TITRE: Vengeance
AUTEUR/E:
Crisalys Nara
RATING:
M
GENRE(S):
Angst
PERSONNAGE(S): Mathieu Sommet et les personnalités SLG
PAIRING(S): aucun
TRIGGER WARNING(S): mention de prise de drogue, mention de maltraitance psychologique et physique, viol explicite, torture explicite (les passages incriminés pour les deux derniers TW sont indiqués dans le texte, une lecture est possible en les sautant)


N.A. : Salut, c'est Crisalys ^^ Me voilà donc pour une fanfic sans pairing, RATING M, avec des SCÈNES VIOLENTES POUVANT HEURTER VOTRE SENSIBILITÉ
VRAIMENT
SI VOUS ETES UNE ÂME DÉLICATE, NE LISEZ PAS CETTE FIC
Par contre, je reste assez vague dans les description des « choses », donc voualah, si vous voulez quand même tenter, sachez que les passages choquants seront signalés


Vengeance

Six ans.

Six ans que la saison cinq de Salut les Geeks avait pris fin, six ans que Mathieu avait clôt son émission d'une manière si magistrale que le sujet animait encore de nombreux débats sur les Internets. Il avait dissous son équipe de travail et envoyé ses personnalités à la rue, coupant les ponts avec ce qu'il considérait être « une part de son enfance » La rumeur disait qu'il travaillait sur un long-métrage, qu'Antoine Daniel serait chargé de réaliser.

Ses doubles n'en savaient rien de plus. Rejetés par leur créateur, ils avaient dû se débrouiller seuls, une fois plongés dans le « vrai » monde.

Pour le Patron, cela avait été assez simple. Sa source de revenus était assurée par ses bordels et quelques judicieux placements en bourse.

Le Prof avait été engagé par le gouvernement dans la recherche expérimentale et n'avait plus donné de nouvelles.

La Fille, ne se voyant comme seul atout ses forme qu'elle trouvait engageantes, avait tenté de s'engager dans une agence de mannequinat. On lui avait rapidement fait comprendre que si elle voulait percer, il lui faudrait vendre ses charmes d'une autre manière.

Le Hippie avait trouvé un hébergement chez Kriss, son alter ego l'ayant accueilli à bras ouverts.

Maître Panda n'avait pas tenu le choc de la séparation. Il avait erré en ville, désespéré, jusqu'à ce qu'un dealer l'attire dans ses filets avec l'aide d'un peu de poudre de fée, lui extorque tout son argent et le laisse tomber pour une autre proie. Le pauvre chanteur avait dépéri du manque et s'était laissé mourir sur les pavés.

Le Geek s'en était sorti. Avec beaucoup de difficultés, mais il s'en était sorti. Contrairement au Prof qui avait déjà été abandonné et était bien préparé, lui s'était retrouvé à la rue sans rien. Il avait été trouvé par les services sociaux, amené au poste de police. Il avait essayé d'expliquer sa situation à ses geôliers, mais leur air sombre ne lui rappelant que trop bien les regards que le Patron prenait parfois. Il n'avait pas réussi à aligner deux mots, bloqué.

Les policiers avaient fini par le relâcher après sa nuit au poste. Il s'était trouvé une cachette sous un pont, avait jeté sa fierté aux orties et fait la manche pour trouver de quoi se nourrir, son argent de réserve fondant comme neige au soleil. Le visage baissé, il tendait sa casquette qu'il tenait par la visière à des passants, à la sorties des églises, des supermarchés. Ainsi, il survivait, à défaut de vivre. Ce qui le faisait le plus souffrir, ce n'étais pas le froid qui lui mangeait les pieds, ni la faim qui lui rongeait le ventre, non plus les plaies causées par les nombreux passages à tabac par d'autres SDF pour lui voler sa couverture ou quelques pièces, mais bien le regard des gens.

Le regard fuyant, comme s'il n'existait pas, le regard méprisant, le regard compatissant. Tous ces regards qui portaient un jugement sur lui. Un jugement qu'il ne pouvait pas supporter. Quatre ans à se faire humilier devant la caméra l'avait rendu trop sensible à ce genre de choses. Accroupi dans l'ombre de la ville, il ne faisait que penser, que ruminer son amertume. Aux débuts d'SLG, il était au même niveau que les autres, une sorte de troll qui savait se défendre. Il cherchait à comprendre comment il avait pu devenir cette créature fragile qu'il était devenu au cours des saisons.

