Hey hey ! :D

J'espère que vous allez bien, moi en tout cas ça va SUPER BIEN !
Je commence à bosser d'ici fin avril jusque fin mai, alors tout va bien ! :D
Sans plus de cérémonie, je vous présente mon chapitre 16, qui est plus "doux" que le chapitre 15 !

Enjoy !


J'étais de nouveau devant cette femme blonde, mais elle me semblait moins sympathique que la dernière fois. Elle ne souriait plus, ses cheveux étaient encore plus tirés, et ses yeux ne me quittait pas. Elle inspira, avant de fermer les yeux un instant.

-« Pourquoi veux-tu arrêter maintenant Laura ? » me demanda-t-elle d'une voix douce, bien qu'autoritaire. « Nous y sommes presque. »

-« Parce-que ce le but n'est pas de les envoyer un par un se faire tuer par des griffeurs » répliquai-je sèchement.

-« Ce sont les variable, mon enfant. »

-« Arrêtez de prendre ce ton là avec moi, madame. Je sais que vous n'en avez rien à cirer de ces types. »

-« Laura ! »

Elle semblait choquée par mes mots. Je me voyais. J'étais un peu plus jeune, environ 15 ans, et j'avais l'air en colère. La femme blonde se leva et se retourna, comme pour cacher ses émotions.

-« Je veux que vous me le rendiez » ajoutai-je avec un trémolo dans la voix.

-« Tu sais très bien que tu vas le revoir » me dit la femme blonde en se retournant.

-« Quand ? »

-« Bientôt Laura. Tu es la solution. »

Quelqu'un me tenait la main. J'étais consciente, mais incapable d'ouvrir les yeux. J'entendis un bruit de pas qui se rapprochait de moi, puis un silence.

-« Elle va mieux ? » demanda une voix que je reconnus comme étant celle de Clint.

-« Elle n'a pas bougé depuis tout à l'heure » répondit une autre, plus grave.

Quelqu'un posa sa main sur mon front, en le caressant un peu. Plus personne ne parlait.

-« Vas te coucher mec, je veille sur elle. »

-« Je peux pas la laisser encore une fois … »

-« Arrête ça. »

L'autre renifla, et me lâcha la main doucement, avant de venir embrasser mon front. Je l'entendis sortir, et quelqu'un me toucha à nouveau le front, en passant ses doigts près de ma tête, avant de soupirer. J'essayai d'ouvrir un peu les yeux, en bougeant la tête sur le côté, avant de ressentir une douleur aigue à travers mon crâne. Je serrai la mâchoire.

-« Reste tranquille minette » murmura Clint en me prenant la main. « Repose-toi, tu es blessée à la tête. »

-« Je … »

Je posai ma main sur l'épais bandage qui recouvrait ma tête, avant de me mordre la lèvre inférieure pour retenir un gémissement de douleur. J'avais l'impression que quelqu'un s'amusait à me piétiner le crâne tellement j'avais mal.

-« Je veux voir Gally … »

-« Il vient de partir Laura. »

Je baissai les yeux en regardant la main de Clint serrer la mienne, avant de tourner la tête vers le mur à côté de moi. J'avais besoin de voir Gally. Je le sentais au plus profond de moi. La discussion avec Minho m'avait fait me rendre compte que je m'attachais malgré moi à lui. Je n'avais besoin de personne d'autre que lui. J'étais stupide de penser le contraire. Le medjack relâcha ma main, et s'en alla, me laissant seule dans mes pensées. Je fermai les yeux.

Un silence pesant s'était installé dans la salle, et un hurlement presque inhumain retentit à une vingtaine de mètres de moi, ce qui me fit sursauter. Je me redressai sur mon lit, et me relevai tant bien que mal pour aller voir par la fenêtre ce qu'il se passait. Malgré la pénombre, je reconnus Ben, le coureur infecté, qui était en train de se débattre pour se défaire de l'emprise de Minho et de Gally, qui était en train de le mettre au gnouf. Il dut sentir mon regard, car il me fixa avec intensité, avant de se mettre à hurler.

-« Je te tuerai la nouvelle ! Je vais venir te tuer ! »

Gally tourna la tête vers la fenêtre où j'étais, et poussa violemment Ben dans la prison avant de fermer la porte. Il me lança un regard que je ne compris pas, et je le vis courir vers l'entrée de l'infirmerie. En quelques secondes, il était arrivé, et il se stoppa à quelques mètres de moi, avec une expression indéchiffrable. Je pris sa main dans la sienne, avant de me blottir contre lui, en essayant d'ignorer la douleur qui me vrillait le crâne et qui me donnait envie de hurler. Il resta immobile quelques secondes, avant de passer ses bras autour de ma taille, et de me serre contre lui avec douceur. C'était une première.

