PLOP !
De plus en plus de vue, ça me ravit ! Mais malgré tout aucune review ... Ça me rend un peu tristoune :( J'aimerais vraiment connaître vos avis !
Sous la demande de ABeautifulMyth, je vous poste mon chapitre 5 un peu en avance ... J'espère qu'elle sera contente éhéhé ! :P
Enjoy !
J'avais passé la journée avec les medjacks, ravis de voir que leur métier m'intéressait. Ils me montraient les manières de soigner, désinfecter, nettoyer les plaies, tout en discutant avec moi. Je leur demandais des renseignements sur le labyrinthe. Je ne savais rien de lui. C'était Clint qui m'avait répondu.
-« Je peux juste te dire que c'est dangereux. Tu te rappelle, le cri, quand tu es arrivé ? » J'hochai la tête. « C'était un griffeur. Je ne sais pas à quoi ils ressemblent, en fait, personne ne le sait. Les seules personnes à en avoir croisé un sont mortes, soient piqués, soient déchiquetés. »
-« Comment ça, piqués ? »
Il avait penché la tête, comme si il hésitait.
-« Une piqure engendre une transformation. Pendant cette transformation, tu … Tu perds la tête, tu as beaucoup de fièvre, tu perds la mémoire, tu deviens violent et dangereux. »
-« Qu'est-ce qui arrive à ceux qui sont piqués ? »
-« Ils sont bannis. »
Je ne comprenais pas. Il soupira.
-« On leur laisse un sac de provision, une arme, et … On les laisse une nuit dans le labyrinthe. Personne ne survit une seule nuit là-dedans. »
-« Tu y as déjà été ? »
-« Non, et je n'irai jamais. Moi mon rôle, c'est de soigner, pas courir. » Il posa ses mains sur ses hanches. « Bon, tu peux y aller si tu veux, t'as fait du bon boulot Laura, merci. »
Je m'étais faite jetée de l'infirmerie sans ménagement, et ça me rendait mal-à-l'aise. J'avais l'impression d'avoir énervé mon nouvel ami avec mes questions, et je le comprenais. Je remarquai Alby qui marchait vers moi.
-« Alors cette journée ? »
-« Ca a été. »
Je me sentais stupide. J'avais besoin de réponses à mes questions. Le labryrinthe m'obsédait littéralement. Je l'avais observé pendant mon petit-déjeuner, fascinée.
-« Alby ? » Il resta silencieux. « Combien de personnes sont mortes dans le labyrinthe ? »
J'avais besoin de plus d'information. Je me sentais attirée par ce lieu apparemment sinistre à souhait d'après Clint. Le jeune chef me tendit la main en me demandant de le suivre. Il marchait vers la forêt, et je le suivais silencieusement. Au bout de quelques instants, il se stoppa devant un mémorial où étaient inscrits plusieurs noms. Il se retourna vers moi.
-« Voilà pourquoi personne ne veut être coureur, Laura. Chacun de ses noms, chaque personne dont le prénom est gravé ici, sont mortes dans le labyrinthe. Piqures, fermeture des portes, disparitions. Le labyrinthe est dangereux. Les créatures qui y vivent sont mortelles. A chaque fois que Minho et Ben y pénètrent, j'ai peur de les perdre eux aussi. Ils sont notre seul espoir, tu comprends ça ? »
J'hochai la tête, avec dans mes pensées l'image d'un corps déchiqueté, ce qui me donna mal au ventre.
-« Qui nous a envoyé ici ? »
-« Personne ne le sait » répondit Alby. « Tout ce qu'on sait, c'est que chaque semaine, on reçoit des provisions, et une fois par mois, un petit nouveau. Personne ne se rappelle de son ancienne vie. Juste de son prénom. C'est la seule chose qu'ils nous ont permis de garder. »
Je pinçai mes lèvres en réfléchissant. Je ne savais pas si je devais parler de mes rêves à Alby. De cette voix qui me disait « tu es la solution ». Je ne voulais pas passer pour une folle, et c'était tellement flou que je n'étais même plus sûre de ce dont j'avais rêvé. Je décidai de garder ça pour moi avant de remercier Alby. Il hocha la tête, et me fit signe de la tête.
