Hey hey ! :D
Je publie un peu tard, je sais, mais mieux vaut tard que jamais, hein ? :D
Bon, c'est aussi pour vous annoncer une mauvaise nouvelle ... Je commence à travailler dès demain, et j'aurais donc beaucoup moins de temps pour m'occuper de mes ff :( *pas taper pas taper*
Mais je vous promet d'essayer de publier rapidement tout de même ! :D
Sans plus de cérémonie, après un chapitre plutôt calme et doux, ENJOY !
Je n'avais plus envie de bouger. Je ne voulais plus sortir de ce lit, ni de l'étreinte de Gally. La nuit était tombée. Les étoiles brillaient de milles feux dans le ciel. Gally s'était endormi à côté de moi, ses bras entourant mon corps, et sa tête niché contre ma poitrine. Je sentais son souffle s'écraser contre ma peau, déclenchant de temps un léger frisson chez moi. J'observais le ciel à travers la fenêtre, tout en caressant du bout des doigts le nos du bâtisseur, qui semblait dormir paisiblement, les pensées embrouillées.
Je ne voulais pas mourir. Plus maintenant.
J'espérais de tout mon cœur que le mot « mourir » ne me correspondait pas. Je ne voulais pas mourir, plus maintenant que Gally était mien. Je voulais sortir du labyrinthe avec lui, et continuer à l'extérieur. Je voulais rencontrer d'autres personnes, aller voir Zart chez lui, vivre, et non survivre comme tous les blocards le faisaient. J'avais peur. Une peur qui me dévorait le cœur, qui me retournait l'estomac, qui me donnait envie de pleurer. J'avais peur à l'idée de mourir pour libérer les autres, une peur mélangée à une tristesse immense. L'idée d'abandonner Zart alors qu'il était désormais mon ami, abandonner Minho comme Ben l'avait fait, abandonner Newt, et maintenant Gally, me rebutait.
Peut-être que ma mort pouvait les aider, après tout. Une mort pour sauver les blocards, mes amis, mon amour, était plutôt équitable. Malgré moi, je me mis à penser à ma mort. Comment allais-je mourir ? Comment fallait-il que je meurs ? Pourquoi moi ? Tout tournait autour de moi, depuis le début.
Les plaques gravées de mon prénom, le labyrinthe qui s'était mit à changer dès que j'y avais posé le pied, l'agression de Ben, la piqure qui avait fait remontée certains souvenirs. Je savais qu'une mort était nécessaire pour débloquer l'accès de la sortie, et il semblait logique que ce soit la mienne. Cette femme blonde me répétant « tu es la solution » durant mes cauchemars ne faisait qu'approuver mes peurs.
J'allais mourir bientôt.
J'allais mourir après avoir connu l'amour pour la première fois. J'allais mourir après avoir apprécié, aimé, haïs, assassiné. En deux semaines, j'avais vécu plus que ce que je pensais pouvoir vivre dans toute une vie. J'avais tranché la gorge de Ben comme si ce n'était qu'un animal, et je ne ressentais plus aucune peine quant à mon geste. J'allais bientôt le rejoindre.
Un sentiment de peine me prit aux tripes, et j'eus l'impression de manquer d'air. Je devais sortir. Je me défis de l'étreinte de Gally en me rhabillant à toute vitesse, avant de sortir sans faire un seul bruit. Le feu de camp avait été éteint, et crépitait, tandis que je me rapprochais d'un tronc échoué pour m'y assoir, en prenant une grande respiration. J'avais le cœur serré, empli de désespoir.
Je ne voulais pas mourir. J'avais peur de mourir, peur de souffrir, peur de ce qui allait se passer après. Et si les blocards ne sortaient finalement pas ? Si tout ça n'était qu'une immense mascarade visant à nous donner de l'espoir, à leur donner de l'espoir ? Si tout ça n'était que tromperies ? Le silence, brisé par les craquements sonores et sourds des murs du labyrinthe en train de bouger me donnait l'impression d'être seule au monde.
