Hello les gens !

Vous ne rêvez pas, c'est bien le troisième chapitre de Beautiful Revenge après presque 8 mois d'attente xD *cours se cacher*

Il n'y a pas longtemps j'ai perdu un proche, je ne devais pas poster avant encore un moment. Donc, désolée de ne pas avoir respecté le délais que j'avais donnée dans l'ancienne note. J'en suis navrée, je poste vraiment pour vous faire plaisir et aussi pour moi, malgré tout.

Je vais pas faire un roman, j'ai déjà expliqué sur l'ancien compte le pourquoi. J'espère sincèrement que ce chapitre vous plaira malgré que je ne l'ai écrit seule. Un grand merci à Popolove de m'avoir conseillé. Les scènes de chapitre ont été créées avec elle.

J'ai mis une autre note sur l'ancien compte pour prévenir les personnes n'auraient pas changer l'Alert.

Sinon pour Mourir par Amour, je compte poster dès que le chapitre sera là. Enfin voilà.

Un énorme merci à mon amour d'Axelle d'avoir corrigée ce chapitre, sans elle il ne serait toujours pas là.

Une pensée à ma famille d'amour, ma maman, ma tata, ma femme d'amour...

Bref, je vous souhaite vraiment une bonne lecture et j'espère que l'attente que vous avez eu, valez la chandelle. Ne m'en voulez pas, je ne suis pas avec des doigts en or, ni la meilleure.

Je vous conseille vivement de l'écouter avec la musique mise. J'écris cela avec, en y mettant mes sentiments envers ces musiques sublime que j'ai connu via une formidable Moonlight !

On se retrouve en bas !

Bonne lecture !

Enjoy.


Chapitre 3 :Beautiful Date

.:. "Dave Gahan - Kingdom".:.

« C'est pas possible… »Marmonna Jasper en faisant les cents pas dans l'appartement.

« Tu veux bien arrêter de ruminer et m'aider à mettre le corps dans un sac plastique ? »Demandais-je, énervé, en tirant fortement le cadavre vers la cuisine.

« Tu rigoles là j'espère ? »S'écria-t'il. « Je rêve Edward ! J'en ai ras le cul ! Je pensais qu'ici, il n'y aurait plus de crétin qui voudraient te buter et c'est pas le cas. Le pire dans tout ça, c'est qu'il vient chez moi ! Il n'aurait pas pu essayer dans le parking ? Merde ! »S'exclama-t'il en passant sa main dans ses cheveux, avant de me regarder droit dans les yeux.

Je lâchai les jambes du mort qui tombaient dans un bruit sourd. Je me pinçais l'arrête du nez en soupirant.

« Tu m'agaces Jasper là. Ferme là et aide moi, veux-tu, on ne va pas garder un cadavre dans ton si beau appartement ! »Fis-je, contrarié contre son attitude puérile.

« Tu n'es pas un tueur Edward ! Arrête de tuer, bon sang ! » Cria-t'il.

« Tu aurais voulu que je fasse quoi ?Il a voulu te tuer et me tuer pendant que tu criais comme une nana ! »Répliquai-je en fronçant les sourcils.

« Quel bordel. » Murmura-t'il en observant le mec mort.

Il eut une mine dégoûtée, je roulais des yeux .Il s'approcha du cadavre, le prit par les mains et le souleva avec moi .J'attrapai un grand sac poubelle et le dépliai.

« Tu crois vraiment que ce mec va rentrer dedans ? »Se moqua Jasper.

« Tu as une meilleure idée ?On le met en boule, ça devrait le faire. »Rétorquai-je en rentrant les jambes du mec dans le sac.

Il soupira doucement. Il s'agenouilla à côté du défunt et le roula en boule, le poussant dans le sac poubelle que je tenais. Je fermais le sac. Je pris un second sac et le rentrais dans l'autre sens. Je tirai sur les ficelles et pour finir, fis un nœud bien serré. Je me levais et me nettoyais les mains, en même temps que Jasper passait la serpillère sur le sang.

« Bon, on fait quoi maintenant ? On jette le cadavre par la fenêtre ? » Proposa-t'il en regardant le sac poubelle remplit.

« Tu en as d'autres des idées aussi stupides ? » M'horrifiai-je. »Crétin ! »L'insultai-je en soulevant le sac.

Il râla dans sa barbe en même temps qu'il attrapait les clés de la voiture. Il m'ouvrit la porte de l'appartement, on vérifiait que personne n'était dans le couloir, avant de prendre l'ascenseur.

« Tu veux arrêter de râler comme ça, Jasper. »Soupirai-je en serrant le volant entre mes doigts.

« Non, je ne peux pas idiot ! Imagines qu'on se fasse contrôler et qu'on trouve ce mort dans le coffre ? Je suis avocat merde ! » Paniqua-t'il en faisant des gestes.

« Pourquoi voudrais-tu qu'on nous contrôle, hein ? »Le questionnai-je sarcastiquement en tournant dans une rue.

« A cause de la vitesse à laquelle tu roules ! » S'exclama-t'il

Je levais les yeux au ciel.

« Arrête de faire une tête de suspect et ferme là. On n'aura pas de problèmes comme ça. »Ironisai-je en appuyant sur l'accélérateur.

Il me lança un regard noir avant de tourner la tête vers la fenêtre. Son téléphone sonna, il décrocha.

Je comprenais Jasper, même si sa réaction était puérile. Je n'avais pas prévu qu'un connard viendrait pour essayer de me buter, encore plus dans ce nouvel appartement. Je n'étais pas un tueur, je ne voulais pas l'être, mais fallait bien me défendre. Et puis ce fils de pute a tellement peur de m'affronter en personne qu'il envoie ses toutous se faire flinguer à sa place.

