5 Décembre
Yuki et Tsubaki sont, l'une comme l'autre, de véritables fifilles à papa. Si Ryouta et Satsuki faisaient en sorte d'élever leurs enfants dans l'humilité et le respect d'autrui, Daiki et Seijuro avaient placés leur fille respective sur un piédestal, faisant d'elles de vraies princesses du vingt-et-unième siècle.
Les deux fillettes, seulement âgées de sept ans, ne manquaient déjà de rien. Des dressing digne de star, des chambres à la décoration exquise, tout ce qu'elles désiraient finissaient un jour dans leurs mains. Yuki avait exigé un poney ? Seijuro lui en acheté un. Tsubaki rêvait d'un violon ? Daiki lui en avait offert un. Il faut dire aussi que les deux familles avaient largement les moyens de contenter ainsi les deux fillettes. Et ces dernières l'avaient bien compris …
Elles avaient poussés le vice jusqu'à exiger des leçons particulières d'équitation, ne voulant pas se mêler aux autres qui, d'après elles, n'avaient pas leurs niveaux. Les fillettes semblaient avoir hérité de l'assurance et la modestie – ceci est de l'ironie – de leur père respectif. Ainsi, elles se retrouvaient chaque dimanche dans un centre très huppé de la capitale, avec leur propre professeur recruté personnellement par monsieur Akashi.
Juchée sur sa ponette baie, Yuki évoluait tranquillement au trot sous le regard critique de Tsubaki, certaine que sa monture palomino valait bien plus que celle de sa camarade. Si les petites s'entendaient plutôt bien, elles ne cessaient pourtant pas de se défier et de se penser meilleure que l'autre. Cette rivalité ne remettait pourtant jamais au cause leur amitié, aussi étrange cela puisse paraître.
Alors que la fillette à la chevelure sanguine venait de ranger derrière elle, Tsubaki parti au petit trot, suivant le parcours que leur moniteur leur avait concocté. Ce n'était pas spécialement difficile, quelques changements d'allure et des demi-tours, rien que la brunette ne savait pas faire. Cela ne lui prit que quelques minutes avant que, victorieuse, elle ne vienne s'immobiliser à côté de Yuki. Cette dernière lui lança une œillade pleine de défis. Comme à chaque fin de cours, elles attendaient que le moniteur déclare qui avait le mieux monté ce jour-là.
- Vous vous êtes bien débrouillées mais j'ai trouvé Yuki beaucoup plus fluide et à l'écoute de son cheval aujourd'hui.
La fillette sautilla de joie sur sa selle alors que, à côté d'elle, Tsubaki la fusillait du regard. Alors que le moniteur les saluait avant de prendre congé, les demoiselles mirent pied à terre et firent tranquillement marcher leurs montures dans le manège afin de les détendre après l'exercice. D'abord silencieuse, l'une savourait sa victoire tandis que l'autre ruminait sur sa défaite.
- Tu peux me battre au basket et au violon, mais l'équitation j'ai ça dans le sang.
- Cause toujours, persifla Tsubaki, tu verras qu'un jour, tu mordras la poussière.
- J'attends de voir !
Sortant du manège, elles hésitèrent à retourner à l'écurie puis décidèrent finalement de continuer à détendre les poneys à l'extérieur. Ça leur offrait une petite balade autant à eux qu'à elles. Même si le froid de l'hiver les faisait frissonner, elles appréciaient la caresse du vent sur leurs joues rosies.
- Tu parles d'avoir ça dans le sang, mais ce sont des bêtises.
Ne sois pas jalouse Tsubaki, mes parents sont juste … supérieurs aux tiens.
- Répète un peu !, s'insurgea la brune.
- Tsubaki enfin, sois réalise. Mon père était le capitaine des tiens. Ma mère leur manager.
Papa Dai était l'as de l'équipe et Papa Ryou savait tous les copier.
- Mon père est connu dans tout le Japon !
- Papa Ryou l'est dans le monde entier !
- Oui mais le mien est beaucoup, beaucoup plus riche que le tien.
- Papa Ryou sait cuisiner.
- Ma mère au- … Ok, tu remportes cette manche.
Tsubaki lui lança un grand sourire fier et hypocrite à la fois. Les talents de cuisinière de Momoi était le meilleur argument du monde, même Yuki ne trouvait rien à y redire. Elle s'inclina donc devant son amie et ne chercha pas à contre-argumenter.
Tsubaki bomba la poitrine, fière. Aux joutes verbales, personne ne la battait.
Voilà un petit drabble sur Yuki & Tsubaki, réclamé par Kami Cam's c: Je ne peux pas m'empêcher de Daiki & Seijuro complètement gaga de leur fille. Enfin toujours moins que le sont Tatsuya et Atsushi avec Noa ... Encore une fois, je corrigerais les possibles fautes plus tard.
Réponses aux questions/suggestions/affirmations des reviews :
Ssweety : Merci pour tes propositions mais je ne pourrais pas répondre à une grande partie d'entre elles (: Premièrement car je compte garder toujours les mêmes couples, deuxièmement car je n'écris que sur mes OTP et tu m'as cité des couples que je n'aime pas :P (AoKaga & KiseKasa entre autres). Par contre, il y aura du ImaHana, puisqu'on me l'a déjà réclamé (: Pour les enfants qui mettent les parents dans des situations embarrassantes, j'ai déjà un petit prémisse d'idée en tête, merci :D
Merci Pocky-s-chan, Kami Cam's, Laura-067 & Ssweety pour vos reviews !
A demain pour le 6 Décembre.
Moona Neko
