Bonjour à tous ! :)
J'espère que l'attente n'a pas été trop longue, dans le cas contraire je m'excuse ! *offre des muffins et du chocolat*
Je sais que je peux paraître très lourde à vous remercier, mais merci de lire, suivre mon histoire, cela me donne envie d'écrire pour vous, et je vous remercie milles fois !
Trêve de blabla, et enjoy ! :)
Le bruit des portes du labyrinthe s'ouvrantes me réveilla en sursaut pour la première fois depuis que j'étais arrivé au Bloc, ce qui m'étonna brièvement, avant de comprendre. Laura. J'avais tellement peur pour elle que la sentir s'éloigner de moi me faisait mal au cœur. En grommelant un peu, je sorti de mon hamac pour aller déjeuner, et me retrouvai nez à nez avec Zart. Ce dernier souriait niaisement me regardant, comme s'il savait quelque-chose que je ne savais pas. J'haussai les épaules.
-« Quoi, j'ai un truc sur le visage ? » demandai-je.
-« Oui, tu es l'illustration parfaite du type qui est en train d'angoisser ! » rétorqua le sarcleur.
-« Fermes-la espèce de tocard, je n'angoisse pas. »
-« Dans ce cas, pourquoi t'es déjà levé ? »
Je ne m'attendais pas à cette question, et, à voir l'expression qu'arborait maintenant Zart, je devais avoir l'air d'un parfait idiot, car il sourit encore plus avant de s'éloigner de moi, me laissant seul devant ma tasse de thé. Je n'arrivais pas à penser à autre chose qu'à Laura.
Laura.
Son prénom si agréable à prononcer. Lau-ra, la langue qui glisse sur le palais pour prononcer la première syllabe, puis qui vibre pour la seconde. Deux syllabes pour une personne qui me rendait dingue. La lettre qu'elle m'avait donnée hier semblait peser dans ma poche, et je me décidai à la lire plus tard, à l'abri des regards. Son visage envahissait mes pensées, et, plus elle s'enfonçait dans le labyrinthe, plus mon cœur se serrait. Zart avait raison. J'angoissais comme un crétin. J'avais peur pour elle, peur de ne pas la revoir, peur de la retrouver encore blessée, ou pleine de sang. J'avais beau m'obliger à m'éloigner d'elle, sa tendance à s'attirer les problèmes me forçait à la protéger. Je ne pouvais pas passer une seule journée sans lui parler. C'était au-dessus de mes forces. La lettre pesait de plus en plus dans ma poche, et, d'une traite, je bus mon thé, avant de m'enfoncer dans la forêt, à l'abri des regards.
Je m'assis, dos contre un arbre, près du mur, et sorti le papier qui avait été plié en 4 de ma poche. L'écriture de Laura était fine, douce, frénétique, à son image. J'inspirai un coup, avant de commencer à lire.
-« Gally.
T'es un tocard. Un putain de tocard. Et je te déteste. Depuis le premier jour.
Tu te souviens, de ce premier jour ? J'étais terrifiée, au fond de cette boîte. Tu m'as jeté par terre, comme on jette un déchet, avant de me menacer. En quelques minutes, tu avais réussi à me faire te détester. Je ne connaissais même pas ton prénom à ce moment-là, mais tout ce que je savais, c'est que tu allais essayer de me pourrir l'existence. J'avais envie de t'arracher les yeux le jour suivant, quand tu m'as bousculé alors que je regardais les portes du labyrinthe. En à peine 24h, j'avais appris à te haïr.
Tu te souviens, de ce jour où tu m'as regardé travaillé en m'insultant pendant des heures ? Parce-que moi oui, je m'en souviens. Je me souviens de ton regard sur moi, de tes mots durs, de tes moqueries. Je me souviens de mon ventre qui se tordait sous l'effet de la haine, du dégoût que je ressentais envers toi. Mais encore pire, je me souviens de ce soir où tu m'as touché pour la première fois. Tes mains sur mes hanches, ton regard qui soutenait le mien, la première fois que tes yeux si bleus m'hypnotisaient.