« Edward ! » Je tournais la tête vers Jasper, ses yeux étaient écarquillés. « Mes pizzas ! » Rappela-t-il.

J'éclatai de rire amèrement, en me garant à côté du cimetière.

« Tu crois pas que nous avons un problème plus urgent que de la bouffe ? » Raillai-je en ouvrant le coffre.

« Excuse-moi, mais moi, j'y tiens à mes pizzas, j'espère juste qu'il les a déposé sur le seuil de la porte. » Dit-il en attrapant deux pelles. Je levais les yeux au ciel.

« Imbécile, il va pas laisser des pizzas sans avoir eu son argent. » Ricanai-je en prenant le corps sur mes épaules.

« On ne sait jamais, l'espoir fait vivre. » Fit-il.

« L'espoir fait mourir aussi. Y'en a qui sont mort en espérant. »

« Merci Edward de cette réplique très sympathique. Vraiment, y'a pas plus glauque que toi. Maintenant bouges toi, j'aimerais rentrer et commander d'autres pizza, une nouvelle fois. » Causa-t-il en avançant vers un terrain vide.

« Il pèse une tonne ce connard. » Marmonnai-je dans ma barbe en le laissant tomber sur le sol.

J'enlevais ma veste, et la posai plus loin. Jasper me donna une pelle, je la plantai dans le sol et commencer à creuser…

La sueur coulait le long de mon dos, et de mon torse. Je m'essuyais le front du revers de la main. Je soufflais fortement et relevai la tête vers Jasper, qui me regardait perché tranquillement sur sa pelle.

« Sais-tu comment s'appelle un enfant éléphant ? » Demanda-t-il.

Je grognais fortement, depuis une demi-heure c'était comme ça. Il me posait des questions des plus débiles, en étant posément appuyer sur sa pelle, sans se fouler le doigt. Il m'observait creuser sans rien faire. Juste m'emmerder avec ses questions débiles pour des enfants de trois ans.

« Tu m'emmerdes Jasper. » Râlai-je en jetant de la terre à côté.

« Faudrait peut-être que tu te dépêches, j'ai pas envie de me faire chopper. » Ajouta-t-il en regardant sa montre.

Je posais fortement la pelle dans la terre et relevais la tête vers lui.

« Tu te fous de ma gueule ? Peut-être que si tu te daignais à m'aider, on irait plus vite, abrutis. » Sifflai-je en serrant les dents.

Il soupira longuement, avant de sauter dans le petit trou que j'avais creusé.

« Fais gaffe à pas me mettre de la terre sur mes habits. »

Je levais les yeux au ciel et repris ma pelle.

Je claquai la porte en rentrant dans l'appartement, jetant mes clés sur le meuble d'entrée. Jasper se jeta aussitôt sur le téléphone pour recommander des pizzas, il s'excusait piteusement en disant qu'il avait eu une urgence à son cabinet, étant donné qu'il était avocat

. Je m'appuyais sur la table de cuisine, prenant note de l'adresse de la bibliothèque pour demain. J'avais toujours cette envie de tuer Jasper, d'avoir osé me trouver un boulot sans mon accord, surtout dans une bibliothèque, j'allais m'emmerder à mourir.

J'entendis Jasper raccrocher. Sentant un regard persistant dans mon dos, je me retournais vers celui-ci qui soutenait mon regard.

« Quoi ? » Lâchai-je en me relevant.

« Il faudrait vraiment que tu cesses ton idée. » Dit-il en se frottant le menton.

« Plait-il ? »

« Je suis vraiment sérieux Edward, tu arrêtes ça et nous n'aurions plus de cadavre sur les bras. » Examina-t-il en arquant un sourcil.

« C'est mon problème, j'te rappel. » Sifflai-je le regard noir.

« Non ce n'est pas que ton soucis, merde ! » S'écria-t-il fortement en frappant du poing sur le plan de travail.

« C'est quoi ton problème, bordel ? » M'enquis-je en fronçant les sourcils.

« Toute cette merde, m'enfin ! » S'exclama-t-il. « Tu n'es pas un meurtrier, combien de fois vais-je devoir le répéter ! Espèce d'imbécile ! Tu veux vouloir venger ta fille et tu fais tout le contraire. Tu fais des choses que Carlie n'aurait jamais cautionnées et surtout, tu veux te venger sur la mauvaise personne ! Prends-en toi à lui ! » Tempéra-t-il en fermant les yeux avant de les ré-ouvrir essayant de calmer sa colère.

Je serrais fortement les poings, en même temps que la fureur s'empreignait de mon corps. Je me pinçais fortement les lèvres.

« Va te faire foutre, Jasper. » Crachai-je en partant rapidement dans ma chambre. Je claquai fortement la porte.

Je m'assis sur le bord du lit et me prit la tête entre mes mains. Mes mains glissèrent dans mes cheveux, je fermais doucement les yeux en même temps que les souvenirs me submergeaient…

« Et avec le sourire. »

Je t'en foutrai des sourires, ma parole. Je grinçai des dents en observant la face du bâtiment de la bibliothèque. En plus de m'avoir trouvé un boulot sans mon accord, il fallait que ce soit un métier de nana.

« Je te préviens mon pote, si tu essaies d'aller démissionner ou te faire virer, je te jure que je te castre jusqu'à la fin de tes jours, c'est clair ? »

Mes poings se contractèrent. Bien sûr que c'était clair, comme de l'eau roche. Je ne peux rien faire, sans dire un mot. Laisser ma vie se faire commander sans rien dire ? Un peu plus, un peu moins… J'avais eu toute une journée et nuit pour m'y préparer, et putain j'avais l'impression qu'on me mettait sur le fait accompli. J'avais qu'une putain d'envie, de massacré Jasper pour sa grande bouche et son ôtasse de merde.

