HELLO EVERYBODYYYY :D
J'espère que la fin de mon dernier chapitre ne vous a pas trop énervé ... Quoi ? Des couteaux braqués sur moi ? Pas du tout *part se cacher*
FIN DU SUSPENS, kesskivasspassé ? Hein ? ;)
Enjoy !
Une simple plaque en métal, avec une gravure. Mon prénom. J'étais abasourdi. C'était comme un coup de massue. Les flashs, les visions, les voix, et maintenant, cette plaque. Tout se mêlait dans mes pensées, sans aucune concordance. Rien n'était normal. Je lâchai la plaque, qui tomba au sol avec un bruit de tintement, en reprenant mon souffle. Les 3 garçons me fixaient, comme s'ils attendaient une réponse de ma part. Je ne savais pas quoi dire. Minho se racla un peu la gorge.
-« Explique-nous. »
-« J'en sais rien Minho ! » balbutiai-je, encore paniquée. « Je me souviens de rien, bordel ! »
-« Laura … »
-« La ferme ! »
Je m'étais relevée, et faisais face à Minho, la plaque à mes pieds. Je ne me sentais pas bien du tout, comme trahie. J'avais besoin de courir. J'avais besoin de me vider de tous ces sentiments, ces problèmes, et cette foutue plaque à mes pieds me rendait nerveuse. En quelques secondes, mon choix fut prit. Je ne savais pas si j'allais le regretter, mais je devais le faire. En lançant un dernier regard vers les garçons, je sortie de la salle, et me mit à courir vers le labyrinthe à toute vitesse. Il le fallait. J'entendis la porte se rouvrir derrière moi, et mon prénom être hurlé par Minho, mais je ne faiblis pas. C'était maintenant ou jamais. Les portes encore ouvertes étaient à quelques mètres de moi. Quelqu'un d'autre hurla mon prénom. Encore quelques mètres, et Minho qui me suivait. Les portes ouvertes.
J'entrai dans le couloir sans m'arrêter de courir, sans savoir où j'allais. Un sentiment de liberté m'envahit à ce moment précis. J'arpentai les couloirs, étonnée d'être aussi rapide. Les bruits de mes pas rapides retentissaient entre les murs, ainsi que les bruits de pas de Minho, qui semblait être tout près de moi.
-« ARRÊTE, REVIENS ICI, MERDE ! » hurla-t-il.
Je tournai à gauche, puis à droite, avant de bifurquer vers un couloir qui finissait par un carrefour, avant de tourner à nouveau à droite, en espérant le semer. Mes jambes me hurlaient d'arrêter, mais mon instinct me soufflait où aller. Comme si je connaissais le labyrinthe. Les murs étaient hauts, couverts de lierre, des colonnes se dressaient sur mon chemin, et les couloirs s'enchaînaient. Tout était si silencieux. Je n'entendais plus que mes pas qui martelaient le sol en béton.
Au bout de plusieurs minutes, je m'arrêtai, à bout de souffle, en m'adossant contre un mur. J'avais l'impression d'avoir craché mes poumons, d'avoir couru des heures, alors que je n'avais couru que 15 malheureuses minutes. En regardant le mur en face de moi, je vis une plaque, qui ressemblait à celle que les coureurs avaient trouvée. Je m'approchai lentement, anxieuse à l'idée d'avoir trouvé une autre plaque avec mon prénom gravé dessus. Je lus.
« W.I.C.K.E.D. »
Je fus projetée sur le côté avec tellement de violence que j'en trébuchai en lâchant un hurlement de douleur, avant de voir Minho qui se tenait debout devant moi.
-« MAIS PUTAIN T'ES VRAIMENT UNE MALADE ! » hurla-t-il.
Je reculai un peu, toujours au sol, pour me redresser rapidement pour lui faire face. J'avais envie de le frapper, mais je me retenais de toutes mes forces. Il me fixait, près à me sauter dessus pour me ramener de force au bloc.