-« Laura ? »
Je sursautai en entendant la voix de Newt qui venait de derrière moi, mais ne me retournai pas.
-« Laisses-moi tranquille. »
Ma voix semblait rouillée, éraillée, et j'y surpris même un trémolo, avant de me rendre compte que j'avais les larmes aux yeux. En clignant des paupières, deux larmes roulèrent sur mes joues lentement. Je l'entendis s'assoir à côté de moi, et poser sa tête sur mon épaule.
-« T'es belle quand tu pleure. »
-« Il fait nuit, tocard. »
-« J'arrive quand même à distinguer les larmes sur tes joues. »
Je soupirai en essuyant mes joues, avant de baisser la tête.
-« Pourquoi t'es aussi gentil avec moi ? »
-« Parce-que t'y es pour rien » répondit-il.
Il releva la tête en caressant mes cheveux doucement, avec un petit sourire au coin des lèvres. Je posai mon regard sur lui. Newt était l'incarnation même de l'innocence. Son visage angélique, enfantin, sa voix douce et légèrement aigue, sa façon d'être. Tout n'était qu'innocence et pureté.
-« Je rêve ou tu me mate ? » s'offusqua Newt, faussement choqué.
Sa remarque me fit rire, un rire étrange à moitié étouffé par l'énorme boule de tristesse qui s'était créée dans ma gorge. J'haussai les épaules.
-« Grillée. »
-« Pourquoi tu pleure ? »
Je me mordis la lèvre inférieure en restant silencieuses quelques secondes.
-« Je veux pas mourir » chuchotai-je, juste assez fort pour qu'il puisse entendre. « J'ai vu des choses Newt, et je veux pas mourir. »
-« Plus personne ne mourra Laura. Je t'en fais la promesse. »
Il posa ses mains sur les miennes, en les serrant entre ses doigts fins, le regard plongé dans le mien. Des larmes montaient à nouveau, et je dus me retenir de toutes mes forces pour qu'elles ne s'échappent pas de mes yeux. Newt posa son front contre le mien.
-« Ecoute-moi bien Laura, personne ne mourra, et encore moins toi » il recula un peu en se levant, me forçant à l'imiter. « Tu devrais dormir un peu. »
-« Je ne suis pas fatiguée » grommelai-je.
-« Vas dormir tocarde » rétorqua Newt. « Sinon je te botte le cul ! »
J'haussai les sourcils, comme pour le défier, mais ce dernier se contenta de croiser les bras sur sa poitrine, en faisant signe de la tête vers les dortoirs, résolu à m'envoyer au lit. Je ne voulais pas dormir. Je ne voulais pas rêver à nouveau de la mort, de l'horreur, de la peur. J'étais déterminée à ne pas dormir de la nuit, mais le jeune blond ne semblait pas vraiment vouloir me laisser le choix, car, au bout de quelques instants, il haussa les épaules.
-« Très bien, tu l'auras voulu. »
Il entoura ma taille de ses bras et me balança sur son épaule si rapidement que je n'eus pas le temps de l'éviter, et me retrouvait le visage contre son dos alors qu'il s'était mit à marcher.
-« Reposes-moi immédiatement ! » sifflai-je en martelant son dos.
-« Promets-moi que tu vas dormir dans ce cas ! »
-« Vas te faire foutre, tocard ! »
Il rit, avant de me reposer près des dortoirs, avant d'ouvrir la porte. Je levai les yeux au ciel.
-« Ce n'est pas parce-que je vais dans ma chambre que je vais dormir, tu sais ? »
-« Au moins, tu seras allongée, c'est un bon début » rétorqua-t-il avec un clin d'œil.
Je soupirai en passant devant lui, montant les escaliers sur la pointe des pieds pour ne réveiller aucun blocards, avant d'aller dans ma chambre, suivie par Newt. J'allumai la lumière en me retournant vers lui, et le vit se pincer les lèvres en regardant quelque-chose dans mon cou. Par reflexe, j'y portai ma main, avant de le questionner du regard.
