TITRE: Un Noël banal et une soirée mouvementée
AUTEUR/E:
equit28
RATING:
M
GENRE(S):
Romance
PERSONNAGE(S): Mathieu Sommet, Antoine Daniel
PAIRING(S): Matoine
TRIGGER WARNING(S): présence de lemon


Un noël banal et une soirée mouvementée

Des flocons de neiges venaient caresser le sol. Certains s'éparpillaient même sur ses lunettes et le vent glacial gelait ses pauvre mains enfoui au fond de ses poches. Antoine tentait tant bien que mal de se hâter. Mathieu l'attendait. Il avait préféré passer son noël avec son copain plutôt qu'avec sa famille. Passer des heures à s'empiffrer en compagnie de personnes qu'il ne voyait qu'une fois par an et qu'il n'aimait guerre l'ennuyait. Hors de question de rester chez lui pour noël.

En chemin pour retrouver son petit ami qu'il aimait tant, il courrait presque, tant il avait froid. Il se faisait déjà tard : huit heures et quart et il avait une faim de loup. Il avait donc l'espoir que sont petit ami n'ai pas loupé les pâtes. C'était à peu près le seul plat qu'il savait cuisiner. Certes ce n'était pas un repas rêvé pour noël, mais, aux yeux d'Antoine, ce genre de détail n'importait peu. Tant qu'il était avec lui, c'était tout ce qui comptait. C'était la seule chose qui pouvait le combler pour noël. Être en sa compagnie, délirer ensemble, se regarder intensément dans les yeux, s'enlacer pendant de longues minutes et les caresses de doux baisers. C'était tout ce qui l'importait pour noël.

Les rues était relativement calmes et vides. Pas un mioche pour envoyer de stupides boules de neige sur le premier venu. Tout le monde dînait en famille. Antoine était impatient à l'idée de rejoindre son aimé.

Il arriva enfin en face de l'imposant grillage qui se dressait en face de lui. Il tapa quatre chiffres sur le digicode, ouvrit la grande porte, et entra enfin dans l'immeuble. La chaleur de la cage d'escalier dans laquelle il se trouvait lui fit un bien fou. Certes, il faisait encore légèrement froid dans ce hall, mais c'était déjà mieux que d'être à l'extérieur, sous la neige qui tombait. Il se dépêcha de grimper ces escaliers et arriva enfin sur le pas de la porte et sonna.

Un homme avec des cheveux châtain complètement en bataille se présenta à la porte.

-Hey, t'es déjà là ? commença Mathieu, surpris mais visiblement heureux de le voir car il avait un sourire niais qui s'affichait sur ses lèvres.

-C'était l'heure à laquelle on s'était donné rendez-vous, fit le second, blasé.

-T'en est sûr ?

-Et certain.

Mathieu laissa son invité entrer et l'embrassa brièvement, comme s'il était pressé, mais le plus grand ne le remarqua pas. Ce dernier enleva sa veste et ses chaussures, et alla s'installer sur le canapé, pendant que l'hôte retourna rapidement en cuisine.

Sur le bureau qui faisait face au canapé, se trouvait un ridiculement petit sapin, surmonté d'une étoile toute aussi petite, et était décoré de différentes couleurs. Cette année, Mathieu avait décidé d'acheter un sapin artificiel, contrairement aux années précédentes. Vu qu'il vivait seul, il ne voyait pas l'importance de décorer son appartement.

Il sortit de la cuisine, presque en courant, et se dirigea dans la salle de bain. Il se coiffa rapidement, remplaça son vieux t-shirt basique par une chemise qui se situait entre le gris et le bleu, et retourna en vitesse derrière les fourneaux.

-Tu veux que je t'aide ? demanda Antoine, qui se trouvait toujours sur le canapé.

-Non, merci, ça ira.

Après quelques minutes, Mathieu réapparut, bien coiffé et bien habillé, deux assiettes dans ses mains, qu'il déposa délicatement sur la table basse, qui se trouvait en face du canapé. Antoine le regarda d'une façon douce avant de se jeter sur les pizzas faites maison.

Antoine fut surpris du fait que son petit ami n'ait pas fait de pâtes. Il le complimenta aussi sur sa tenue, et déclara qu'il le trouvait très sexy dans cette dernière. Compliment qui lui fut renvoyé et auquel il répondit en lui faisant remarquer qu'il s'était habillé comme tous les jours. A quoi Mathieu répliqua que de toutes façon il le trouvait beau tous les jours. Antoine n'avait rien a rajouter à cela. Cette discussion se termina sur un dernier compliment de la part du brun à propos des délicieuses pizzas.

Jusque là, tout se passait très bien. Après avoir dîné, ils venaient de passer la soirée à regarder quelques vidéos youtube de leurs vidéastes préférés. Mais ils devaient se l'avouer, ils s'ennuyaient gravement à présent. Ils était tous deux adossé au canapé, l'un à côté de l'autre, la tête de Mathieu posé sur l'épaule d'Antoine, à regarder l'écran de l'ordinateur portable qui leur faisait face.

