Bonjour, je m'excuse énormément de ce grand retard, j'ai toujours beaucoup plu de mal à écrire lorsque l'année universitaire recommence, j'ai raccourci le chapitre, il devait être plus loin à l'origine mais cela aurait pris encore trois ou quatre pages et je ne suis pas sûr de pouvoir les écrire avant la fin de mes vacances, en plus le passage du procès m'a beaucoup bloqué, je n'y connais absolument rien et je voulais que ça soit un minimum réaliste.

Merci à toutes vos reviews et mise en followers et favori, ça m'a bien fait plaisir, j'espère que la suite va vous plaire, je vais vous faire un rapide résumé du chapitre précédent vu depuis le temps que je n'ai pas publié -_-"


Dans le chapitre précédent, il y a eu l'anniversaire de Kevin où Hermione est pour la première fois invitée, la faisant officiellement entrée dans la bande, on y fait la connaissance de Marcus, le petit frère de Kevin ainsi que de Johan et Justin qui sont les premiers à avoir parlé à Hermione pendant l'anniversaire. Harry a envie de se faire une nouvelle coupe de cheveux, faisant prendre conscience à Nymph' qu'elle ne se les ait pas coupé depuis longtemps alors elle appelle sa meilleure amie Lyne, coiffeuse pour qu'elle vienne. Lyne a quatre enfants de père différents, Cameron, neuf ans, cheveux bruns, peau rose d'irlandais, yeux bleus ; Michaël, six ans, sourd, le portrait craché de sa mère, svelte, blond avec deux opales bleus ; Kyudo, cinq ans, fort métisse asiatique mais peau blanche et yeux verts ; Bryan, deux ans, sourd, noir-chocolat, joues rebondies, carrure caucasienne, cheveux raides, yeux noisettes. Cameron traîne beaucoup avec Harry pendant que ces frères voient leur père, le sien étant en prison, il bricole dans la cave avec Harry sur un banc que Nymph' a demandé à Harry pour la cour de la maison. Remus est allé à la boutique pour demander un rendez-vous romantique à Nymph', Harry a désormais une crête intégrale avec le bout des pointes rouges, Nymph' a le côté gauche rasée et chaque membre de la famille possède au moins une mèche de cheveux rouge, marque d'appartenance à leur famille.


Le procès de Sirius n'allait pas tarder à démarrer, d'ici une semaine à vrai dire et toute la famille était sous tension, c'était sensé être un procès de routine ne cessait de leur dire leur avocat mais ce n'était pas pour autant que les Smoothies étaient rassurés. Les personnes qui avaient envoyés Sirius en prison par cette machination était des gens dangereux et ils ne vaudraient pas s'étonner si le procès se trouvait être plus compliqué que prévu. Ils avaient le soutien des Forces Spéciales et Sirius avait aidé à arrêter le véritable traître qui s'était fait porter pour mort jusque là. C'était des bons arguments et il fallait espérer que ça suffirait. Harry s'agaçait tellement avec l'approche du procès que Nymph' l'avait inscrit à des cours de boxes pour qu'il puisse cogner légalement sur des gens et expulser sa rage de manière plus politiquement correcte que celle de défoncer n'importe qui, ce qu'il essayait de faire de plus en plus souvent en ce moment, heureusement qu'il s'en était tenu qu'à Spinner End, ça n'apparaissait donc nullement officiellement.

Le procès était une part importante de leur vie en ce moment mais il y en avait une autre que Nymph' gardait secrète depuis quelques semaines parce qu'elle ne voulait pas en tenir sa famille informée, pas encore. Elle voulait que ça reste son petit paradis quelque temps encore, elle savait que lorsque ça deviendrait public, les problèmes apparaîtraient à leurs tours, Remus était un homme admirable mais il avait presque vingt ans de plus qu'elle et il était porteur du virus du Sida, ça ne la dérangeait pas personnellement mais ça allait gêner les gens et ils parleraient et ça finirait par détruire son paradis, son lieu de repos. Ce soir, elle avait rendez-vous avec lui et c'est en sifflotant qu'elle termina les dernières retouches du tatouage de Mrs. Jonquille, elle n'avait pas réussit à découvrir la signification du tatouage et à partir de maintenant elle n'avait plus la voir, triste déception qu'elle avait de ne jamais connaître cette signification. Quelques instants plus tard, alors qu'elle comptait l'argent que venait de lui fournir Mrs Jonquille, ses enfants pénétrèrent dans le salon sans la présence de personne. Elle fronça les sourcils jusqu'à ce que Teddy lui rappelle qu'Harry avait du aller à son cours de boxe et qu'il les avait donc déposé, il ne dit pas un mot sur Hermione, c'était donc qu'elle devait encore traîner chez les Weasley avec la petite dernière, chouette fille, d'ailleurs.

Nymph' adorait son cousin mais il y avait des limites à ce qui l'effrayait de le laisser faire, il y avait des jours où elle lui laissait avec confiance les enfants et d'autres où en ayant la possibilité de faire autrement, elle préférait les garder elle-même. Aujourd'hui était un jour où il ne faisait pas bon de lui laisser les enfants, c'était le jour de naissance de Lily Potter, il y avait fort à parier que lorsqu'ils rentreraient, Sirius soit à peine conscient. Bien sûr si elle lui avait demandé de garder les enfants, il aurait bu plus modérément mais elle se refusait à les laisser servir de contre mesure à l'alcool, de plus, Sirius aurait tout de même bu et ses enfants pouvaient être très remuant et inconscient, trop pour les laisser avec un homme bourré. Pourtant Sirius n'était pas violent ou autre, il avait ce qu'on appelait couramment dans leur quartier l'alcool câlin mais elle voulait au maximum éviter que ses enfants aient à voir les effets négatifs et barbants de l'alcool. Écouter parler pour la sixième fois un homme bourré te racontant la même chose, ce n'était plaisant pour personne et encore moins pour un enfant si jeune. En les voyant Mrs Jonquille eut un étrange sourire et elle demanda d'une voix douce :

- Ce sont les vôtres ?

- Effectivement, j'espère qu'ils ne vous dérangent pas sinon ils peuvent aller jouer dans l'arrière boutique, Mrs.

- Non, non, je vous en prie, puisse-je rester un instant, les voix enfantines me manquent, vous savez.

- Vous avez des enfants, Mrs Jonquille ?

