Bonsoir à tous ! :)

J'espère que vous allez bien ! Je vais vous avouer quelque-chose : je suis triste de finir cette ff. J'ai vraiment aimé écrire cette histoire, et ne plus jouer avec les personnages de James Dashner va VRAIMENT me manquer. :(

Bref, trêve de blabla, voici l'épilogue !


Je sentais la main de Gally posée sur ma cuisse alors que mon regard était rivé vers la vitre crasseuse à côté de moi, observant le paysage apocalyptique qui défilait sous mes yeux avec un sentiment de vide. Nous nous étions battus pour nous enfuir, mais nous n'étions que 15. 15 sur 40 blocards, 15 adolescents complètement perdus, amnésiques, dans un bus en route vers nous ne savions où. D'après ce qu'avait dit Hans quelques minutes auparavant, il restait encore 1h de route. Cela faisait 3h (à en croire ma montre) que le bus roulait. Autour de moi, certains discutaient, d'autres dormaient. Newt s'était recroquevillé sur son siège, la tête posée sur sa main, les yeux légèrement ouvert. A côté de moi, Gally avait la tête sur le côté.

Le peu de souvenirs qui m'étaient revenus suite à la piqure des griffeurs étaient déjà en train de s'effacer. Je m'efforçai de fredonner l'air sur lequel le bâtisseur me faisait si souvent danser auparavant, une musique d'un groupe anglais connu il y a une trentaine d'années.

-« I don't believe that anybody feels the way I do about now … »

-« Mmh ? »

Gally pencha la tête vers moi, ses yeux bleus plongés dans les miens. Il était si beau. Je ne pus m'empêcher de sourire.

-« Quelques semaines avant d'être envoyé dans le bloc, tu m'avais pris par la main. Tu avais trouvé un vieux disque où il y avait cette musique, et tu m'avais faite danser. Je me rappelle de cette musique, je ne veux pas l'oublier. »

Je me pinçai les lèvres quelques secondes, avant de prendre sa main.

-« Et tu me chantais à l'oreille « because maybe u're probably the one who that saves me, and after all, u're my wonderwall » » chantonnai-je tout doucement. « Tu me disais que j'allais tous nous sauver. »

-« Tu l'as fait. »

-« Les ¾ sont morts Gally. »

-« Tu m'as sauvé » me rectifia-t-il en posant son front sur le mien. « En arrivant, tu m'as changé. Et je suis sûre qu'avant tout ça, tu m'avais aussi sauvé. »

J'hochai légèrement la tête en détournant le regard, retournant à ma contemplation du monde extérieur. Je voulais garder chaque mot de cette musique en tête à jamais. En farfouillant le sac de Minho, qui dormait derrière nous, je trouvai un carnet, et un crayon. Je posai le carnet sur mes jambes pliées, et me mit à écrire les paroles, en me rendant compte qu'elle correspondait presque mot-à-mot à ce que j'avais vécue.

Chaque jour au bloc avait été ponctué de son lot d'évènements. Pas un seul jour ne s'était passé sans que l'on me regarde avec haine, qu'on m'insulte, qu'on rejette la faute sur moi. Au fur et à mesure du temps, je m'y étais presque habituée. J'avais compris mon rôle, et l'avais même pris peut-être trop à cœur. Je lâchai un soupir en sentant le bus se balancer un peu, avant de refermer le carnet. Ma chemise était tâchée de sang, me rappelant le carnage qui s'était déroulé sous mes yeux.

On m'avait assommé. Je pouvais sentir la bosse derrière mon crâne palpiter, envoyant des petites décharges de douleur dans ma tête. Lorsque j'avais repris connaissance, des visages étaient penchés sur moi. Ils avaient défoncés la porte. En voyant leurs armes, mon cœur s'était emballé. J'avais réussie à m'enfuir, la peur au ventre. Une femme s'était faite mitraillée à ma place, projetant son sang sur moi. Elle s'était jetée devant moi, comme pour me protéger. Comme si j'étais importante. Vraiment importante.

Je penchai la tête sur le côté, en fermant les yeux. L'heure passa vite. Le bus se stoppa net devant un bâtiment ressemblant à un immeuble, haut d'une vingtaine d'étages. Hans passa devant nous sans un regard, ouvrit les portes d'un ascenseur, et nous força à nous entasser à l'intérieur. Nous étions tous silencieux, certains semblaient encore endormis –comme Minho-. Gally avait posé sa main sur ma hanche, comme pour faire comprendre que j'étais intouchable, désormais. Je me raclai la gorge.

