Hello ! :D

Je suis bonheur : je suis de repos aujourd'hui et demain (vive les jours fériés, yay !), ce qui signifie : écriture ! (YAY)
Mais ce qui signifie aussi qu'on se rapproche de plus en plus de la fin ... (YA... Ah ouais non, en fait, non ...)

Enfin bref, enjoy !


Je venais de lâcher une bombe dans l'auditoire. Quelques blocards avaient commencés à marmonner des propos que je ne comprenais pas, d'autre secouaient la tête. Derrière moi, Newt venait de jurer en même temps que Zart et Minho. Je restai impassible. J'avais accepté le destin cette nuit.

-« Mais c'est quoi ton putain de problème ?! » rugit Gally. « T'es suicidaire, c'est ça ?! »

-« Peut-être que si on me laissait parler, je pourrais m'expliquer clairement » rétorquai-je en me levant.

Je toisai les blocards en face de moi, les matons qui s'étaient déplacés, puis Alby, qui était resté immobile, les bras croisés sur son torse. Il fit signe de la main aux autres de se taire. Je dus attendre quelques secondes avant que le silence règne totalement.

-« Je me rappelle de certaines choses, c'est assez flou, mais je me souviens de cette femme, qui me répétait que j'étais la solution, je me souviens du labyrinthe qui change dès que j'y pénètre, comme s'ils voulaient que j'y reste. Je me souviens des mots de Ben, et je n'en ai rien à cirer de vos avis, je sais que les ¾ d'entre vous veulent me voir mourir, mais ce soir, j'irai dans le labyrinthe, et demain, vous serez libres. »

-« Tu n'iras pas seule. »

Minho avait tourné la tête vers moi, et me regardait d'un air déterminé. Je penchai la tête, mais il me coupa dans mon élan.

-« Les mots qu'on a trouvé font référence à chacun de nous » continua-t-il. « Je vois pas pourquoi tu serais la seule à aller t'amuser dans le labyrinthe. »

-« Non mais c'est une blague c'est ça ? » grommela Newt. « Vous êtes tous complètement taré ! On va laisser un des nôtres crever pour sortir ? C'est comme ça maintenant ? »

Je pouvais sentir dans sa voix la colère qui le faisait trembler. Jamais je n'avais vu Newt dans cet état. Ses poings étaient serrés, et il fixait Minho d'un air mauvais, comme s'il était à deux doigts de lui bondir dessus pour lui fracasser le crâne. Le coureur haussa les épaules.

-« Personne ne crèvera, tocard » répliqua Minho. « On va tous y aller, et leur faire la fête ! »

-« Hors de question ! » gronda Alby.

Le chef des blocards semblait lui aussi en colère. Il me toisait d'un regard qui trahissait une envie dévorante de me hurler dessus, mais sa voix restait calme.

-« Il est hors de question que je laisse partir un seul de vous ce soir, vous êtes complètement malade ?! »

-« Alby ferme-là. »

Je n'en revenais pas d'avoir prononcé ces mots. Je pouvais sentir une excitation, mêlée à de l'adrénaline, envahir mon corps. Je me sentais incroyablement bien. J'étais forte, déterminée, et sûre de moi. Alby pencha légèrement la tête en se rapprochant de moi, me dominant largement en taille.

-« Pour qui tu te prends au juste ? » il posa un doigt sur ma poitrine. « Je te le dis, reste tranquille et arrête de parler pour aujourd'hui ! »

-« Tu crois vraiment que tu es de taille pour me donner des ordres ? » rétorquai-je en souriant.

Les blocards étaient silencieux, observant la scène avec un air apeuré, comme si une bombe s'apprêtait à exploser. Je pouvais faire face à Alby. Je le savais. Ce dernier me fixait d'un air menaçant, et, sans crier garde, me gifla violemment. La réaction fut explosive. Newt se précipita sur Alby pour le repousser alors que Gally était retenu par Minho, et Zart m'avait tiré par le poignet pour me faire sortir de la salle sous les cris des autres blocards. J'étais déconnectée de la réalité, ne ressentant plus que la main de mon ami sur moi, qui m'emmenait loin des autres, et ma joue endolorie. Je repoussai Zart d'un coup de main en me redressant correctement, hébétée.

