TITRE: Les amis de Noël
AUTEUR/E: Siffly
RATING: K
GENRE(S): General
PERSONNAGE(S): issus de SLG, WTC, Le Fossoyeur de Films, LinksTheSun
PAIRING(S): aucun
TRIGGER WARNING(S): aucun
N.A.: Hey tout le monde :D !
C'est votre petit poulpe, je tenais à remercier Meta pour ce calendrier qui était une excellente idée, et à remercier toutes les personnes qui viennent pour ces petits chocolats fictifs tous les jours, décidément il est vraiment beau notre fandom 3
Joyeuses fêtes et joyeux Noël en avance les gens !
Siffly
Les amis de Noël
"- Vérifions tout une dernière fois : cadeaux ?
- Check.
- Eau pour éteindre le feu de la cheminée ?
- Check.
- Clés pour passer par la porte en cas d'extrême urgence ?
- Check.
- Diversions ?
- J'te dis qu'on a tout !
- J'ai même fait le plein, on arrivera à faire toutes les adresses.
- Donc tout est prêt ? Alors c'est parti !"
Mathieu sourit et contempla son appartement d'un air satisfait. Pour son premier Noël à Paris, il était hors de question de rater sa décoration !
Le lieu ressemblait désormais à une maison de lutins - insérer une blague sur la taille de du présentateur de SLG ici - qui serait apparue dans la capitale française. Le vidéaste avait pensé à tout, de la fausse neige sur les vitres jusqu'aux piques en forme de renne dans les plantes.
Noël était définitivement la fête préférée de Mathieu. C'était mignon, c'était beau, c'était magique, et pendant quelques jours il oubliait McDonald et les petites filles qui tuaient des cerfs de sang-froid. Pendant quelques jours, il redevenait un gosse, et ça ne lui faisait pas de mal. Sa famille était sensée le rejoindre le lendemain pour célébrer les fêtes ensemble. Et, comble du bonheur, il avait réussi en se débarrasser de ses personnalités : le Geek était parti s'enfermer dans la cave avec des pizzas pour jouer aux jeux vidéo pendant des semaines (voire plus), le Hippie était parti sauver les crevettes bleues de la Chine du Sud-Ouest (et refaire ses réverses de drogues en tout genre), accompagné de Maître Panda qui passait les fêtes dans sa famille. Quant au Patron, il ne savait pas où il était passé, mais ce dernier lui avait assuré qu'il ne serait pas de retour avant une bonne semaine. C'était largement suffisant.
Soudain, Mathieu entendit du bruit qui venait de sa chambre. Intrigué, il y entra et trouva la fenêtre ouverte, et le froid de l'hiver qui commençait à refroidir la petite pièce.
"- Génial, si les fenêtres commencent à s'ouvrir toutes seules maintenant…" maugréa-t-il en la refermant d'un geste sec.
Mais, revenant au salon, il eut la surprise de trouver un paquet sur le canapé. Plus précisément, un paquet cadeau, emballé dans du papier rouge avec un nœud doré au-dessus.
Complètement perplexe, Mathieu s'assit et posa le cadeau sur ses genoux, hésitant entre sauter partout comme s'il avait six ans, et rester raisonnable en essayant de comprendre ce que tout ça signifiait. C'est alors qu'il remarqua, accroché au ruban, une petite carte à rabats avec un mot à l'intérieur. Il la déplia et lut :
« En espérant apaiser ainsi la colère de tes fans. Joyeux Noël ! »
"- C'est de plus en plus bizarre…" lâcha-t-il en regardant le paquet sous tous les angles, cherchant toujours à saisir le comment du pourquoi.
Mais, laissant sa paranoïa de côté (le risque pour que ce soit une bombe restait quand même assez minime), il arracha le papier rouge pour trouver un carton des plus simples, qu'il ouvrit sans plus attendre, la curiosité étant devenu trop forte.
Il avait malheureusement oublié que l'univers n'offrait jamais de jolis cadeaux.
Il trouva à l'intérieur de la boîte un téléphone, enfin, si on pouvait encore appeler ça un téléphone au XXIème siècle. Il était petit, épais, plus lourd qu'une brique, l'écran était minuscule et le clavier composé des douze touches intemporelles. Un téléphone bien vieux et bien dépassé par le temps.
Mathieu le prit dans ses mains, incapable de dire quoique ce soit tellement il se sentait con. Il regarda de nouveau à l'intérieur de la boîte (après tout, il y avait peut-être un autre cadeau caché… Laissez-le un peu espérer) et y trouva une simple feuille blanche, qu'il sortit pour pouvoir la lire. Il y était écrit, de la même écriture que la petite carte sur le paquet :
« En espérant ainsi que ton Iphone puisse être remplacé. Amicalement, les amis de Noël »
"- C'est du foutage de gueule ?!" cria le présentateur de SLG.