En plus de cela, j'avais rendez-vous avec la gamine… Tout cela dans la même journée. De quoi vouloir ma mort… Je le tuerai entrant à coup sûr. Je lâchai un soupir, avant de prendre une dernière bouffée de ma cigarette et de la jeter parterre. Je l'écrasai avec mon pied et avançai vers les portes de la bibliothèque.

La chaleur et l'odeur vieille des livres m'enveloppèrent, me ramenant des souvenirs, qui fusèrent aussitôt dans mon esprit dérangé. Je secouai la tête et avançai vers un bureau. J'observai la moquette qui défilait sous mes pieds, grise, monotone. Comme cette bibliothèque de merde.

Les bords du bureau noir et blanc se pointaient. Je m'arrêtai et relevai le visage avec un sourire en coin, devant la réceptionniste. Elle posa son regard sur moi, avant de rouler des yeux. Elle m'observa la bouche entrouverte, ses mains lâchèrent les livres qu'elle tenait dans celles-ci. L'amusement me prit soudainement, je pinçai les lèvres m'empêchant de rire. Elle battit des cils, tout en constituant un sourire sur ses lèvres, rouges. Très rouges.

« Bonjour, monsieur. » Fit-elle en passant sa langue sur sa lèvre inférieure. Je relevai les sourcils ,amusé.

« Bonjour, je heum… Je dois bosser ici, ma première journée. » Fis-je d'une voix suave en penchant légèrement la tête sur le coté. « Cullen, Edward Cullen. » Rajoutai-je.

Elle hocha simplement la tête, complètement paumé. Incapable de m'adresser la parole, trop coincé dans sa gorge par ses bavements ridicules, elle se leva rapidement de son fauteuil et marcha très vite le long de la pièce. Ses talons claquèrent dans toute la salle. Je soufflai, et posai mes mains sur le bureau. Je fermai les yeux quelques secondes essayant de me former un visage… normal, disons.

Elle revint bien vite, accompagnée, d'une autre femme, avec qui elle parlait. Celle-ci semblait plus âgée et habillée plus correctement. Elle posa ses prunelles bleues, sur moi. Elle sembla pendant quelques secondes déconcertée, avant de secouer la tête.

« Bonjour, monsieur Cullen, ravie de vous rencontrer. J'ai tellement entendu parler de vous, par maître Withlock. » Salua-t-elle en me tendant sa main.

« Moi de même. » Fis-je en lui serrant sa main. « J'espère que c'est en bien. » Plaisantai-je en lâchant sa main.

« Oh oui, ne vous inquiétez pas. » Sourit-elle. J'hochai doucement la tête. « Appelez-moi Heidi. Et voici Jessica. » Annonça-t-elle. « Je vais vous présenter les lieux. »Déclara-t-elle en tapant dans ses mains et en les frottant ensemble.

Elle avança à travers l'immense pièce, en me présentant les choses. Elle semblait déconcertée et semblait peu sûr d'elle, mais savait aligner trois mots correctement, au moins. Pas comme d'autres. C'était tellement lassant qu'à force je n'écoutais que d'une oreille et me concentrais, sur quoi j'allais bien pouvoir parler avec… Isabella. Peut-être allait-elle encore me raconter ses phobies ? Me montrer à quel point elle peut être inintéressante ? Naïve ? Sûrement… Je m'en réjouis d'avance. Je soupirai intérieurement.

« Et là, le rayonnage des grands auteurs et anciens. Jean Moulin, Lafontaine… » Cita-t-elle en fixant mes prunelles.

« Bien. » Répondis-je d'une voix douce. Elle se mordit discrètement la lèvre supérieure, avant de tourner les talons, je suivis le pas. Elle nous emmena dans une pièce avec une table, des chaises autour, un plan travail, avec une machine à café, un évier, un placard en haut, un frigo et micro-onde à côté.

« La salle de repos et de pose. Le frigo pour mettre la nourriture que vous apportez quand vous mangez ici le midi, la machine à expresso pour bien vous réveiller le matin, micro-onde pour réchauffer vos plats et le placard en haut, des assistes, couverts et autres pour manger. » Fit-elle en ouvrant le frigo et le fermant. Me prenait-elle vraiment pour un imbécile ou elle veut juste faire la causette ?

« J'enregistre. » Répondis-je.

« Parfait dans ce cas, je vais vous montrer ce que vous allez faire pour ce matin. »

« Euh, ouais. » Souris-je faussement.

« Ne revenez pas pendant un moment les après midi, je préfère vous habituez petit à petit. » Dit-elle sous mes froncements de sourcil. « Votre ami m'a dit. » Murmura-t-elle en se rapprochant de moi. J'ouvrais la bouche et la refermais. Aucun mot ne sortait. Il avait dit quoi ?

« Vous savez que vous avez dû mal avec cette ville, le mal de cette ville. » Continua-t-elle doucement. Un sentiment de soulagement me submergea.

« Han. » Soupirai-je de soulagement. « Je vois, eh bien je suis désolé qu'il vous ait dérangé avec cela. » M'excusai-je piteusement alors que je riais aux éclats intérieurement. Aussi naïve que la môme.

« Vous billez pas, ce n'est rien. » Gloussa-t-elle.

Le reste de la matinée, était assez… distrayant. J'avais oublié a quel point j'avais aimé les livres. Lire. J'avais oublié que je pouvais aimer des choses et ressentir des sentiments à travers des lignes. C'était tellement bizarre, que j'en avais la chair de poule et pourtant tout en rageant certain livre, je lisais, la tête profondément plongé dans ces lignes anciennes.

Écrit par de un très grand auteur, au talent de la plume déconcertant. Toute mes pensées n'était que tourbillon pendant les demies secondes auquel je tournai la page pour lire les autres lignes, avant de me replonger dans un autre univers, autre que le mien, autre que la souffrance noire, la douleur rouge, et la peine rosé, comme le cœur. En dehors du sang et de la soif de vengeance.