Alors qu'il se repassait toutes ces années de travail en boucle, il réalisa qu'il avait déjà la réponse. Son tortionnaire, le monstre qui l'avait détruit, qui se complaisait à la vue de sa souffrance, c'était le Patron. Tout venait de lui. Ces nuits passées à pleurer dans sa chambre sans que personne ne s'en aperçoive, à se faire ridiculiser devant un public qui trouve la victimisation d'une personne hilarante, à tenter faiblement de protester, à se faire écraser par un Patron toujours plus cruel. Il s'était trouvé une échappatoire dans les jeux vidéo, mais à présent, il n'avait plus rien sur quoi défouler sa rage et sa tristesse.

Il avait beaucoup de temps, assis qu'il était sur sa petite marche, et voyait marcher les passants. Il n'avait rien d'autre à faire que de les observer, ces milliard de visages, enjoués ou abattus. Il reconnut Mathieu une fois, mais celui-ci ne réalisa pas que ce mendiant à la barbe non taillée au regard vide était le Geek, son Geek, qu'il avait jeté de chez lui un an plus tôt.

Le Patron était passé devant lui une fois, marchant aux bras de deux charmantes demoiselles. Le criminel ne s'était pas arrêté, ne lui avait même pas accordé un regard. Pourtant il l'avait reconnu, l'ancien gamer l'avait lu sur ses yeux. Avec tout ce temps passé à regarder les gens, il avait appris à décrypter les visages. La personne qui lui avait volé son innocence se pavanait devant ses putes, en ignorant délibérément celui sur qui il se défoulait entre les tournages, celui dont il abusait quand il ne trouvait personne à sauter, celui qui lui en était venu à le détester de toutes ses forces, à ne vivre que pour le jour où il pourrait enfin lui rendre la pareille.

Un autre hiver était passé, lui faisant comprendre que mendier ne suffisait plus. Il avait commencé à voler, à rendre les coups, à, enfin, prendre son existence en main. Il trouva un appartement à l'abandon où il s'installa. Il se fit engager par un groupe de dealers, ce qui lui permit de vivre plutôt confortablement. Il s'était même offert le luxe d'une connexion Internet.

Son désir de revanche sur le Patron mûrissait avec les années passées à se reconstruire. Il peaufinait son plan, l'esprit empli de vengeance. Il passait ses nuits à le traquer sur le net, pirater ses informations personnelles, vider son compte en banque, et profitait de ses journées pour le suivre à la trace, noter toutes ses habitudes et routines. Il en tirait une satisfaction que certains pourraient qualifier de malsaine, mais lui n'y voyait qu'un équitable retournement de situation.

Le Patron, « grâce » à lui, enchainait les dettes et les problèmes financiers, pendant qu'il s'enrichissait et gagnait en assurance. Cependant, il voulait lui infliger pire encore, il voulait qu'il s'excuse à genoux, comme une de ses putes qu'il affectionnait tant. Il voulait le faire souffrir, lui faire perdre sa superbe, le changer en une loque brisée. Il mit alors en place l'étape ultime de son plan.

Alors que le Patron rentrait de son réveillon de Noël, n'ayant pas réussi à conclure avec la maitresse de maison, tard dans la nuit, le Geek, armé d'une batte de base-ball, l'attendit à un carrefour. Quand le criminel sexuel passa devant lui, il l'assomma proprement d'un coup derrière la nuque. Il n'eut aucun mal à le charger sur ses épaules et le porter jusqu'à chez lui. Une fois arrivé, sentant que sa proie commençait à remuer, il lui attacha les mains et les pieds, le bâillonna, et le jeta sur le plancher. Il attendit alors son réveil.

Il vit le Patron ouvrir les yeux, tenter de se dégager, lut l'incompréhension dans son regard. Il le contempla. Il eut un sourire en coin quand le criminel le vit enfin. Il se dévisagèrent, le prédateur sexuel méfiant et le Geek d'un œil méprisant.

- Tu me reconnais ?

Un murmure négatif lui répondit.

- Et comme ça ? fit le Geek en enfilant son vieux T-shirt rouge et sa casquette beige rapiécée. Il ne parvint pas à retrouver la mine timide qu'il arborait à l'époque, gardait l'air dur qu'était devenu le sien.

Le Patron haussa un sourcil, puis tilta enfin. Les yeux écarquillés, il fixait son tortionnaire, complètement ébahi.

- Tu me resitues enfin… Tu sais, le pauvre petit Geek sur qui tu passais tes nerfs, qui tu as détruit, dont tu as volé l'innocence !

C'est avec tout sa rage qu'il lui enfonça son pied dans l'estomac. Le Patron se plia en deux. Le Geek s'agenouilla et lui susurra à l'oreille :

- Espèce de connard… C'est à toi de souffrir, maintenant….