-« Je vais le tuer » sifflai-je entre mes dents.

-« Laura j'aime pas quand tu dis des trucs comme ça » marmonna Zart. « Franchement, ça en vaut pas la peine ! »

-« Non mais pour qui il se prend ce tocard de première ?! »

Je voyais d'ici certains blocards sortir de la salle du conseil, et entendais même les éclats de voix de Gally et d'Alby, qui semblaient s'engueuler assez violemment. La colère et l'adrénaline mêlées en moi me faisait me sentir intouchable, et, tandis que je m'avançai vers la salle pour rendre à Alby la monnaie de sa pièce, Zart me rattrapa.

-« Je doute pas de toi, mais je pense qu'il vaudrait mieux que tu laisse ton Roméo s'occuper de ça. »

-« Je vais le fa… Attends t'as dis quoi ?! »

Je le regardai avec de gros yeux. Il avait surnommé Gally mon « Roméo ». Zart eut un petit sourire en haussant les épaules, avant de reporter son regard vers la salle. Minho tenait Gally fermement par les poignets et le repoussa contre le mur en plaquant sa main sur son torse. Je l'entendis prononcer les mots « Arrête tocard », « suffit », « tranquille », « cet abruti », et je voyais d'ici le torse de Gally s'agiter rapidement sous l'effet de la colère. Je me défis de l'étreinte de Zart, et me mit à courir vers les deux garçons. En me voyant approcher, Gally repoussa Minho brusquement avant de me prendre dans ses bras. Malgré moi, un sentiment de bien-être m'envahit à ce moment précis.

-« Ca va ? »

-« J'ai connu pire » répondis-je. « Pas la peine de t'énerver comme ça. »

-« Ce tocard veut te bannir. »

-« Qu'il fasse, c'est ce que j'attend. »

Gally me lança un regard froid qui me glaça sur place. Ce regard me rappelait le premier qu'il m'avait lancé, quand nous étions ennemis. Une partie de moi fut blessée, tandis que mon sentiment d'invincibilité ne faisait que grandir en moi. Je le défiai du regard.

-« Tu rigole ? »

-« J'ai l'air de rigoler Gally ? T'as entendu ce que j'ai dit tout à l'heure où t'avais encore les pensées dirigées sur hier soir ? »

Je me sentais observée, mais je n'en avais rien à faire. Je ne savais même pas pourquoi avais-je dis ça d'une telle manière, comme un reproche. Je vis dans son regard une étincelle de tristesse.

-« Je … C'était pas ça que … »

-« Ca va, j'ai compris » me coupa Gally en baissant la tête. « J'aurais dû m'en douter ce matin. »

-« Gally, c'était pas … »

Mais il s'éloignait déjà, me laissant seule, entourée de Minho, Zart, et d'autres blocards qui me regardaient. J'avais envie de me gifler. Comment avais-je osé dire ça ? Je le regardais s'éloigner, les poings serrés, comme s'il se retenait de frapper quelque chose, tandis que quelqu'un posa sa main sur mon épaule. D'un coup sec, je dégageai la main avant de tomber sur Minho.

-« Tu veux vraiment être bannie ? »

-« Je veux juste être tranquille » marmonnai-je. « Je supporte plus ce bloc. »

-« Je confirme, t'es complètement tarée. »

Minho posa ses mains sur ses hanches en me regardant, mais j'évitai son regard, cherchant Gally. Je ne le trouvais plus. Je commençais à avoir peur. Gally était impulsif, violent, et énervé. Je ne savais pas de quoi il était capable. Un bruit de porte me fit tourner la tête, et je tombai nez-à-nez avec Alby, qui avait les poings serrés, suivi de Newt. Le chef des blocards me toisait d'un air mauvais. C'était sûrement le bon moment pour prendre la poudre d'escampette, à voir la façon avec laquelle il me fixait. Je tournai les talons, avant de foncer vers la lisère de la forêt dans l'espoir de trouver Gally.

