Hey hey ! :D

Je pensais publier début d'après-midi, mais le chapitre 23 a été une torture à écrire, je ne m'attendais pas à avoir autant de difficultés pour trouver les mots justes ..!

Enfin, bref, celui-ci aussi a été difficile à écrire, j'y ai passé pas mal d'heures, et j'ai du vider une cafetière entière en l'écrivant è_é

J'espère que vous avez aimé la lettre de Laura pour Gally, j'ai beaucoup aimé l'écrire. Je suis quelqu'un de très guimauve fleur bleue blabla, donc voilà, j'espère qu'elle n'était pas trooop niaise ! :D

Trève de blabla, et enjoyyy !


Atroce. C'était le mot parfait pour décrire cette douleur qui m'habitait. Atroce. L'agression de Ben n'était finalement pas si douloureuse, presque une caresse en comparaison. Mes migraines étaient encore plus ridicules. A ce moment précis, j'avais l'impression qu'on me brûlait vive, qu'on enfonçait des aiguilles dans tout mon corps sans arrêt, qu'on me tranchait les membres doucement.

J'avais mal. Terriblement mal. Je sentais mon corps qui se convulsait, incapable de faire quoi que ce soit pour stopper ces soubresauts. J'entendais des voix, des cris, des bruits sourds, et des hurlements incessants, qui me vrillaient les tympans. Comme si quelqu'un était en train de mourir. Comme si j'étais en train de mourir. Je hurlais à la mort. J'agrippai la première chose qui me vint sous la main, et la serra. J'entendis un craquement sonore.

-« Elle m'a pété la main ! » gémit une voix.

-« La seringue, vite, la seringue ! » hurla une autre.

-« On est même pas sûr de ce qu'il y a dedans Alby ! » s'exclama une autre.

J'avais envie de me relever et de gifler quelqu'un, de frapper quelqu'un jusqu'au sang dans l'espoir que la douleur s'arrête, que mon corps arrête de trembler, que ma tête arrête de bouger dans tous les sens, que la douleur s'en aille. Dans un effort surhumain, j'ouvris les yeux, et agrippai la personne qui se tenait devant moi, que je reconnus comme étant Clint.

-« ENFONCE MOI CETTE PUTAIN DE SERINGUE ! » hurlai-je, avant de fermer les yeux.

Une vague de douleur encore pire que les précédentes m'arracha un hurlement aigue. C'était comme si quelqu'un avait sauté à pieds joints sur ma cage thoracique. J'avais du mal à respirer, la douleur empirait, et j'entendais des blocards s'activer autour de moi. Je gardai les yeux ouverts tant bien que mal en lançant un regard rempli de haine à Clint, qui tenait une seringue dans la main, complètement paniqué.

-« TU FAIS TON BOULOT OU J'LE FAIS A TA PLACE ?! » hurlai-je à nouveau.

-« Je … Je … »

-« CLINT ! »

Je vis Clint lever la main, et lâcher la seringue, ce qui me fit hurler de colère. Je réussi à me redresser, et Clint recula, remplacé par Zart. Sans vraiment m'en rendre compte, je l'attrapai par la gorge et le rapprocha de moi.

-« Enfonce cette putain de seringue » marmonnai-je en appuyant sur chaque mot. « Tout de suite. »

-« Laura … » suffoqua-t-il.

Je sentis deux mains se plaquer sur mes épaules, et me repousser sur le lit, tandis que la douleur ne faisait qu'empirer. Je sentais des larmes qui me brûlaient les yeux, et qui roulaient sur mes joues. La personne qui me tenait avait beaucoup de force.

-« LA SERINGUE, VITE ! » hurla-t-il.

Je reconnus la voix de Gally, mais je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit que je sentis une piqure froide sur mon ventre, et tombai dans un sommeil de plomb.

La douleur s'estompait. Peu à peu, les flammes faiblissaient, les lames arrêtaient de me triturer la chair, je reprenais petit à petit le contrôle de mon corps. J'avais l'impression d'être dans une grande salle, seule, dans le noir. Une vive lumière me fit fermer les yeux un court instant, avant d'être assaillie d'images floues.