- Oh, j'en ai eu quatre, ils sont grands maintenant, enfin, sauf le dernier … précisa-t-elle tristement, Nymph' respectueuse ne posa pas plus de question. Vous voulez les voir, j'ai toujours une photo d'eux sur moi ? Ajouta-t-elle plus joyeusement.

- Bien sûr, j'adore les enfants, vous savez. Ted cesse immédiatement de taper ta sœur ou je te pends par les pieds sur la devanture du magasin !

Nymph' lança un regard à sa cliente pour observer sa réaction mais Mrs Jonquille qui fouillait dans son sac, pouffa en l'entendant menacer son garçon. Elle n'aimait pas se retenir d'être ce qu'elle était pour un travail alors elle tâchait d'être elle-même quoi qu'il arrive mais si son comportement perturbait les clients, elle s'excusait toujours après coup. Mrs Jonquille sortit enfin le tant espéré porte-feuille, elle l'ouvrit et présenta à la jeune tatoueuse quatre photos, sur la première qu'elle vit, il y avait un couple brun tout les deux portant un enfant, vu son âge cela semblait être l'aîné des enfants à Mrs Jonquille, il avait les yeux bleus, une barbe de trois jours, le regard fatigué regardait son nouveau né, une femme posait sur la photo suivante, la seule fille de Mrs Jonquille, blonde comme les blés, des yeux noirs intenses. Sur la troisième, il y avait un tout jeune adulte, brun lui aussi, grand, très grand plus que tout les autres enfants de la famille, il était près de l'université et sur la dernière des photos, il y avait un adolescent de treize ans, yeux verrons, une malformation à la main.

- Ils sont adorables, je vois que vous êtes grand-mère ? Heureuse ?

- Oh oui si vous saviez comme Astrix est adorable, j'adore m'en occuper, mon fils me le laisse parfois. Ça me manque de pouponner, parfois.

- Moi aussi, je vous avoue.

- Oh, vous pouvez toujours en avoir d'autres, sourit la cliente.

- Encore faudrait-il trouver le bon, plaisanta Nymph' tout en lui souhaitant une bonne journée.

Mrs Jonquille ne tarda pas à partir et Nymph' tient l'accueil du magasin jusqu'à ce que son prochain client n'arrive puisque personne n'était entré entre-temps. C'est ainsi que Nymph' après avoir découvert au dernier moment la signification du tatouage de Mrs Jonquille, elle se prépara à découvrir le nouveau tatouage de sa nouvelle cliente, un étrange tatouage composé exclusivement de cela « … … … », outre le fait qu'il n'allait pas être long à faire, ça intriguait énormément notre jeune tatoueuse. Ce n'était pas commun mais malheureusement pour elle, Nymph' n'en saurait jamais la signification puisqu'il fallut qu'une seule séance pour opérer le tatouage sur son poignet et guère plus d'une vingtaine de minutes. La cliente paya, caressa la tête d'Isla qui curieuse s'était approchée de la caisse et avait disparut dans la rue emportant son secret avec elle.

Il était sept heures du soir, Nymph' aurait du se trouver à la maison au lieu d'être dans un restaurant italien absolument délicieux, attendant avec impatience que Remus vienne la rejoindre à table. C'était un resto sympa, à l'écart du quartier où le personnel tout comme les clients étaient d'une discrétion à tout épreuve. C'était le deal explicite de ce restaurant, tout ce qu'il s'y passait rester entre les clients et les serveurs, rien ne devait filtrer à l'extérieur, une originalité du patron qui faisait la marque de fabrique de cet endroit qui portait le doux non « Secret de Polichinelle ». A l'entrée du restaurant, il y avait un vestiaire pour se changer et s'habiller plus élégamment sans attirer l'attention dans la rue, c'est pour cela qu'aujourd'hui Nymph' avait choisi celui-ci. Elle avait pu enfiler une superbe robe rouge, se maquiller comme elle le souhaitait et il fallait avouer que c'était très amusant tout ce cinéma. Remus ne tarda pas lui non plus à arriver, il portait une belle chemise beige ainsi qu'un pantalon noir, il tenait dans sa main une rose rouge et il lui offrit tout en l'embrassant timidement, Remus n'était pas à l'aise avec les exhibitions sentimentales. Il s'installa maladroitement à la place et lui tendit la rose, dans un demi-sourire :

- Je l'ai prise parce qu'elle avait la même couleur que tes cheveux.

- Merci, Remus c'est adorable.

- Tu attends depuis longtemps ?

- Une dizaine de minutes mais ça va, j'ai eu de quoi m'occuper, n'ait crainte, sourit doucement Nymph'.

- La réunion a duré plus longtemps que prévu, je suis désolé. Quelque chose te fait envie sur la carte ?

- Je ne sais pas encore … on pourrait prendre le menu « amoureux » ? interrogea Nymph' en se sermonnant mentalement pour son attitude de petite fille timide !

- Je … plat de spaghetti pour deux, une demi-bouteille de Chianti, et dessert commun au choix hmmm, pourquoi pas ça a l'air très bon. Je … tu … t'aimes quoi comme dessert ?

- Oh, euh, je ne sais pas, et toi qu'est-ce qui te tentes ?

- Brownies ou CheeseCake aux fruits rouges ? Proposa Remus.

- CheeseCakes, répondit précipitamment Nymph', soulagée.

Ils appelèrent rapidement un serveur et Remus posa doucement sa main sur celle de Nymph', il l'observa et ne voyant aucun mouvement de recul de sa part commença à la lui caresser délicatement. Nymph' lui sourit et tenta de trouver un sujet de conversation intéressant lorsqu'elle en trouva enfin un, Remus enchaîna sur un autre sujet et-ce jusqu'à ce que le serveur amène le repas. Nymph' n'avait jamais eu de problème à être en couple, à se trouver un mec, elle était en générale assez à l'aise mais elle ne savait pas pourquoi mais elle avait énormément de mal, les choses qu'il lui avait toujours paru d'une facilité innée lui donnait désormais l'impression d'être gauche et maladroite dans ces sentiments. Ça ne lui était jamais arrivé, d'être si perturbée par un homme, elle savait que c'était parce qu'elle avait eu beaucoup de mal à faire son deuil de Stephan. Remus, lui, avait toujours été un grand timide avec les femmes, ça avait d'ailleurs toujours faire rire les Maraudeurs, c'était un grand maladroit sentimental.