Les pages désuets à l'odeur antique, glissaient entre mes doigts. Je ne relevai la tête que pour ranger ces fichues bouquins qui m'empêchaient d'être tranquille. Tu es là pour bosser surtout… Putain, mais qu'elle se la boucle Jasper numéro deux. Je fermai brusquement le livre dans un bruit sourd. Passai mes mains dans mes cheveux et les tirèrent légèrement. Elles glissèrent puis tombèrent contre mon corps, comme de la viande.

Je soufflai fortement, avant de marcher vers la sortir. Je passai devant Jessica qui m'observait d'un regard aguicheur. Je pris ma veste en cuir qui était posée sur le coté du bureau.

« Je vais fumer. » Annonçai-je sèchement en sortant de la bibliothèque.

J'enfilai ma veste par-dessus mon t-shirt blanc. Ma main se faufila dans ma poche et attrapa mon paquet de clopes. Je pris mon briquet dans la poche arrière de mon jean noir. J'allumai ma clope et recrachai ma fumée vers le ciel. Le soleil s'était pointé. Le ciel était bleu et le soleil rayonnait de mille feux.

Autrefois j'aurais aimé le soleil. C'était un temps parfait pour faire de belles photos. Les rayons du soleil, qui se reflètent sur les visages, c'est juste magnifique en photographie. Chaque matin généralement, quand il faisait beau, Carlie venait me réveiller en criant qu'il faisait beau, que je pourrais faire de magnifiques photos et lui montrer, elle criait cela en courant dans toute la pièce, et ouvrait les volés, son doudou dans une de ses mains.

Encore en pyjama, les cheveux tout débraillés, et son magnifique sourire, qui vous donne la bonne humeur malgré le fait d'être réveillé par des hurlements aigües. Et puis elle sautait sur moi et se blotissait contre mon torse, le pouce à la bouche, son doudou collé à son nez. Elle s'amusait à compter mes battements de cœur. Sa respiration enfantine et sa voix me berçait. Les rayons de soleil nous réchauffant, reflétant sur nous, comme l'amour que je lui portais.

C'était les plus beaux réveils qu'on pouvait avoir. Mais maintenant elle n'était plus là, mon soleil avait disparu avec elle. Le soleil m'étouffe de souffrance. Je pris une longue latte et baissais la tête vers le trottoir. Les minutes s'écoulèrent vite, a contre cœur, je rentrais dans la bibliothèque et repris le boulot que j'avais à faire…

Elle marcha maladroitement, ses yeux rivés vers ses pieds, elle observa chaque pas qu'elle faisait. Ses lunettes de soleil sur le nez. Elle releva la tête, son regard croisa le mien. Aussitôt un sourire s'étira le long de ses lèvres rosées. Je remontais les manches de ma chemise jusqu'à mes coudes, tout en l'observant. Elle portait un slim qui mettait ses jambes en valeur, un sweet-shirt noir, accompagné d'une fine chemise blanche assez longue et ouverte. Elle arriva près de moi.

« Bonjour, Bella. » Saluai-je d'une voix suave.

Des rougissements apparaissaient sur ses joues, je roulais des yeux intérieurement.

« Edward. » Sourit-elle. « Vous allez bien ? » Poursuit-elle en se frottant nerveusement les mains.

« Vous ne pensez pas que nous pourrions nous tutoyer ? » Fis-je doucement. Elle se mordit la lèvre inférieure en hochant la tête. « Je vais bien et toi ? »

« Bien, merci. Alors, tu t'y fais avec cette chaleur ? » Questionna-t-elle en passant ses doigts dans ses cheveux.

« Eh bien, j'avoue avoir troqué ma veste contre des lunettes de soleil. » Plaisantai-je.

Elle riait doucement. Mon téléphone sonna, je regardais le numéro. Jasper. Je soupirai et appuyai sur filtrer l'appel.

« Allons prendre un café. » Proposai-je en mettant mon Iphone dans ma poche. Elle hocha la tête en souriant.

On avança jusqu'au Starbucks non loin, on commanda deux cafés, tout en me racontant ses études d'histoire. Elle était passionnée par l'histoire, elle travaillait même dans un musée.

« C'est un euphémisme voyons, ce film sur Henri IV n'est qu'une piètre mise en scène sur sa véritable histoire. » S'exclama-t-elle.

« Heum, heum… » Marmonnai-je en suivant discrètement se qu'elle disait.

« Vraiment Edward, tes connaissance sur l'histoire sont vraiment à revoir. » Clama-t-elle en buvant une gorgée de café au lait.

J'explosai franchement de rire, elle me regardait à travers ses lunettes de ses grands yeux chocolatés étonnés avant de se joindre à mon rire.

« Vraiment Bella, ce n'est pas ma tasse de thé. Je connais le minimum et ça me va. » Répondis-je en passant ma main dans mes cheveux.

« Et toi ? Qu'as-tu comme étude ? » Interrogea-t-elle en relevant son regard vers moi.

Je fronçais les sourcils. Sa question me dérouta sincèrement. Mes études faisaient parties de mon passé… Un pincement au cœur me fit mal. La photographie, la merveilleuse photographie avec ses magnifiques reflets de lumière, de lueur et de couleur, mettant en valeur la personne qui pose dessus. Comme… ma petite Carlie.

« Rien de spécial tu sais, j'ai arrêté les cours rapidement et j'ai des jobs par ci et par là. » Répondis-je. « Et me voilà à bosser dans une bibliothèque. » Ironisai-je.

« La municipale de Phoenix ? »

« Ouais. » Soufflai-je en apportant mon gobelet à mes lèvres.

