Salut ! Voilà le chapitre 6 avec la suite de la scène du caleçon haha... Alors voilà le truc. Je pars en vacances ce soir. Le chapitre 7 arrivera comme prévu le samedi de la semaine prochaine. Le chapitre 8 aura peut-être un peu de retard.
N'empêche c'est fou comme vos reviews m'encouragent. Je n'avais pas encore commencé la trad du chapitre 9 quand j'ai posté le chapitre 5, c'est un chapitre important et ça m'effrayait un peu, mais dès que j'ai commencé à recevoir vos messages je me suis plongée dedans et j'ai réussi à en traduire les deux tiers !
Donc un grand merci aux revieweurs : Victoria Boubouille, Ero-Chikachu, Eve et Zod'a, Kuumquat, Rose-Eliade, GinLynn, Guest(s), Echco, feufollet et Fraize (J'ai vu que tu avais commencé à lire mes autres anciennes fics ? Ca me fait très plaisir. "Five Times LIly Doesn't kiss Sirius" est vraiment une super fic. Leur amitié, sa naissance et son développement, tout ça c'est fantastique. Alors j'ai des périodes où je lis beaucoup de fics anglaises oui, mais ça m'arrive pas souvent. Je découvre une fic traduite par hasard, je vais la lire en VO, puis je regarde les favoris de l'auteur, voilà... Et quand j'en trouve une vraiment bien que j'ai envie de partager je la traduis oui. Je pars dans les Alpes ! Et toi tu vas quelque part ? En tout cas merci beaucoup pour tes reviews).
Vous avez du remarquer les changements du site quant aux reviews. Pour les anonymes, ça serait vraiment cool et plus pratique si vous vouliez bien laisser votre pseudo dans vos reviews. J'ai reçu deux reviews de Guests au dernier chapitre et c'est assez déconcertant de pas avoir de pseudo ^^.
Une dernière chose et je vous laisse lire. Pour ceux qui lisent The Gentlest Feeling, le chapitre 15 n'est écrit qu'à moitié et j'aurais pas le temps de le finir avant de partir. Peut-être que je pourrais poster dans les prochaines semaines, mais c'est plus probable qu'il n'arrive que début août.
Sur ce, Bonne lecture !
Chapitre Six : Caleçons et papier toilette
James
Je crois que mon cerveau vient d'exploser.
Je peux voir littéralement des bouts de mon cerveau projetés contre les murs...
Alors, à priori, on ne ressent pas de douleur lorsque le cerveau explose. Juste... de la paralysie.
Tandis que je me tiens à l'entrée de la chambre de Lily, fixant Lily qui... renifle... mon sous-vêtement... Je profite de ce silence inconfortable pour revenir en arrière, à comment je suis précisément arrivé à cet instant.
Un peu plus tôt, je regardai Lily et son adorable petit derrière détaler dans le couloir jusqu'à ce qu'elle soit hors de vue, me laissant réfléchir à quelle était la probabilité que son surnom « Monsieur le Pirate » puisse cacher une once d'affection ou d'attirance pour moi.
À tout hasard, je risquai la réponse « inexistante » et décidai de me retirer dans la salle commune des Gryffondors.
« Haha, à l'abordage ! »
Il semblait que tous les membres de la maison Gryffondor avait le même genre d'humour ennuyeux à mourir que la charmante Lily Evans.
« Salut moussaillon ! » cria Dominic, le batteur de mon équipe, en recouvrant l'un de ses yeux. Je lui jetai promptement un coussin et il esquiva, parce qu'apparemment les batteurs de Quidditch sont habitués à ce que toutes sortes d'objets foncent sur eux. Saleté de sportif talentueux. « Oh, tu portes un bandeau de pirate ! Mon 'moussaillon' était plutôt approprié en fait »
Je le regardai avec insistance. « ... Tu veux dire que tu n'avais pas remarqué que j'avais l'air d'un pirate ? »
Dominic sourit en retour. « Non, j'appelle tout le monde 'moussaillon' ! »
Je clignai des paupières et le regardai sauter dans les escaliers pour rejoindre son dortoir tout en chantant une chanson de pirate.