-« On est où ? » demandai-je en regardant un des hommes.

-« Dans un immeuble appartenant au WICKED qu'on a réquisitionné il y a quelques jours. »

-« Quelques jours ? » je lui lançai un regard. « Combien exactement ? »

-« Une semaine environ. Pourquoi ça ? »

Je regardai Gally.

-« Je comprends maintenant, ils ont paniqués en comprenant que leurs travaux allaient être interrompus, et ont essayés de les finir au plus vite » marmonnai-je en baissant la tête.

-« Je ne veux plus jamais entendre parler de travaux, d'épreuves ou d'un truc dans le genre » grommela Newt. « Je veux vivre tranquille maintenant. »

L'ascenseur se stabilisa au dernier étage. Hans se retourna vers nous en nous toisant d'un air absent, presque ennuyé. Derrière lui, la porte coulissa avec un couinement aigue. Un soupir s'échappa d'entre ses lèvres.

-« Suivez-moi les jeunes. »

La main de Gally glissa jusque la mienne. Il enroula ses doigts autour des miens en me lançant un regard confiant, et avança d'un pas derrière Hans. Nous étions dans un long couloir peuplé de portes en bois, portant toute un chiffre. Le couloir était éclairé, chaleureux. Une sensation de déjà-vu me titilla légèrement, alors que j'avançai aux côtés de Gally, Newt à ma droite. Ce dernier regardait tout autour de lui, ébahi, ses yeux pétillants d'étonnement. Il n'avait autant ressemblé à un enfant qu'à ce moment précis.

Hans nous expliqua d'un ton las que chaque porte correspondait à une chambre. Cet étage en comptait une vingtaine. L'immeuble était un ancien hôtel que le WICKED avait réquisitionné pour ses employés, qui avaient tous étés expulsés lorsque l'équipe de Hans –une sorte de groupe de rebelles- avait débarqué. Il ne nous expliqua pas ce qu'ils étaient devenus, mais je l'imaginai très clairement dans mon esprit. Après tout, les employés du WICKED avaient ruinés nos vies. Ils méritaient ce qui leur était arrivé.

-« Chacun de vous aura une chambre individuel » il lança un regard perçant à Gally. « Les douches sont individuels également. J'aimerais que vous descendiez à l'étage 15 d'ici une heure, le temps de vous laver, et de reprendre un peu vos esprits. »

Hans se retourna, nous laissant seuls dans le couloir, et s'engouffra dans l'ascenseur qui se referma, avant de couiner à nouveau pour signaler qu'il descendait. Minho lâcha un soupir.

-« J'ai hâte de voir ce qu'ils vont faire de nous maintenant ! »

-« Tu crois qu'ils vont nous tuer, nous aussi ? » demanda Jeff. « Ils ont pas l'air commode … »

-« Je pense qu'on va lui obéir » répondit Alby. « Il est temps de souffler un peu. Chacun de vous, dans vos chambres, douche et on se retrouve ici dans 45 min. »

Il me lança un regard, avant de tourner les talons pour se diriger vers une chambre. Les autres se dispersèrent également, excepté Minho, Newt, Gally et moi. Nous étions tous les 4 silencieux, perdus dans nos pensées. Nous venions de connaître l'horreur. Il était encore étrange pour nous d'avoir un semblant de liberté –de réelle liberté-. Minho s'éloigna vers une chambre à son tour. Newt me regardait fixement, et je sentis Gally me lâcher la main. En le regardant, je remarquai sa mâchoire serrée.

-« Je vais … Faire un tour dans ma chambre » marmonna-t-il en me regardant.

Il détourna le regard vers Newt, avant de s'éloigner vers la chambre au fond du couloir, à droite. Je le suivis du regard, avant de poser les yeux sur le blond. Ses yeux sombres pétillaient encore de la joie qu'il ressentait d'être libre du labyrinthe. Un sourire naquit sur ses lèvres, et il passa ses bras autour de ma taille en me serrant contre lui comme jamais il ne l'avait fait. Je pouvais sentir son cœur battre contre le mien, son odeur salée à plein nez. L'étreinte spontanée de Newt me prit de court, et je restai plusieurs secondes immobiles, avant de glisser un bras autour de sa nuque pour le serrer à mon tour.