On marcha jusqu'à un immense parc. Une fontaine trônait au milieu, avec des milliers de pigeons. Une aire de jeux pour enfante à quelques mètres. Des parents, des couples, des étudiants, se baladaient ici. D'autres poursuivaient leurs enfants qui partaient en courant suivant les pigeons. Je souriais sombrement. Carlie me faisait toujours ça. J'étais toujours obligé de ramener beaucoup de pain, elle tenait à nourrir tous les oiseaux qui pointeront leur nez.

Bien sûr, ça se comptait en centaine. Elle avait le cœur sur la main, laisser des animaux sans nourrir c'était pour elle, injuste. Nous avions beau lui expliquer que la nature était faite ainsi, il y a des animaux de rue et d'autres domestiques. Mais tête de mule come elle était, elle pensait du comme fer, que nous avions tort et qu'un jour elle pourra prendre soin de tous les êtres vivant.

« C'était comment Boston ? » Consulta-t-elle.

« Tu n'y es jamais allée ? » Retournai-je la question.

Elle fronça les sourcils, elle sembla réfléchir.

« Je ne suis jamais partie de Phoenix. » Répondit-elle. « Ah si ! » S'écria-t-elle comme une enfant heureuse, j'eus un mouvement de recul. « Quand j'avais dix ans, avec l'école nous sommes allés en voyage scolaire, en France. Quelques jours, à Paris. C'est très joli. » Expliqua-t-elle en s'asseyant sur un banc.

Je suivais le pas, m'asseyant à ses côtés. Nos bras se touchèrent presque, je reculais légèrement.

« J'ai toujours trouvé les Français gracieux. Ils ont une classe, que personne n'ont. Avec leur langue, on dirait qu'ils chantent quand ils parlent. » Développa-t-elle.

« Plait-il ? »

Elle resserra fermement son café entre ses mains.

« Bon d'accord, j'avoue avoir du mal avec leur nourriture avec des escargots. » Avoua-t-elle en riant légèrement. Un mince sourire s'étira sur mes lèvres. « Alors Boston ? » Continua-t-elle.

Une boule se forma dans ma gorge.

« C'est… c'est une ville parmi plein d'autre, elle n'a rien de très spécial, tu sais. » Rétorquai-je la gorge sèche.

Je bus quelques gorgées de mon café froid, avant de me lever et de le jeter.

« Je suppose, oui. » Murmura Bella en jetant à son tour, son gobelet. « C'est bête mais j'ai toujours trouvé que la couleur verte était la plus belle, elle porte bonheur et puis sur certaine personne, c'est magnifique. » Dit-elle en m'observant.

Je haussais les sourcils surpris qu'elle parle de ça, subitement.

« Enfin je dis ça, parce que l'herbe est verte… et… donc ça m'est venu en tête. » Bafouilla-t-elle légèrement devant mon expression en haussant les épaules.

« Je vois. » Fis-je mettant une de mes mains dans ma poche arrière.

« Et toi ? La couleur que tu aimes ? »

« Le bleu. » Répondis-je. Comme les yeux de mon bébé. « Comme l'océan. »

« C'est magnifique, surtout la nuit, pendant un couché de soleil. Les fins rayons de soleil reflétant sur l'eau bleu clair. » Ajouta-t-elle.

« C'est une façon de voir la chose, oui. » Dis-je en penchant légèrement ma tête sur le côté.

« Parle moi de toi. » Demanda-t-elle en se mordant la lèvre. Ses joues prirent un teint rouge tomate. Elle baissa la tête, honteuse de ses rougissements aussi flagrants. Un sourire en coin s'étira sur mes lèvres. C'était tellement mignon et à la fois ridicule.

« Il n'y a pas grand-chose à dire sur moi. » Tentai-je de raccourcir la conversation.

« Oh allez, je suis sûre du contraire, Edward. » Contra-t-elle avec une pointe d'amusement. « Comment es-tu venu au monde ? »

« Ben tu sais. » Commençai-je en me retenant de rire. « Mes parents on fait l'amour et me voilà. » Ricanai-je. Elle renfrogna, croisant les bras sur sa poitrine, elle m'envoyait un regard noir en essayant tant bien que mal de ne pas rire, avant de rigoler à son tour.

« Voyons Edward, tu sais ce que je veux dire. » S'esclaffa-t-elle.

J'hochai la tête avec un mince sourire.

« Eh bien, mes parents se sont connu depuis le lycée. Ils sont mariés maintenant depuis presque 30 ans. Ils n'ont eu que moi comme enfant. » Débutai-je. « Comme tu le sais, mon père est médecin. »

Elle palit, je ne pus m'empêcher de pouffer intérieurement en levant les yeux au ciel. « Et ma mère était décoratrice d'intérieure. » Terminai-je.

« Etait ? » Questionna-t-elle en fronçant les sourcils.

« Heum, ouais. » Fis-je en me passant la main dans mes cheveux. « Elle a arrêté de travailler, depuis quelque temps. »

Elle hocha simplement la tête. Son regard croisa le mien. Un énorme sourire dévoilant ses dents s'étendit sur ses lèvres pulpeuses. Elle avait un air enfantin. Elle se pencha en avant, attrapant ses ballerines dans ses doigts et les retira. Elle marcha pied nu dans l'herbe du parc. Elle souffla.