Tout s'emmêlait. Des souvenirs, des rêves, des flashs, et une violente migraine qui me vrillait la tête pendant tout ce temps. Des voix qui se perdaient dans un écho irréel, des mots, des phrases, des cris, des noms.

Mes souvenirs. Ma vie d'avant.

Je sentis une main se poser sur mon épaule, et dans un geste de défense, je la repoussai en ouvrant les yeux. J'étais réveillée. La personne qui avait posée sa main recula, avant de soupirer, et de taper contre le mur derrière lui. Je m'étais redressée, et je le regardais droit dans les yeux.

-« Salut Clint. »

-« Salut … »

-« Je suis restée combien de temps endormie ? » demandai-je.

-« 2 jours. »

2 jours. Cela me semblait impossible. J'avais l'impression d'être restée quelques heures tout au plus, mais pas 2 jours. Je sentais mon cœur s'emballer, et, en contrôlant ma voix, je repris mon souffle. Clint pencha la tête en me regardant.

-« Qui es-tu ? »

-« Pardon ? »

-« J'ai dis, qui es-tu ? » répéta-t-il.

Sa voix était dure, et froide. Je ne comprenais pas. Il se frotta la mâchoire en se rapprochant, avant de poser ses mains de chaque côté de mes jambes en me regardant droit dans les yeux.

-« J'ai essayé de faire l'impasse sur tout ce que tu as fait Laura, la migraine qui soit-dit en passant, n'était pas qu'une simple migraine, hein ? Et puis l'agression de Ben, le fait que tu le tue, et maintenant la piqure, et tu sais quoi ? Tu as parlé dans ton sommeil » il marqua une pause avant de reprendre sa respiration. « Alors je réitère ma question, qui es-tu ? »

J'ouvris la bouche, et la refermai immédiatement en me rappelant de mes rêves, de mes souvenirs, de ma vie d'avant. Mon cour se remit à s'emballer en comprenant qui j'étais, et quel était mon rôle dans le labyrinthe.

J'étais la solution. Leur solution. J'avais été envoyée dans le bloc uniquement pour ça. Pour les sauver tous. Je regardai Clint avant de me racler la gorge.

-« Je … Je suis Laura » balbutiai-je. « Enfin je veux dire, tu sais très bien qui je suis ! »

-« Alors pourquoi tu parlais de nous dans ton sommeil ?! » s'exclama-t-il. « Pourquoi tu appelais Gally, pourquoi tu le suppliais de rester ?! »

Une image me revint en tête en entendant les mots de Clint, et je retins une exclamation.

Gally n'était pas un simple blocard comme les autres. Lui et moi étions liés avant le labyrinthe. J'avais toujours eu cette impression de le connaître, de l'avoir déjà vu auparavant, sans vraiment savoir pourquoi. La piqure semblait avoir ravivé quelques souvenirs enfouis au plus profond de mon cerveau. Un sourire naquit au coin de mes lèvres en me rappelant la relation que nous avions auparavant.

-« Parce-que Gally et moi étions amoureux … » murmurai-je en regardant Clint. « Je me souviens de certaines choses Clint, peu de choses, mais … Gally et moi … »

Clint semblait complètement hébété, et il explosa de rire, un rire qui semblait nerveux. Il se retourna, sans s'arrêter de rire, alors que j'essayais de me rappeler de plus. Quelques images, quelques mots me revenaient en tête, mais tout était trop flou. Clint s'arrêta enfin de rire, avant de se retourner en me regardant, encore souriant.

-« T'es sérieuse ? » demanda-t-il. « Gally, cet enfoiré de première, sortait avec toi avant d'être envoyé ici ? »

-« Arrête de te foutre de moi Clint » marmonnai-je. « Et explique-moi pourquoi est-ce que je suis couverte de bleus ! »

Je venais à peine de remarquer les ecchymoses qui couvraient mes bras, ainsi que les griffures encore récentes qui striaient mes jambes. Le medjack baissa les yeux quelques instants, avant de relever la tête.