Mais qui était assez con (non, non il ne dirait pas brillant, même si il le pensait, parce qu'un tel niveau de troll méritait une médaille) pour faire un truc pareil ?!
Trop concentré à jouer les détectives, il ne remarqua pas une ombre qui passa rapidement devant sa fenêtre et qui s'envola dans le ciel étoilé de Paris…
Antoine éclata de rire et but une gorgée de vin, en regardant sa famille. Il avait enfin quitté le stress de la capitale pour passer les fêtes chez un de ses oncles, ce qui lui permettait au passage de revoir des gens qui lui étaient chers et dont il avait moins de nouvelles. Sa plus grande fierté a été de voir son cousin de quatorze ans, qu'il n'avait pas vu depuis des mois, lui déclarer en criant que « What the Cut c'est putain de génial ! », sous le regard amusé des autres.
Il était maintenant tard, et la plupart des enfants étaient partis se coucher, ce qui rendait l'atmosphère un peu plus calme. S'excusant, le jeune homme chevelu alla sur le balcon pour fumer une cigarette (sous le regard exaspéré de sa mère, qui voudrait bien qu'il arrête enfin cette addiction pour le Nouvel An).
Soufflant un mélange de fumée et de buée causée par le froid, il réfléchissait. Si on lui avait dit, il y a deux ans, que son émission marcherait autant, il ne l'aurait tout simplement pas cru. Et pourtant c'était vrai, à son plus grand bonheur. Sa vie avait tellement changé en si peu de temps…
"- Tu m'as l'air bien pensif !"
Antoine se retourna et croisa le regard de sa tante, à qui il sourit en retour. La femme s'accouda au balcon et alluma elle aussi une cigarette, attendant que son neveu lui réponde.
"- Je repensais à la réaction de Mathis quand il m'a vu tout à l'heure", finit-il par dire avec un sourire.
"- Ah ça oui, c'était assez drôle !" rit-elle en retour. "Si tu l'avais vu avant que tu n'arrives, il sautait partout comme un hystérique !"
Elle fuma son bâton de tabac et précisa :
"- J'ai aussi regardé ton émission, c'est vraiment bien."
Il allait la remercier, quand elle ajouta avec un sourire malicieux :
"- Mais j'préfère quand même Salut Les Geeks."
Antoine la regarda et avec un air faussement outré et répondit d'une voix triste :
"- Tu pourrais me soutenir quand même ! Surtout que le présentateur me maltraite, tu n'as aucune idée de ce que…
- Oh si j'ai bien une idée, d'ailleurs c'est souvent toi le dominant quand même dans cette histoire ! Enfin, sauf quand c'est le Patron qui prend le contrôle…"
Antoine faillit s'étouffer avec sa cigarette en entendant la réponse de sa tante, qui n'était pas peu fière. Il avait bien compris ? Déjà que sa vie sexuelle était fantasmée sur Internet, sa famille n'allait pas s'y mettre elle aussi !
"- Tu lis des fanfictions toi maintenant ?" fut la seule chose qu'il put finalement répondre.
"- Oui, et tes fans sont très douées, et ont beaucoup d'imagination. Tu as de la chance d'avoir des abonnés si gentils (l'auteure approuve totalement cette phrase), malgré tes retards… D'ailleurs, tes parents m'ont raconté que tu étais quand même fait insulté pendant ces quatre mois, ça va mieux maintenant ?" reprit-elle.
"- Beaucoup mieux", sourit-il. "La plupart des gens étaient très heureux de l'épisode 35, ça m'a fait super plaisir. Après c'est sûr que cette vague de haters n'était pas très agréable… Ça m'apprendra, j'aurais moins de retard la prochaine fois", finit-il avec un petit sourire amer.
Sa tante l'observa quelques secondes, fuma un petit peu en regardant le ciel, et dit d'une voix calme.
"- Antoine, je sais bien que tu prônes la liberté d'expression grâce à Internet, mais là, c'était très violent quand même. Tu n'osais même plus donner de nouvelles ! Tu ne penses pas que tu devrais prendre des vacances ? Pour prendre un peu de recul par rapport à tout ça ?"
Le présentateur de WTC fit lui aussi une pause, considérant très sérieusement la question de sa tante. Il écrasa son mégot, se tourna vers elle et sourit :
"- Hors de question. Je n'arrêterai pas pour quelques cons, alors que j'ai des gens raisonnables qui me suivent et qui apprécient mon travail. Donc les rageux pourront s'énerver s'ils le veulent, je commence à être roder. Et puis", ajouta-t-il," il est hors de question que je laisse Mathieu Sommet avoir plus d'abonnés que moi !"