-« Pour qui tu t'es pris la bleue ?! »
-« WICKED. »
Il haussa les sourcils, étonné de ma réponse, alors que je ne faisais plus attention à lui. Plusieurs choses s'emboîtaient dans mon esprit. Les lettres W.C.K.D signifiaient WICKED, la voix qui répétait dans ma tête « WICKED n'est pas bon ».
-« On a été envoyé ici par le WICKED … » marmonnai-je pour moi-même, avant de me retourner vers la plaque. « Le WICKED n'est pas bon, le WICKED n'est pas bon … »
-« Eh ! » m'interrompit Minho en se rapprochant de moi. « Pourquoi tu … »
-« Le WICKED n'est pas bon Minho » le coupai-je en le regardant. « J'ai eu des flashs, des espèces d'images, j'ai entendu des voix, et une me disait que le WICKED n'était pas bon, et … »
-« Comment ça, tu as eu des flashs ? » il semblait perplexe. « Ecoute … »
-« Non, toi tu m'écoute ! »
Je le pris par le bras, et le secouai un peu, énervée.
-« Je sais pas pourquoi j'ai ces flashs, je sais pas pourquoi mon nom est sur une putain de plaque, tout ce que je sais, c'est que je dois continuer ! »
-« Arrête de faire l'héroïne, tocarde ! » rétorqua Minho en me poussant un peu. « Tu te prends pour qui au juste, hein ? Tu crois que tu vas résoudre notre problème en claquant des doigts ? Réfléchis ! Ca fait 3 ans qu'on est bloqué ici ! »
-« Justement, il est temps de se bouger le cul Minho ! » hurlai-je. « Si toi tu veux rester là-dedans toute ta vie, soit ! »
-« Tu comprends rien ! »
Il expira avant de se retourner en regardant le couloir par lequel nous étions arrivés.
-« Y a pas d'issue » lâcha-t-il après un moment d'hésitation. « On a tout cartographié, tout vu, rien. En 3 ans, rien de nouveau. »
-« Si. »
Je lui pris son sac pour prendre la plaque où était gravé mon prénom, et lui montrer. Il serra la mâchoire en me regardant.
-« Minho, si j'ai été envoyé ici, c'est pas pour soigner des gens, cette merde en est la preuve ! Y a forcément une issue ! T'as rien remarqué depuis que je suis arrivée ? »
Il secoua la tête de gauche à droite, avant de se stopper. Il réfléchit un instant, puis me fit signe de le suivre. Ni une ni deux, je remis la plaque dans son sac, avant de le suivre à travers les couloirs. Je ne savais pas si je l'avais convaincu, mais il semblait vouloir me montrer quelque-chose, et je devais savoir ce que c'était. J'avais vraiment l'impression d'avoir une mission à accomplir dans le labyrinthe. Minho s'arrêta devant un mur immense, et écarta un peu le lierre en découvrant une petite plaque où était gravé « La fin est proche ». J'haussai les sourcils en regardant Minho, qui tenait le lierre.
-« J'ai trouvé ça hier » me confia-t-il. « Je l'avais jamais vu avant, et pourtant je passe tous les jours ici. J'en ai parlé à Alby, il m'a demandé de garder le silence là-dessus. »
Il soupira en lâchant le lierre.
-« Alors, t'as une idée de génie la tocarde ? »
-« La fin est proche, ça paraît évident non ? » marmonnai-je. « Le labyrinthe. »
-« Sans rire » railla-t-il.
-« Eh, la ferme, j'essaye de réfléchir ! » il se tut. « Laisse-moi venir avec toi demain Minho. »
Il réfléchit un instant, avant de se frotter la mâchoire, l'air dubitatif.
-« Je vais essayer d'en parler à Alby. Il faut qu'on rentre maintenant. »
J'hochai la tête, et suivis Minho dans le labyrinthe pour rejoindre le bloc. Le vent commençait à souffler assez fort, et je me rendis compte que le soleil avait disparu. Je fis la remarque à Minho, qui ne s'arrêta pas de courir. J'avais un mauvais pressentiment. Le ciel était sombre, les nuages étaient noirs et épais. Un craquement sonore se fit entendre, et le sol se mit à trembler sous mes pieds. J'entendis Minho hurler, avant de me rendre compte que les murs se mettaient à bouger autour de nous.