Tout d'un coup, le portable d'Antoine se mis à sonner. Il le sortit de sa poche et arrêta l'alarme. C'était juste une notification du calendrier qui indiquait qu'il était à présent minuit et que c'était le jour de noël. Personne n'avait pensé à regarder l'heure à chaque fois qu'ils sont ensemble, aucun des deux ne voit le temps passé.

Mathieu se rendit compte de la situation et s'exclama :

-Les cadeaux !

-Quoi ?

-J'ai oublié de t'acheter un cadeau ! Je suis vraiment con !

-Mais non, c'est pas grave, les cadeaux n'ont pas d'importance, tenta Antoine de le rassurer.

-En plus, je sûr que toi t'en a un...

En un regard Mathieu venait de comprendre qu'il n'était pas le seul: Antoine avait lui aussi totalement oublié. Mais soudainement, une idée lui traversa l'esprit. Une idée qui, selon lui, dépassait tous les cadeaux du monde.

Antoine plaça sa main droite dans la nuque de son aimé, se rapprocha doucement de lui, un sourire vicieux aux lèvres, et lui chuchota à l'oreille :

-J'ai pas oublié ton cadeau, tu vas passer la plus belle soirée de noël de toute ta vie.

Il s'approcha pour enfin saisir sa lèvre inférieure. Mathieu répondit fougueusement. Pendant qu'ils s'échangeaient un baiser passionné, le schizophrène avait posé sa main sur l'épaule d'Antoine, le caressant amoureusement. Main qui changea rapidement d'emplacement pour venir masser le torse encore non dénudé et musclé de son amant. Ils cessèrent chacun de mordiller les lèvres de l'autre pour laisser place à un ballet buccal. Leurs langues se caressèrent, jouèrent ensemble, explorant chacune la bouche de leur adversaire qu'elles connaissaient déjà par cœur. Mathieu interrompit le baiser enflammé, à bout de souffle, pour retirer le t-shirt de son copain qui valsa à l'autre bout de la pièce. Par pur hasard, il atterrit sur le bureau où se trouvait Wifi qui s'était endormit là il y a plusieurs heures. Ce dernier ne broncha pas, ce qui fit rire nos deux tourtereaux.

Le plus petit retourna à l'assaut et commença à suçoter la peau pâle et douce du cou de son compagnon, lui arrachant au passage quelques souffles de bien-être. Entreprenant, il descendit un peu plus bas. Cette fois ci, il se mit à suçoter un de ses tétons déjà durci par l'excitation qui l'avait envahi, tout en massant le second avec son pouce. Il le mordilla, le suçota, joua avec... Pendant ce temps là, la main inoccupé du châtain se posa subitement sur l'entre-jambe de son psychopathe adoré, ce qui eut pour effet de le faire gémir. Le brun passa sa main dans les doux cheveux de l'autre, massant soigneusement et délicatement son crâne. Mathieu lui procurait un bien fou, il était tellement doué. Soudainement, Antoine en décida autrement, c'était à son tour de faire languir son amant.

Il repoussa le châtain, avec qui il échangea un regard intensément remplit de désir. Mathieu vit où il voulait en venir. Ils se levèrent et se dirigèrent vers la chambre.

Antoine poussa son aimé de façon à le faire retomber sur le lit. Le plus jeune, encore debout, se débarrassa lentement de son pantalon, faisant monter la température dans la pièce, sous le regard contemplatif du plus petit, qui, au passage, avait remarqué la bosse qui commençait à déformer son jeans.

Il enleva aussi son boxer, se retrouvant complètement dénudé face à un homme qui, contrairement à lui, n'avais encore retirer aucun vêtement mais qui, pourtant, avait terriblement chaud. Antoine, impatient, s'empressa de se mettre à quatre pattes au dessus de son amant et retrouva ses lèvres chaudes.

Dans la pièce, il régnait une chaleur insoutenable. Aucun des deux amants ne pouvait plus tenir. Il leur était impossible de s'arrêter. Impossible de renoncer à l'autre. Impossible de s'en séparer.

Pendant que leur langues s'amusaient, le plus grand passa ses mains sous le t-shirt de plus petit, qui alla rejoindre les autres vêtements déjà au sol. Il dévoila un torse fin, brûlant et moite, sur lequel était éparpillés quelques dizaines de grains de beauté. Il caressa avec douceur et sensualité la cage thoracique du châtain, passant par ses tétons qu'il titilla, arrachant quelques souffles de plaisir au schizophrène. Il se mit a frotté leur bassin l'un contre l'autre, retirant à tout deux quelques gémissements et jurons.