Une fois la soirée lancée, le repas arrivé, le malaise qu'ils ressentaient se dissipa et ils se sentirent partir sur un petit nuage peu à peu, ils parlèrent beaucoup penché sur l'immense assiette commune, régulièrement Remus emmenait la main de Nymph' jusqu'à ses lèvres et y déposait un léger bisou tout en l'écoutant parler. Ils parlèrent d'anciennes relations, Remus raconta qu'il avait eu une copine, complètement barge une fois qui ne cessait de le supplier de lui donner le virus du Sida, c'était son obsession, au début, il n'avait pas compris, c'était des petites choses, elle le suppliait d'arrêter de mettre des préservatifs soit disant elle n'aimait pas ça. Ensuite elle avait commencé à piquer des crises de colères et à percer les préservatifs et pour finir il avait compris qu'elle était complètement taré et avait appelé sa famille pour les informer du comportement étrange de leur fille. Elle était partit aussi sec dans un hôpital psychiatrique. Le plat ne tarda pas à être fini et ils entamèrent de partager le dessert. Quelques minutes plus tard, Remus avait réglé la note malgré la moue agacée de sa compagne et ils se dirigèrent vers la sortie, moins peuplé, c'est là que Nymph' observa les alentours puis embrassa rapidement l'homme. Remus fut surpris un instant puis il l'attrapa par le bras pour les éloigner de la porte pour l'embrasser à son tour plus longuement. Nymph' sourit sous le baiser et plaqua Remus contre le mur voisin, surpris de nouveau, Remus eut un sourire amusé et décida pour son ego personnel de retourner la situation et ce fut à son tour de plaquer Nymph' contre l'autre mur.

Harry regarda l'horloge pour la énième fois et Hermione soupira de nouveau en l'observant faire. Les enfants étaient couchés depuis longtemps maintenant et Nymph' n'était toujours pas rentré, oh bien sûr, elle les avait avertis comme couramment bien que ces derniers temps, cela avait été moins courant. Pourtant, Harry n'était pas à l'aise et il savait parfaitement pourquoi, Hermione était en train de faire une nouvelle fiche lorsque Sirius pénétra dans la pièce à son tour. Lui aussi n'était pas rassuré et faisait des tours dans la maison, tâchant d'avoir l'air le plus naturel possible mais sa comédie ne trompait personne. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas traîné avec sa jeune cousine mais il faisait confiance aux impressions de son filleul et celui-ci en était persuadé alors il était lui aussi inquiet. Finalement, Hermione ricana, lasse de leur cinéma :

- Vous avez conscience que vous êtes parfaitement ridicule ?! Nymph' n'a aucune raison de nous mentir !

- Hermione, tu es d'une naïveté à toute épreuve ! Ai confiance en moi, je te dis qu'elle voit quelqu'un !

- Qu'est-ce qu'il te fait penser ça ? Je n'ai rien vu de suspect quand elle nous a dit qu'elle devait travailler ce soir.

- Ça, c'est parce que tu es cruellement naïve, Mione. Tu n'as pas remarqué qu'elle ne m'avait pas regardé une seule fois lorsqu'elle nous l'a dit et qu'elle a eut un léger malaise lorsque je lui ai demandé vers quel heure elle pensait avoir fini ?

- Non mais c'est vrai que maintenant que tu le dis, c'est pas habituel mais ça ne veut pas dire qu'elle nous ment et qu'elle voit quelqu'un en cachette, s'agaça Hermione.

- Tu veux vraiment jouer à ça, Hermione ? Râla Harry avant d'ajouter fasse à son manque de réponse, très bien, d'accord, tu ne me crois pas, je le vois. Tu paries combien que si on appelle la boutique, personne ne décrochera ?

- Deux jours de vaisselles, rétorqua Hermione, amusée.

- Okay, ça me va !

Harry fit signe à Sirius qui était le plus proche du téléphone fixe de lancer l'appel, Sirius s'amusait beaucoup, les adolescents s'étaient toujours très distrayants, décidément. Il tapa le numéro du magasin et alluma le haut-parleur afin que tout le monde puisse entendre, la première détonation gronda dans la pièce suivit rapidement de la deuxième puis la troisième et enfin une quatrième fois avant que le répondeur ne se lance. Harry lança un regard éloquent à Hermione mais celle-ci ordonna de tenter une deuxième fois, pas prête à devoir faire la vaisselle pendant les tours d'Harry en plus des siens. Le deuxième essai donna strictement le même résultat et Hermione dut capituler :

- D'accord, elle nous a mentit, soupira-t-elle, mais elle devait avoir une bonne raison pour le faire.

- Nymph' avoir une bonne raison pour mentir ?! S'étonna Harry. Je ne suis pas sûr que nous parlons bien de la même personne, Nymph' n'hésitera jamais à mentir si ça lui permet de fuir la réalité ou d'éviter les problèmes !

- À votre avis, pour lequel des deux nous a-t-elle mentir ? Interrogea Sirius, nettement moins amusé.

- Un peu des deux, je pense. Fuir la réalité avec un autre homme, c'est bien son genre et mentir pour éviter qu'on soit au courant et d'en faire une réalité claire, dans les circonstances actuelles, ce ne serait pas surprenant, résuma Hermione en observant attentivement le visage d'Harry pour être sûr de ce qu'elle énonçait, même si elle commençait à mieux cerner Nymph', Harry était celui qui la connaissait le mieux.

L'adolescent ne la démentit pas et Sirius soupira :

- Qu'est-ce qu'on doit faire alors ?

- Rien, malheureusement, attendre et s'inquiéter en espérant que tout se passera bien, répondit difficilement Harry avant d'ajouter sous le ton de la plaisanterie, ça nous fera de l'expérience pour quand les petits seront en âge d'avoir des amourettes et de sortir la nuit.

