'est qu'elle était encore toute petite sa sœur, il fallait la surveiller, hein. Quelques minutes plus tard, alors qu'Harry entamait une deuxième tiers temps, une dispute éclata parce que des « grands » de huit ans commencèrent à embêter Isla et ses copines. Ni une, ni deux, Teddy et les autres grands-frères des petites étaient intervenus et ça avait dégénéré en bagarre sous les rires des adolescents qui attendirent un peu avant d'intervenir. Finalement, la partie de basket fut mis sur pause et les jeunes de huit ans furent renvoyés plus loin parce qu'ils n'étaient avec personne et qu'on n'embête pas les petits alors que les grands sont autour, voyons, quel manque de logique de la part de ces enfants. Ginny, qui avait observé toute la scène, avait vraiment du mal à comprendre ce qui venait de se passer alors elle se tourna vers Hermione :
- Je ne comprends pas, pourquoi on vient juste de les séparer ?
- Oh, c'est normal. En fait, c'est parce que les adolescents ne peuvent pas toujours être là pour les défendre, il faut qu'ils apprennent à se défendre tout seul et qu'ils instaurent leurs propres hiérarchies. C'est important, tu comprends ainsi quand ils se feront taper sans notre présence, ils n'hésiteront pas à se défendre et ils sauront qui viendra les aider. Disons que ce que vient de se passer est une bonne dispute parce qu'elle a pu être un début d'expérience supervisé. Tu comprends ?
- Je peux concevoir mais ce n'est décidément pas comme je conçois les choses.
- C'est normal mais crois-moi quand je te dis que j'aurais adoré enfant avoir la chance de faire ce genre d'expérience avant de rencontrer mon démon personnel.
- C'était qui ? Quoique laisse tomber, je ne dois pas le connaître, abandonna Ginny.
- Ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, tu le connais. C'était Harry. Nous étions en différent très important avant son entré à Poudlard.
Ginny hocha la tête et la partie se poursuivit, le public était plus ou moins attentive, il applaudissait et hurlait pour son équipe lorsqu'elle marquait mais leur attention s'arrêtait là. Ensuite, il discutait et faisait tout autre chose, Ginny profitait d'être installée dans un coin pour observer cette diversité de personne et d'environnement, elle ne connaissait pas les codes et les comportements de ces jeunes. C'était intéressant à observer, en particulier Hermione parce que son comportement et son attitude n'était réellement les mêmes que ceux qu'elle lui avait toujours connu. Elle était plus distante, plus froide et surtout bien plus agacée. Le troisième Tiers-Temps n'allait pas tarder à commencer avec un léger avantage pour l'équipe adverse, Harry les rejoignit avec Kevin sur ses talons. Ce dernier fut le premier à boire à la bouteille avant de la passer à Harry qui but et s'en jeta une bonne partie sur le crâne avant de secouer ces cheveux au dessus des filles. Hermione éclata de rire et le tapa gentiment avec la serviette qu'ils avaient apportés, Harry s'en empara et en s'essuyant la tête, il sourit vers Hermione :
- Hey, t'as vu comment Teddy a défendu sa sœur ! Il était très bien, va falloir que je lui apprenne à taper correctement mais il s'en est bien sortis, je trouve.
- Isla a été très courageuse aussi, ajouta Hermione.
- Oui, poursuivit Harry, mais je ne m'étais jamais fait de soucis pour elle, elle a le mauvais caractère de sa mère, elle ne devrait pas se faire embêter bien longtemps. T'as vu comment elle lui est rentrée dans le lard au petit Micholes, ni une, ni deux, boum ! Comme sa mère !
- T'es impossible comme mec ! File ton match recommence !
Harry éclata de rire de nouveau et il retourna en courant jusqu'au terrain de basket, à la surprise d'Hermione, Kevin resta un instant debout devant elles avant de pousser un soulagement lorsqu'il posa enfin ces fesses à côté d'Hermione. Celle-ci le dévisagea avec suspicion mais comme il ne semblait pas menaçant, elle décida de ne pas y faire attention et poursuivit sa conversation sur le tatouage que Ginny aimerait bien se faire faire mais que sa mère ne lui laisserait sans doute jamais faire avant ces seize ans, voir plutôt même ces trente ans. Hermione ne put s'empêcher de rire, elle n'avait clairement plus ce problème, si elle voulait un tatouage, Nymph' lui demanderait d'y penser quelques temps mais elle ne l'empêcherait pas de le faire, elle n'en avait pas l'autorité et elle ne souhaitait même pas prendre ce droit. La jeune femme n'était pas là pour l'élever mais pour essayer d'élever ses enfants et comme elle était là aussi, elle n'avait qu'à l'y aider, elle accepterait toujours de lui donner des conseils mais elle ne prendrait jamais les décisions à sa place. À la limite, le seul mot qu'elle aurait à dire dans l'histoire, c'était parce que c'était sans doute elle qui ferait le tatouage. C'était l'avantage lorsqu'on avait ses parents qui partaient à l'autre bout du pays sans même sourciller à l'idée d'abandonner leur enfant.