Je sentais son cœur battre à travers sa poitrine, ses doigts se promenaient doucement sur mon dos. Il m'embrassa le haut du crâne, près de mon bandage. Je relevai la tête pour le regarder, et vit qu'il arborait un demi-sourire. Une de ses mains vint caresser ma joue.

-« Clint n'a même pas pensé à te nettoyer le visage » murmura-t-il. « Tu as la joue toute rouge de sang. »

Je lui tirai la langue, avant de reculer un peu pour m'assoir, ce qui atténua la douleur à ma tête. Gally vint se poster devant moi, sans lâcher mon dos ni mon visage, son regard bleu planté dans le mien.

-« Reste avec moi » murmurai-je faiblement.

Je baissai les yeux en me rallongeant, lui laissant la place de venir me rejoindre. J'étais à deux doigts de tomber de sommeil, mais je le voulais à mes côtés. C'était une nécessitée. Il se pinça les lèvres.

-« Clint va … »

-« S'il te plaît, Gally … »

Il soupira, avant de venir s'allonger à côté de moi, gardant une certaine distance entre nos corps. Je refermai les yeux, tout en restant consciente. Sa main se baladait sur ma joue.

-« Tu n'es pas une peste » murmura-t-il. « Tu es inconsciente, méchante, vulgaire, violente, drôle, douce, et je te déteste, mais si tu continue à filtrer comme ça avec la mort, je vais finir par te tuer de mes propres mains. »

Il marqua une pause. Je sentais que je m'endormais, mais ses paroles me faisaient du bien. Je me sentais entière. Je le sentis se rapprocher, et déposer un baiser sur ma joue, avant de reculer à nouveau.

-« Rendors-toi maintenant. »

Je ne me fis pas prier, et tombai dans un sommeil de plomb, la main de Gally dans la mienne.

En rouvrant les yeux, je vis qu'il était parti. Clint était debout devant moi, et me sourit.

-« Enfin ! » s'exclama-t-il.

-« Qu'est-ce que … » commençai-je.

-« Depuis hier, tu ne fais que gigoter, j'avais peur que tu te réveille pas ! »

-« Mais … Je me suis réveillée » marmonnai-je en me redressant un peu. « Tu parlais avec quelqu'un, et … »

-« Tu dors depuis hier midi Laura » me coupa Clint. « T'as eu un moment de lucidité, mais tu t'es rendormi rapidement. »

J'avais rêvé de Gally. Je baissai les yeux, en sentant mon cœur se mettre à battre plus vite, et gémit un peu. Clint se rapprocha de moi, l'air soucieux.

-« Tu as mal ? » s'enquit-il.

-« Non ! » je relevai la tête. « Je … J'ai … »

-« Laura ? »

-« J'ai besoin de prendre l'air » grommelai-je.

-« Tu ne sors pas d'ici Laura ! »

Je me mis debout, mais il me barra le passage, l'air légèrement énervé. Je soufflai, en sentant une douleur me vriller le crâne, en essayant de le pousser un peu.

-« Clint … » grondai-je en sentant la colère monter en moi.

-« Tu ne sors pas d'ici » répéta-t-il. « Surtout pas maintenant. Je ne veux pas que tu vois ça. »

-« Que je vois QUOI au juste ?! » m'exclamai-je.

Le fait de crier augmenta la douleur, mais je m'en fichais. Je voulais savoir ce qu'il se passait. Clint se mordit la lèvre inférieure en posant sa main sur mon épaule, l'air anxieux.

-« Tu te rappelle de ce que je t'ai dis, à propos des piqures, et de ce qu'il arrivait aux … »

-« Le bannissement … » le coupai-je. « Vous … Vous allez bannir Ben … »

Je relevai la tête, horrifiée. Ben m'avait frappé, et avait donc enfreint la règle la plus importante, mais il avait également été piqué. Je l'imaginais, seul dans le labyrinthe, face à des griffeurs, perdu. C'était comme un coup de massue. Je gémis en essayant de pousser à nouveau le medjack, qui me prit par les poignets avec douceur.

-« C'est mieux ainsi Laura … » murmura-t-il.

-« Laisse-moi passer, je t'en prie … »

Je le suppliai du regard, et il soupira, en me laissant passer. J'avais du mal à marcher droit, et il m'aida en passant mon bras autour de sa nuque pour me soutenir. Il me porta dans les escaliers, et, arrivé près des portes encore ouvertes, me reposa à terre, en me retenant, la main posée sur ma hanche. Je vis de loin une tête blonde se retourner, et vit avec bonheur Zart venir vers moi, l'air inquiet. Il questionna Clint du regard, avant d'hocher la tête, et de prendre le relais. Je préférais le contact de Zart, plus doux et rassurant.

-« Tu aurais dû rester allongée … » me murmura-t-il à l'oreille.

-« Il fallait que je sois là Zart. »

-« Une vraie tête de mule » ajouta quelqu'un.

