Flavou : Voici une nouvelle tentative qui devrait porter un tout petit peu de résultats. Les deux prochains chapitres seront amusants je pense mais c'est à vous de juger.

H223 : Merci, etant donné que j'adore écrire du dramione, j'ai toujours peur de faire de la "copie" tout en essayant pourtant de faire une histoire originale.

Charliee3216 : Justement, Hermione ressent un peu de culpabilité, tu le verra dans ce chapitre. J'ai hâte de faire partager la suite quand je l'aurai écrite, j'ai les idées en tête, reste plus qu'à les mettre en application.

Merci aux personnes qui m'ont ajoutés en favori ou en suivi à la suite de la publictation du chapitre 3. J'espère que celui ci vous plaira tout autant. Le titre de ce chapitre fera référence à deux choses : l'affaire qu'Hermione vient de clore et son propre ressenti.

Chapitre 4 - Culpabilité

- Il est donc évident que l'elfe de maison, Kewin, ici présent, est innocent ! Ces lettres trouvées dans la maison de la victime le prouvent !

Un brouhaha se fit entendre dans la salle d'audience où se déroulait le procès, l'elfe de maison, encore apeuré semblait regarder l'assemblée avec un peu plus d'espoir dans les yeux qu'aux séances précédentes. Hermione tapa sur son pupitre avec son petit maillet de bois et reprit.

- Que ceux qui sont pour mettre un terme à ce procès, du moins, en ce qui concerne Kewin, lève la main.

Ce fut de façon unanime que l'ensemble des jurés levèrent la main. Hermione hocha la tête d'un air sévère puis continua.

- Que ce qui juge l'elfe Kewin innocent lève la main !

Elle ne vit que trois ou quatre mains qui restèrent baissés tandis que toutes les autres se levèrent. Hermione ricana intérieurement en voyant que la cousine d'Ombrage faisait partie de ceux qui n'avaient pas levé la main et en se disant ainsi que ces deux vieilles grenouilles étaient bel et bien cousine.

- Attendez ! c'est injuste, cet elfe a tué mon oncle et père de substitution.

- Ah oui ! vous croyez ! je n'ai pas révélé tout le contenu, mais le bureau des aurors et le département de la justice magique devrait être très intéressé par votre cas Monsieur Fabius.

L'homme ne pipa mot et la regarda d'un air assassin, il avait bien compris que son subterfuge pour ne pas être accusé était tombé à l'eau. D'un bond, il se leva alors de sa chaise et se dirigea vers la porte mais, déjà, des aurors l'entouraient et ne lui laissèrent aucun échappatoire. Harry s'avança alors et fit face à l'homme.

- Mr Fabius Edmound, vous êtes soupçonné du meurtre de votre oncle Edgard Fabius. De ce fait, nous vous demandons de bien vouloir nous suivre sans faire d'histoire, autrement, nous serons contraint d'employer la force, et notez bien que nous ne souhaitons pas en arriver là.

L'homme regarda tout autour de lui puis finit par abandonner la partie et fut escorter jusqu'à Azkaban par les aurors. Hermione envoya alors une note au bureau des affaires de la justice magique pour leur annoncer qu'elle leur laissait l'affaire puisque cela ne la concernait plus, à moins qu'ils ne souhaitent interroger l'elfe.

Une fois l'affaire terminée, Hermione partit prévenir sa secrétaire de son départ et rentra chez elle, heureusement qu'elle avait fait les cours le matin même car sinon, elle n'aurait pas eu le temps de tout faire, l'audience ayant duré plus longtemps que prévu du au retard d'un membre du jury. Elle fit alors apparaitre un tablier, le noua autour de sa taille et commença à cuisiner.

Elle venait tout juste de finir de mettre la table lorsque la sonnette de l'entrée se mit à retentir. Elle partit donc ouvrir à un Drago en costard vert bouteille qu'il avait mis par-dessus un chemisier blanc et avait noué une cravate noir autour du cou.

- Quelle ponctualité Monsieur Malefoy !