TRIGGER WARNING : SCÈNE DE TORTURE

Il lui releva la tête en la tirant par les cheveux d'une main, pour contempler le visage de l'homme qui l'avait brisé, le visage de l'homme qu'il allait briser. Il ferma son autre main en un poing qu'il abattit sur sa mâchoire. Il le lâcha, le laissant retomber à terre avec violence. Il le maintenait au sol d'une pression du pied derrière sa nuque pendant qu'il lui écrasait le dos avec sa batte. Son talon vint se ficher dans son flanc, achevant de lui couper la respiration.

Le tortionnaire poursuivit son mouvement du pied et le mit sur le dos. Il retira les lunettes noires et les accrocha sur son T-shirt, admirant ce regard que la panique rendait erratique. Il le martela de ses poings, l'abîmant un peu plus à chaque coup. Il ficha ses ongles dans la peau rosée du cou et la déchira jusqu'à la clavicule. Le bâillon étouffait les cris de douleur du Patron. Le Geek reprit son horrible ouvrage, lui brisant les doigts, lui rompant les os.

TRIGGER WARNING : FIN DE LA SCÈNE DE TORTURE

Il ne saurait dire depuis combien de temps cela durait, depuis combien de temps il se défoulait. Il lui semblait que plusieurs mois s'étaient écoulés, il lui semblait aussi que sa rage était inépuisable, il lui semblait encore que rien de tout cela n'était aussi douloureux que ce qui lui avait été infligé durant toutes ces années. Sa victime était inconsciente, il la réveilla d'une gifle.

- Écoute-moi bien, espèce de sale fils de pute, lui dit-il en détachant chaque mot. J'espère que ça t'aura permis de connaître la souffrance, la vraie, celle qui dévaste tout sur son passage et contre laquelle tu ne peux rien faire, rien d'autre que te rouler en boule dans un coin en attendant que ça passe. Mais même là, tu réalises pas encore tout ce que tu m'as fait subir. Tu connais pas encore l'humiliation. Pas encore.

Le Geek lui arracha son pantalon, lui retira son caleçon, le força à tenir sur ses genoux et lui écrasa le visage contre le sol.

- Maintenant, raclure, tu vas connaître.

TRIGGER WARNING : SCÈNE DE VIOL

Le Geek commença avec ses doigts, préparant le passage. Les mains du Patron commencèrent à trembler. Ses yeux s'écarquillèrent lorsque, d'un mouvement brusque, il entra en lui.

- Tu te souviens, ces nuits où tu venais abuser de moi ? Où aucune de tes putes n'arrivaient à te satisfaire ? Je te demanderai pas de t'imagier à ma place, puisque maintenant, tu y es. Profite bien, connard.

Il se mit à bouger, faisant claquer ses hanches contre les fesses déjà rouges du Patron. Le Geek lui attrapa les poignets et le maintenait au sol pendant qu'il le pénétrait de ses mouvements bestiaux. L'ancien gamer réalisait qu'enfin, les rôles s'étaient pleinement renversés. Il possédait pleinement son ancien bourreau, il en avait fait son pantin, son jouet. Il le retourna sur le dos pour voir son visage pendant qu'il le prenait.

Il ne fut pas déçu. Le visage profondément perturbé et horrifié de sa victime l'emplit de contentement. Il continua les coups de buttoir, s'enfonçant à chaque fois un peu plus profondément dans la chair. Il prenait un véritable plaisir à le dominer ainsi. Il jouit en lui, laissant sa semence se répandre dans le corps du Patron. Il se dégagea et le lâcha. Le criminel tomba au sol.

TRIGGER WARNING : FIN DE LA SCÈNE DE VIOL

Le Geek le chargea sur ses épaules, le posa sur son lit. Il retira sa casquette et son Tshirt, les déposa par terre, s'habilla de la chemise noire tachée de sang, enfila ses lunettes noires, cligna un peu des yeux pour s'habituer à ce changement. Il attendit que le criminel revienne à lui.

- Tu diras bonjour à Satan de ma part, énonça-t-il d'une voix atone.

Il donna un coup de pied dans son bidon d'essence de réserve, le combustible rampant sur le sol. Il prit la boite de cigarettes du Patron, en sortit une, l'alluma et la porta à sa bouche. Il en respira la fumée. D'un geste de main, il la lança sur ses vêtements. Il se retourna, prit son sac et sortit pour admirer le bel incendie qui venait de se créer.

Un démon de plus rejoint les Enfers.

FIN


Je viens de me choquer moi-même en écrivant ça. Désolée.
Avez-vous vu les quelques références faites au fil du texte ?