« J'adorai faire ça. Quand j'étais petite, je venais souvent ici et toujours j'enlevais mes chaussures. J'aimai parcourir le parc pied nu, c'était comme se sentir libre. Tu sais, tes pieds touchent le sol, sans aucune protection, c'est comme si tout t'étais parmi. Comme si tu étais un nuage. Courir était l'une des meilleures choses, même si j'ai toujours été maladroite. Enfin, ça, tu en as vécu l'expérience. » Elle gloussa. « Ce parc est le plus connu de Phoenix, il est tellement beau, agréable et grand. On pourrait croire qu'on peut s'y sentir chez soi. Et pourtant, quand il suffisait que j'entre dedans, c'est comme si c'était mon deuxième chez moi. Je suis tellement venue ici petite, pour plein de chose tu sais, quand j'étais heureuse, quand je ne l'étais et tout le reste, que depuis… » Je pouvais voir ses yeux briller à travers ses lunettes.

Ca me fit mal. Très mal. Elle n'était qu'une gosse encore, une fille que devait vivre sa vie et profiter de cela à plein cœur. Elle ne pensait pas une seule seconde que le mal pouvait exister, elle était bien trop naïve sur ça. Elle était tellement pure… comme Carlie.

« Je venais souvent avec mon frère ici. » Elle m'extirpa de mes pensées. Je relevai la tête, attentionnée par ses propos. « Enfin avant, maintenant… il est plutôt occupé. » Ajouta-t-elle. A tuer des personnes innocentes.

« C'est marrant tu sais, j'ai toujours eu peur des araignées, dès que j'en voyais une, je voulais absolument la tuer. Et Paul, était contre. C'est vraiment l'exemple mon frère. Un vrai saint, même. » Elle riait doucement. « Il n'est même pas capable de faire du mal à une mouche. » Je grinçai des dents.

Je sentais la fureur coulait le long de mes fibres. Ce fils de pute, un saint ? Je serrais fortement les poings. Il n'était qu'un connard, une erreur de la nature. Ce monstre m'avait prit ma chair, mon sang et il est carrément un exemple ? Je fermais les yeux essayant de calmer ma rage envers lui. Il n'était qu'un batard sans cœur.

Putain, j'avais envie de lui arracher la tête de faire aussi double jeu devant sa sœur, qui le vénérait comme jamais.

Je soufflais doucement, essayant de me montrer le plus possible impassible. Bella observait les gens dans le parc. Elle souriait à la vue d'une maman, avec son enfant. Je me raclai légèrement la gorge, mal à l'aise de voir cela. Elle se retournait vers moi, les joues rouges. Je souriais finement.

« Je n'ai jamais eu la chance d'avoir un frère ou une sœur. Je suis juste fils unique. » Causai-je en espérant qu'elle m'en dévoile plus sur son connard de frère.

« Oh tu sais, y a bien des moments où j'aurais bien voulu être fille unique hein. Entre un père flic et une mère institutrice crois-moi, ils n'ont pas vraiment le temps de prendre parti pour l'un de leur enfant dès que il y a une dispute, alors j'avoue que par moment j'aurais préférer être seule. M'enfin, malgré tout, c'est mon grand frère. Je ne peux m'imaginer ma vie sans. »

Ses yeux brillaient d'une lueur de fierté et d'amour.

Et pourtant… Elle avait beau être pure, et si naïve. Elle allait mourir par la faute de son frère. Elle le détestera autant que moi, quand elle verra que sa vie sera finie par sa faute. Qu'elle ne pourra jamais finir ses études d'histoire. Une fois assise sur cette chaise, sans aucune issue de secour, sous les yeux de son frère qui est impuissant, elle n'aura que de la haine envers lui, l'amour qu'elle avait pour lui, s'envolera.

Elle rejoindra le ciel avant l'heure venu, comme mon bébé. Elle aura des parents qui l'a pleurerons, comme moi je le fais chaque seconde avec Carlie. Elle n'aurait jamais voulu ça, elle n'était qu'une simple fille après tout, et pourtant. D'ici quelques temps, elle mourra.

« Aria ! » Cria une voix aigue. Je tournai vivement la tête vers la femme qui courait après sa fille.

Celle-ci avait ses petites mains remplit de boue, elle courait de ses fines jambe après les pigeons. Ils s'envolèrent tous d'un coup, créant un énorme tourbillon d'oiseaux qui partait vers le ciel. La petite riait aux éclats, alors que la maman arrivait près d'elle et la serrait contre elle. Elle disait des choses, sa fille la regardait avec amour…

« P'pa, tu crois qu'une mouette sa mord ? » Demanda-t-elle la bouche pleine en mangeant son gâteau au chocolat qui fondait sur ses petits doigt, elle frotta une de ses mains sur sa joue, créant une énorme trace de chocolat. Je souriais.

« Tu peux aller essayer pour voir. » Ironisai-je en lui enlevant la tâche de chocolat avec un mouchoir sur sa joue. Elle fixait le troupeau de mouette et de pigeons qui était autour de la petite marée que la mairie avait déboursé pour ce parc. Quelques poisons rouges y flottaient dedans.

« Cool. » Fit-elle en glissant du banc.

« Nope, Carlie. » Riai-je en l'attrapant par le bras. « Je rigolai, comment crois-tu qu'ils font pour le poison ? » Rétorquai-je doucement.

« Hmm… » Elle frotta sa main sous son menton. Une habitude prit de Jasper. Elle réfléchissait fermement. « Pourtant on ne dirait pas qu'ils ont des dents avec leur bec jaune. »

Elle pointa du doigt une mouette qui renifla le sol. Son bec jaune touchait le sol.

« Et pourtant Carlie. C'est comme ça, tu l'apprendras plus tard, ma chérie. » Répondis-je en prenant ses mains dans les siennes, je frottais dessus toujours avec un papier lui enlevant le chocolat tout collant, le long de ses doigts.

Un long sourire s'étira sur ses lèvres. Elle m'observa.

« Tu es le meilleur papounet du monde ! » S'exclama-t-elle en prenant la bouteille d'eau dans son sac rose bonbon avec dessus une image de princesse.

« Merci, mon amour. » Souriais-je en passant mes doigts dans ses cheveux fins, lisses.