- Je fête mon anniversaire dans deux semaines, lança Kevin.
Hermione le regarda surpris, voulant voir à qui est-ce qu'il pouvait bien parler mais il n'y avait personne d'autre autour d'eux et Kevin parlait en regardant le terrain de basket. Elle se décida à l'ignorer et à reprendre sa conversation à savoir si elle comptait demander le soutien de son frère Bill pour essayer de convaincre sa mère. Ginny ne savait pas encore, Bill s'était un peu éloigné de la famille et elle n'était pas sûre qu'il accepterait qu'elle se fasse un tatouage et encore moins de la soutenir face à leur mère.
- Hermione, je fête mon anniversaire dans deux semaines, répéta Kevin en la regardant d'un air ennuyé, la tête sur son genou.
- Excuse-moi une seconde, Gin, j'avais parfaitement entendu la première fois, Kevin, qu'est-ce que Diable veux-tu que ça me fasses ? S'agaça-t-elle.
- C'est une invitation, idiote.
- Si ce n'est que ça, tu aurais pu éviter de couper ma conversation, je transmettrai l'invitation à Harry bien que tu aurais tout aussi bien pu le lui annoncer toi-même.
- T'es un peu conne sur les bords, tu sais. Je l'ai déjà invité, c'est à toi que je donne l'invitation maintenant.
- Moi ?! Depuis quand est-ce que tu m'invites ? S'étonna Hermione, oubliant la présence de Ginny, un court instant.
- Ça me paraît évident, ricana Kevin, depuis cette année.
- À quel jeu stupide veux-tu donc encore jouer avec moi ?
- Fais-moi confiance pour une fois, t'es plus si imbuvable qu'avant. Et puis t'es pas obligée de venir si t'as peur, railla-t-il.
Kevin lui sourit, provocateur avant de se sauver pour retourner sur le terrain, remplaçant ainsi un autre joueur qui commençait à fatiguer. Hermione fronça les sourcils mais Ginny ne tarda pas à l'emmener sur une autre conversation, Hermione s'y laissa mener, elle n'avait pas trop envie de se poser de question aujourd'hui alors que sa vie a l'air de bien aller. Elle en discuterait ensuite avec Nymph' et Harry afin de savoir si elle devait tenter d'y aller ou non, Hermione ne tarda pas à trouver le sujet de conversation de son amie guère intéressant alors elle ramena tranquillement la discussion sur un sujet qui l'intéressait bien plus. L'après-midi filait à une allure impressionnante et lorsque le soleil commença à décroître les jeunes décidèrent qu'ils étaient tant de rentrer à la maison. Harry n'avait pas joué toute l'après-midi mais il avait rejoint les filles pour s'amuser avec elles, sortant des blagues stupides ou quittant subitement la conversation pour poursuivre les enfants une dizaine de minutes, représentant un montre sanguinaire qui allait les tuer de chatouille, s'il les attrapait. En somme, une fin d'après-midi tout aussi banale qu'inintéressante à raconter qu'elle ne l'est à lire mais Hermione ne peut s'empêcher d'en soupirer d'aise lorsqu'à la fin de celle-ci, ils raccompagnèrent Ginny Weasley dans ces beaux quartiers. Cette journée aurait pu être des plus parfaites si en rentrant par la suite, ils ne découvrirent pas Nymph' en train de s'engueuler violemment avec un Sirius complètement bourré, étalé sur le canapé, des bouteilles de bières tout autour de lui. Hermione en tomba de son nuage et elle referma la porte d'entrée en soupirant mais de dépit cette fois-ci, il fallait réellement que Sirius puisse sortir de cette maison.
Et Voilà :) Je vous remercie de m'avoir lu, j'espère que ça vous a plu, on se revoit le 19 Juillet pour un autre chapitre.
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