La nouvelle avait rapidement fait le tour de l'école sous forme de rumeurs tout d'abord et comme les rumeurs avaient la fâcheuse à tout amplifier son contenue était maintenant très près de la terrible réalité. Beaucoup de personne avaient vu Sakura fuir la fête en pleure sans parler du spectacle qu'avait donné Karin et Sasuke sur la piste de danse un peu plus tôt. Le lendemain, avec les nombreuse personnes interrogées par la police, les jeunes avaient pu établir que leur amie avait été agressé après sa fuite, violé et laissé pour morte dans le parc tout près de la résidence des Uchiwa.

Cela faisait maintenant six jours que la fête et le drame avait eu lieu et Sakura n'était toujours pas sortie de l'hôpital, ne laissant personne d'autre que les infirmières, sa mère et Naruto l'approcher. Comme l'avait craint le médecin qui l'avait traité à son arrivé, après avoir été interrogé par les policier, elle avait passé près de faire des crises de panique chaque fois qu'un homme s'était trop approcher d'elle… Seul Naruto semblais faire exception même si personne ne comprenait vraiment pourquoi. Peut-être que dans l'esprit de la jeune fille le fait qu'il soit en chaise roulante le rendait inoffensif à ses yeux ou encore que le fait que Karin l'ai trahit comme Sasuke l'avait trahit faisait qu'elle se sentait proche de lui. Plus logiquement il se pouvait bien que dans les brumes de son esprit elle ait été consciente de son sauvetage et était rassurer par sa présence. Cela étant le blond ne s'était pas présenté à l'école depuis les évènements préférant rester au chevet de son amie, alimentant encore plus la machine à ragot qui s'était mise en branle.

En plus de tout cela personne n'avait eu de nouvelle de Sasuke depuis le soir de la fête faisant de Karin la seule actrice des évènements présentes en classe et comme si ses propres remord ne lui suffisait pas elle se rendit rapidement compte que cet erreur de parcourt lui avait mis à dos pratiquement toute la population étudiante. Que ce soit pour avoir trompé Naruto dans une période aussi difficile pour lui, pour avoir trahit son amie Sakura avec les conséquence que l'on connais ou tout simplement par jalousie pour avoir réussi à avoir une nuit avec Sasuke personne ne semblais disposer à lui pardonner… Dans son ensemble la situation évoluait parfaitement pour Naruto et heureusement pour lui car le démon avec lequel il avait pactisé commençait à monter des signes d'impatience.


- Ça fait six jours gamin, déclara une voix d'outre-tombe réveillant l'handicapé aux petites heures du matin. J'ai faim !

Ouvrant immédiatement les yeux Naruto aperçu une paire d'yeux rouge vif le toisé depuis les ténèbres de sa chambre.

- Mon plan est en route, tu auras ton âme en paiement, fait-moi confiance Kurama.

- J'ai déjà été bien généreux et patient avec toi petit, la mince étincelle de vie qui raccrochait ta misérable petite-sœur à ce monde était très loin de valoir tous les efforts que j'ai fournis pour toi… Sans parler que tu joues sur les mots, je ne suis pas stupide capturer mon hôte et faire souffrir cette fillette faisait bien partie de ta vengeance !

- Tu te trompes, faire violé Sakura n'était pas un moyen de me vengé d'elle, ce n'était qu'un moyen d'atteindre mon premier objectif. Notre objectif c'est Itachi et le reste de la famille Uchiwa, une âme pour chaque membre de cette famille, nous étions d'accord ! Ce n'est qu'après que tu seras libéré de notre lien de sang.

- Je connais le contrat bien mieux que toi, je suis lié par lui autant que toi et compte toi chanceux que ce soit le cas.

La voix du démon avait encore baissé d'une octave relevant maintenant plus du grondement caverneux que de la parole.

- Pourquoi suis-je donc si chanceux, demanda le blond.

- À force de l'entendre hurler depuis le fond de sa geôle j'ai décidé d'avoir une petite discussion avec mon hôte et crois-moi, si j'avais su à qui j'avais affaire j'aurais pactisé avec lui plutôt qu'avec toi… C'est une offre bien alléchante qu'il m'a faite.

- Vraiment, marmonna le blond.

- Vraiment, et il me demandait si peu, seulement quelques secondes de liberté avec toi… Mais le lien de sang m'en empêche, siffla le démon visiblement irriter.

- Et c'est aussi bien pour toi, dans vingt-quatre heures tu auras ton âme !

