Blblblblbl !

Bon, d'accord, c'était pas la meilleure façon de dire bonjour, passons !
Après avoir passée une nuit blanche devant BFM TV tout en peaufinant mon chapitre 2, je me devais de le publier assez rapidement, bien qu'il soit prêt depuis déjà quelques jours.

Quelques vues, une review plutôt encourageante, c'est ce qu'il me fallait pour me motiver !

A l'heure où j'écris ces mots, je suis en train de finaliser le chapitre 5 (juste pour vous préparer mentalement, les chapitres sortiront vite !).

Bref, trêve de blabla, enjoy ! (Je précise encore une fois que toute critique, qu'elle soit bonne ou mauvaise, est acceptée. Je suis ici pour apprendre, et vous faire partager mon histoire après tout !)


Je fus tirée de mon sommeil par un bruit de porte grinçante. J'ouvrai les yeux péniblement avant de soupirer. Il était grand, blond, et il souriait.

-« En selle la nouvelle ! »

-« Laisses-moi encore 5 minutes … »

-« Oh je vois, on est flemmarde hein ? » dit-il en se rapprochant de moi.

Il prit ma couette et tira dessus. Je hurlai et il explosa de rire avant de jeter mon duvet à terre en se retournant.

-« Allez debout ! »

Je me relevai en grognant, avant de voir qu'on m'avait déposé des affaires propres sur mon armoire. Je serrai la mâchoire en imaginant un des blocards rentrer dans ma chambre dans un de mes moments de faiblesses, avant d'attraper un pantalon propre, et d'enfiler une chemise bleu clair un peu trop grande pour moi. Je mis mes bottes, et sorti de ma chambre pour aller vers le camp. Dans le couloir, je croisai Newt, qui sortait à peine de sa chambre. Il avait encore les yeux plissés, et me salua quand je passai devant lui en se frottant les paupières. Il ressemblait à un enfant à ce moment là, et je ne pus m'empêcher de sourire en le trouvant adorable.

En sortant du dortoir, Zart m'attendait avec un grand sourire. Il faisait encore sombre. Je grommelais.

-« Pourquoi on se lève aussi tôt .. ? »

-« Parce-que y a du boulot la nouvelle ! »

-« Arrête de m'appeler la nouvelle » répliquai-je. « Je déteste ce surnom. »

-« Ok, je vais t'appeler Greenie alors. C'est un surnom qu'on donne aux petits nouveaux » ajouta-t-il avant que je lui demande. « Suis-moi, on va déjeuner ! »

Je le suivais en trainant les pieds, encore fatiguée. Il faisait plutôt bon, même si le soleil n'était pas encore levé. Zart était rentré dans une salle sur la droite, qui devait être les cuisines. Il salua le grand noir qui se tenait là. Il était plutôt costaud, et avait une barbe impressionnante. Il me suivait du regard pendant que j'imitais le maton des sarcleurs en me servant un verre de lait, et prit un fruit, avant de ressortir pour aller nous assoir à une table en bois, tout près du camp. Il leva les yeux vers moi.

-« Ok, alors, en tant que sarcleur, je m'occupe du terrain. C'est nous qui devons nous occuper des plantations, des cultures, et de l'entretien du bloc. Crois-moi, c'est bien plus sympa que tu le crois ! » ajouta-t-il en me voyant soupirer.

Un bruit sourd me fit tourner la tête. Les portes qui m'intriguaient tant venaient de s'ouvrir dans un vacarme assourdissant, en faisant trembler le sol. Je regardais l'ouverture, et deux blocards se mirent à sprinter dans le couloir. Je tournai la tête vers Zart.

-« Pourquoi ils sont sortis ?! »

-« Alby ne t'a pas parlé des coureurs ? »

J'hochai la tête négativement. Il soupira.

-« Les coureurs sont chargés de cartographier le labyrinthe. Ce sont les plus rapides et les plus malins d'entre nous. Tu ferais une bonne coureuse d'ailleurs. »

-« Comment on devient coureur ? »

-« On subit un entraînement intensif avec Minho, le chef des coureurs, pendant un mois. Peu de personnes tiennent le coup. Tout le monde fuit le boulot de coureur. Crois-moi, c'est pas la joie. »

Je pinçai les lèvres fixant les portes du labyrinthe, pendant que Zart allait reposer son verre vide, avant de me lever pour marcher vers elles. Elles me fascinaient. J'avais l'impression d'être attirée comme un aimant. Le soleil était encore bas dans le ciel, ci bien que je ne voyais presque rien devant moi. Je marchais bêtement vers les portes. Je devais aller voir le couloir d'un peu plus près. Tout était si silencieux. Je regardais devant moi. Le couloir était sombre, du lierre poussait sur les murs, comme sur ceux du bloc. Le temps semblait suspendu. Je fis un pas en avant pour mieux l'observer.

Quelqu'un m'attrapa par le col en m'envoyant valser sur plusieurs mètres. Je tombai lourdement par terre, en jurant, avant de reconnaître Gally. Il semblait furieux.