-« Tu as un suçon. »
-« Oh … » marmonnai-je, avant de rire nerveusement. « Je … »
J'essayai de trouver un mensonge, mais rien ne me venait.
-« J'ai … J'ai pas vraiment d'explications valables. C'est compliqué. »
-« Je sais très bien ce qu'il s'est passé, tocarde, pas la peine de mentir » répliqua Newt avec un sourire forcé.
Je pouvais voir dans ses yeux une étincelle de colère, mêlée à de la tristesse. Je ne pouvais m'empêcher d'éprouver de la peine pour lui. Il se rapprocha un peu de moi, avant de s'arrêter, comme hésitant, puis me prit dans ses bras en me serrant doucement contre lui.
-« Je veux juste que tu sois heureuse » murmura-t-il. « J'aurais préféré que tu le sois avec moi, mais la vie est faite ainsi. Je te demande pas de me sauter au cou en m'embrassant, ni de me tenir la main, et encore moins d'avoir de la pitié pour moi. »
Aucun mot ne me venait à l'esprit. Je ne savais pas quoi lui répondre, et me contentais de l'écouter, les bras ballants. Je baissai la tête lorsqu'il me lâcha, mais il prit mon menton entre ses doigts fins pour m'obliger à le regarder. Il souriait un peu.
-« Je veux juste que tu arrête de voir la mort partout. »
-« Sinon tu m'assomme avec une pelle ? »
Newt fut agité d'un petit rire, puis se mordit la lèvre inférieure avant de déposer un léger baiser sur ma joue, rempli de tendresse. Je ne pus m'empêcher de penser à Gally, endormi à quelques mètres de moi, qui serait devenu fou en voyant le geste de Newt, et souris en le regardant droit dans les yeux. Le jeune blond me caressa la joue quelques secondes, avant de tourner les talons, me laissant seule.
Le lendemain, après avoir été réveillée par un Alby qui semblait ne pas vouloir m'adresser plus de 3 mots (« debout », « 10h conseil »), j'étais allée à la douche, l'esprit vide, et le cœur serré. J'étais restée devant mon verre de lait pendant de longues minutes, les yeux vitreux, en essayant d'oublier le regard méfiant des ¾ des autres blocards, me focalisant sur le silence qui régnait autour de moi, les ignorant comme je le pouvais. Je ne pensais pas tenir longtemps sous autant de haine sur moi.
-« Je rêve où tu m'as foutu un vent hier soir ? »
La voix de Gally derrière mon épaule, à quelques centimètres de mon cou, me fit sursauter, et je me retournai en le fusillant du regard. Ce dernier me lança un petit sourire, avant de poser sa main sur ma joue, avant de l'embrasser du bout des lèvres, et vint s'assoir à côté de moi. Je remarquai subitement la présence de Zart, à quelques mètres, qui me regardait avec un grand sourire, et je me détendis. Je n'avais pas que des ennemis ici.
Le bâtisseur me regardait, détaillait mon visage, ce qui me mettait mal à l'aise. Alors que tous les regards étaient encore rivés sur moi, je tournai la tête vers Gally, et ce dernier posa ses lèvres sur les miennes. J'oubliai les regards, la haine, le conseil au contact de ses lèvres. Pendant ces quelques secondes, j'étais retournée dans la bulle de bonheur du soir précédent, loin du labyrinthe et de ses problèmes.
-« Je crois qu'on est grillé » murmurai-je contre les lèvres du bâtisseur.
Ce dernier sourit en haussant les épaules, avant de toiser les blocards nous fixant comme si nous étions des bêtes de foires.
-« Si quelqu'un a un souci avec Laura, qu'il vienne me voir » tonna Gally, l'air menaçant. « Regardez ailleurs bande de tâches. »
La plupart des blocards détournèrent automatiquement les yeux, tandis que certains semblait prêt à défier Gally, mais au même moment, Alby arriva, et me fit signe de le suivre. Je lançai un dernier regard vers le bâtisseur, avant de me lever, et d'aller m'assoir dans la salle du conseil. En 2 semaines, j'y étais allée 3 fois. Je commençais à apprécier ce lieu, et même la chaise inconfortable était devenue habituelle. Je tapotai le dossier de ma chaise en souriant.