« Oh Merlin... Souviens-toi, il est doué au Quidditch » je me marmonnai à moi-même « C'est un abruti fini, mais il sait sacrément bien taper dans un cognard... Ne le tue pas, même si de ce fait tu éviterais à ses parents la déception de voir qu'il ne sera jamais plus qu'un singe toute sa vie... »
« AMARREZ LE NAVIIIIRE ! »
Je me retournai au son de cette phrase typique de pirate et découvris mes trois camarades Maraudeurs. J'aurai souri à leur présence s'ils ne souriaient pas avec moquerie et n'avaient pas recouvert chacun un œil d'une main.
« C'est la douzième fois que j'entends une blague de pirate en dix minutes » je leur dis. « Faites preuve d'originalité, vous voulez bien ? »
Sirius se renfrogna. « Est-ce que Mrs Pomfresh t'a mis un balai dans le cul en plus du bandeau sur ton œil ? »
Je soupirai, reposant ma tête sur le bras d'un fauteuil. « Pourquoi les rousses sont si compliquées ? » Ils ne se laissèrent pas démonter par cette question qui venait de nulle part et était tout à fait hors de propos. Le hors sujet, c'est mon point fort.
« C'est entièrement de ta faute » dit Sirius, s'installant sur le fauteuil en face de moi. « Tu es tellement difficile questions filles et tes choix n'ont aucun sens ! Soit tu craques pour les rousses avec un sacré caractère, soit pour les jolies orientales »
« En particulier les jolies orientales qui ne parlent pas un mot d'anglais » pointa Peter.
Je touchai mon bandeau. « Elle a caressé mon bandage... »
« Je te demande pardon ? »
Il semblait que j'avais été un peu trop vague pour Remus.
« Elle, moi, dans le couloir » relatai-je « Contact visuel bref mais profond, caresse du bandage » J'utilisai mon index et mon majeur pour mimer les jambes de Lily lorsqu'elle s'échappa « Poudre d'escampette »
« Bon sang, tu parles d'échange visuel profond et court avec Evans tous les jours. Tu ne t'es jamais dit que c'était juste des regards amicaux ? »
Je fixai Sirius. « Elle me déshabillait avec ses yeux »
« Déshabiller ton bandage avec ses yeux » me corrigea Remus.
« C'est pareil » J'avais eu envie d'être avec mes amis tantôt, mais ensuite je voulais juste jouer l'ermite et me retirer dans ma chambre. La malchance qui avait entraîné cet accident involontaire visant mon œil et la non réalisation d'un baiser qui aurait dû avoir lieu entre Evans et moi était due au fait que je ne portais pas mon caleçon porte-bonheur. Ce matin, j'avais décidé de porter mon caleçon rouge avec les dessins de gâteaux en forme de chaudrons. Mon caleçon porte-bonheur, c'était mon caleçon Quidditch préféré.
J'avais besoin de changer de sous-vêtement.
« Ciao » dis-je aux garçons en me levant.
« Tu parles italien maintenant ? » dit Peter, confus.
« Il veut juste dire qu'il s'en va » explique Remus. « Salut, James »
« À tout à l'heure »
« Est-ce je peux juste parler en pirate une dernière fois avant que tu partes ? »
Je soupirai en répondant à Sirius « Si tu te sens obligé »
« N'oublie pas de hisser les voiles ! »
Ce type est un attardé mental.
Dans la tour des Préfets, il n'y avait aucun signe de Lily - la porte de sa chambre était fermée. J'évitai d'annoncer mon arriver avec le traditionnel « Chérie, je suis rentré » et me rendis directement dans ma propre chambre, droit vers le tiroir à sous-vêtements.
Je sus immédiatement que quelque chose était anormal. Le tiroir était ouvert. Or, le tiroir à sous-vêtements n'était jamais ouvert - enfin, franchement, je ne voulais pas étaler mes caleçons à la vue des murs du châteaux, qui, s'ils étaient vivants, se moqueraient de moi. En fouillant le tiroir, je découvris quelque chose de simplement terrible.
Le caleçon Quidditch avait disparu.
Mes yeux s'écarquillèrent et je sentais distinctement mon sang se figer dans mes veines.