Tu te souviens, de ce jour où je t'ai soigné ? D'ailleurs, je suis toujours persuadée que tu as fait exprès de te blesser pour venir me voir, tocard. La blessure était trop nette pour être accidentelle. Tu te souviens de ce jour ? Moi oui. Je me rappelle de ta peau douce, de ton regard posé sur moi, mais par-dessus tout, je me souviens de cette première étreinte. Et pour la première fois, j'ai aimé être avec toi. J'ai aimé cette proximité entre nous, tes mains sur moi, ta façon de me regarder.
Les emmerdes ont commencées ce jour-là, Gally. Et j'ai pris peur.
J'avais peur de cette partie de moi qui commençait à aimer ta présence, et je l'ai renié. Je ne voulais plus te voir, je ne voulais plus te toucher, ni même te parler, parce-que je savais très bien ce qui allait se passer.
Je n'ai même pas tenu 24h.
Tu me manquais déjà. Tu me manquais tellement que la haine que je nourrissais à ton égard en a profité pour grandir. Le manque s'est transformé en colère, et je t'ai frappé. Si tu savais à quel point ça m'a fait du bien d'envoyer mon poing cogner dans ta mâchoire. A ce moment précis, j'aurais pu t'étrangler tellement tu m'agaçais.
Et puis tout à commencé à partir en vrille d'un coup.
Le soir même, j'avais envie de t'embrasser. Quelques heures après avoir eu envie de te tuer, j'avais envie de t'embrasser. Et c'est à ce moment précis que j'ai compris que j'étais foutue Gally.
Je n'ai pas pété les plombs, tocard. J'étais consciente de ce que je faisais, le soir où je t'ai embrassé. J'étais consciente de mon acte. J'étais consciente de mes gestes, de tes lèvres sur les miennes, de ta langue qui caressait mes lèvres, de tes mains sur mes hanches, de ton corps contre le mien, alors que je brûlais de désir, de passion, de haine. Je me souviens de tes hanches contre les miennes, et de cette chaleur qui régnait entre mes reins.
Je t'ai menti. Je me suis voilée la face, Gally. J'ai voulu jouer, mais j'ai perdu. Bang, bang, bang, un match en 3 coups. L'étreinte, la droite, le baiser. J'ai perdu 2 fois, et je me suis perdue en même temps. J'ai essayé de m'éloigner de toi, mais je n'y arrivais pas, parce qu'à chaque putain de fois, tu revenais vers moi, ruinant tous mes efforts.
Tu te souviens de ce soir ou j'ai failli te perdre ? Moi je m'en souviens très bien. Mais le pire, c'est que ce soir-là, tu étais venu t'excuser, et moi, j'ai voulu faire la fière, comme d'habitude. Une peste. C'est le mot que tu as employé, et ce mot me correspond parfaitement. Je suis une peste, une égoïste, et une menteuse. J'ai pleuré, ce soir-là. J'ai pleuré, parce-que je me suis rendue compte que j'étais attachée à toi, Gally le parfait connard que je n'arrivais pas à détester. Et c'est ça qui m'énerve le plus.
Je déteste ta manière de me parler, cet air hautain que tu adopte quand tu t'adresse à moi, je déteste la façon dont tu agis quand quelque chose ne te plait pas, je déteste quand tu fronce les sourcils quand quelque chose t'énerve, je déteste quand tu m'appelle la bleue, je déteste ton stupide métier de bâtisseur, je déteste ton sourire qui vient se nicher au coin de tes lèvres quand tu vois que je suis gênée devant toi, je déteste ces frissons que tu provoque en moi dès que tu me touche, et par-dessus tout, je déteste le fait de t'aimer.
Parce-que je t'aime, Gally. Enfin, je crois. Je ne connais pas l'amour, je ne sais pas ce que c'est. Mais tu es ma définition de l'amour. J'aime tes yeux bleus, et ton regard si perçant, j'aime tes tâches de rousseurs, j'aime tes lèvres douces et chaudes, j'aime ton sourire, j'aime ta voix, j'aime être dans tes bras, j'aime sentir tes mains sur moi, j'aime quand tu prends soin de moi.
Je t'aime autant que je te hais Gally. Voilà ce que j'aurais dû te dire hier, mais les mots ne sont pas sortis. Je suis faible, incapable de t'avouer mes sentiments en face, parce-que j'ai peur de ta réaction, peur que tu me repousse, que tu te moque de moi, peur de te perdre pour de vrai.