Immédiatement apaiser le corps d'Itachi entra dans la lumière de la lune dévoilant le sourire carnassier qu'il affichait.

- Et comme l'indique le contrat moins d'un jour plus tard je prendrais à ma cible ce que tu m'as demandé.

- Parfait !


Les chuchotements des élèves aurais pu faire vibré les murs de l'école sur leurs passage tant ils manquaient de subtilité et cela avait commencé dès qu'ils avaient passé la porte de l'établissement, lui sur sa chaise roulante et Hinata le poussant doucement. Les rumeurs s'étant bien répandue tous savaient que s'était eux qui avait retrouvé Sakura ou tout du moins qu'ils étaient liés à l'affaire et comme la Hyuga avait refusé de laisser filtré la moindre information sur l'évènement tous mourraient maintenant d'envie d'interrogé le blond. Finalement ce fut une grande fille blonde des classes supérieur qui fendit la foule pour se planté devant eux, leurs barrant le passage.

- Salut vous deux, contente de te revoir Naruto et désolé d'être indiscrète mais tout le monde veut savoir comment vas Sakura alors ça te gênerais de répondre à nos question, ordonna plus que ne demanda la fille.

- Salut Temari je suis content de te voir aussi mais désolé pour toi si tu veux des nouvelles de Sakura il faudra que tu fasses ce que fait une vraie amie qui s'inquiète devrais faire et que tu aille lui rendre visite, répondit froidement le blond

- Roh, ne sois pas radin, on sait bien que c'est vous qui l'ont retrouvé alors ça ne vous coute rien de nous en dire plus, en plus il parait que vous avez vue l'agresseur, insista Temari.

- Oui on l'a vu s'enfuir mais il faisait trop noir pour le reconnaitre alors on a pris Sakura avec nous et nous sommes allé chercher des secourt, c'est tout, expliqua simplement Hinata qui en parlais pour la première fois.

- Merde, c'est dommage que vous n'ayez pas… Commença à dire Temari avant d'être interrompue par une voix froide.

- Qu'on n'ait pas fait quoi Temari !? Dommage que je n'ai pas envoyé Hinata poursuivre ce détraqué seule, qu'elle ne m'ai pas pousser à sa poursuite pour que je puisse lui rouler dessue avec mon fauteuil… Encore mieux, j'aurais dû me lever, lui courir après, lui refaire le portrait et le maitriser le temps que la police vienne l'arrêter !? Explosa Naruto faisant reculer sa vis-à-vis d'un pas. Eh bien non, je n'ai rien fait de tout ça parce que je ne pouvais rien faire d'autre que de demander à Hinata de mettre ma meilleure amie agonisante sur moi pour qu'elle puisse nous pousser à l'abri ! Maintenant si toi et cette bande de charognard qui te suis voulez des détails bien sanglant pour assouvir votre curiosité morbide vous n'avez qu'as allé au poste de police pour volé les photos de son corps et les radiographie de ses fractures, acheva l'handicapé avec dégout.

Poussant sur ses roues avec rage il laissa la foule stupéfaite sur place s'éloignant d'eux aussi rapidement que son état le lui permettait suivi d'Hinata qui ne le lâchait pas d'une semelle. Même s'il n'en montra rien le jeune homme était particulièrement satisfait de sa prestation improvisé, normalement il n'aurait pas repoussé Temarie et encore moins fait un pareil scandale à l'école mais… Apercevoir un éclat de cheveux d'un rouge sanguin un peu à l'écart de l'assistance l'avait convaincu de revoir ses plans, ajouter un peu de mélodrame ne pourrais pas lui nuire pour la suite.

Après son éclat personne ne tenta plus de lui adresser la parole et encore moins de lui demander des nouvelles de Sakura, pas même le psychologue de l'établissement qui était pourtant sur le pied de guerre depuis l'annonce de l'agression. Jamais de toute leur scolarité une salle de classe ne sembla aussi calme et discipliné que ce jours-là, même ceux qui avait pourtant harcelé Karin avec vigueur depuis le début de la semaine se taisait. Sans doute qu'ils attendaient de voir ce que ferais Naruto de sa « peut-être ex- » petite-amie avant de recommencer ou non, après tout s'il décidait de lui pardonner ils devraient se faire plus discret maintenant pour ne pas se le mettre à dos. Même à la première pose l'atmosphère ne s'allégea pas d'un poil, sans se concerté ce qui restait de leur petite bande avait décidé de ne pas se rassembler. Ce groupe d'amis qui avait survécu avec peine à la mort d'Ino et à la nouvelle de l'handicap de son frère avait jugé bon de ne pas se mêler de la situation et d'attendre que tout se calme pour revenir vers eux. Cette décision pouvait sembler lâche mais on ne pouvait pas vraiment en vouloir à ces adolescents de ne pas savoir quoi dire au blond alors que sa meilleure amie et premier amour était à l'hôpital tandis que sa petite-amie l'avait trompée avec son frère de cœur. C'est ainsi que l'avant-midi s'écoula et alors que Naruto se dirigeait vers la cafétéria ce qu'il attendait depuis son arrivée à l'école arriva enfin.