« Reprend-toi, Potter » me sermonnai-je « Ce n'est qu'un sous-vêtement. Tu peux vivre sans sous-vêtements et - oh Merlin, je ne peux pas vivre sans mon caleçon Quidditch ! »
J'avais l'impression d'avoir perdu une partie de moi-même ; pour montrer combien ce caleçon est important pour moi.
Il faut que je vous raconte quelque événements, qui vous sembleraient dépourvus de sens, mais qui sont pourtant une preuve que ce caleçon porte chance. Et non : ça n'a rien avoir avec de possibles érections ! Non mais franchement...
Lors de l'été de ma cinquième année, Severus Rogue était apparemment en pleine puberté (ce qui m'a beaucoup surpris car je ne pensais pas qu'il était possible pour Le Diable de passer par quelque chose comme l'adolescence) et arborai un énorme bouton sur le nez. Dans la Grande Salle, j'ai lancé un petit pois qui a atterri sur son bouton, le bouton a explosé, recouvrant son nez de pus, ce qui aggravait de manière importante sa laideur originelle.
Je portais mon caleçon Quidditch à cet instant. Si ce n'est pas un signe qu'il porte bonheur, je me demande bien ce qui le serait !
Un autre événement de ce genre implique un Kinglsey Shacklebolt plutôt ennuyé, l'année dernière. Un jour, mes cheveux étaient extrêmement ébouriffés, au point d'être complètement emmêlés, et pour la première fois en six ans, j'ai essayé quelque chose que beaucoup m'avaient recommandé, ce conseil que j'avais plus que jamais ignoré :
J'allais me brosser les cheveux.
Bien sûr, j'ai demandé à la mauvaise personne, Kingsley Shacklebolt, qui pensait que je me moquais de son crâne miroitant. Il se rase la tête, évidemment, mais Sirius et moi, nous aimons le taquiner (avec humour, sans aucun doute) en lui disant qu'il est naturellement chauve et qu'il a mangé trop de croûte de pain, ce qui a entraîné la perte de ses cheveux.
J'ai demandé à Kinglsey de me prêter un peigne, ce qui a visiblement été la goutte d'eau qui a fait déborder le chaudron, et il m'a pourchassé dans tout le château. Lorsque que je n'en pouvais plus de courir, Sirius est apparu à l'improviste dans le couloir et baissa mon pantalon, pour montrer mon caleçon Quidditch au grand Kingsley juste derrière moi.
Inutile d'en dire plus, Kingsley a été horrifié et m'a depuis laissé tranquille.
Ce caleçon n'a-t-il pas des pouvoirs magiques ? Pas qu'il soit capables de lancer des sorts, parce qu'il en est bien sûr incapable - sauf si j'avais fait en sorte de l'ensorceler, ce que je n'ai pas fait - mais dans le sens où il m'a toujours porter chance.
Et enfin, je vais vous raconter un troisième épisode qui prouvera le pouvoir - le super pouvoir en fait - de ce sous-vêtement. Sans parler du « aaaaaw » écœuré qui vous échappera quand vous écouterez cette histoire totalement guimauve.
La première fois que j'ai rencontré Lily Evans dans le train...
Ouais, vous avez deviné : je portais ce caleçon.
Bon, vous pouvez dire que c'était une coïncidence, un caprice du destin - un hasard, même ! Et c'était probablement le cas. Mais dire que c'était juste un coup de chance prouve que vous n'êtes pas romantiques.
... Ou que vous êtes sain d'esprit. L'un ou l'autre, vraiment.
Malheureusement, ce caleçon Quidditch ne fonctionnait pas formidablement bien (il lui fallait quelques mois pour se mettre à produire de la chance) lorsque j'ai rencontré Lily Evans, en première année ; la preuve par cette conversation gênante que nous avons eu.
« Tu as plein de marques sur la figure » je lui ai dit.
« Ce sont des taches de rousseur » a-t-elle répondu entre ses dents.
« Qu'est-ce que c'est ? Une maladie ? »
Il se trouvait qu'elle n'avait aucune estime d'elle-même et que j'avais dit ce qu'il ne fallait pas.
