19 Décembre
Lorsque Ryouta et Tsubaki quittèrent le domicile pour leur petite journée père-fille, Tsubasa se hâta de rejoindre Daiki occupé à lire quelques dossiers qu'il devait se trimballer même lors de ses jours de repos. Le blondinet vint se planter devant son père, tirant sur son pull pour attirer son attention. Le basané leva alors le nez de sa paperasse et observa son fils.
- Papa-Ryo et Tsuba-chan sont parti.
- Ah, enfin !
Aussitôt, le bleu vint valdinguer ses feuilles et, suivi de près par Tsubasa, rejoignit la cuisine. Il ouvrit le frigo et inspecta l'intérieur. Ce serait une bonne idée de faire quelques courses parce que là, il résonnait. Se tournant vers Tsubasa en se grattant l'arrière du crâne, Daiki annonça qu'ils partaient au combini. Sautant dans ses bottes de neige et s'emmitouflant dans son gros manteau, Tsubasa arriva en premier à la voiture et son père lui autorisa exceptionnellement de monter à l'avant. Puisque Ryouta avait prit leur voiture familiale, ils n'avaient pas le choix que de prendre la voiture de police. Et autant dire que Tsubasa faisait le fier.
Leur arrivée au combini fut assez remarquée, puisque le petit garçon avait réclamé les gyrophares. Les gens s'écartèrent sur leur chemin, pensant à une urgence alors que Daiki garait seulement son véhicule afin d'aller faire des courses. Le panier en main, Tsubasa se baladait dans les allées, y ajoutant divers gâteaux. Aomine ne laissait faire, en rajoutant même de ce côté. Ayant décidé de faire des crêpes salées et sucrées, il choisit divers ingrédients qu'il ajouta dans le panier. A la caisse, Tsubasa l'aida déballer les achats sur le tapis et à ranger le tout dans les sacs, qu'ils chargèrent ensuite dans la voiture.
Vint alors l'atelier cuisine. Remplissant le verre doseur de farine, Tsubasa s'appliquait, même s'il en mettait pas mal à côté. Il laissa son père casser les œufs mais rajouta le lait. Mélangeant le tout, le petit blondinet fit déborder de la pâte du saladier mais il n'en tint pas spécialement rigueur. Une fois la mixture bien liquide, Daiki s'occupa de les faire chauffer. Il fit cramer les deux premières et, en essayant de faire le malin, en envoyant une autre embrasser le plafond. Plus amusé qu'autre chose, Tsubasa se bidonnait en mangeant quelques fraises que son père avait acheté pour garnir les crêpes. Finalement, ils réussirent à sauver trois crêpes chacun, ce qui était peu lorsqu'on savait la quantité de pâte qu'ils avaient fait.
Repus, ils s'installèrent sur le canapé et regardèrent un petit film le temps de digérer. Ils auraient aimé faire une petite partie de basketball mais la neige avait commencé à tomber drue. Ainsi, Daiki et Tsubasa abandonnèrent le film à sa moitié pour descendre s'amuser dans la petite cours collective de l'immeuble. Se jetant dans la poudreuse, Tsubasa commença à faire un ange de Noël pendant que son père formait quelques boules. Il les lui jeta à la figurine lorsque l'enfant se redressa et ce dernier se hâta de contre-attaquer. De la neige s'infiltra sous leurs manteaux mais ils s'en fichèrent, s'amusant bien trop pour s'en préoccuper. Quand leurs estomacs grondèrent, annonçant l'heure du goûter, ils se hâtèrent de rentrer.
Laissant manteaux et bottes négligemment lancés au sol dans l'entrée, ils se ruèrent sur les dernières fraises, les boulottant sur le canapé en regardant la fin de leur film. Tsubasa en échappa même une qui chuta sur le canapé, mais il se hâta de cacher la tâche avec sa jambe. Si Daiki voyait ça, il lui taillerait les oreilles en pointe. Une fois le film terminé, le père et le fils décidèrent de prendre un bain ensemble.