Puis, d'un geste habile, Antoine ouvrit sa ceinture, retira son jeans et le balança dans un coin de la pièce. Il quitta ses douces lèvres fines et commença une longue descente. Il passa d'abord par son cou, qu'il embrassa et mordit avec attention et appétit, lui laissant quelques marques. Il glissa ensuite jusqu'aux petit bouts de peau rouges et tendus, déposant une ligne de salive sur son chemin, qu'il suçota, l'un après l'autre, avec avidité. Mathieu ne pu retenir un gémissement de plaisir, faisant sourire le second. Pendant ce temps là, le sang pulsait dans sa partie basse, il ne voulait plus qu'une chose: Qu'il le prenne immédiatement.

Il remonta face à lui, l'embrassant à nouveau. Pendant ce temps, la main d'Antoine glissa de plus en plus bas. Elle passa soudainement sous le boxer de son aimé, surpris sur le coup. Son gémissement fut atténué entre les lèvres de son aimé. Il ne pouvait plus tenir, il le désirait tellement. Il voulait qu'Antoine cesse une bonne fois pour toutes de le faire patienter et qu'il le fasse crier.

-Je t'en supplie, prends moi !

-Pas tout de suite mon ange, répondit-il avec un sourire malicieux.

L'entendre le supplié était l'une des choses qu'il aimait le plus au monde.

Il termina son acception, arrivant à l'objet de tous ses désirs, bien dressé, encore recouvert d'un boxer qui ne tarda pas à voler à l'autre bout de la pièce.

Mathieu était enfin démuni de toutes contraintes, ce qui le retira d'une tension.

Ce dernier retint un gémissement quand Antoine se mit à lécher son anatomie bombée de sang, action qu'il recommença à plusieurs reprises, faisant finalement gémir le présentateur d'SLG qui prenait son pied intégral. Il le prit enfin en bouche dans sa quasi totalité démarrant une longue série de va-et-vient, et de temps à autre il tourna sa langue autour du gland, ce qui rendit son amant ivre de plaisir.

Pendant qu'Antoine procurait un plaisir fou à son aimé, il inséra un premier doigt en lui. Cependant, le châtain ne remarqua que très peu l'intrusion soudaine du second, qui ajouta un second doigt, sous les gémissements plus que présent de son homme.

-Antoine... Je... dit Mathieu tentant d'articulé.

Contrairement à son habitude, l'interpellé retira sa bouche de la hampe et sortit ses doigts.

-Enfoiré, reprit-il.

Antoine eut un rire sadique et reprit correctement place au-dessus de aimé, repartant pour un énième fois dans une danse buccal intense. Il faisait tout pour le faire patienté. Tout pour faire monté la température au summum.

Tout en l'embrassant, le brun le pénétra enfin. Certes, Mathieu ressentait une légère douleur, mais c'était tout ce qu'il attendait et il savait très bien que cette sensation un peu désagréable allait passer. Antoine laissa une dizaine de seconde pour qu'il puisse s'habitué, mais voyant rapidement qu'il était déjà bien détendu, il entama une flopée de va-et-vient. Commençant doucement, il alla de plus en plus vite et de plus en plus profond. Il atteignit enfin, à plusieurs reprises, un point qui le fit crier. Mathieu étant déjà à deux doigts de venir avant ça, il jouit en premier, rapidement suivit d'Antoine.

Un fois s'être retiré, le plus jeune s'allongea aux côtés de son schizophrène préféré, essoufflé. Profitant de l'occasion, le châtain ayant toujours le souffle court s'empressa de se positionné au-dessus de celui qui venait de s'allongé à sa gauche, pour lui laisser un tendre suçon. Puis il releva la tête et prononça d'une voix sensuellement rauque:

-Je prends la relève.

Il en voulait toujours plus.

Sans cérémonie, il le pénétra à son tour, prenant soin de ne pas aller trop vite car qu'il ne l'avait préparé. Depuis le temps qu'ils étaient ensemble, il avait pris l'habitude de la douleur et elle était de moins en moins présente. Il commença de premiers va-et-vient déjà bien rapide et se mit à cajoler l'érection à nouveau présente d'Antoine. Les coups de reins de firent de plus en plus violent, ce qui plu bien évidement aux deux. Mathieu cala ses coups de butoir avec ceux effectué sur la hampe du second.

On pouvait à présent entendre des coups de reins étouffé par deux noms prononcés de temps à autre entre deux gémissements dans tout l'appartement.

Il finirent par jouir tous deux dans un râle de plaisir quasiment en même temps. Mathieu ralentit ses va-et-vient avant de se retirer et de s'installé à sa droite, à bout de souffle.

Une longue étreinte suivit.

-Alors, ton noël ? Demanda le brun.

-Parfait !

-Tout comme toi.

-Je t'aime mon cœur, dit-il tendrement.

Mathieu se blottit délicatement contre lui et ils s'endormirent côte à côte.

FIN