- Toujours.

- Et modeste avec cela.

- Que veux-tu, on ne se refait pas.

Elle lui fit alors signe de rentrer et referma la porte derrière lui et l'emmena au salon.

- Quelle bonne odeur qui émane de la cuisine, mais il faut que je goutte d'abord à ta cuisine pour dire ou non si tu es bonne à marier Mione.

- Serait-ce là un compliment ou une flatterie ?

- C'était…

Mais Hermione n'eu pas le temps d'obtenir la réponse à laquelle elle connaissait déjà la réponse car la sonnette de l'entrée se mit de nouveau à retentir et elle accouru à la porte pour ouvrir.

- Bonjour Mione, comment vas-tu ?

- Très bien Gin' et toi ma belle ?

- Si je n'avais pas ces nausées matinales, je te répondrais avec joie que je suis en pleine forme mais ce serait mentir.

Elles éclatèrent de rire en se dirigeant vers le salon où le couple salua Drago qui attendait, patiemment, assit dans le canapé. Ginny était vêtue d'une magnifique robe rouge pastel et Harry avait revêtu une chemise beige pastel et un jean noir.

- Vous êtes ravissante dans cette robe Mme Potter, complimenta Drago.

- Merci beaucoup Drago, tu n'es pas mal non plus, Harry ne m'avait pas dit que tu serais également présent.

- Je ne le savais pas non plus, rétorqua Harry. Hermione a du l'inviter hier soir quand elle est repartie du bureau.

Hermione, qui s'était absenté pour aller finaliser ses préparations, revint et les invita à venir à table. Ils s'installèrent donc autour de la table, Hermione s'installa alors entre Drago et Ginny, faisant ainsi face à Harry. Au centre de la table, elle avait déposé un saladier rempli d'une laitue fraiche avec du mais et des tomates ainsi qu'une flamiche.

- Bon appétit

Elle laissa alors ses invités se servirent et Drago se proposa pour le faire, voulant ainsi gagner de nouveaux points auprès de sa belle sous les yeux amusés de Harry. Ginny le remarqua et se promit de demander des explications au sorcier brun qui lui servait d'époux et de père à leur futur enfant. Ils mangèrent donc leur repas en discutant. Hermione amenant au fur et à mesure du repas les plats suivants. Ils en étaient à la fin de leur dégustation de fromage lorsqu'Hermione entama un nouveau sujet.

- Franchement Harry, je n'ai pas été surprise de voir la déception sur le visage de Donova Ombrage.

- Bah… c'est la même que sa cousine, cela n'est pas surprenant, en parlant de sa cousine, j'ai appris avec mauvaise humeur ce matin qu'elle allait être libéré d'Azkaban en échange de renseignements concernant l'endroit où les baguettes des nés-moldus ont été stockés lors de la grande guerre où elle a amplement participé en aidant à persécuter des sorciers et sorcières de descendance moldue.

- Si on pouvait éviter de parler de sujets qui fâchent ce soir, ce serait plus agréable, firent Drago et Ginny en chœur.

- Pardon, répondirent les deux amis.

- Je vais chercher le dessert, fit Hermione en se levant.

- Je viens t'aider, fit Drago en se levant aussitôt.

- Pourquoi faire ?

- Parce que je suppose que tu as prévu quand même un peu de champagne pour accompagner le dessert ?

- Oui en effet.

- Dans ce cas, tu ne pourras pas porter les flutes, le champagne et le dessert à la fois. Je t'accompagne.

Hermione le regarda d'un air soupçonneux avant de soupirer et d'accepter son aide. Elle se doutait très bien qu'il allait tenter quelque chose. Une fois qu'Hermione eu rangé le fromage dans son frigo, elle eu tout juste le temps de se retourner pour voir Drago la prendre par la taille et l'attirer vers lui.

- Tu étais vraiment splendide ce soir Mione, cette robe aux couleurs des pétales de rose te va à ravir et cette coiffure est tout simplement divine. J'ai l'impression de revivre la soirée de notre diner.