- Naruto, je… Pouvons-nous parler, lui demanda la voix contrite de Karin alors qu'il allait entrer dans le lieu de restauration.

Toute la journée, non, en fait depuis le moment où elle s'était réveiller aux côté de Sasuke elle s'était demandé comment aller lui parler et surtout comment l'abordé. Bien sûr elle aurait préféré le voir seul à seul mais elle n'avait eu aucune occasion et avait fini par se résoudre à l'accosté ici.

- Parler de quoi Karin, avec les évènements des derniers jours j'aurais cru que tu comprendrais que je n'ai plus rien à te dire.

- Non Naruto, laisse-moi au moins t'expliquer !

- M'expliquer quoi ? Sakura vous as surpris au lit et pratiquement toutes les personnes présentes à cette fête vous ont vus faire vos préliminaires sur la piste de dance alors je ne vois pas vraiment ce qu'il y a de plus à expliquer… En fait je me fous complètement de ce que tu peux avoir à me balancer comme excuse pour te faire pardonner. Te rend-tu compte qu'as peine quelques jours après m'avoir juré que tu m'aimais, qu'après m'avoir dit que tu resterais toujours avec moi malgré ma chaise roulante, tu baise avec mon meilleur ami ! Que ce soit parce que finalement c'est trop dure pour toi, parce que tu avais trop bu ou encore qu'un garçon incapable de bouger ses jambes ne peut pas te satisfaire au lit je m'en fous complètement… Nous deux c'est fini, je n'aurais même jamais dû commencer à sortir avec toi !

En ayant terminé le blond poursuivi son chemin laissant son ex-copine dévaster sur place. Encore une fois le petit spectacle de Naruto avait eu son public et sitôt qu'il fut hors de vue un concert de chuchotement accusateur assaillit la pauvre fille de toute pars. Dès le moment où elle avait réalisé ce qu'elle avait fait avec Sasuke elle s'en était voulu comme jamais de cette trahison qu'elle ne comprenait même pas mais ce n'avait été rien en comparaison de ce qu'elle avait ressenti en apprenant ce qui était arrivé à Sakura… Sans compté que peu après elle s'était rendue compte que pratiquement tout le monde devait être au courant de ce qu'elle avait fait lors de la fête. Le début de cette semaine avait été un enfer tellement elle avait croulé sous ses reproches affreusement mérité tandis que ses amis, refusant de prendre partis dans cette histoire, l'ignorait tout simplement. Ce qui lui avait permis de tenir alors que tout semblais s'écrouler autour d'elle était une idée toute simple, un rêve sans doute inatteignable, se faire pardonner par celui qu'elle aimait sincèrement, Naruto… Et elle allait tout faire pour y parvenir.

Enfin c'est ce qu'elle s'était dit mais, à l'instant, Naruto lui avait démontré qu'elle avait peut-être été bien trop ambitieuse et elle ne savait plus quoi faire… Comment revenir dans les bonnes grâces et le cœur de celui dont elle était amoureuse s'il ne la laissait même pas lui parler. C'est cette triste pensée en tête qu'as la fin des cours elle s'apprêtait à sortir quand une voix l'interpella.

- Karin !

Se retournant elle vit Hinata qui lui faisait signe de venir vers elle arborant un regard qu'elle ne lui avait jamais vue.

- Je suis amoureuse de Naruto, depuis des années, déclara la jeune Hyuga sans avertissement. Je l'ai laissé à Sakura parce qu'il l'aimait, je te l'ai laissé parce que tu lui faisais du bien mais maintenant il va être à moi, ajouta-t-elle durement avant de lui jeter un petit objet brillant que Karin attrapa par réflexe. Je ne sais pas ce qui peut lui prendre mais il veut te faire passer un message, rejoins-le ou tu sais ! Maintenant que c'est dit je te demanderais de le laisser tranquille, tu lui as fait suffisamment de mal, termina Hinata avant de s'en retourné.