En tournant la tête, mon cœur s'arrêta un instant. Les yeux pochés de cernes, le teint blafard, comme s'il n'avait pas dormi de la nuit, Gally se tenait près de moi, à quelques mètres, le regard plongé dans le mien. Je repensai à mon rêve, à notre proximité, son baiser sur ma joue, avant de baisser les yeux pour fixer le sol humide. Il pleuvait un peu. Une bruine désagréable qui traversait mes vêtements. J'entendis Gally se rapprocher un peu, et me tapota l'épaule avant de s'avancer au milieu des blocards. Je me frayai un chemin derrière lui, et une main se posa sur mon ventre.

-« Mais t'es complètement malade Laura ! » siffla Newt en lançant un regard vers Clint. « Je vais claquer Clint pour t'avoir laissé … »

-« C'est moi qui lui ai demandé Newt » le coupai-je à voix basse.

Je pinçai les lèvres, en me tenant un peu la tête. J'avais mal, et Newt aida un peu Zart à me soutenir. Je me sentais stupide, aidée ainsi, comme si j'étais une handicapée. En tournant la tête, je vis Minho qui tirait quelqu'un, et reconnu Ben. Minho semblait à deux doigts de pleurer. Le maton était proche de ses coureurs, et surtout de Ben. C'était avec lui qu'il était tous les jours. Je me sentais horriblement mal en le voyant ainsi, je me sentais responsable de ce qui arrivait à Ben. A cet instant, j'aurais préféré être bannie à sa place en voyant l'air de Minho. Ce dernier poussa Ben devant les autres blocards, près des portes et d'Alby, avant de me lancer un regard et de venir vers moi, les yeux baissés. Je ne savais pas quoi lui dire.

Alby se racla la gorge en regardant Ben, qui s'était recroquevillé à terre, la tête légèrement relevée.

-« Ben, le coureur, je te bannis pour avoir frappé un des blocards, et pour protéger les autres de ta folie suite à ta piqure. »

Ben se redressa un peu, mais Alby le repoussa avec violence, le faisant tomber sur le dos. Il pleurnichait.

-« Alby … » balbutia-t-il. « Fais pas ça … »

Il se redressa à nouveau en faisant face aux autres blocards.

-« Les gars … Faites pas ça … Je vous en prie … Je le ferais plus, je le jure … Minho … » ajouta-t-il.

Minho tourna la tête en serrant la mâchoire, comme s'il se retenait de pleurer, et je sentis le regard de Ben se poser sur moi. Un grognement se perdit dans sa gorge.

-« Laura … » murmura-t-il.

Je tournai la tête vers lui, et restai silencieuse. Ses yeux étaient injectés de sang, ses lèvres tremblaient, et son corps était parcouru de spasmes incontrôlables. Newt m'obligea à reculer un peu, mais je résistai, en soutenant le regard de Ben. A ma grande surprise, il sourit.

-« La fin est proche … » grogna Ben avant d'éclater de rire.

Un rire atroce, mi humain, mi bestial. Cette fois-ci, je sentis quelqu'un me prendre par la taille en me tirant en arrière avec force, pendant que certains blocards attrapaient des perches. Un claquement sonore, signe que les portes allaient se refermer, retentit dans le bloc. Gally me colla dos contre son torse, en me retenant fermement.

-« Ne bouge plus » murmura-t-il à mon oreille. « Ben n'est plus lui-même, il serait capable de te sauter à nouveau dessus. »

Je ne l'écoutai qu'à moitié. Alby fit signe de la tête aux blocards armés de perches, et ces derniers commencèrent à pousser Ben vers le couloir, pendant que les portes se refermaient lentement. Ben continuait de rire comme un fou allié, en répétant « la fin est proche ». Il me fixait d'une telle manière que tout mon corps tremblait. Les blocards lui donnaient des coups pour qu'il pénètre dans le couloir, et, au dernier moment, Ben s'arrêta de rire.

-« Tu vas bientôt me rejoindre joli cœur » grogna-t-il sans me lâcher des yeux.

Il hurla tel un animal, et les portes se refermèrent devant lui, sous mes yeux horrifiés, collée contre Gally. Ses paroles m'avaient données envie de vomir. Une violente migraine me vrilla la tête, et je me retournai contre Gally pour enfoncer mon visage contre son torse. La bruine se transforma en pluie diluvienne, et le bâtisseur me prit dans ses bras pour me ramener jusque l'infirmerie. Une fois allongée, mes yeux se fermèrent tous seuls.


Laura rêve de bbGally, la coquine ... :3

Bon, je sais pas trop quoi dire de ce chapitre, je l'ai écrit rapidement parce-que l'inspiration venait toute seule, et je le trouve bon.
J'espère que vous aussi, à vrai dire, j'ai peur que l'idée du rêve de Laura soit un peu confuse ...

Bref, je retourne à mon écriture ! :D

Des bisous à vous !