- Dans ce cas, ne la revis pas trop, je te rappelle que tu as eu des gestes indécents à mon égard.

- Et je le regrette.

Il approcha ensuite ses lèvres de l'oreille de la brune et lui souffla sur un ton sensuel et envoutant

- Si seulement tu pouvais te faire belle ainsi tout les jours pour moi, je crois que je ne pourrai pas me retenir, je fonds littéralement sur place quand je te vois dans des tenues aussi attirantes.

- Hermione se retint de frémir ou même de rougir et repoussa Drago.

- Je suis désolé Drago, mais je croyais que tu venais pour m'aider à porter ce qu'il faut jusqu'à la salle à manger ? Harry et Ginny nous attende.

- Oui, tu as raison, allons-y

Il relâcha Hermione avec un sourire triomphant sur le visage, il avait sentit Hermione se crisper et avait compris qu'il avait gagné des points et réussi à l'atteindre pendant une paire de seconde même si elle avait tenté de se retenir. Il attrapa alors la bouteille de mousseux et les verres que lui tendait la brune et se dirigea vers le salon où Ginny et Harry les attendaient. Drago remarqua le regard amusé mais en même temps inquiet de Ginny sur lui et comprit qu'Harry lui avait tout dit. Hermione, quant à elle, ne remarqua absolument rien et déposa un somptueux fondant au chocolat sur la table avec deux petits saladiers remplis de crème anglaise et de chantilly. Hermione ne regarda pas une seule fois Drago, cependant, ce dernier ne cessait de la dévorer des yeux. Bon sang, mais pourquoi fallait-il qu'elle soit aussi séduisante, tout son corps d'homme ne réclamait qu'elle, ses lèvres pulpeuses et brillantes, sa peau légèrement hâler appelé aux baisers, son cou dégagé l'attirait de nouveau, il voulait se noyait dans ces yeux chocolats, caresser ce corps bien proportionné et … il s'arrêta de s'imaginer toutes ces choses, il ne fallait pas qu'il y pense, mais Merlin, qu'elle le rendait fou d'amour. Il ne cessa de rêver à ce corps de déesse que lorsqu'Hermione et Ginny se levèrent pour nettoyer la table.

- Drago, je peux te parler une seconde ? demanda Harry.

Drago, surpris, se tourna vers Harry qui le regardait d'un air sérieux et lui fit signe de le suivre dans le salon.

- Bien sur Harry.

Il suivit le Survivant jusqu'au salon, Harry se tourna alors vers lui et fut direct

- Drago, il faut arrêter tout de suite.

- Hein ? quoi dont ?

- Ce pari ridicule, Ginny et moi voyons bien tes efforts et nous sommes certains que tu aimes beaucoup Hermione, mais tu souffres beaucoup trop, tu ne peux pas continuer à espérer et à penser que tu gagneras. Si Hermione doit tomber amoureuse de toi, ce sera parce que son cœur en aura décidé ainsi, Hermione est une ex-Gryffondor et je te prie de me croire qu'elle a sa fierté, même si tu gagnes et qu'elle voudra alors tenter d'être heureuse avec toi, elle refusera d'avouer qu'elle a perdu. Tu peux tenter de la séduire oui, mais pas à travers un pari.

- Hormis cette partie sur la fierté d'Hermione, elle m'a déjà sorti ce discours Harry, et elle n'a pas réussi à me convaincre, ce n'est donc pas toi qui seras n'en mesure de le faire.

- Très bien ! Dans ce cas, tant que tu ne renonceras pas à ton pari, je ferai en sorte que ce soit Hermione elle-même qui mette un terme à tout cela.

- Que veux-tu dire ? tu ne comptes tout de même pas la dégouter de moi ou lui trouver un petit ami potentiel ?