L'école faisant trois étages la direction de l'école avait remis une clé du monte-charge à Naruto pour qu'il puisse accéder à toutes les classes malgré son incapacité à utiliser les escaliers. Alors qu'elle l'accompagnait dans tous ses cours ils avaient découvert accidentellement que le monte-charge leur permettait de se rendre sur le toit de l'école, habituellement fermé et verrouiller par mesure de sécurité, endroit qu'ils avaient déjà utilisé pour se retrouver seuls. Malgré qu'elle soit dos à elle Karin remercia la Hyuga d'un signe de tête avant de partir sans attendre rejoindre sa seul chance de pardon.

Sitôt que les pas de la rousse furent hors de porter d'oreille Hinata interrompit sa marche hésitant entre l'idée de faire ce que Naruto lui avait demandé et partir l'attendre près de la sortie ou bien cédé à sa curiosité. Finalement après une courte réflexion elle s'élança vers les escaliers qu'elle monta quatre à quatre pour finalement tomber sur la porte close menant au toit.

« Zut! » Se dit-t-elle.

Découragé de ne pas pouvoir voir la suite des évènements la jeune fille voulu s'adosser contre la porte et passa près de chuter quand celle-ci s'ouvrit sous son poids sans aucune résistance. Surprise elle s'aperçu que quelqu'un avait bloqué le pêne avec un bout de ruban adhésif afin qu'elle ne se verrou pas une fois refermé. Appréciant sa bonne fortune la jeune fille sortie prudemment à l'air libre et commença à faire le tour de l'annexe couvrant la cage d'escalier et le monte-charge jusqu'à avoir un bon point de vue sur l'ancien couple en pleine discussion.

- Alors Karin, que voulais-tu donc me dire, je te donne une chance de me prouver que je ne m'étais pas tromper à ton sujet et que tu n'es pas que la pire des garces.

La rousse sembla se replier sur elle-même en entendant le ton accusateur de son amoureux mais voulant à tout prix ne pas laisser passer cette chance inestimable de sauver sa relation avec Naruto elle se fit force pour se reprendre.

- Je n'ai aucune excuse Naruto, je ne comprends même pas moi-même ce qui as pu se passer, je n'avais pratiquement rien bu de la soirée et pourtant j'ai eu un trou noir avant de me réveiller le lendemain avec Sasuke, expliqua la jeune fille presqu'en larme.

- Et c'est sensé me faire quoi que tu ne te souviennes de rien, tu penses me faire avaler un truc du genre « Je ne me souviens de rien et c'est toi que j'aime alors ça ne compte pas ! ». Si c'est le cas je te conseille d'oublier le plan.

- Mais c'est vrai que c'est toi que j'aime Naruto !

- Pas suffisamment pour me rester fidèle par contre ! Tu m'avais promis Karin, tu m'avais dit en me regardant dans les yeux que Sasuke ne représentait plus rien pour toi et pourtant tu… Dit le garçon avant que sa voix ne se casse.

Bouleversé la rousse voulu s'approcher de son amoureux un bras tendu qui d'un violent mouvement de bras poussa sur sa roue afin qu'elle ne le touche pas.

- Naruto il faut que tu me croies, j'étais sincère quand je t'ai dit avoir renoncé à Sasuke et…

- Et c'est pour ça que tu prononces son nom la nuit quand tu dors dans mes bras, la coupa froidement le blond.

Figé dans son élan Karin refusait de croire ce qu'elle venait d'entendre. Oui Sasuke avait été son premier amour, elle avait eu du mal à se faire à l'idée qu'elle ne pourrait jamais être avec lui… Au point d'en faire des mauvais rêves, mais jamais elle n'aurais cru parler en dormant et encore moins les rares nuits qu'elle avait passé avec Naruto depuis sa sortie de l'hôpital.

- Naruto je… Je suis désolé, j'ai tellement fait d'erreur avec toi que je ne me fait pas vraiment d'illusion sur mes chances de me faire pardonner mais si tu en trouve la force je te jure que…

- Je t'arrête tout de suite Karin ! Tu as l'air de vouloir me demander pardon mais je crois que tu n'as pas réellement conscience de ce que tu as fait… C'est loin d'être moi qui souffre le plus ici, c'est Sakura ! Elle m'a tout raconter à l'hôpital, elle vous as surpris en pleine action toi et Sasuke, c'est pour ça qu'elle a fuis la maison, qu'elle s'est fait attaquer par ce pervers, qu'elle a été violé dans un buisson, qu'elle a été battu au point de se faire briser des os du visage et des côtes, au point de devoir se faire amputé une partie d'une main ! Tout ça pendant que son amoureux qui aurais dû être avec elle à la fête te faisait jouir dans une chambre d'amis. Bordel Karin, même son père ne peu plus la toucher tellement elle est terroriser à la simple idée qu'un homme l'approche, tu crois pouvoir arranger ça simplement en me demandant pardon !? S'exclama violement le blond.