Les deux autres ricanèrent et Sirius recommença à faire les cent pas dans la maison, Hermione à réviser même si son esprit ailleurs n'aidait pas réellement et Harry à regarder distraitement la télé, affalé sur le fauteuil. Il était une neuf heure et demi lorsque cette conversation eut lieu et une heure passa sans qu'ils n'eurent aucunes nouvelles, Hermione ne faisait même plus semblant de réviser et elle tapait son stylo sur la table dans un rythme constant. Harry balançait son pied sur ce rythme, fixant l'horloge d'un regard constant, ne prétendant même plus regarder la télévision qui passait une émission sur les enfants différents. Harry aurait bien été en peine de vous en raconter la moindre miette, la dernière fois que son visage avait regardé la télévision, il regardait l'émission précédente sur l'épreuve de Skateboard Street des X Games qui se déroulaient à Austin, il y a peu encore. Sirius continuait de marcher de long en large mais il marchait de plus en plus vite et il se grattait la tête de plus en plus souvent. Ce n'est que vers onze heures que la clé tourna enfin dans la serrure et qu'ils reprirent le cours de leurs activités comme s'ils l'avaient toujours fait. Nymph' fut surprise de voir la lumière de salon allumé, elle s'attendait à trouver la maison plongeait dans le noir, Remus et elle s'étaient laissés emporter par l'émotion et ils n'avaient pas vu l'heure passé. Ils étaient tous dans le salon et ils levèrent la tête distraitement lorsqu'elle y entra.

- Qu'est-ce que vous faîtes encore debout ? Harry, Hermione vous avez cours demain, vous devriez être au lit depuis un bon moment. Sirius, je suis étonnée de te voir toi aussi encore debout, au vu des circonstances, je pensais que tu serais dans un piètre état, aujourd'hui.

- La marche m'aide à éviter de boire, Lily m'aurait tué si j'avais bu à cause d'elle, tu sais.

- D'accord, tu veux qu'on en parle un peu avant d'aller se coucher ?

Sirius hocha la tête pendant qu'Harry et Hermione partaient se coucher, prétextant ne pas avoir vu filer l'heure. Sirius s'assit à la table du salon et Nymph' fit rapidement le deuil de sa nuit avant de l'y rejoindre. Hermione était épuisée alors elle se prépara rapidement à se mettre au lit alors qu'Harry fit de même de son côté. Juste avant de se mettre au lit, Hermione lança un regard entendu avec Harry avant de souffler doucement :

- Je n'ai vraiment pas hâte que Ted et Isla en arrivent aux amourettes mais alors vraiment pas.

- J'suis d'accord mais j'crois qu'on aura pas trop le choix, lui sourit tristement Harry.

Ils se couchèrent sans une parole de plus, leur nuit fut courte et lorsque Nymph' tapa à la porte pour les réveiller comme elle l'avait toujours fait. Harry et Hermione s'étirèrent longuement, peu motivés à se lever, d'ailleurs lorsqu'Hermione se leva, la première chose qu'elle marmonna en direction d'Harry :

- Vraiment mais alors vraiment pas hâte …

Harry lui sourit et il partit vers la salle de bain en traînant les pieds, Hermione s'habilla et descendit dans la cuisine rejoindre le reste de la famille. Les enfants étaient d'une forme internationale, criant et s'agitant dans tout les sens avec une Nymph', épuisée qui finissait de cuire les œufs brouillés et le bacon, Hermione lui sourit et lui prit sa place, la jeune femme la remercia d'un sourire fatiguée et elle s'assit à table, collant sa tête sur la table. Harry et les enfants prirent rapidement leur petit-déjeuner, de même qu'Hermione et ils partirent après avoir réveillé Nymph' qui malgré le bruit ambiant avait réussit à s'endormir. Quelques instants plus tard, chacun était à l'endroit où ils devaient être, les enfants à l'école du quartier, les adolescents à Poudlard, Sirius dans son lit et sobre et Nymph' épuisée et à son travail. C'était parfait.

Le cours de chimie avait de nouveau était particulièrement épuisant pour toute la classe, Hermione s'était moquée d'Harry qui avait pas mal galéré avec son TP à faire, Ron Weasley avait été déplacé par le professeur Rogue parce qu'il discutait avec son camarade de classe et avait été mis à côté d'Harry. Seuls tout les deux sans les conseils avisés d'Hermione, Harry avait pas mal galéré à faire son exercice et son nouveau partenaire de labo n'était pas des plus doués qu'il soit. Harry était même surpris que son professeur ne l'est pas encore sanctionné pour avoir rendu et travaillé sur un exercice aussi raté et brouillon, il devait reconnaître que lui-même avait un peu honte d'avoir rendu ça. Cela ne le surpris donc pas lorsque Severus Rogue lui demanda de rester une minute après que la cloche eut sonné. Comme à son habitude, le professeur attendit que tout les autres élèves eut quittés la classe pour fermer la porter et commencer à parler d'un ton entièrement neutre :

- Vous avez gagné, Sir Potter, j'accepte d'apprendre à vous connaître comme votre mère l'aurait souhaité, on passera du temps ensemble et peut être que j'accéderai à votre demande de vous parler d'elle.

- D'accord, ça me va, j'accepte, acquiesça Harry, sans marchandage.

- Parfait, que direz-vous d'aller au cinéma la semaine prochaine ? Samedi ?

- Samedi impossible, le procès de Sirius commence le lundi et son avocat veut s'assurer qu'on sera au point.

- Vendredi après-midi après vos cours, cela vous convient-il ?

- Parfaitement, je suis d'accord.

Severus laissa partir l'adolescent, impressionné par l'acceptation pure et simple du garçon, il s'était attendu à devoir argumenter à en obtenir une migraine pour expliquer à l'enfant que passer du temps était plus favorable pour lui parler de sa mère, plutôt que lui dire tout ce qu'il savait d'un seul coup. Pourtant, Harry avait tout accepté en bloc, il avait été poli et avait attendu que l'homme parle et choisisse. Harry, de son côté, était clairement surpris que son stratagème ait fonctionné et que Severus l'invite au cinéma. Il en parla aussitôt évidemment à Hermione.


Cameron était assit sur les marches du perron lorsqu'Harry rentra de son cours de boxe, jeudi soir, il n'était que dix-huit heures mais tout de même, Harry était surpris. Cameron lui rappela qu'il avait accepté qu'il vienne l'aider à finir le banc, Harry avait complètement oublié malgré ça, il hocha la tête et demanda pourquoi il n'était pas rentré dans la maison au lieu de l'attendre dehors. Cameron haussa les épaules, il n'y avait pas pensé, tout simplement, il savait qu'Harry n'allait pas tarder à arriver alors il s'était timidement assis sur les marches à l'attendre par peur de devoir expliquer qu'il était venu parce que tout ces frères passaient la soirée avec leur père et qu'il n'avait pas le seul à être à la maison, à attendre bêtement le retour de ces frères. Harry ne chercha pas très loin la raison et guida l'enfant à la cave, récupérant au passage des sodas et un ourson mi-choco parce qu'Harry était persuadé que Cameron avait sans doute oublié de goûter avant de venir le voir. Cela ne manqua pas, quelques secondes après être entré dans la cave, le ventre de Cameron gargouilla bruyamment faisant rougir son propriétaire et rire Harry. Il lui donnant l'ourson et sa cannette que le petit garçon dévora en quelques instants. Ce n'est qu'ensuite qu'ils se mirent à la peinture pour finir de peintre les bouts de bois de l'autre côté, ce fut fait au pinceau et ce ne fut pas très long à faire.