« Tu sais, tout sur tout ! Je veux êzre aussi intellizente que toi. » Affirma-t-elle en buvant son eau.

« Tu le seras bébé, il faut juste laisser le temps au temps. Tu verras, quand je serais vieux, tu rigoleras de moi qui aura perdu toute capacité. » Enonçai-je en prenant Carlie sur mes genoux. Elle pouffa.

« J'zeux voir ça ! » S'écria-t-elle en tournant la tête vers moi.

« Petite crapule va. » M'exclamai-je en fessant glisser mes doigts sur ses hanches. Elle riait aux éclats, me suppliant d'arrêter.

« P'paa ! Aha-aha. » Bafouilla-t-elle sur les rires. « Ok-aay, tu as ga-gné. » Bégaya-t-elle entre deux éclats de rire.

J'arrêtai mes chatouilles, elle respira fortement, reprenant son souffle normal. Je déposai un tendre baiser sur sa joue. Elle se mit à chantonnait à tue-tête. Je souriais contre son épaule. Je chantonnai doucement avec elle.

« Papa ! » Clama-t-elle en arrêtant de chanter, elle pointait son doigt vers un écureuil qui courait entre la masse de pigeon rapidement.

Elle se dandina contre mes genoux et se faufila entre mon étreinte. Elle se mit à courir rapidement vers le troupeau de mouette et pigeon.

« Carlie ! » Appelai-je en me levant. Elle tourna la tête, un sourire malicieux enfantin se fonda sur ses lèvres. Elle tourna la tête et continua d'avancer de ses petites jambe vers eux, elle espérait sans doute attraper l'écureuil. Elle tomba. Les mains en avant, j'avançai rapidement vers elle. Je la relevai doucement, elle pouffa de rire, heureuse de sa bêtise, je levai les yeux au ciel.

Je la pris dans mes bras et la fis tournailler dans l'air. Elle s'amusait aux éclats, son regard était remplit de joie. Ses petites dents se dévoilaient fortement sous ses rires d'enfant. Elle criait d'amusement.

Ses joues étaient rosées par l'air et ses rires. Ses cheveux flottaient dans l'air. Son regard pétillant de bonheur, me fit chaud au cœur.

Je souriais fortement en l'observant. Doucement, je la serrais dans mes bras, l'embrassant sur son front, je marchai jusqu'au banc où nos affaires étaient déposés. Elle frotta ses mains sur mes joues, jusqu'à mon t-shirt blanc.

Je grimaçai en voyant les énormes traces de boue qu'elle avait laissée.

« Oh Carlie. » Marmonnai-je.

Elle sourit d'un air innocent. Elle encercla ses bras autour de ma nuque. Elle déposa un gros bisou sur ma joue, avant de me fixer dans les yeux.

« Je t'aime papa, pour toujours. » Déclara-t-elle.

« Moi aussi mon amour, pour l'éternité. »

« Edward ? » M'appela une voix. Je tournai la tête vers Bella. « Ca va ? » Poursuit-elle inquiète.

Jamais mon bébé ne pourra me voir vieillir. Jamais elle n'aura l'occasion de se moquer de moi comme je lui avais promis, ou encore apprendre des choses sur la vie. Elle n'aura jamais l'occasion de grandir, elle n'avait même pas vécu assez pour décrire la vie telle qu'elle est. Je lui avais fait cette promesse et j'avais échoué. Pitoyable.

« Il faut que je parte. » Annonçai-je sèchement en tournant les talons. Une poigne m'attrapa le bras. Je me tournai vers elle.

« Edward, qu'est-ce qui passe ? » Elle était complètement perdue. Ses yeux chocolatés étaient remplis d'incompréhension, elle avait ôté ses lunettes de soleil qu'elle tenait dans son autre main.

J'enlevai violemment mon bras de sa main, elle eut un mouvement de recul sous le violent. Je regardai ses prunelles se remplir de tristesse. Je soufflai et reculai.

« Il faut que j'y aille. » Fis-je d'une voix dure.

« Edward ! » Appela-t-elle.

Je ne me retournais pas, je continuais d'avancer le long du parc, pour partir. Loin, très loin d'ici. D'elle.

« Edward… » Ce n'était plus qu'un murmure d'échos.

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« D'accord, demain matin vers dix heures, ça me va. » Parla Jasper au téléphone.

Je claquai la porte d'entrée et jetée mes clés sur la table avec mes lunettes de soleil. Il releva son regard vers moi, un sourire se fondit sur ses lèvres, je roulai des yeux. J'avançai jusqu'au frigo où je pris une bière bien fraîche entre mes doigts et pris quelques gorgées qui me fit du bien.

« Bien. A demain. » Il raccrocha, rangea son portable dans son pantalon et m'observa.

« Un problème ? » M'enquis-je sous son regard persan.

« Tu rentres bien tard. Pour quelqu'un qui ne bosse que le matin. » Constat-t-il. « Enfin, pour l'instant. » Termina-t-il en prenant à son tour une bière.

« Merci de me le rappeler. » Grognai-je en pensant au boulot. « J'avais rendez-vous. » Marmonnai-je contre ma canette.

« Ah. » Fit-il. « Rappelle moi d'aller foutre deux baffes au mec qui a créée le dicton, 'la nuit porte conseille'. » Grommela-t-il.

Je pouffai.

« Comment c'était ? » Demanda-t-il.

« Jasper… » Soupirai-je.

« Rooh allez, partage un peu, radin. » S'exclama-t-il en fronçant les sourcils.

Rien que d'y penser, l'envie de vomir était là.

« C'était… un café amer. » Répondis-je.

« Tu l'as pêché dans la mer votre café ? » Il gloussa lui-même de sa connerie.