Vaincu par ce dernier argument la jeune fille se laissa tomber au sol, en pleurs, et sans un mot de plus l'handicapé de mis en route vers le monte-charge.

- M'aimes-tu toujours ? Murmura Karin alors qu'il passait près d'elle.

- Moi, j'ai toujours été honnête avec toi. Je t'aimais et je t'aime encore… C'est bien pour ça que ce que tu as fait est si douloureux.

À cette réponse la jeune fille sentie une très légère lueur d'espoir prendre vie en elle et tenta son vas tout.

- Ne le disons à personne, reste en couple avec moi mais en secret ! Laisse Sakura et tout ceux de l'école me haïr, crache-moi au visage quand nous nous croiserons dans les couloirs si tu le veux mais reste avec moi, j'ai besoin de toi !

Le blond s'arrêta un instant, semblant réfléchir à l'offre, avant de pivoter pour faire face à la jeune fille suppliante.

- Même si tu me dis ça, même si nous essayons, Sakura finiras bien par l'apprendre et je ne peux pas lui faire ça… En plus tu m'as déjà prouvé que tes promesses ne valent rien alors revenir avec toi dans une situation aussi propice à te voir recommencer… Non merci !

- Tout ce que tu veux, sanglota Karin, je vais faire tout ce que tu veux si ça peut me permettre de te récupérer !

Satisfait de l'avoir mené là ou il le voulait le Namikaze retins avec peine un sourire mauvais avant de répondre d'une voix égale.

- N'importe quoi ?

- Oui, demande-moi ce que tu veux !

- Je te veux toi Karin !

Ne semblant pas comprendre la rousse le regarda dubitative avant de lui demander prudemment.

- Moi, que veux-tu dire ?

- Je veux que tu me dises que désormais tu ne penseras plus jamais à un autre, que tu ne me trahiras plus jamais, je veux que tu me dises que tu m'appartiendras entièrement à partir d'aujourd'hui… Je veux tout avoir de toi sans partage, ton corps, ton cœur et même ton âme, sans aucune condition et à jamais !

Prenant ces paroles pour de belles phrase romantique, quoi qu'un peu possessive, Karin s'avança vers l'objet de son amour en versant des larmes de bonheur pour l'embrasser doucement avant de lui murmurer à l'oreille.

- Si tu y tiens tan c'est peu cher payer pour t'avoir à mes côté Naruto, je me donne toute entière à toi, mon corps, mon cœur… Et même mon âme, ajouta-t-elle en rigolant. Plus jamais je ne vais te décevoir.

- Je sais, dit simplement Naruto.

Tout en laissant la jeune fille se serrer contre lui il ferma les yeux et se concentra sur le lien qui existait entre lui et le démon depuis qu'ils avaient scellé leur pacte de sang.

« Kurama, j'ai l'âme qui t'est due selon notre pacte ! Par ces mots je te cède l'âme de Karin Uzumaki qui m'a librement été livrée ! » Récita-t-il comme le démon le lui avait enseigné.

Comme il s'y attendais la réaction ne se fit pas attendre, le corps de Karin se raidit entièrement avant qu'un bruit terrible ne se fasse entendre. Le son était indescriptible, on aurait dit le mélange entre le grondement du toner, une feuille de métal que l'on déchire et le hurlement d'une femme… Le hurlement de Karin. Le tout résonnait et vibrait de la plus intense des douleurs imaginable et d'un désespoir total.

Pendant cet instant qui semblas duré une éternité mais qui passa en quelques secondes plusieurs choses se passèrent. Un garçon avait franchis un point de non-retour en faisant le premier vrai pas vers sa vengeance, une jeune fille poussa un grand cri effrayé alors qu'elle plaquant ses mains sur ses oreilles attirant l'attention de la personne qu'elle aimait maladivement, un démon millénaire savoura son premier repas en six cent ans recouvrant la totalité de sa puissance et un homme se levas brusquement de son bureau le regard tourné en direction de cet école… Puis tout cessa brusquement et le corps inerte de Karin retomba au sol.