-« Désolé, j'ai pas écouté, j'étais en train de vous imaginer en train de … »

-« Espèce de crétin ! » grognai-je. « Pourquoi j'ai des … »

-« Pardon » me coupa-t-il en souriant. « Pendant ton sommeil, tu étais … Agitée, et il a fallu qu'on te maintienne quelquefois, tu t'es blessée, et au passage, t'as pété la main de Zart » ajouta-t-il.

Je me mordis la lèvre en me souvenant du craquement sinistre que j'avais entendu avant qu'on m'injecte le contenu de la seringue. Tout était un peu plus clair maintenant. Après m'être faite piquée, Minho m'avait porté jusque l'infirmerie, Clint et Jeff essayaient de me maintenir. Les hurlements que j'entendais, et qui me déchiraient les tympans, venaient de moi. Gally m'avait injecté la seringue alors que je venais d'essayer d'étrangler Zart. J'étouffai un gémissement en me rendant compte de ce que j'avais fait.

La porte s'ouvrit avec fracas, et une vive lumière m'aveugla un instant, avant d'entendre un soupir, et de sentir des bras autour de moi. En ré-ouvrant les yeux, je ne voyais rien, à part un t-shirt marron sale, et je sentis une main me prendre par le menton, avant de croiser le regard bleu de Gally.

-« J'ai cru te perdre » murmura-t-il près de mes lèvres. « J'ai cru que tu n'allais jamais revenir, et crois-moi je t'en aurais voulu, je t'aurai retrouvé une fois mort, et je t'aurai botté le cul. »

J'allais parler, mais il me coupa aussitôt en posant son pouce sur mes lèvres.

-« Je sais que je suis un tocard » continua-t-il. « Je sais que j'ai été une ordure avec toi, un salaud, un vaurien, mais je … »

-« Gally, lâche-là » le coupa une voix grave.

Ce dernier ce retourna lentement, alors que je regardai par-dessus son épaule. Alby se tenait sur le seuil de la porte, l'air grave, le regard posé sur moi. Gally garda une main sur ma hanche, tout en faisant face à Alby, comme si il le défiait.

-« On en a déjà parlé Alby » gronda Gally.

-« C'en est trop. »

-« Dis pas de conneries … »

Il semblait terrifié, comme si j'allais être … J'étouffai un gémissement de peur en comprenant les enjeux. Alby ne m'avait pas quitté des yeux.

-« Lâche-là » répéta Alby. « Lâche-là immédiatement Gally. »

-« Eh ! » m'exclamai-je en coupant Gally qui allait sûrement défier une nouvelle fois Alby. « On peut m'expliquer ce qu'il se passe là ? »

Je savais très bien ce qu'il s'apprêtait à me dire, mais je repoussai la main de Gally, en me relevant pour faire face, moi aussi, au chef des blocards, qui avaient les bras croisés sur sa poitrine. La tension était palpable, toutes les personnes présentes dans la pièce étaient immobiles, Clint près de la porte, Gally à mes côtés, Alby à quelques mètres de moi, le regard rivé sur moi. A ce moment précis, j'aurais préféré être dans le labyrinthe. Le chef se racla la gorge en se frottant la mâchoire.

-« Certains blocards commencent à se poser des questions sur toi Laura, et, à vrai dire, moi aussi. »

Quels genres de questions ? Je soupçonnais Winston d'avoir endoctriné les autres blocards avec ses fabulations, mais je n'osai rien dire, préférant laisser Alby parler.

-« C'est la première fois qu'on reçoit un antidote à la piqure des griffeurs. Pourquoi toi ? Pourquoi les créateurs veulent à tout prix te sauver ? » demanda Alby, la voix remplie de colère.

-« Parce-que sans moi, vous ne sortirez jamais d'ici » répondis-je. « Je suis la seule à pouvoir vous faire sortir, tocard. »

Alby bomba un peu le torse suite à mes paroles, avant de se rapprocher de moi, l'air furieux. Je commençais à haïr Alby. Il semblait avoir envie de me gifler, son poing était serré, et ses veines ressortaient sur ses bras musclés.