-« Allez viens la bleue, tu es en sécurité ici. Les griffeurs ne pénètrent jamais dans le bloc. »
Tout en le suivant de près, je me mis à penser à cette femme blonde qui hantait mes rêves, et cette voix qui répétait sans cesse « WICKED n'est pas bon ». WICKED, ce mot m'obsédait littéralement. J'avais cette étrange impression de l'avoir déjà lu quelque part, sauf que, comme tout, ce n'était une impression. Personne n'avait de souvenirs de son ancienne vie. Tout le monde s'était réveillé un beau jour dans la boîte, avec seulement son prénom en tête. Pourquoi étais-je la seule à avoir ces flashs ? Je ne savais pas si je devais en parler à Alby. Il me prendrait sûrement pour une folle. Je lâchai un petit rire nerveux en imaginant Alby me hurler dessus, ce n'était pas crédible.
J'avançais la tête baissée, les yeux vitreux, sans vraiment regarder où j'allais, et j'heurtai quelqu'un. Je relevai la tête rapidement, prête à m'excuser, avant de ravaler ma salive.
-« Regarde où tu mets les pieds la bleue. »
-« Ouais, j'y penserai à l'avenir » ricanai-je en le contournant.
-« C'est tout ? »
Je soupirai, et me retournai lentement pour poser mes yeux sur lui, las.
-« J'en ai marre de rentrer dans ton jeu Gally, je suis fatiguée. »
-« Quel jeu ? »
-« J'en ai marre de répondre à tes provocations. J'ai pas que ça à foutre. Ca te rappelle rien ? »
Il serra la mâchoire en me prenant par les poignets pour me bousculer vers un arbre. Mon dos le heurta assez violemment et je serrai les dents pour retenir un petit cri de douleur. Le bâtisseur tenait mes poignets fermement, comme le jour de mon arrivée. Il était proche de moi, je pouvais sentir son regard plein de haine dans les miens. Je souris légèrement.
-« Alors quoi, tu vas me frapper ? M'insulter ? »
-« La ferme » siffla Gally. « Arrête de faire comme si tu t'en foutais de moi. »
-« Mais pourtant c'est la vérité, Gally. Je m'en contrefous de toi, je me fous de tes insultes, de tes regards pleins de haine, de tes piques. »
-« Tu mens ! »
-« Tu es vexé, Gally ? » Mon sourire s'étirait sur mes lèvres. « La vérité te blesse ? »
Je le sentais énervé, et cela me plaisait. Il vivait ce que je supportais depuis mon arrivée au bloc. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire. Je tenais ma vengeance. Je devais le faire souffrir à mon tour. Le faire me détester au plus haut point.
-« La vérité Gally, c'est que tu n'as pas de cœur. Tu es sournois, vile, méchant, blessant, immature, et tu aimes ça. Ca te plait hein de me pousser à bout ? Ca te plait de m'énerver jour après jour ? »
-« Tu ne sais rien de moi, Laura ! » répliqua le bâtisseur, la voix tremblante de colère.
-« Mais j'ai aucune envie de te connaître. D'ailleurs, je n'ai même plus envie de perdre mon temps avec toi. »
D'un mouvement assez brusque, je me dégageai de l'étreinte qu'il exerçait sur mes poignets, mes yeux rivés dans les siens, sans aucun sentiment, alors que je pouvais lire dans ses yeux bleus une haine incommensurable, mélangé à de la peine. J'avais blessé Gally. J'aurais dû éprouver de la peine, peut-être même des remords, mais rien, si ce n'était qu'une fierté incroyable. Gally l'intouchable avait été blessé. Je tournai les talons, et sans un mot de plus, m'en allait vers le camp, laissant le maton seul.
Je passais la soirée avec Newt et Zart à discuter de tout et de rien. Newt me fixait, comme s'il me trouvait bizarre. Je me sentais bien. Libre. Sereine. Je ne pensais pas à Gally et ses insultes, Gally et son regard bleu azur. J'avais la tête vide, et un léger sourire collé aux lèvres. Pendant que Zart discutait, je sentis la main chaude de Newt se poser sur la mienne, le regard posé sur moi. C'était un peu gênant. Depuis que j'étais arrivée au bloc, je n'avais presque pas été touché, et à chaque fois que quelqu'un posait sa main sur moi, j'avais l'impression d'être en danger. Je retirai ma main sans un regard pour le blond, avant de me concentrer sur ce que Zart disait.
-« Bon dieu, j'aurais tellement aimé te garder Laura, même si t'es pas très douée, au moins ta compagnie est agréable ! J'ai l'impression d'être avec un mur … »
-« C'est Clint qui en profite maintenant. Ne sois pas jaloux ! » ajoutai-je en souriant. « Tu reste mon maton préféré. »
Il me lança un petit sourire fier, avant de regarder au loin. Il tapota l'épaule de Newt en pointant du doigt quelque-chose derrière moi.
-« C'est … C'est Gally là ? »
-« Qui veux-tu que ce soit, idiot ! » riposta Newt.