Gally. Je ne pouvais m'empêcher de penser à lui. Je l'avais tellement haïs, que j'en étais tombée amoureuse. J'avais peur pour lui plus que pour moi. Mourir ne me faisait pas peur, depuis que j'avais vu la mort de mes propres yeux. Lui briser le cœur me faisait peur. J'aimais quand Gally souriait, la façon dont ses yeux se plissaient, j'aimais son rire, franc, fort, naturel. Je ne voulais pas mourir et emporter ce sourire dans ma mort. Tandis que j'avançais dans la forêt, j'entendais au loin des éclats de voix sans vraiment y porter attention, et mon regard se posa sur une forme près d'un arbre.

Gally.

Il s'était assit près du petit étang qui bordait le fond de la forêt, où presque personne n'allait, et se contentait de balancer des branches dans l'eau, provoquant de petites vaguelettes à la surface. Je me rapprochai lentement de lui.

-« Gally ? »

Il se retourna brusquement, et je vis dans son regard cette même étincelle de tristesse que j'avais vue quelques minutes auparavant. Il renifla avant de tourner à nouveau la tête en se remettant à balancer des brindilles dans l'eau, avec un peu plus d'énergie.

-« Je m'excuse » lâchai-je au bout de quelques secondes de silence.

Il haussa les épaules sans me répondre, avant de prendre un caillou et de l'envoyer valser dans l'eau avec rage.

-« Parles-moi s'il te plaît … »

-« Tu veux quoi Laura ? » grommela-t-il. « Tu vas me dire que tu le pensais pas, que tu regrette pas ce qu'il s'est passé hier ? Tu veux que je saute de joie en t'affirmant qu'aller crever dans le labyrinthe c'est la meilleure chose à faire ? »

Il se releva, me tournant toujours le dos. Je me rapprochai un peu et posai ma main sur son épaule, mais il ne bougea pas.

-« En effet, je ne regrette pas d'avoir fait l'amour avec le garçon le plus con du bloc, si je suis partie cette nuit, c'est parce-que j'avais besoin de réfléchir. Non, crever dans le labyrinthe n'est pas la meilleure chose à faire, mais il le faut. »

Gally se retourna et posa son regard bleu si hypnotisant sur moi, avant de poser ses lèvres sur les miennes avec une certaine brutalité tout en me collant contre l'arbre qui se trouvait à côté de moi. L'impression d'être dans cette bulle fragile de bonheur me prit encore une fois aux tripes. En sentant l'écorce se planter dans mon dos, je serrai la mâchoire, mais Gally n'y fit prêta aucune intention et me mordit la lèvre inférieure. Ses mains se posèrent sur mes poignets qu'il joignit au dessus de ma tête en lâchant mes lèvres.

-« Je te déteste » soupira-t-il, les yeux fermés.

-« Ravie de l'apprendre. »

-« Tu m'énerve. »

-« Je sais. »

-« J'ai encore envie de toi. »

Il rouvrit les paupières, avant de me lâcher les poignets sans pour autant reculer.

-« J'ai encore envie de t'embrasser, de t'entendre gémir mon prénom, j'ai encore envie de te faire crier de colère, j'ai envie de t'entendre m'insulter de sale tocard. Je te déteste tellement si tu savais » il marqua une petite pause. « J'ai pas envie que tu meurs. »

-« Je n'ai pas le choix. »

-« On a toujours le choix Laura, regarde moi ! »

Il recula un peu en soupirant.

-« Avant ton arrivée, j'étais qu'un sale con qui maltraitait tous les bleus, et tout a commencé à déconner à la minute où t'es arrivée, je te jure Laura, jamais personne ne m'a autant donné envie de vivre que toi, et pourtant t'es sûrement la nana la plus têtue et chiante du monde entier, mais je veux que tu sois ma nana, à moi, et pas juste pour une nuit. »

Soufflée. Perdue. Je ne savais plus où j'en étais. Les mots de Gally venaient de me gifler avec force, alors que je commençais à prendre conscience de l'effet que j'avais sur lui. Je ne savais plus quoi faire. Déterminée à rentrer dans le labyrinthe pour m'ouvrir la gorge devant ces salopards qui m'avait envoyé ici quelques heures auparavant, j'étais prête à renoncer en voyant le regard de Gally, empli de colère, de tristesse, de rage et d'amour.