Sur ses sages paroles, il laissa sa tante terminer sa cigarette et alla dans sa chambre poser sa veste. Mais, quand il entra, il trouva un paquet cadeau posé sur son lit, sans aucune indication qu'une petite carde accrochée qui disait « Voilà un cadeau utile pour toi, en te souhaitant un joyeux Noël ! ».
Il s'apprêtait à appeler sa famille pour demander des explications (il n'était plus un gosse, pas la peine de lui donner ses cadeaux en avance…), mais quelque chose l'en dissuada. La curiosité, l'envie, l'incompréhension, l'effet dramatique, il ne saurait dire. Toujours est-il qu'il s'installa sur le matelas et commença à déballer lentement le mystérieux présent.
Il ne fut pas déçu.
Il se retrouva face à un calendrier, ceux qu'on commande sur Internet pour pouvoir y insérer nos photos de vacances pas toujours très réussies. A l'exception près que ce calendrier ne contenait aucune photo compromettante d'Antoine en maillot de bain (non vous ne voulez pas voir ça), mais des photos des plus célèbres stars passées dans What The Cut. De la parfaite troll face réelle aux émeus, en passant par les quenouilles et la Sainte Pelle, tout y était. Avec, en petit bonus, des notifications sur les jours importants. Point ici d'anniversaires ou de fêtes, mais de gentils petits rappels tous les quinze jours, les samedis, qui disaient « Nouveau SLG, et toi, t'en es où ? »
Un cadeau empoisonné. Antoine savait que sa famille avait un humour plus que douteux (ça restait sa famille), mais là, c'était digne d'Internet.
"- Mathieu…" marmonna-t-il en contemplant le chef d'œuvre. "Il va me le payer !"
Le présentateur ne se doutait pas le moins du monde que son Père Noël anonyme n'était pas le petit schizophrène resté sur Paris, et plutôt l'ombre (les ombres ?) qui remontait le conduit de la cheminée et qui reprit son vol dans la nuit froide…
"- Alors, ils sont bons les retours ?"
Chachou, David et Jérémy observaient Links, qui lui lisait attentivement les commentaires sur sa dernière vidéo. Les quatre bretons fêtaient Noël dans la famille des trois frères, mais ils s'étaient éclipsés quelques secondes pour regarder si le Point Culture, posté quelques jours plus tôt, avait été bien accueilli.
"- Globalement ouais", répondit le créateur de l'émission en faisant défiler la page. "Quelques rageux qui voulaient un nouveau numéro sur les Pokémons…
- Il commence à m'énerver ceux-là…" commenta le plus jeune de la fratrie.
"- … Ou qui estiment que j'suis pas un prof", continuait son frère sans s'interrompre. "Mais sinon, les gens sont assez contents.
- C'est mérité, c'est de loin ton meilleur Point Culture !" sourit l'ainé.
"- Ouais, mais bon… C'est pas le meilleur accueil que j'ai jamais eu quoi… Pourtant il est bien !" marmonna Links.
"- T'es jamais content aussi !" rétorqua la seule fille en levant les yeux au ciel. "Bon, tes parents nous attendent, ne traînes pas trop."
Ils sortirent tous les trois, tandis que le vidéaste observait plus attentivement les réactions face à sa dernière création. L'actrice de Lilith avait raison : il était rarement satisfait, et le commentaire négatif le marquera plus que les dix très positifs. Mais bon, ça faisait longtemps qu'il avait renoncé à…
Il releva brusquement la tête. Un fond sonore était apparu et avait brisé le silence qui s'était installé dans la pièce depuis le départ de ses acolytes. Ça ressemblait à… De la guitare ?
Il regarda dans ses onglets, mais aucun n'indiquait la production d'une quelconque musique. Le plus étrange, c'est que cette musique lui rappelait quelque chose…
Le solo de guitare ralentit progressivement, un accord fut alors joué.
"- Je suis sûr que je connais…" s'énerva-t-il.
L'accord se transforma en son plus électronique, et ce fut à ce moment-là que Links eut une révélation.
"- Putain non…
- Bella ! Bella ! Bella ! Bella ! Oh oh oh… Bella !"
Le bureau de ses parents, celui où il avait tant joué, monté, tourné , écrit, lui faisait écouter Bella de Maître Gims. Son enfance était en train de se faire douloureusement défoncer le cul.