-« On commence à devenir potes toi et moi » marmonnai-je.
Alby me laissa seule pendant plus de 15 minutes. Assise, fixant un mur, la tête ailleurs, 15 minutes de silence. Je ne savais pas vraiment ce qui allait se passer. Je savais juste que j'allais devoir pour la 3ème fois, affronter le regard des autres, ce qui me rendait nerveuse. Inconsciemment, je me mis à me ronger les ongles, en attendant.
Tous les blocards s'étaient réunit dans la salle du conseil. Chacun d'eux arboraient une expression différente. Les matons étaient debout derrière moi, ce qui accentua le sentiment de nervosité. Je me sentais piégée. Alby se plaça à côté de moi.
-« J'ai entendu beaucoup de choses ces derniers jours. Certains d'entre vous sont persuadés que Laura est un danger pour nous. »
-« Evidemment que c'est un danger, elle a tué Ben ! » s'exclama un des blocards dont je ne connaissais pas le nom.
Je lui lançai un regard noir, mais il fixait Alby avec de gros yeux.
-« Ferme-là crétin, Ben était déjà mort de toute façon » rétorqua Minho derrière moi.
Je le remerciai intérieurement, tandis que le blocard se tassait sur sa place, comme pour se rendre invisible. Je pouvais entendre Minho chuchoter des insultes à l'égard du garçon, et Newt lui ordonner de se taire. Alby soupira, avant de reprendre.
-« Je ne suis moi-même plus sûr de ce qu'il faut faire. C'est la première fois qu'on nous envoie un antidote pour la piqure d'un griffeur. »
-« Je vous l'ai déjà dit, elle nous apporte que des emmerdes. »
Winston avait parlé calmement, le regard rivé vers Alby, tout en souriant légèrement. Je détestais le trancheur. Je ne supportais pas sa voix, ni son visage. Alors qu'Alby allait se remettre à parler, je lui coupai la parole.
-« Au moins moi je bouge mon cul contrairement à certains. »
Quelqu'un derrière moi étouffa un rire, et je vis le trancheur perdre son sourire.
-« Pour qui tu te prends la bleue ? »
-« Ecoute-moi bien tocard, toi ça fait 2 ans que tu chiale dans ton coin en espérant sortir, et je suis la seule personne capable de réaliser ton souhait. »
Un murmure se répandit entre les blocards, et j'entendis un d'entre eux m'accuser de mentir pour sauver ma peau. J'haussai les épaules en repensant aux images, aux mots que j'avais vus et lu durant ma transformation. Je sentis une main se poser sur mon épaule, un contact rassurant, et n'eus même pas besoin de me retourner pour savoir que la main appartenait à Gally.
-« Alors pourquoi on est toujours là ? » demanda un des coureurs, Hank. « Pourquoi on est toujours coincé ici ? »
-« Tu crois qu'on sort en claquant des doigts ? »
-« Si t'es si intelligente, vas-y, comment on sort ? »
-« C'est simple, je dois y mourir. »
Laura est une suicidaire, je l'avoue voilà voilà c'est bon on a compris ...
Bon, à vrai dire, j'ai une autre mauvaise nouvelle pour vous ... (oui encore, je suis vilaine !)
Cette ff est bientôt terminée ... :(
Je pense écrire encore 3 ou 4 chapitres avant l'épilogue ... Je trouve ça triste, à vrai dire, je suis attachée à mes personnages, et je vais vous avouer que ça va sûrement me manquer de rendre Gally tout mignon tout choupinou ...
ENFIN, ne soyons pas défaitiste, car en 3 ou 4 chapitres, il peut se passer beaucoup de choses !
Je vous fais de gros bisous, et je tenais à vous remercier de lire, suivre, commencer ma ff. Je vous aimes. Beaucoup beaucoup !