- Non, je ne ferai jamais cela, mais je ferai en sorte que tu comprennes que tu n'auras pas Hermione en gagnant un pari mais en lui montrant que tu es vraiment amoureux d'elle. Hermione prend ce pari pour une plaisanterie mais également comme une torture car elle ne supporte pas de voir souffrir ses proches, peu importe ce qu'elle peut ressentir pour toi, qu'elle ne te vois que comme un ami ou alors un petit ami potentiel, ce sera la même chose, elle ne voudra jamais avoué qu'elle ne veut pas de ce pari mais tu tiens tellement à ce « jeu » qu'elle ne peut pas non plus te demander de renoncer à cause, encore une fois, de sa fierté. Alors s'il te plait Drago, je te le dis en tant qu'ami, arrête ce pari avant qu'il ne soit trop tard.

Drago allait répliquer à Harry de se mêler de ses affaires lorsqu'Hermione et Ginny entrèrent dans la pièce.

- On rentre mon chéri ? demanda Ginny en baillant. Je suis fatiguée à cause de ces foutues nausées.

- Oui, on ne t'en fais pas Gin', on part tout de suite. Hermione, Drago, je vous souhaite une bonne soirée.

Ils s'engouffrèrent dans le hall et ce ne fut qu'au son de la porte qui se referme et au silence qui suivi qu'Hermione et Drago se rendirent compte qu'ils étaient tous les deux seuls.

- Magnifique soirée, n'est-ce pas ? j'ai l'impression que tout le monde s'est amusé et s'est régalé.

- Oh pour cela, tu peux en être sure, ta cuisine est excellente Mione. J'avais raison, tu es bonne à marier.

Il s'approcha d'Hermione et la prit de nouveau dans ses bras. Hermione allait le repousser mais voyant qu'il ne tentait rien de suspect, elle renonça.

- Tu sais Hermione, je crois que je deviendrai fou si tu t'habillais tout les jours comme cela, finalement, je préfère tes habits de travail quand on est au ministère, sinon, je crois que je ne pourrai pas résister longtemps à ton charme. Je t'aime vraiment et j'en serais jaloux si quelqu'un tentait également de te séduire, et si cela arrivait, je ferai tout pour être le meilleur pour que tu me choisisses. Je t'aime plus que tout.

Hermione se laissa étreindre pendant quelques minutes ainsi, les paroles de Drago n'avait rien de sensuel, de charmeur ou de dragueur, non, c'était des paroles sincères prononcées par un homme amoureux. Elle ressentit alors un pincement au cœur, elle se devait d'arrêter ce pari, mais comment faire sans briser le cœur de Drago, sans le faire souffrir, il souffrirait encore plus qu'à présent ? et puis, sa fierté de lionne se refusait à prendre une décision arbitraire. Harry avait raison, elle devait mettre un terme à cela.

- Drago je….

Elle ne put terminer sa phrase, l'ex vert et argent se recula et approcha son visage de celui d'Hermione, rapprochant ses lèvres petit à petit et … Hermione le stoppa.

- Drago ! Arrête, tu te fais du mal.

- Laisse-moi dormir ici cette nuit, s'il te plait !

- Quoi ? mais tu es malade ? tu as entendu ce que je t'ai dit au moins ?

- Oui. Mais je n'ai pas envie de rentrer. Toi, tu as Pattenrond pour t'accueillir quand tu rentres, moi, je n'ai personne, même pas un elfe de maison. Je dormirai dans le canapé et je ne tenterai pas de te rejoindre secrètement dans ton lit.

Hermione scruta le regard de Drago, tout, en lui, respirait la sincérité. Elle soupira.

- Très bien, mais seulement pour cette nuit, après quoi tu retourneras chez toi.

Drago acquiesça. Hermione déplia le canapé-lit d'un coup de baguette magique et attira à elle des couvertures qu'elle déposa dessus.

- Bien, je te laisse Drago, bonne nuit.

Elle passa à côté de lui, elle n'avait plus ni la force ni le cœur à mettre un terme au pari après ce que Drago venait de lui dire. Elle monta alors dans sa chambre tandis que le blonde, s'allongeait dans le canapé et s'en allait dans les bras de Morphée.