« Merci de ton réconfort mec, y a rien à dire. » Ironisai-je.

« Je plaisante Edward. » Il roula des yeux en resserrant sa canette entre ses doigts. « C'était si mal ? » Essaya-t-il doucement.

« Entendre pendant des heures que son frangin c'est le meilleur, l'exemple, même un saint, ça fait mal au cul, voir pire. » Dis-je la voix remplie de venin.

« Ca, c'était à prévoir. Elle doit vraiment rien savoir des extras activités de son connard de frère. » Déduit-il.

« J'ai fini par l'a laisser en plan, au parc. » Lui Appris-je.

« Quoi ? » S'écria-t-il choquée.

« Tous ses petits… » Grimaçai-je sous la douleur de mon cœur. « Ca me rappelait tellement mon bébé, que c'était trop. Alors je suis parti. »

« Je ne comprends pas. » Admet-il perdu.

« C'est fini Jasper, j'arrête. Je n'y arrive plus. » Murmurai-je la voix rauque.

Il m'observa, sans réaction. Il posa sa canette sur le comptoir et partie dans le salon. Je soufflai et jetai en sortant de la cuisine ma bière. Il était devant la baie vitrée de la pièce, les mains dans la poche. Il m'observait le soleil qui commençait à se coucher, il relâcha lacement ses épaules.

« Tu ne peux pas faire ça à Carlie. » Chuchota-t-il toujours le dos tourner.

« Ca me fait autant mal, mais je ne peux pas. » Contrai-je dans un souffle.

« Non ! » Il se retourna vers moi. « Tu vas continuer. » Ordonna-t-il. « Pour elle, Edward. » Affirma-t-il.

« Ecoute… » Commençai-je.

« Non, non. Laisse-moi parler. » Coupa-t-il. « Je pense que c'est ton idée et je respecte cela. Alors je ne vais plus rien dire. » Assura-t-il.

La stupeur s'imprégnait dans mes fibres. Comment voulait-il que je continue, alors que c'était le premier à devenir hystérique dès qu'il se passait quelque chose en rapport à cela. Ce n'était pas Jasper, il n'était pas du genre à laisser le dernier mot aux gens, il était encore moins d'accord d'accepter un tel truc, étant avocat. Il avait quand même juré d'être honnête avec la justice.

« Il est où ton poison d'avril, mec ? » Fis-je sur la méfiance en l'observant. Comme un crétin de première il tourna la tête dans tout les sens, cherchant quelques choses.

« Je suis sérieux, Edward. » J'arquai un sourcil. « Bon d'accord, je commençais à avoir mal au cul à force d'être sur le banc touche, alors j'ai décidé d'y porter ma contribution. »

Je m'esclaffai silencieusement.

« Vraiment Edward. Ca te ronge la perte de Carlie, autant que moi, ce dont je comprends. » Je relevai mon regard vers lui.

« Tu as besoin d'assouvir toute cette colère, cette haine. Pour pouvoir avancer, mec. Donc si cela est ta façon, je te laisse faire. Ces émotions ne mènent à rien, on ne vit plus et c'est ce que tu vis en ce moment .Regarde-toi, tu es une vraie loque qui n'a aucune raison de vivre, tu survies chaque jour grâce à cet espoir de venger notre ange. Alors soit, j'accepte. » Débita-t-il. « J'accepte que tu tues cette gamine, pour que tu puisses avoir un avenir. » Ses yeux brillaient en me fixant fermement.

J'eus un pincement au cœur. Si tu savais Jasper. Je secouai la tête négativement.

« Je ne peux pas Jasper. » Cette phrase m'égorgeait la gorge. Je glissai mes doigts entre mes cheveux en même temps qu'une grimace de douleur se formait sur mes lèvres.

« Bien sûr que si Edward. » Contesta-t-il.

« C'est au dessus de mes forces. Comprends-tu cela ? » M'exprimai-je la voix faible.

« Comment peux tu dires une chose pareil ! C'est ta fille bon sang, tu dois te battre corps et âme pour butter ce fils de pute. » Acclama-t-il.

« Tu n'as qu'à le faire, toi hein. Vu que tu es aussi fort. » L'agressai-je en passa ma main sur mon visage.

« Je ne peux pas, tu sais très bien. Mon boulot. » S'excusa-t-il piteusement.

Je ricanai amèrement.

« Tu m'as aidé à cacher des corps, alors je crois que cela fait un moment que tu as rompus ton quoi déjà ? Ton serment envers la justice. » Lui fis-je remarquer acerbe.

Il hocha la tête.

« Ce n'est pas à moi de le faire Edward, tout simplement. Je n'ai pas vécu le calvaire que tu as vécu avec ton enfant. C'est ta vengeance. » Expliqua-t-il.

Les larmes me montèrent fortement aux yeux au souvenir de mon bébé baignant dans son sang.

« Fais-le Edward. » Poussa-t-il. « Essaye encore. Ne lâche pas prise pour Carlie, je t'en supplie. »

« Bien. » Chuchotai-je. « Je le fais. Pour Carlie, pour elle. » Achevai-je.

« Tu devras aller t'excuser auprès de Bella, demain. Pour lui avoir posé un lapin. » J'hochai la tête.

Ce n'était qu'alors une question de temps…

Bientôt, mon amour. Je te le promets.


Voilà !

J'espère que vous avez apprécier. Il est court je l'avoue, que ça change du deuxième chapitres xD

N'hésitez pas à me laisser votre avis, sur ce chapitre. J'avoue flipper pas mal, vu que je reprends toute seule l'aventure.

Merci beaucoup de continuer à me suivre malgré toute cette attente, j'essayerais de poster régulièrement étant donnée que les vacances arrivent, je pourrais écrire ^_^

Le bouton vert est votre ami ! =)

Dévouement Lou.