-« C'EST QUOI CE DELIRE MINHO ?! » hurlai-je en le suivant à travers les murs qui bougeaient. « JE CROYAIS QUE LES MURS BOUGEAIENT QUE LA NUIT ! »
-« LA FERME ET COURS LAURA ! »
En tournant dans un couloir, je m'arrêtai brusquement devant le mur qui commençait à bouger. Je me tournai vers Minho, paniquée, et vit que lui aussi l'était.
-« JE SAIS PLUS OU ON EST, MERDE ! »
Je regardais tout autour de moi, en sentant la panique me gagner, avant de me mettre à courir à travers les couloirs, en évitant les murs qui se dressaient devant moi, suivie de près par Minho. Le ciel s'assombrissait de plus en plus, jusqu'à ce que les nuages craquent, et qu'une pluie diluvienne vienne s'abattre sur nous. J'essayais de me retrouver, mais je n'y arrivais pas. Les murs changeaient tout autour de nous, j'étais paniquée. Minho passa devant moi en me criant de le suivre. Je jetai un œil sur la montre qu'il m'avait donné plus tôt dans la matinée, qui affichait 17h55. Les portes allaient se fermer, et il fallait que nous sortions maintenant. Je suivais Minho, en ignorant la douleur dans mes jambes, la pluie qui me fouettait le visage. Je courais pour ma vie, pour Zart, pour Alby et Newt, pour Clint, et pour Gally. Je devais courir, je devais mettre un mot sur ces sentiments, je devais survivre, je ne voulais pas rester dans le labyrinthe une nuit. Minho s'arrêta brusquement, avant de tourner à droite.
-« COURS LAURA, COURS ! »
Je le suivais tant bien que mal, la respiration courte, avant de voir les portes du labyrinthe qui étaient en train de se rapprocher. Le labyrinthe allait se fermer. Je redoublai d'efforts en voyant les blocards qui nous attendaient, et mon cœur loupa un battement en voyant Gally qui se tenait devant tous. Il hurlait mon prénom. Les portes se rapprochaient dangereusement. Minho attrapa mon poignet en m'encourageant. Un dernier hurlement.
Je me jetai face la première sur la terre qui était devenue boueuse en passant les portes, accompagnée de Minho, avant d'entendre le claquement sinistre qui signifiait que les portes étaient verrouillées. La panique qui m'habitait jusqu'ici se dissipa lentement, pendant que je reprenais mes esprits. La pluie redoubla d'intensité, et mon souffle se calmait peu à peu. Je sentis Minho se relever à côté de moi, et me retournai sur le dos, les yeux fermés, en expirant bruyamment, exténué. Quelqu'un passa son bras sous mon dos, l'autre sous ma nuque, et me souleva.
-« Qu'est-ce qu'il s'est passé ?! » grommela Alby.
-« On a vu la plaque d'hier » répondit Minho, essoufflé. « Les murs ont commencés à bouger tout seul, en pleine journée, la pluie s'est invitée … »
-« Et Laura ? »
-« On s'est sauvés l'un l'autre Alby » répondit le coureur.
J'ouvris un peu les yeux en entendant la dernière phrase, avec un léger sourire, avant de lever la tête vers celui me portait. Je croisai un regard bleu, et restai soufflée. Il se racla la gorge.
-« Elle a l'air crevée. »
-« Non, je … » marmonnai-je à voix basse.
-« Emmenez-là dans son lit » me coupa Alby. « Minho, vas avec elle, Gally, rejoins-moi après. »
Il hocha la tête, et je refermai les yeux en posant ma tête contre le torse de Gally, la pluie battant mon visage. Je tremblais de froid, mes vêtements étaient trempés. Je m'endormis avant même d'avoir retrouvé mon lit.
Bon ... Ca va, ce chapitre est pas trop horrible ... Hein ? xD OH CA VA JE SAIS LAURA C'EST UNE MALADE !
J'espère que ce chapitre vous a plu, comme à chaque fois, j'attend vos avis ! :)
Des bisous à vous ! :3