Massant la jolie chevelure blonde de son fils, Daiki en profitait pour le chatouiller. Dans la vie de tous les jours, il se montrait rarement si complice avec ses enfants. Il ne le faisait que lorsqu'il se retrouvait seul avec eux. Ryouta était bien trop envahissant et papa poule, sans le vouloir il ne lui laissait moins d'occasions de s'occuper des enfants. Daiki savait que son compagnon faisait cela car, étant policier, le basané travaillait énormément, mais ça ne le gênerait pas de s'occuper de quelques petites tâches de temps en temps. Les bains par exemple, il adorait ça.
Appuyant sur les épaules de Tsubasa, Daiki l'immergea sous l'eau, éclatant de rire en le voyant ressortir illico-presto. Bien décidé à se venger, le garçonnet lui envoya une gerbe d'eau à la figure. Démarra alors une véritable bataille d'eau, trempant le sol de la salle de bain de style occidental. Radieux, le blondinet était sûr de ne jamais avoir autant rit de sa vie.
Lorsque Ryouta pénétra dans l'appartement, la petite Tsubaki endormie dans ses bras, il fit face à une véritable scène de crime. A ses pieds gisaient bottes et manteaux dans une immense flaque d'eau – probablement de la neige fondue. En avançant dans la cuisine, il découvrit un paquet de farine éventré, des gouttes de lait et de pâte tâchant le plan de travail, des carcasses d'œufs gisant ça et là au milieu des outils de cuisine sales.
Continuant sa macabre découverte, le blond glapit en avisant la tâche rose sur son canapé en tissu gris. Il chercha Daiki et Tsubasa du regard, en vain. Son instinct le guida vers la salle de bain où il découvrit l'étendue des dégâts : l'eau savonneuse stagnait par grosses flaques, trempant – noyant même - la sortie de bain bleue. Ryouta finit par retrouver les deux fauteurs de trouble profondément endormi dans le lit parental, brûlant de fièvre. De toute évidence, leur petite bataille de neige avait eu raison d'eux …
- Daiki-chii, tu n'es pas raisonnable ! Je te confie la maison un jour et quand je reviens, c'est le foutoir.
- Arrête de gueuler, j'ai mal au crâne …
- Bien fait pour toi, ça t'apprendra à faire le gamin et à te rouler dans la neige ! Tu as vu l'état de la cuisine ? Et de mon canapé ? Et puis- …
Daiki leva les yeux au ciel. A côté de lui, un thermomètre dans la bouche, Tsubasa toussotait, dissimulé sous une épaisse couverture. Il croisa le regard moqueur de sa sœur mais retint le moindre commentaire. Une chose est sûre, il allait en entendre parler pendant longtemps de cette affaire … peut-être même jusqu'à sa majorité.
Uuuurgh, c'était limite, mais j'ai réussi à poster avant minuit ... J'ai eu énormément de mal aujourd'hui, j'étais pas mal fatiguée et, de surcroît, aucune inspiration. Encore une fois, je ne suis pas satisfaite, je commence à m'essouffler un peu. Heureusement, j'en vois le bout ! Quand j'ai commencé ce calendrier de l'avent, je ne pensais pas que ce serait aussi éprouvant ... *bâille*
Réponses aux reviews :
Kami Cam's : Hiroki, futur tyran dans son collège ... Ca promet ça, non ? Faut croire que la tyrannie, c'est de famille ...
Pocky-s-chan : Yuua aussi n'a que cinq ans c: Cet enfant et comme sa mère : aucune pitié. Obéis ou crève c:
Dop : Je ne voulais pas partir dans un grand truc pour refaire un truc brouillon comme le drabble "melting-pot" donc voilà ... Je préfère quand c'est court et à peu près compréhensible ^^
Laura-067 : Avec les papas qu'il a, il finira sûrement par aimer ce petit bonhomme ! & oui, espérons que ce deuxième enfant ressemble plus à papa ... deux petites terreurs tyrannique, gloups !
Demain je sais déjà ce que je vous ferait et je pense que j'aurais un peu plus de facilité que ces derniers jours. En espérant continuer de vous contenter malgré ma baisse de régime ! Bisous *coeur*
Moona Neko