Pendant que les morceaux de bois séchaient, Cameron raconta à Harry comment s'était passé la semaine jusqu'à présent, Harry l'écoutait raconter qu'il avait enfin eu une bonne note en dictée, ils en avaient tous était tellement fiers à la maison, qu'ils en avaient une fête à la maison qui avait débouché sur une bataille de polochon. Harry le félicita chaleureusement, ce n'était vraiment pas tout les jours que Cameron avait un 8/10 en dictée. Il lui raconta aussi qu'il avait arrêté de se disputer avec ces frères aussi et qu'à la place, il avait préféré passer le voir plutôt que de rester seul à la maison à s'inquiéter puis à être énervé ensuite. Harry le félicita, c'était bien raisonné et il pouvait continuer à faire cela sans soucis, ils bricoleraient, ça serait l'occasion de faire quelque chose de sympathique ensemble. Cameron sourit et Harry secoua la tête en lui disant de s'approcher qu'ils allaient vérifier si tout était sec, après s'en être assuré, Harry attrapa une boîte avec des gros clous et un marteau puis se tourna vers l'enfant :

- Attention Cam', à partir de maintenant c'est très dangereux alors fait très attention et écoute-moi bien, d'accord mec ?

- Oui, oui, répondit l'enfant en espérant se donner une attitude sérieuse mais qui ne parvient qu'à avoir l'air impatient.

- D'accord, alors on va commencer par accrocher les deux pieds gauches avec le petit morceau là pour faire l'accoudoir du banc, j'ai déjà essayé normalement ça marche. Alors ce que je fais faire pour que ça soit plus facile pour toi, je vais m'arranger pour que les bouts de bois soient bien immobiles.

Harry tient parole, il fixa le premier pied et l'accoudoir dans le sens qu'il souhaitait et avant de laisser Cameron, huit ans, clouer solidement ces deux bouts d'un banc qui allait servir à toute la famille, Harry attrapa des morceaux de bois qui avaient servis pour d'autres projets qui n'avaient pas fonctionné, il les ficela deux par deux, en attrapa un et le bloqua solidement avec une pince. Il tapota le premier clou légèrement pour qu'il y ait une encoche où poser le clou. Ensuite, il donna le marteau et le clou au petit garçon, il lui montra comment positionner le clou et lui conseilla de taper doucement au début puis plus fort après. Le premier essai de Cameron fut catastrophique, le clou fut complètement tortue et il emporta une partie du bois dans sa suite, Harry ricana gentiment et lui proposa d'essayer une nouvelle fois, il fallut une quinzaine d'essai pour qu'Harry considère que l'enfant était prêt à clouer l'accoudoir. Bon, cela ne fut pas parfait mais Harry hocha la tête, satisfait, il prit le marteau et un autre clou pour clouer lui-même la deuxième partie. Ils firent les pieds droits aussi, quelques minutes plus tard, ils avaient visé toutes les planches de palet aux deux autres planches qu'ils placèrent en dessous et aux deux extrémités. Ils firent exactement la même chose pour le dossier puis Harry se chargea de clouer l'ensemble du banc ensemble. Ce que Cameron préféra et de loin fut de viser, clouer, il trouvait décidément ça très difficile mais quand il vit le banc enfin entier, Cameron ne put s'empêcher de ressentir une certaine fierté.

- Il est magnifique !

- Et c'est toi qui l'a fait, sourit Harry, tu peux être fier de toi Cam'. On va attendre dimanche prochain après le procès, inviter ta famille à venir manger ici et nous leur montrerons notre œuvre, d'accord ?

- On peut pas leur dire maintenant ?

- Non, c'est bien plus drôle si l'exposition se fait devant tout le monde, assura l'adolescent à la crête rouge, mais avant de le montrer à tout le monde, il va falloir le tester, tu es prêt ?

Cameron hocha la tête, excité comme une puce, Harry le souleva délicatement et l'approcha du banc pour au dernier moment, le soulever haut dans les airs :

- Et maintenant, tu me donnes quoi pour que je te pose dessus, ricana-t-il.

- Tonton, allez, allez, t'es pas drôle ! Pose-moi dessus ! S'il te plaît ?

- Oh mais qu'ouïs-je sortir de votre noble boucle, des paroles magiques, s'amusa Harry, mais mon seigneur, je … je … je ne peux résiiiister à votre pouvoirrr, termina-t-il en le posant sur le banc après l'avoir secoué de bas en haut sous ces rires.

- Ça tiens ! Tonton, ça tiens !

- Saute dessus pour voir, doucement, stupidus, tu risques de te faire mal !

- J'ai rien compris, sourit l'enfant en s'asseyant malgré tout.

- T'es dingue, petit ange, complètement dingue. Oula mais tu as vu l'heure, il est déjà sept heures et demi, tu veux manger là ?

- Oui !

Ils remontèrent de la cave et Cameron partit aussitôt dans la chambre des enfants pour jouer avec Ted et Isla pendant qu'Harry souriait à Nymph' en train de faire la cuisine, Hermione installé dans la cuisine, travaillant pour changer. Harry attrapa le téléphone fixe et demanda à Lyne si son fils pouvait rester manger à la maison, ils n'avaient pas vu le temps passé et comme ils allaient bientôt se mettre à table, il avait proposé à l'enfant de manger avec eux. Lyne s'assura qu'Harry ne le ramène pas tard et ce dernier lui promit la chose avant de lui demander si elle accepterait de venir manger en famille chez eux dimanche prochain. L'affaire fut conclu assez rapidement et le repas étant prêt, ils s'installèrent à table, les conversations allaient bon train et finalement Harry dut ramener Cameron. Sur le trajet, Cameron ne peut s'empêcher de demander, un peu tristounet :

- On a finit le banc, qu'est-ce ce qu'on va faire maintenant ?