-« Merci » murmura-t-il en me regardant.

-« Ne me remercie pas » répondis-je en souriant légèrement. « Je n'ai rien fait. »

-« Tu nous as sauvé. »

Il souriait toujours autant.

-« J'ai eu peur, tu sais ? » m'avoua-t-il en se mordant la lèvre. « Mais j'ai retrouvé le petit bout de cœur que tu m'as arraché en partant comme une folle. »

-« Je suis vraiment désolée de t'avoir fait peur dans ce cas. Je suis pardonnée malgré tout ? »

-« En quelques sortes … »

Je vis ses yeux se poser sur mes lèvres, et, l'espace d'un instant, une étincelle inconnue brilla dans ses yeux, alors qu'il releva la tête en se pinçant les lèvres avec force, comme s'il se retenait de foncer sur les miennes. C'était la première fois que Newt me serrait ainsi, d'une façon aussi intime, comme si nous étions un couple. Je ressentais un léger malaise, ainsi entre ses bras, sa manière d'être trop intimiste. Avec un petit raclement de gorge, je lui fis comprendre ma gêne, et il lâcha un petit rire.

-« Capitaine Gally me frapperait s'il me voyait ? »

-« Il serrait capable d'essayer » répondis-je en haussant les épaules. « Mais je lui brise la mâchoire s'il lève la main sur toi. »

-« Trop d'honneur minette » railla-t-il.

Il soupira, et déposa un baiser à la commissure de mes lèvres, avec une tendresse infini. Le contact me fit frissonner. Je sentis son souffle sur ma bouche, et ses yeux presque noirs se plonger à nouveau dans les miens.

-« Je … » il semblait hésiter. « On se retrouve tout à l'heure » murmura-t-il en me lâchant. « Pardon pour le câlin, et … »

Il ferma la bouche, et tourna les talons en s'en allant, alors que mon cœur se mit à battre plus lentement. Je savais pertinemment les sentiments que Newt portait à mon égard. Je savais qu'il m'aimait, comme il m'avait déjà aimé avant tout ça. Ses yeux transpiraient d'amour depuis toujours. Je soupirai. J'avais le don de me retrouver dans des situations horriblement gênantes. En tournant les talons, j'eus une idée.

En entrant dans la chambre de Gally, j'entendis de l'eau couler. Mes muscles étaient noués, mon ventre serré, et j'avais une irrépressible envie de me laver également. Mes vêtements étaient tâchés de terre, de sang et de transpiration, ma peau était collante. Avec un petit sourire, j'entrai dans la salle de bain. La cabine où se trouvait le bâtisseur était embuée, il ne m'avait sûrement pas entendu entrer. Je retirai ma chemise lentement, puis le reste de mes vêtements, avant d'ouvrir la porte coulissante. Le regard bleu de Gally se posa sur moi, et je pus voir dans ses yeux une étincelle de désir briller en me voyant ainsi.

-« Quoi ? » m'enquis-je avec un air innocent.

Il me prit par la main et me tira vers lui en refermant la porte derrière moi, avec un sourire carnassier, avant d'écraser ses lèvres douces sur les miennes. J'avais l'impression d'avoir passé des siècles sans ses baisers. En sentant son corps chaud et humide se presser contre le mien, j'oubliai tout. Nous étions libres, vivants, et ensembles. Tous ensembles. Tout allait changer désormais.


J'aimerais remercier CHAQUE PERSONNE ayant lu cette ff, chaque personne m'ayant laissé des reviews, anonymes ou non.
Merci de m'avoir accompagné dans ce petit voyage, à l'origine, je ne pensais jamais écrire autant de chapitres sur un Gally x OC, j'aime tellement ce personnage.
J'vous aime. UI.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce que j'avais dis y a quelques chapitres de cela, mais J'AI UNE SURPRISE !

Cette ff n'est pas finie.
OUI
Elle aura une suite.

Quand ? Je ne sais pas encore. Je pense prendre une pause, le temps de me mettre à fond sur ma Newtmas, mais je compte écrire une suite, une sorte de "saison 2" qui se passerait lors du tome 2, avec l'intégration de certains personnages ...
En attendant, je vous souhaite beaucoup d'amour, de soleil, de ff, de bonheur, je vous fait de grooos bisous !

Encore merci. Et à bientôt ! :D