« Tes yeux sont verts comme des bonbons » j'ai continué « Je peux les manger ? »
C'est là qu'elle m'a frappé avec sa malle. Je ne voulais pas manger ses yeux au sens propre ; c'est juste mon amour de la nourriture et mon estomac gémissant qui ont guidé mon esprit. Enfin bref, retour à la disparition du caleçon !
C'était plus le fait que ce caleçon portait des dessins de Quidditch qui était important pour moi. Si jamais j'avais un mauvais pressentiment quant au pari, il me suffisait de jeter un coup d'oeil au caleçon pour me souvenir que mon balai et moi allions bientôt être réunis.
J'aurais regardé mon sous-vêtement en privé, bien sûr. Personne n'apprécie quelqu'un qui baisse son pantalon au milieu du couloir.
... Attendez ; j'ai fait ça avec Kingsley, non ? Mais ce n'était qu'une diversion pour le faire flipper et l'empêcher de me casser la figure.
Perdre mon caleçon porte-bonheur me fait l'effet d'avoir perdu un enfant. Et comme pour un enfant perdu, je devais le retrouver avant que mes secrets les mieux gardés ne soient révélés ! Pris de terreur, je courai hors de ma chambre, posai mon regard sur la porte de la chambre de Lily, et pensai qu'elle avait pu apercevoir le voleur de caleçon ! Sans plus réfléchir, j'attrapai la poignée de sa porte et entrai précipitamment dans sa chambre.
« Lily, tu n'aurais pas vu mon- »
Lily
Et bien... Ça doit être la situation la plus inconfortable que j'ai jamais vécu. Plus que la fois où j'ai accidentellement sorti un tampon de mon sac au lieu d'une plume, et celle où j'ai craché du jus de citrouille par le nez.
« Li-... Lily, qu'est-ce que tu fais ? »
Il me regarde. Il me regarde il me regarde il me regarde. La chose la plus intelligente à faire maintenant serait d'enlever le caleçon, qui est actuellement pressé contre mon nez.
Malheureusement, l'éternuement était plutôt... comment dire, liquide.
Oui, mon nez déborde, et oui, il y a - berk, je déteste dire quelque chose de si peu ragoûtant - de la morve... sur son caleçon.
Allez, Evans ! Dis quelque chose d'intelligent ! Répond au garçon !
Je dis brusquement « Et j'ai l'air de faire quoi, James ? »
Pas une de tes meilleures répliques, Lily... Et le ton brusque perd son effet puisque ta bouche et ton nez sont cachés par le caleçon, transformant ta voix en un pathétique son étouffé. Mais qu'est-ce que je peux faire d'autre ? Je ne vais pas enlever le caleçon et montrer à James Potter la morve qui sort de mon nez !
« On dirait que tu es en train de renifler mon caleçon, Lily »
Qu-... QUOI ? Ce petit enfoiré ! Il pense que je renifle ses sous-vêtements ! AARGH, NON !
... Attendez une seconde, maintenant que je renifle en effet son caleçon, ça a un peu une odeur de pêche et-
AAARGH, NON ! Il vient de m'entendre renifler son caleçon ! Et il sourit ! Je me demande combien de temps il peut garder cet air confus tout en continuant de sourire comme cet enfoiré de Chat de Cheshire ! AARGH, NON !
... Juste une dernière fois pour faire bonne mesure : AARGH, NON !
« Tu as volé mon caleçon, comme une de mes admiratrices, et maintenant tu les sens ? » dit James avec arrogance, un sourcil haussé.
« Non ! » Mon cri furieux ne sonne pas si furieux que ça derrière le tissu, et j'espère que mon regard laisse mieux transparaître ma colère. « Je ne les renifle pas ! »
« Alors pourquoi tu es toujours en train de les tenir contre ton nez ? » réplique James. « Merlin, tu les renifle carrément devant moi ! »
« Non, c'est faux ! J'ai éternué et c'était tout ce que j'avais à proximité ! »
« Mon caleçon était tout ce que tu avais à proximité ? »
« Il n'y a aucune boîte de mouchoirs dans ce château ! »
James a l'air d'être d'accord avec moi, puis il secoue la tête pour sortir de ses pensées. « Si le fait que je t'ai surpris en train de renifler mon caleçon n'est pas un signe monumental que tu es complètement folle de moi, je me demande bien ce qui le serait, Lily »
« Pour la dernière fois : je ne le renifle pas ! »
« Alors rend le moi » sourit James, la main tendue.