- Je sais pas, j'ai plein de projet en cours mais ça ne serait pas très drôle pour toi, qu'est-ce que tu voudrais faire ?

- Je sais pas, on peut faire n'importe quoi ?

- Accroche-toi bien, on va sauter au bas du trottoir, avertir Harry en faisant une petite pique d'accélération puis sautant au bas du trottoir comme annoncé. Oui n'importe quoi, on peut essayer du moins ! Tu penses à quoi ?

- Un cerf-volant, on pourrait ?

- Bien sûr, c'est même assez facile, tu veux faire ça ?

- Non, je cherche …

- Cherche, cherche, et attention on va monter sur le trottoir, voilà, c'est bon, relâche un peu le guidon, mec. Qu'est-ce que tu voudrais avoir que ta mère ne puisse pas t'offrir en ce moment ?

- Un skateboard, j'en veux trop un mais maman dit que c'est dangereux et qu'elle ne dépensera pas dix livres aussi inutilement.

- Ça, ça m'en l'air compliqué, on va bien s'amuser et voilà, jeune homme te voilà chez toi. Rentre vite te mettre au lit !

Pour son bien-être mental, il attendit que Cameron est ouvert la porte, soit rentré dans la maison et que Lyne fasse son apparition à la fenêtre pour lui confirmer qu'il était bien rentré. Ce n'était pas dans les gens du quartier qu'Harry n'avait pas confiance, bien que ça soit aussi le cas, mais c'est aussi dans les enfants de Lyne qu'il ne faisait pas toujours confiance. Une fois, ils étaient énervés et quand Nymph' les a laissé devant l'immeuble, Cameron et Michaël sont entrés dans le bâtiment avant de ressortir sans pénétrer dans leur appartement. Lyne a faillit faire un meurtre quand on les a retrouvé chez les flics, heureusement qu'ils ne les avaient pas séparés, Michaël était bien jeune encore, il aurait eu très peur. Heureusement, l'histoire s'était bien terminée mais depuis ils ne leur faisaient plus confiance, au grand désespoir des deux enfants qui avaient pourtant jurés de ne plus recommencer.

Le lendemain après-midi, Harry s'était lacés ces chaussures plusieurs fois à cause de ses mains qui tremblaient, c'était tout de même stressant, il n'allait pas sortir avec n'importe qui mais avec son professeur de chimie, un ancien ami de sa mère qui le détestait à cause de son père. Ce n'était vraiment pas une sortie ordinaire et Ted qui boudait parce qu'il allait rester seul à la maison n'aidait pas vraiment à se calmer, finalement, Hermione excédait lui proposa de le prendre, elle était persuadée qu'il serait sage et bien élevé. Harry avait enfilé pour l'occasion une chemise verte foncée et un pantalon noir de Poudlard, les rares de ces affaires qui n'avaient pas de trous. Harry soupira et attrapa le petit garçon pour lui enfiler, un tee-shirt et un pantalon plus présentable tout en lui expliquant l'importance de cette sortie et à quel point il était important qu'il soit adorable et poli, Harry le lui répéta en une deuxième fois pour être sûr que le petit garçon comprenait bien l'importance de la chose. Quand il fut l'heure de partir, ne voulons pas salir sa chemise, Harry décida de prendre le métro avec son filleul. Ted resta près de lui et observer dans tout les coins, impressionné, il n'avait jamais pris le métro, voyageant à guidon de vélo, la grande majorité de sa vie, en voiture, le reste du temps. Ce n'était vraiment pas un réflexe Smoothies le métro, aujourd'hui faisait exception à la règle.

Lorsqu'ils sortirent par la bouche du métro dans le quartier choisi par son professeur, Harry eut un mouvent de blocage, il n'y avait plus grand chose d'ouvert dans ce quartier, beaucoup de boutiques avaient des planches aux fenêtres et rares étaient les personnes qui marchaient dans la rue. Harry n'eut grâce à cela aucun mal à trouver son professeur qui ne manqua pas de grimacer en voyant l'enfant l'accompagnant. Harry eut un sourire d'excuse, Severus Rogue soupira, il aurait dû s'y attendre avec le garçon à ne pas le voir arriver comme il l'attendait. Le garçon l'avait surpris de deux manières différentes aujourd'hui, d'abord par sa tenue, il s'attendait à voir le garçon arriver avec une horrible tenue de gangster et son horrible crête d'iroquois mais il avait clairement fait un effort vestimentaire, même si son pantalon était clairement celui de Poudlard, en revanche pour son horrible crête, rien de pouvait être fait pour l'améliorer aux yeux de Severus qui n'était pas sûr que sa mère aurait apprécier de voir son fils coiffé ainsi. Ensuite il se reprit, si elle avait vécu, jamais son fils n'aurait eu l'idée de se faire une telle coupe. Le petit garçon qui l'accompagnait était la deuxième surprise de la journée, il s'était à tout de la part du garçon, vraiment à tout mais alors à ce qu'il lui emmène un petit garçon avec lui.

- Bonjour, professeur.

- Bonjour Sir Potter, puis-je avoir l'honneur d'être présenté à votre accompagnant ?

- J'ai été obligé de l'emmener, professeur, je m'en excuse d'ailleurs, professeur.

- Nous sommes dans un cadre informel, Sir Potter, accepteriez-vous que je vous appelle par votre prénom ?

- Et inversement ? Souligna innocemment Harry, avec une insolence coutumière.

- Et … inversement, soupira doucement Severus.

- Où allons-nous ? Interrogea lentement Harry.

- Dans un vieux cinéma, ta mère et moi y avons passé des heures et des heures, il passait des vieux films étrangers, ta mère adorait. La semaine dernière, j'ai remarqué qu'il repassait le film « Yoyo » et comme ta mère adorait ce film, je me suis dit que ça pourrait t'intéresser mais il est en français, le petit risque de s'ennuyer un peu.

- Ted parle français ne vous inquiétez pas, assura Harry.

