Cher Bon Dieu,
Je ne sais pas combien de temps ça fait depuis que je suis sur ce bateau, mais on dirait que ça fait une éternité ! Quand vas-tu arriver a New York ? Je suis tellement excité ; j'ai hâte de la voir. J'ai tout préparé pour ce voyage. J'ai pu trouve de vieilles lettres de ma mère qu'elle avait envoyé à mon père et j'ai pu avoir son adresse. Je vais prendre un taxi directement chez elle, j'espère qu'elle n'a aucune représentation ce jour la. Je regarde autour de moi sur le bateau et je vois des familles ensemble, allant en Amérique pour célébrer la nouvelle année. Je vais célébrer la nouvelle année avec ma mère, cette fois-ci, avec quelqu'un qui sera content et ravi de m'avoir à ses cotés.
Il fait froid, nous nous rapprochons de New York et je peux voir la neige tomber et fondre quand elle touche l'eau. Je ne pense pas avoir déjà vu une neige aussi belle, aussi blanche.
Le bateau arriva finalement a New York. Les formalités prennent beaucoup trop de temps. J'ai envie de crier : « Je suis le fils du duc de Grandchester, s'il vous plait, laissez-moi passer ! ». Mais bien sur, ça serait en faire un peu trop et en plus je voyage seul, je n'ai personne avec moi pour m'aider avec les formalités, mais ça ne fait rien. J'ai seulement envie de voler au dessus de tous ces gens et sortir ! Mais je dois être patient.
Les formalités étaient finalement terminées, après un temps fou. J'ai pris un des nombreux taxis au port avec ma valise. J'ai donné l'adresse de ma mère au chauffeur, et il démarra. Mais il n'allait pas assez vite pour moi et l'embouteillage me donnait envie de voler au dessus des autres voitures… J'aurai voulu pouvoir voler. Nous sommes finalement arrivés à destination. J'étais en face de sa maison, la maison de ma mère !!! Je suis sorti du taxi et j'ai marché jusque devant la porte d'entrée. Il neigeait abondamment. Je sonnai a la porte. Mon cœur battait la chamade. J'allai rencontrer la femme qui m'avait donné le jour, la femme qui m'aimait inconditionnellement depuis que j'étais dans son sein, la femme qui allait me montrer l'amour que je n'avais jamais reçu de la part d'une femme, de la part de mon monstre de belle-mère… La porte s'ouvrit finalement… et une bonne était en face de moi… Je voulais lui dire que je voulais voir ma mère, mais elle ne me laissa pas finir ma phrase. Elle s'écria : « Madame, Madame ! C'est Monsieur Terrence, c'est votre fils ! » J'étais surpris de constater que la bonne savait qui j'étais, elle connaissait mon nom… Ça veut dire que ma mère parle donc de moi. J'ai senti mon cœur s'attendrir davantage. J'entendis une voix de loin dire : « Quoi ? Terry ? » Elle arriva essoufflée , elle portait u peignoir rose et elle était semblait aussi surprise que la bonne de voir debout devant elle. Ses beaux yeux bleus me regardaient. Cette belle femme était ma mère.