T'es un putain de tocard Gally, mais je veux que tu sois mon putain de tocard à moi. Je veux pouvoir te serrer dans mes bras quand je veux, et t'embrasser devant tout le monde. Je veux qu'on se moque des autres en se tenant la main, je veux caresser tes cheveux en te racontant des trucs inutiles, je veux qu'on sorte d'ici ensembles, et qu'on continue dehors.
Je ne pense pas que j'assumerais ces mots quand je reviendrai du labyrinthe, alors, si je t'ignore, prends-moi la main et embrasses-moi. Et si je te fous une claque, considères-ça comme un « je t'aime ». »
Un sentiment étrange m'envahit à la fin de ma lecture, et je mis plusieurs secondes avant de me rendre compte que mes mains tremblaient, ainsi que tout le reste de mon corps.
J'étais heureux. Pour la première fois de ma vie, je me sentais au bord de l'euphorie. Et tout ça grâce à ces mots griffonnés sur une vulgaire feuille, les mots de Laura. Ce poids qui pesait sur mon cœur était parti, la peur de me faire rejeter, de devoir vivre avec des sentiments refoulés, tout s'était envolé pendant ma lecture. Et pour la première fois de ma vie, j'avais hâte que les portes se ferment pour retrouver la jeune brune qui me rendait fou.
Je ressentis un pincement au cœur durant la matinée, comme si quelque-chose n'allait pas. Jack me lança un regard en voyant que j'avais lâché la planche que je tenais pourtant fermement, avant de se rapprocher doucement de moi.
-« Mec, ça va ? » s'enquit-il.
-« Ouais » marmonnai-je en reprenant la plaque. « Elle m'a glissé des mains. »
Jack ne semblait pas vraiment convaincu, mais je m'en fichais. J'avais un mauvais pressentiment. La dernière fois que j'avais eu cette impression, Laura avait déboulé quelques instants après, couverte de sang. En lançant un regard vers les portes, je soupirai.
-« Bordel qu'est-ce que tu fous encore … » grommelai-je à moi-même.
A l'heure de midi, mon repas ne me donna même pas l'eau à la bouche. La lettre de Laura emplissait mes pensées, et son visage n'arrêtait pas d'apparaître dans ma tête, ce qui me rendait dingue. Zart était venu me voir, avant de comprendre que je n'avais pas envie de parler. J'avais toujours ce mauvais pressentiment, et à côté de ça, la frustration de ne pas pouvoir prendre Laura dans mes bras dès maintenant me rendait complètement dingue. Maintenant que je savais que ce que je ressentais pour elle était réciproque, je ressentais le besoin de la voir, de l'avoir, de la toucher, de la sentir contre moi. La savoir encore entre les murs du labyrinthe, après tout ce qu'elle y avait vécu, me rendait dingue. Je mangeais sans grande conviction, avant de reprendre le travail pour m'occuper les pensées.
Les secondes étaient des minutes, les minutes des heures, les heures des jours. Je n'arrivais pas à me concentrer sur la construction, j'étais incapable de donner des ordres clairs, et, au bout d'un certain temps, Jack m'envoya balader en me disant de prendre une pause pour remettre mes idées au clair, ce que j'acceptai avec joie. J'avais besoin de me poser, en attendant Laura, d'autant plus qu'il était déjà tard.
16h30.
Minho rentrait toujours à 17h30. Encore une petite heure. Une toute petite heure avant de la retrouver enfin, et de m'assurer qu'elle ne souffre plus jamais. Une heure qui passa lentement, trop lentement. J'observais les blocards travailler, Winston donner à manger aux bêtes, Zart et Newt travailler dans le champ, en riant. Et moi qui paniquais comme un parfait crétin, assit, près des portes, le regard rivé vers le couloir, en attendant le retour des coureurs.