Alors ils partirent en direction du cinéma, c'était un vieux bâtiment dans lequel Harry ne serait jamais spontanément entré, son professeur lui assura que le bâtiment avait déjà une sale tête dans les années 70, c'était ce qu'il plaisait le plus à sa mère. Severus les mena à la caisse et demanda trois billets pour « Yoyo » qu'il payait avant même d'avoir laisser le temps à Harry de sortir son porte-feuille. Face à l'interdiction de son professeur de le rembourser, Harry fronça les sourcils et soupira avant de faire signe à Teddy de pénétrer dans la salle de cinéma. Ils s'installèrent, lorsque le film commença, la salle était à peine occupé par une vingtaine de personne. Les pubs commencèrent, elles durèrent un petit moment et Severus expliqua à Harry que c'était ainsi que le cinéma arrivait encore à entrer dans ces frais et n'avait toujours pas fermé. Lorsque le film commença, Harry comme Ted fut surpris de faire un film muet en noir et blanc sous leur yeux. Lorsque le petit clown se balada dans l'immense demeure, imitant le poisson dans l'aquarium, Ted ne put s'empêcher de gigoter sur son fauteuil, demandant à son parrain le plus silencieusement qu'un enfant de six ans ou presque en soit capable :

- Il parle pas le film ?

- Je ne sais pas Teddy, ça t'embête ?

- Non ça va, c'est marrant, oh oh oh un éléphant, t'as vu ?

- Oui je le vois mais on est au cinéma alors tais-toi Ted.

Aussitôt l'enfant se tut et effectivement peu après le départ du cirque, le film cessa d'être muet. Ce n'était pas pour déplaire à Harry qui aurait vraiment trouvé le film long s'il avait du lire toutes les rares paroles à Ted. Ça aurait fini par lassé son filleul et Harry n'aimait pas ça du tout. La suite du film racontait la vie du clown YoYo en traversant toutes les parts de l'histoire de sa vie et du pays en plein proie à la guerre. Lorsque le film prit enfin fin, Harry sourit, bon ce n'était pas ce qu'il serait allé voir au cinéma mais curieusement cela ne l'étonnait pas que ce film est put plaire à sa mère, un peu vieillot pour l'époque où sa mère aurait dû être en âge d'aller au cinéma toute seule mais pourquoi pas après tout. Ils sortirent du cinéma et s'arrêtèrent un instant dans la rue, par un vieux automatisme qu'il avait cru avoir perdu Severus s'approcha du stand de sucrerie et acheta un paquet de Babel Gum multicolore. Ce ne fut que lorsqu'il croisa le regard surpris de son élève que Severus prit conscience de son acte, dans un indifférence la plus complète, il en prit un et laissa tomber le paquet dans la main avide du petit garçon. Mâchouillant son chewing-gum rouge, Severus se tourna vers Harry :

- C'était une tradition entre nous, à chaque fois qu'on venait ici, en sortant du film on achetait un paquet. Servez-vous, ils perdent vite leur goût alors je fais vite en reprendre un second.

- Merci, monsieur.

- Oh oui, trop trop merci,affirma Teddy, bouche déjà plein de deux grosses boules.

- On dit « Merci beaucoup » Ted !

L'enfant hocha la tête pour confirmer sa compréhension, Harry lui sourit et lui retira le paquet des mains avant qu'il n'essaie d'en mettre une troisième dans sa petite bouche. Avec amusement, il reconnut les boules de chewing-gum qu'ils mangeaient souvent Nymph' et lui lorsqu'ils vivaient encore au squat', il en attrapa un avec entrain et alors qu'ils sortaient du cinéma, Severus les invita à aller s'installer dans le parc voisin, il y avait une petite terrasse aménagé à côté d'un parc pour enfant. Ils y seraient plus à l'aise pour discuter, Harry, bilingue depuis sa naissance s'aperçut à peine qu'ils n'avaient jamais cessé de parler français. Il était un peu surpris que son professeur sache parler le français mais étant donné la proximité qu'il supposait entre lui et sa mère, il ne devrait pas s'en étonner plus que cela. Son professeur tendit la main pour obtenir un nouveau chewing-gum alors qu'ils s'installaient dans le parc. Ted ne tarda pas à les abandonner joyeusement et évidemment ce fut ce moment-là que Severus choisit pour engager la conversation :

- Le film vous a plu ? T'a plu, excuse-moi, se corrigea-t-il.

- Oui, j'avoue qu'au début, j'ai été un peu surpris au début, ce n'est pas vraiment mon style de film mais j'ai apprécié le film.

- Votre … ta mère l'avait vu en France pendant ces vacances quand elle était enfant, un jour, on traînait en s'ennuyant et on a décidé d'aller faire un tour dans le quartier français et en passant devant ce cinéma, elle en a vu l'affiche, c'était la première fois qu'il passait en Angleterre. On avait pas vraiment d'argent sur nous à part quelques monnaies alors on est rentré par derrière. Ne me regardes pas ainsi, j'ai grandi dans le même quartier que toi et on était aussi fauché que vous.

- Je n'ai rien dit mais comme j'ai rarement eu d'information sur ma mère, j'ai tendance à l'idéaliser, tout le monde m'a toujours dit à quel point elle était mature et responsable. Je suis surpris voilà tout.

- On dit rarement du mal des morts, Harry et peu de monde savait ce que ta mère venait des Spinners End alors ils ne risquaient pas de vous... t'en parler.

- Est-ce qu'elle aurait aimé que je rentre à la maison avec les cheveux jaunes ? Ne put s'empêcher de demander Harry, le sourire moqueur aux lèvres.

- Elle t'aurait rasé aussi sec mon jeune homme, sans sourciller.

- Mince Sirius avait donc raison, soupira Harry.


Harry était assis dans la salle du tribunal, les Smoothies étaient tous autour de lui à l'exception de Sirius qui trônait au côté de son avocat, apparemment ce procès allait être plus compliqué qu'ils ne l'avaient tous pensé à l'exception de l'avocat. Il y avait beaucoup d'argent en jeu et les politiciens avaient aussi beaucoup à perdre, un homme emprisonné pendant quatorze ans parce que psychologique affaiblie, il s'était laissé influencé et avoué un crime qu'il n'avait pas commis. Ce n'était pas bon pour l'image du pays pourtant Sirius n'était pas trop inquiet, il avait de l'argent et il avait engagé le meilleur avocat possible. Le procès avait commencé depuis des heures, les personnes défilaient et ils y comprenaient que dalle. À la surprise générale, Severus fut appelé comme témoin de la partie civile, personne n'en fut réellement surpris, il avait été un mangemort et en plus il détestait Sirius Black. Le procureur posa toutes sortes de questions sur la place que Severus tenait dans l'organisation criminelle, Hermione découvrit que son professeur de chimie était assez bien classé chez les mangemorts, personne d'autres chez les Smoothies n'en fut surpris, d'abord parce que les enfants étaient juste bien habillés et sous ordre de sourire sans bouger mais ils ne comprenaient absolument rien de ce qu'il se passait ici, Nymph' et Harry quant à eux étaient déjà au courant depuis longtemps, Sirius qui luttait contre cet organisation leur en avait déjà parlé. Après tout un tas de détail que les Smoothies ne comprirent pas l'interrogatoire prit un autre versant, un plus compréhensible :

- Comment s'est passée votre première rencontre avec le suspect ?