-« Je te laisserai pas tout foutre en l'air maintenant. »

-« Tu crois que j'ai le choix ?! » répétai-je d'une voix aigue. « Tu crois que ça me plait à moi d'être sûre de devoir crever pour des cons que je connais presque pas ? C'est comme ça, Gally ! Tout était déjà écrit ! »

-« Ne me fais pas croire que tu dois absolument mourir » grommela-t-il. « Pourquoi toi ? »

-« C'est vrai ça, pourquoi moi ?! »

Je fus agitée d'un rire qui n'avait rien de sincère. C'était un rire nerveux. Mes nerfs lâchaient, c'était le mot. Je pétais les plombs. Je levai la tête vers le ciel.

-« Pourquoi je suis la seule fille ? Pourquoi mon nom apparaît partout dans le labyrinthe ? Pourquoi j'ai dû égorger Ben comme on égorge un porc ? Pourquoi moi ?! »

Je posai mon regard sur Gally, avant de reprendre.

-« Parce-que ce sont les variables. Tout était déjà prévu à l'avance, et même avant le labyrinthe, on savait tous les deux que j'allais crever. Le sacrifice qu'ils appelaient ça » ajoutai-je en ricanant.

Le bâtisseur semblait perdu. Je n'avais pas envie de lui expliquer ce que j'avais vu, ces flashs, ces courts instants de mon ancienne vie qu'on m'avait volé. Notre amour qui avait duré des mois, dans les locaux du WICKED, en secret, les variables, Ben, moi. Je n'avais pas la force d'en parler.

-« Je n'aurais jamais dû tomber à nouveau amoureuse de toi, mais c'est comme une évidence » lâchai-je. « Je te disais souvent que l'amour était un terrifiant privilège, et toi, tu riais en me disant que c'était ma façon de danser qui était terrifiante, à chaque fois je te giflais, et tu m'embrassais. L'amour est un terrifiant privilège Gally, et la vérité c'est que je suis encore plus terrifiée à l'idée de t'aimer qu'à l'idée de mourir, parce qu'en partant, je te briserai le cœur, non pas d'amour mais de tristesse, et ça aussi, c'est terrifiant. Pardonnes-moi, je t'en prie. »

Je tournai les talons en retenant mes larmes, et, sans lui adresser un regard, me mise à courir vers la salle des cartes pour m'y enfermer à double tour, avant de me jeter contre un mur. Les larmes se misent à rouler sur mes joues alors que je me rappelais de chaque moment de bonheur que j'avais vécu. Les sourires que j'avais pu voir, provoqués, vus. Les rires que j'avais entendus. Les mots doux. L'amour que j'avais pu ressentir. Ces paroles que nous n'avions jamais pu se dire, ces choses que nous n'aurions jamais l'occasion de s'avouer.

Je sortie une feuille d'un des sacs, ainsi qu'un stylo, et sans faire attention aux larmes qui me brûlaient les yeux, je me mis à écrire. A Minho. A Zart. A Newt. A Gally. Aux autres. J'avais chaud. Je mourrais de peur. Les mots sortaient. Les maux s'apaisaient. D'un dernier trait, je notai mon prénom, avant de souffler en essuyant mes joues humides.

Ils devaient me comprendre. Ils devaient me pardonner. Ils allaient me haïr autant que j'avais pu les aimer, mais j'allais les aider à vivre.


Bon, mauvaise nouvelle, plus que 2 chapitres et c'est la fin ...

MAIS FAUT PAS ÊTRE KRYSTE ! Je vous réserve une surprise que vous ne saurez qu'à la fin de l'histoire ! :D (promis c'est une bonne nouvelle pour une fois !)

Allez, rien que pour une prochaine bonne nouvelle on me pardonne le fait de faire de Laura une suicidaire persuadée de faire ce qui est juste ! (buuuh, vilaine !)
DES GROS BISOUS A VOUUUS ! :D