-« Qu'est-ce que t'as pas compris dans les mots 'on rentre pas dans le labyrinthe', la nouvelle ? » tonna-t-il, les yeux plongés dans les miens.

-« Mais putain c'est quoi ton problème à toi ? » hurlai-je en me relevant pour lui faire face. « T'as quelque-chose contre moi ? C'est ça ? »

Il se rapprochait dangereusement de moi, le regard empli de colère. Ses yeux bleus étaient tellement hypnotisant. Je ne pouvais pas tourner la tête. Il était à quelques centimètres de moi. Je voyais quelques blocards arriver en courant, intrigués par mon hurlement.

-« Mon problème c'est que tu comprends rien à ce qu'on te dit ! »

-« Non mais je rêve ! » m'exclamai-je en levant les bras au ciel. « C'est toi qui me fout à terre et qui vient m'emmerder avant que j'aille me coucher qui dit ça ? Tu te fous de qui Gally ? T'as vraiment cru que j'allais rentrer ? Pauvre tâche ! »

Il serrait son poing et sa mâchoire, se retenant de toutes ses forces de m'envoyer une puissante droite dans la mâchoire qui m'aurait sûrement endormie pour plusieurs heures, m'envoya un dernier regard perçant avant de tourner les talons en marmonnant dans sa barbe avant de s'éloigner. Zart arrivait en courant, accompagné de Newt. Ils me regardaient trembler de colère, le regard rivé sur le dos du bâtisseur.

-« Qu'est-ce qu'il s'est passé encore ? » marmonna Newt.

-« Cet espèce d'abruti a cru nécessaire de m'envoyer valser par terre alors que je regardais le labyrinthe » crachai-je sans bouger. « Je l'ai insulté de pauvre tâche. »

Les deux blonds souriaient en me voyant aussi énervée, et je tournai la tête vers eux pour les regarder. Zart posa sa main sur mon épaule.

-« Allez viens bosser, madame la rebelle. »

Je levai les yeux au ciel avant de suivre Zart et Newt jusqu'au champ. Ce dernier nous laissa pour rejoindre la cuisine, nous laissant tous les deux près d'un champ. Je n'avais pas envie de travailler. Je voulais juste m'allonger sous ma couette, et dormir en insultant Gally de tous les noms. J'avais l'impression d'être observée, je détestais ça. Zart secoua sa main devant mes yeux.

-« Tu m'écoute ? »

-« Désolée ... »

-« Je te disais de prendre cette machette pour aller dans la forêt découper du bois, occupes-toi des petits arbres. »

Je pris la machette qu'il me tendait, et tournai les talons pour me diriger vers la forêt qui bordait le nord-est du bloc en trainant des pieds. Je tournai la tête et croisai des yeux bleus, et détournai rapidement le regard en marchant un peu plus vite. Je ne voulais pas le croiser encore une fois. En arrivant dans la forêt, je repérai rapidement quelques petits arbres. Je pris ma machette bien en main, et commençai mon travail.

Le soleil était haut dans le ciel quand Zart vint me chercher. J'avais abattu 4 arbres en une matinée, ce qui était ridicule, mais acceptable pour une débutante. Il me félicita avant de me dire de le rejoindre pour aller manger. Mon ventre grondait. Je n'avais rien avalé ce matin, et je mourrais de faim. En arrivant près des cuisines, je croisai Alby, qui m'envoya un large sourire avant de nous rejoindre, moi et Zart, pour s'assoir avec nous. Il me tendit un sandwich.

-« Newt m'a expliqué l'altercation de ce matin entre toi et Gally, ça va ? »

-« Je supporte pas ce gros con » répliquai-je en mordant dans mon sandwich.

Alby rit un peu, avant de tourner la tête vers les bâtisseurs qui étaient en train d'arriver.

-« Gally n'est peut-être pas très accueillant, mais il bosse bien. Je sais qu'il est un peu brusque, mais ça fait partie de sa personnalité. »

-« Il peut aller se faire foutre … »

-« Tu vas peut-être mal le prendre, mais, comme je t'ai expliqué, tu dois tester tous les métiers. Et Gally est venu me demander de te faire essayer le métier de bâtisseur demain. »

Je jurai en tournant la tête vers le brun aux yeux bleus, avant de regarder Alby. Il souriait.

-« Ca va être une vraie promenade de santé » marmonnai-je en continuant de manger.

J'allais devoir supporter Gally et ses remarques incessantes toute une journée. J'avais envie de frapper Alby juste pour avoir osé accepter la requête du bâtisseur sans m'en parler, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. C'était obligatoire. Je me promis de garder mon calme, et de ne pas répondre à ses provocations pour prouver à Alby que j'étais plus mature que lui.

Le reste de la journée fut catastrophique. Au bout d'une heure à essayer de tailler correctement un rondin de moi, je m'étais ouvert la main, et le sang coulait beaucoup. Zart avait entendu mon hurlement de douleur, et m'avait emmené à l'infirmerie en urgences. Les medjacks prirent le relais, et un d'entre eux, qui se nommait Clint, prit ma main pour l'examiner.

-« Comment t'as fait ça ? C'est super profond … »

-« J'étais en train de tailler du bois pour Zart, et j'ai pas fait attention … » répondis-je.