17h00. J'étais à deux doigts de me taper la tête contre un mur tellement l'attente était longue. Elle me rendait dingue. Je ne m'inquiétais pas pour Minho, uniquement pour elle. Cette brune aux yeux verts qui attisait tous les regards sans s'en rendre compte, à tel point que j'avais déjà menacé certains tocards pour qu'ils arrêtent de la regarder de la sorte. Elle était mienne depuis le premier jour, et il était hors de question pour moi que quelqu'un d'autre la touche à part moi.
17h30. Pas de Minho. Pas de Laura. Les 4 autres coureurs passèrent devant moi sans un regard, tandis que je me relevai pour me rapprocher un peu des portes, le cœur serré, dans l'espoir de les voir arriver. Un des coureurs s'arrêta, et revint sur ses pas.
-« Je les ai pas croisé une seule fois » m'avoua-t-il. « Je sais pas où ils sont. »
-« Merci de me rassurer Hank » raillai-je.
-« Mec c'était pas … »
-« Fermes-là espèce de tocard » le coupai-je avec une folle envie de le frapper. « Dégage, laisses-moi, compris ? »
Hank bomba un peu le torse, mais je lui lançai un regard rempli de haine, en lui faisant comprendre que je n'hésiterais pas un seul instant à lui foutre une droite. Il baissa les yeux, et se retourna pour aller rejoindre les autres coureurs, tandis que je reportai mon regard vers le labyrinthe, en priant pour la voir revenir.
17h45. Plusieurs blocards s'étaient rapprochés des portes en se rendant compte que quelque-chose n'allait pas. Certains d'entre eux parlaient de griffeurs, et, même si Alby leur ordonnait de se taire, je commençais à craindre le pire. Et si un griffeur les avait trouvés ? Ou encore pire, si Minho avait pété un plomb suite à la mort de Ben, et qu'il s'était vengé sur Laura ?
Un hurlement strident retentit dans le labyrinthe. La panique prit possession de mon corps en devinant l'origine du cri.
-« Un griffeur … » murmura Newt à côté de moi en confirmant mes craintes. « Merde … »
-« La ferme » grogna Zart. « Ils sont trop intelligents pour se faire avoir par des … »
Un grincement familier vint l'interrompre, et, avec horreur, je vis les portes commencer à se fermer. C'était comme un coup de poing en plein ventre. J'avais envie de vomir, d'hurler, d'aller la chercher, elle et Minho, en comprenant que les portes allaient se fermer sur eux. Un autre hurlement, suivi d'une voix. Celle de Minho.
-« COURS LAURA, COURS ! »
Je bousculai un blocard qui se tenait devant moi pour voir le couloir, avant de sentir mon cœur s'arrêter. Minho et Laura couraient, poursuivis par un griffeur. Un vrai. Enorme, boursouflé, mi mécanique mi organique. Ils ne couraient pas assez vite. Le griffeur était juste derrière eux. Je vis Laura trébucher en hurlant, et avant que je puisse courir vers elle, Newt posa sa main sur mon torse.
-« Laisses-moi » grognai-je.
-« Arrête Gally … »
Elle était à terre. Minho la tirait comme il le pouvait, et les portes qui semblaient se fermer trop rapidement. Le coureur réussit à la prendre sur son dos, et se remit à courir, le griffeur toujours aux trousses. Tous les blocards hurlaient son prénom d'une seule voix, sauf moi. Ma gorge était serrée, j'avais le cœur au bord des lèvres en voyant Laura sur le dos du coureur, les yeux fermés, assommée. Je priais pour qu'elle n'ait rien de grave.
Minho franchit les portes au dernier moment, alors qu'elles se refermaient dans un craquement sinistre, et que le griffeur hurlait à la mort, déçu de ne pas avoir eu de la chaire fraîche. Il tenait les poignets de Laura autour de son cou.
-« Jeff, Clint, l'infirmerie, vite ! » gémit-il à bout de force.
-« Qu'est-ce qu'elle a ?! » balbutiai-je à deux doigts de faire une crise de panique.
-« Elle s'est faite piquée … »
J'espère que la lettre de Laura n'est pas trop longue, je me suis peut-être un peu emportée en l'écrivant, disons qu'à l'origine, je comptais pas vraiment l'écrire ... é.è
La suite devrait arriver d'ici 2 jours, soit le 22, soit ... Mon anniversaire ! (oyeah, majorité \o/)
Des bisous à vous !