- Il me semble qu'il m'a mis la tête dans un cassier et hurler à l'intérieur, soupira Severus, peu ravi qu'on se serve de cela.

- Comment qualifieriez-vous votre relation avec le suspect ?

- Mauvaise, j'imagine, il m'a martyrisé pendant toute la scolarité, le sentiment le plus proche que je pouvais définir pour notre relation c'est la haine.

- Objection ! Propos sans aucune valeur, le ressenti de Monsieur n'est pas pertinent, s'écria l'avocat de Sirius.

- Maître, c'est à moi de dire si cela est pertinent, objection retenu. Si vous n'avez plus de question Maître, retournez vous asseoir et ne dérangez plus la cour.

- Une dernière question, Juge, Pensez-vous que le suspect avait les capacités pour organiser ce meurtre ?

- Black est loin d'être stupide …

- Objection, le témoin insulte mon client !

- Retenu, Mr Rogue répondez simplement à la question.

- C'est ce que j'étais en train de faire, Black en a suffisamment dans la tête pour monter un tel plan.

- Je vous remercie.

- La Défense souhaite interroger le témoin.

- Je vous en prie, après votre interrogatoire, nous ferrons une pause repas, soyez bref ou nous poursuivrons après.

- Je serais bref, Juge, je n'aurais que quatre questions à poser à Mr Rogue, Mr Rogue vous nous avez dit que vous faisiez parti du Cercle Intime de Voldemort, est-il vrai que vous saviez qu'il y avait un traître parmi les Potter ?

- Oui, Le Seigneur des Ténèbres se plaisait à nous le dire.

- Saviez-vous de qui s'agissait-il ?

- Non.

- Auriez-vous pu pensez qu'il s'agissait de Lord Black ici présent ?

- Non.

- Dernière question et après je vous libère, Mr Rogue, selon vous, Lord Black a-t-il commis ce crime ?

- Non.

- Objection, s'exclama le procureur, le témoin fait un parjure, il nous assurait il y a cinq minutes que le suspect avait les capacités de commettre ce crime.

- En effet, Mr Rogue, justifiez-vous, ordonna le juge.

- Mr Parvot m'a demandé si Black avait les capacités de tuer les Potter, oui, c'est le cas, le plan était d'un basique même l'enfant au premier rang aurait pu le concevoir, Maître Bourgartchev m'a lui demandé si je pensais que Black aurait pu tuer son meilleur ami et sa femme, ce à quoi j'ai répondu non, pour moi Black n'aurait jamais pu tuer James Potter, sa santé mentale était beaucoup dépendante de ses amis pour en tuer un.

- Objection rejeté, le témoignage de Mr Rogue devra être pris dans son intégralité. La cour reprendra dans une heure.

Severus fut raccompagné jusqu'à la sortie de la salle puis il commença à s'éloigner à grand pas avant d'être rattraper par le jeune Potter, survivant qui le suivit en silence. Severus ne supportant ce silence plus longtemps, demanda :

- Oui, Lord Potter que puis-je faire pour vous ?

- Merci pour ce que vous aviez dit sur Sirius, je sais que vous le détestez mais merci.

- Je n'ai fait que dire ce que je pense, Harry, Sirius est un con mais son plan aurait été mieux monté et il n'aurait pu tuer votre père, votre mère à la limite mais James c'était son repère, impossible, ronchonna Severus.

- Tout le monde a besoin d'un repère, Severus, je suis heureux que vous m'acceptiez un peu en mémoire de ma mère.

- Vous devriez être en cours, Harry, ce tribunal n'est pas pour les enfants.

- Et ce n'est sans doute pas pour les pauvres non plus, on y comprends tous que dalle.

- C'est pourtant très simple, il suffit d'observer le visage de l'avocat de Black, s'il fronce les sourcils et qu'un objection ne tarde pas à arriver, c'est qu'il perd du terrain, l'autre à marquer un point, si quand Black lui lance un regard inquiet, il posa sa main sur son bras, tout va bien. Si il hoche la tête pendant que l'autre dit des horreurs sur Black, tout va bien, ça a été prévu et il a une parade. S'il se met à consulter ses notes, c'est l'autre qui a marqué un point. Avec cela, vous devriez vous en sortir pour la journée mais demain il faudra revenir à l'école.

- Merci, je vous rassure, c'était prévu, juste pour montrer notre soutien, ensuite à l'école.

Harry retourna avec sa famille, leur faisant part de ce que venait de lui dire Severus, ils déjeunèrent le plus ordinairement possible, scrutés par des dizaines de personnes et se faisant régulièrement prendre en photo par un journaliste. Tout le gratin était là, lorsqu'ils rentrèrent de nouveau dans la salle, Harry respecta les conseils de son professeur, cessant d'essayer de comprendre un jargon qu'il ne comprenait pas, observant plutôt les réactions de Mr Bourgartchev plus attentivement, c'était alors bien plus simple de suivre le procès, l'avocat réagissait et lui traduisait par son comportement les moments clés du procès et du témoignage. À la fin de la journée, une voiture de police raccompagna Sirius à l'appartement pendant que les autres Smoothies rentrèrent en dissimulant Teddy dans le coffre. Le procès était lancé et il ne restait plus qu'à prier désormais.


Voilà Voilà, j'espère qu'il vous a plu, n'hésitez pas à me donner votre avis bon ou mauvais (c'est toujours bon pour progresser), je m'excuse une nouvelle fois pour ce long retard, j'ai mon concours en fin avril alors soyons réaliste sur les capacités à écrire le prochain chapitre, milieu du mois de mai, cela devrait le faire.