Il me sourit avant de prendre un flacon et de l'ouvrir, avant de verser un peu de liquide sur un coton.

-« Le point positif, c'est qu'aucun nerf n'est touché, et le muscle a été évité, on peut dire que tu as eu de la chance, la bleue ! »

Il posa le coton imbibé sur ma plaie, et j'étouffai un gémissement de douleur en me mordant le point. Il souriait. Ma plaie me brûlait atrocement.

-« Je dois désinfecter ça, je sais que ça fait mal. »

Je ne répondais pas, trop occupée à me focaliser sur les picotements. Clint prit un autre coton, l'imbiba aussi, et continua de désinfecter ma blessure. Je mordis un peu plus mon poing en fermant les yeux, et jurai à voix basse.

-« Alors comme ça, on sait pas tailler du bois sans se blesser, la nouvelle ? »

J'avais reconnu cette voix, et j'ouvrai les yeux pour fusiller du regard Gally. Il souriait comme jamais, les bras croisés sur la poitrine, un air satisfait accroché au visage.

-« Tires-toi. »

-« Je voulais juste vérifier si t'étais apte à bosser demain » répliqua-t-il. « J'ai pas envie d'avoir un poids mord dans mon équipe. »

-« Gally c'est bon » le coupa Clint. « Sa main va bien, c'est superficiel, même si elle saigne pas mal, ça va aller. Arrête de l'emmerder maintenant. »

Gally haussa les épaules, avant de m'envoyer un dernier sourire et de s'en aller. Le medjack levait la tête vers moi en arrêtant de nettoyer ma plaie.

-« Je sais à quel point il peut être lourd. »

-« Lourd est un euphémisme. Je suis là depuis à peine 24h et j'ai déjà envie de l'étrangler » raillai-je, ce qui déclencha chez Clint un éclat de rire.

-« J'ai fini de désinfecter ta main, je vais juste poser un bandage pour éviter que tu salisse la plaie. »

J'hochai la tête, et le laissai faire. Après l'avoir remercier, je sortis de l'infirmerie pour rejoindre Zart, qui était accompagné de Newt. Les deux blonds souriaient en me regardant arriver, la main bandée.

-« On a vu Gally sortir de l'infirmerie, tu lui as pas collé une droite ? » gloussa Newt.

Pour toute réponse, je lui lançai un regard noir, ce qui le fit exploser de rire. Zart posa la main sur mon épaule.

-« Je crois que le métier de sarcleur, c'est pas fait pour toi Greenie ! »

Durant la soirée, Zart racontait à Newt comment je m'étais blessé, ce qui déclenchait l'hilarité du jeune blond, pendant que j'essayais de me défendre avec des arguments débiles : le manche glissait, le tronc a bougé tout seul … Rien n'était persuasif, et je le savais. Les voir rire me faisait sourire. Zart, Newt, Alby et Clint avaient été les seuls à ne pas me regarder comme une vilaine bête monstrueuse. Je les aimais bien. Avant d'aller me coucher, je leur fis la bise.

-« Essayes de pas tuer Gally demain » lança Newt en pouffant de rire.

-« Je te promet rien … »

Je tournai les talons pour rejoindre le dortoir. J'avais envie de m'enrouler dans ma couette, et de dormir au plus vite. Mais devant la porte de ma chambre, le maton des bâtisseurs m'attendait, les bras croisés sur sa poitrine, le regard posé vers moi. Je soupirai.

-« Lâches-moi 5 minutes, tu veux ? »

Il secoua la tête en souriant, avant de poser la main sur mon épaule.

-« J'espère que t'es pas une chochotte, demain, ça ne sera pas aussi facile que de couper du bois. »

-« C'est bon Gally, je comptais bien me démener pour te faire fermer ta grande bouche » répliquai-je en souriant.

Il serra brièvement la mâchoire, avant de plonger ses yeux dans les miens. Il ne bougeait pas, et moi non plus. Je n'y arrivais pas. Nous étions là, comme deux imbéciles à se regarder dans les yeux. La tension était palpable. Il tourna les talons en ouvrant la porte de ma chambre.

-« Bonne nuit la bleue. »

-«Salut Gally. »

Et il s'en alla. Je fermai la porte derrière moi, avant de me déshabiller pour me glisser sous mon duvet. Je ne savais pas pourquoi, mais le regard de Gally m'avait glacé sur place. J'avais l'impression d'avoir été sondée. J'étais mal à l'aise. Je regardai à travers la petite fenêtre, qui se trouvait à côté de mon lit, un des murs du labyrinthe, et je m'endormis rapidement.


J'aime tellement le personnage de Gally, c'est fou. J'ai envie de le rendre si méprisable, et si attachant à la fois ! :D

Je suis plutôt fière de ce chapitre, du lien crée entre Laura et Zart, ainsi que Newt (uiui c'est assez discret, mais ça va venir !).

Bref, je pense poster le chapitre 3 d'ici demain ou après demain, si il me plait vraiment. J'ai encore pas mal de modif' à faire, mais ça devrait être rapide.
Des bisous !