Il se leva brusquement, bien décidé à trouver d'où venait ce son et à le faire taire. Il était hors de question que cette… Musique (il aurait bien dit cette chose, mais il n'avait vraiment pas la tête à se compliquer la tâche) résonne encore chez lui !
Le problème, c'était que le volume ne permettait pas de localiser correctement l'origine du son, mais que, maintenant qu'il l'avait repéré, il serait impossible de ne plus y faire attention.
Links se planta au milieu de la pièce, alors que le refrain reprenait (à son plus grand plaisir, vous vous en doutez bien). Il retourna les étagères, les meubles, les coussins, il vira son chien qui s'était installé dans un panier, mais impossible d'arrêter la chanson, qui continuait inlassablement.
« C'était un phénomène, qui aimantait nos rêves… »
"- TA GUEULE !" beugla le présentateur de « Non mais t'as vu c'que t'écoutes ».
Il s'arrêta quelques secondes. Inconsciemment, il avait levé la tête pour crier sa colère. Un stupide réflexe ?
Il recommença le geste, et remarqua alors les deux petites enceintes accrochées au plafond, dont les fils sortaient de la pièce. La personne qui lui avait fait cette blague de merde s'était appliqué.
Sans se poser plus de questions, il sortit du bureau pour suivre les fils qui menaient dans la pièce d'à côté qui, comme par hasard, était sa propre chambre. Il entra et trouva son vieux poste, auquel les enceintes étaient reliées. Il allait tout débrancher, quand il remarqua que ce n'était pas le mode « radio » qui était enclenché, comme il le pensait jusqu'alors, mais le mode « disque ». Ça, ce n'était pas une bonne nouvelle.
"- C'est une blague ?"
Il fit « pause » et éjecta le CD, ce qui confirma ces craintes. Il s'agissait bien de l'album de Maître Gims. En version deluxe.
Il lui suffit de tourner la tête vers sa table de chevet pour voir la boîte du disque, qu'il saisit, avant d'étouffer un juron. Elle était dédicacée. Il était écrit en noir dessus, d'une écriture assez lisible :
« Pour mon plus grand fan, Alexis. Merci de ton soutien mec »
La signature du chanteur complétait le tout, ce qui prouvait bien l'authenticité de l'autographe.
Links était sur le point de pleurer de dépit, quand il retourna la boîte, sentant un post-it collé au dos. Ce qu'il y lu suffit à l'achever.
« Pour te remercier de tout ton travail, voici de quoi occuper tes soirées. Joyeux Noël ! »
Très bien. Il n'avait aucune idée de qui avait fait ça, mais apparemment, cette personne avait bien compris comment l'énerver.
Il se retourna alors vers la porte. Il avait cru entendre ricaner… Il soupira. Cette chanson avait tellement abimée ses oreilles qu'il avait déjà des acouphènes.
Le Fossoyeur remplissait sa valise en sifflotant, d'excellente humeur. Il allait passer sa semaine de Noël à Paris, chez Durendal, c'est cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus revu son cher petit critique à lunettes… Rien qu'à l'idée de retrouver son ami, l'homme barbu se remit à sa tâche avec un peu plus d'entrain.
Une heure s'écoula sans qu'il ne s'en rende compte, puis il finit par se relever pour s'éponger le front en contemplant ses affaires parfaitement emballées. Sa collection de DVD, des habits de rechange, les vitamines de Pupu…
"- Attends quoi ?"
Réalisant soudain que l'essentiel lui manquait, il commença à retourner tout l'appartement, du frigo jusqu'à la cave en passant par les coins poussiéreux et le dessus des meubles, il n'oublia aucun lieu de son modeste logis.
Mais Pupuce, sa tendre pelle, demeurait introuvable.
"- A la vôtre mes chers amis !"
Accoudés à la meilleure table du célèbre bar « Le Choix de Buscarron », les amis de Noël fêtaient leurs soirées.
"- N'empêche qu'ils sont bien cons, à aucun moment il ne se sont doutés de quelque chose !" riait Richard.
"- Cherche pas, le mien plane tellement pendant cette période de l'année qu'il n'a même pas pas remarqué que ça faisait trois jours que j'étais parti !" rétorqua Wifi en buvant une gorgée de sa chope. "Au fait, merci du coup de main Pupuce, on aurait jamais réussi à faire toutes les adresses sans toi !
- C'est rien, j'vous devais bien ça !" répondit la pelle, sans fausse modestie.
"- Quand je repense à la tête de cet idiot de Links quand il cherchait partout d'où venait la musique !" repensa Plectrum en partant dans une crise de fou rire.
Ils rirent pendant de longues minutes encore, avant de trinquer joyeusement à Noël et, malgré tout, à leurs vidéastes un peu stupides.
FIN