-« Alors pourquoi on est encore ici, hm ? Pourquoi on est pas encore sorti ? »

-« Parce-que vous n'avez pas encore compris le labyrinthe » rétorquai-je en souriant.

Le labyrinthe était un code. Un stupide code, qui, à mes yeux, était un jeu d'enfant désormais. Je me rappelais de tout. Les séquences, les phases, les plaques, tout n'était qu'un code. Je lançai un regard plein de défi à Alby, pour lui faire comprendre que je ne me laisserais pas faire, et ce dernier me fit un signe de la main de continuer.

-« Je dois voir Minho immédiatement » ordonnai-je.

-« Minho n'est pas encore rentré. »

-« Très bien ! Alors laissez-moi aller dans la salle des cartes ! »

-« Seule ? » ricana Alby. « Hors de … »

-« Et bien viens avec moi alors ! » le coupai-je.

J'avais envie de le gifler, mais je me retenais de toutes mes forces. « Reste calme Laura, reste calme, ne dis rien et fais bonne figure » me répétai-je en essayant de retenir ma colère. Le chef des blocards hocha la tête, et empoigna mon bras avec force, tandis que Clint s'écartait pour nous laisser passer. Je ne me débattais pas, je n'avais pas la force nécessaire, et me contentais de suivre Alby, qui me trainait derrière lui sous le regard des autres blocards. Leurs regards avaient changés. Ils semblaient en colère contre moi, comme si j'étais privilégiée, ce qui n'était pas totalement faux. Alby ouvrit la porte de la salle des cartes, et, sans ménagement, me jeta à l'intérieur, en refermant la porte derrière lui. Il resta silencieux quelques instants, avant de se retourner.

-« J'attend. »

-« Je m'attendais à un soupir de soulagement, un câlin, et à un « content de te revoir en vie Laura ! » mais bon » raillai-je. « Ok, j'arrête » ajoutai-je en voyant le regard noir qu'il m'envoyait.

Je réfléchis quelques instants, avant d'ouvrir le sac qui m'appartenait et d'en sortir une feuille où était griffonné les mots que Minho et moi avions relevés dans le labyrinthe, le jour de ma piqure, pour les poser sur la table. Alby se rapprocha de moi, en me lançant un regard interrogatif.

-« Ce sont des notes. »

-« Bravo Alby, très perspicace » marmonnai-je.

Il haussa les épaules, sans me lâcher des yeux. Je soupirai en regardant les mots, alors qu'ils s'emboîtaient parfaitement dans ma tête.

-« Regarde. « Rien n'est éternel », ça signifie le labyrinthe, enfin, c'est logique ça. »

Je m'arrêtai, et pris un ciseau qui se trouvait près de moi en découpant soigneusement chaque mot sous le regard étonné d'Alby. Lui expliquer ne servirait à rien, alors que lui montrer les phrases et leurs significations en les mettant côtes à côtes était la solution la plus simple. Chaque bout de papier signifiait quelque chose. Je lançai un regard à Alby.

-« Je pense que chaque mot désigne quelqu'un » avouai-je. « Il y a les mots « planter » pour Zart, « Courir » pour Minho, « Ordonner » pour toi … »

-« Et celui-ci ? » demanda Alby en prenant un bout de papier.

Je sentis mon cœur s'affoler en voyant le mot noter dessus, avant de me rappeler qui il désignait. J'eus un pincement au cœur en comprenant ce qui devait se passer, et soupirai en prenant le papier où était écrit « mourir ».

-« Celui-ci doit être pour moi » marmonnai-je. « Je dois mourir pour ouvrir la sortie du labyrinthe. »


*part en courant se barricader dans un bunker*
J'espère que vous ne me trouvez pas trop sadique ... é_è

Bref, j'attend vos avis impatiemment :D
Des bisous sur vos petites joues douces de bébés !