-« Tu l'as déjà vu dans cet état ? »
-« Non … »
-« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demandai-je.
Zart ne me répondit pas, et je dus me retourner. Gally était assit, le regard au loin, légèrement caché par un pan de mur. Il tenait un bocal vide entre ses mains, et semblait ivre. Sans savoir pourquoi, j'eus un pincement au cœur. Il avait l'air mal. De loin, je pouvais voir ses yeux briller, comme s'il se retenait de pleurer.
-« Qu'il pleure, ça lui fera du bien. »
-« Laura ! »
Zart me regardait, étonné.
-« Quoi, tu veux que j'aille lui caresser le dos en le dorlotant, peut-être ? Si j'étais dans son état, ce serait le premier à se foutre de moi. »
L'étonnement laissa place à l'incompréhension. J'avais répondu sèchement, exaspérée, énervée. Newt semblait légèrement choqué par mon comportement. Je soupirai en pinçant les lèvres.
-« J'ai parlé à Gally, tout à l'heure » marmonnai-je. « Je crois que c'est de ma faute s'il est comme ça. Je lui ai dit que je ne voulais plus perdre mon temps avec lui. Mais il me déteste ! »
-« Peut-être qu'au fond, il t'apprécie ... »
-« Arrête de te moquer de moi Zart, tout le monde le sait ici. Il me déteste parce-que je suis une fille. »
Newt secoua la tête négativement, avant reposer son regard sur Gally. Je fis de même. Le bâtisseur s'était levé. Il était adossé à un mur, les yeux légèrement fermés, l'air pensif, presque absent. J'avais l'impression d'être sans cœur. Voir Gally triste ne provoquait rien en moi. Sauf ce pincement au cœur que je n'arrivais pas à identifier. En voulant me retourner pour parler à Newt, je vis que j'étais seule à table. Les 2 garçons étaient partis. Je fulminais au fond de moi, avant de me lever pour aller vers les douches. J'avais besoin de me laver de tout cet énervement, de toute cette haine qui me collait à la peau.
L'eau chaude avait un bienfait fou sur mes maux, et je me prélassai de longues minutes, en laissant mes pensées vagabonder, avant d'enrouler une serviette autour de moi, et d'attacher mes cheveux négligemment. En sortant de ma douche, je croisai un regard chocolat brillant. Je lâchai un petit cri de surprise. Newt m'attendait, adossé contre la porte de la salle de bain.
-« C'était quoi ça, cette réaction tout à l'heure ? » lança-t-il, les yeux fixés sur moi.
-« J'étais énervée, Newt. »
-« Tu as parlé comme Gally aurait parlé, Laura. Tu deviens comme lui. »
Une bouffée de chaleur m'envahit, et je secouai la tête.
-« Je veux qu'il comprenne à quel point je le hais » sifflai-je.
-« Arrête ! » s'exclama Newt en se rapprochant de moi. « Arrête de te mentir Laura ! Ouvre-les yeux, réfléchis ! Merde ! »
Il serra la mâchoire avant de venir caresser la peau de mon cou encore humide, ce qui me fit frissonner. Je baissai les yeux, et me rappelai de ma tenue. J'essayai de sortir de la salle de bain, mais Newt barrait le passage.
-« Tu comprendras bien assez vite ce que j'essaye de te dire ma belle. »
-« Laisse-moi sortir Newt. »
Il ne répondit pas, se contentant d'ouvrir la porte pour me laisser passer, tout en me suivant jusque ma chambre. Je n'avais pas envie de parler. Je voulais dormir, encore et encore, sans arrêt, pour ne pas penser à ce que venait de me dire le blond. Je ne comprenais pas ses mots, ni même sa réaction, et je n'avais pas envie de comprendre. Gally n'allait plus jamais me blesser. Je me le promis ce soir-là, allongée sur mon lit, encore enroulé dans ma serviette, trop épuisée pour m'habiller correctement. Les yeux fermés, je me calmais petit à petit, avant de sombrer dans un sommeil de plomb.
Je me déteste sur ce chapitre, mais je m'aime tellement, aha ! :D
Pauvre Gally, pauvre Laura, pauvre Newt ... Ils prennent tous un peu cher je trouve.
Rendre Laura mauvaise sur la fin m'a ravit : enfin de la violence, et ce n'est pas fini ! Héhéhé.
Mon chapitre 6 arrivera dès que mon chapitre 7 sera terminé ! Désormais ce sera ainsi. :)
Et n'oubliez pas, donnez-moi votre avis !
Des bisous !