Et merde.
« Je ne peux pas » je marmonne, rougissant au fil des secondes.
James a l'air ennuyé à présent, comme si le caleçon avait une signification importante pour lui. « Et pourquoi pas ? »
« Parce que j'ai éternué dans ton caleçon et qu'il y a plein de mucus nasal »
« Quoi ? »
Apparemment j'ai parlé trop pas. C'est difficile de parler avec un sous-vêtement sur la figure.
« Il y a du mucus nasal sur ton caleçon » dis-je, lentement et à voix haute.
« Je ne t'entends pas »
« IL Y A DE LA MORVE SUR TON CALECON ! »
Voilà, ça devrait être assez clair.
James cligne des yeux, puis explose subitement de rire. Je ne vois pas ce qu'il y a de si drôle, puis je comprends qu'il rit parce qu'il ne me croit pas. « N'importe quoi » dit-il, sceptique.
« Non, pas 'n'importe quoi' » Je lève les yeux au ciel « J'ai mis de la morve sur ton caleçon, et on peut dire que je suis carrément fière de moi »
La deuxième partie de la phrase est un mensonge, bien sûr, et je suis actuellement rouge comme une tomate, et, ah oui : je veux mourir.
« Lily » James passe une main dans ses cheveux, ses yeux pétillant de joie « Juste admet le fait que tu es attirée par moi et profite de l'odeur de mon caleçon »
Je dois avouer, lorsque j'ai - je devrais dire la seule fois où j'ai - reniflé son caleçon après qu'il m'ait accusé de le faire, l'odeur en question était plutôt... rafraîchissante, pour être sincère. Mais renifler régulièrement des sous-vêtements pour le plaisir ? Merde, pas question.
« James, si tu veux rester vivant : trouve moi un mouchoir » j'ordonne.
« Oh, ça devient lassant » se plaint-il. « Tu n'as pas à être gênée, Lily. Admet juste que tu ne peux pas t'arrêter de les renifler, même maintenant, et- » Je baissai légèrement le caleçon de mon visage pour révéler l'explosion massive de mucus nasal sur ma lèvre supérieure qui goutte de partout. « OH PAR LE SLIP DE MERLIN, RESTE OU TU ES ! » Il recule et bute dans le mur près de la porte, plaquant une main sur sa bouche, horrifié par mon nez plein de morve. « RESTE OU TU ES, J'AI DIT ! »
Son cri horrifié suffit à me convaincre de cacher mon nez de nouveau, et mon visage devient encore plus rouge. « Tu me crois maintenant ? » je demande sèchement, mon regard lançant des poignards.
James est trop occupé à frissonner de dégoût pour répondre. « Beerk » je l'entends marmonner. « Beeeerk »
« C'est pas si dégueulasse ! »
James secoue la tête, les yeux écarquillés. « Crois moi, Lily, c'est comme si tes narines créaient la graisse capillaire de Snivellus »
« Ne dis pas ça ! » je crie avec terreur.
James lève ses paumes de mains en signe de défense. « Je dis juste la vérité ! »
« Contente toi de me trouver un putain de mouchoir, James » je m'écrie.
« Où ? » demande-t-il avec confusion.
Je remue la main qui n'est pas occupée à boucher mes narines avec un sous-vêtement. « N'importe où ! Va voir dans la salle de bain s'il y a du papier toilette ! »
« D'accord » James a l'air confus, mais malgré cela se précipite vers les toilettes de nos appartements de Préfet-en-Chef, alors que je m'empare d'un miroir et découvre que je ressemble à une sorte de créature visqueuse jusqu'au menton.
James
Ok, j'ai pour mission de trouver du papier toilette. Papier toilette, papier toilette, papier toilette...
Rah, je vais devoir entrer dans la salle de bain de Lily, vu qu'il n'y aura aucune trace de papier toilette dans la mienne, parce que j'ai tout utilisé pour essuyer le sang sur mon visage lorsque je me suis rasé ce matin. Mes amis Maraudeurs se sont moqués de moi parce qu'apparemment je n'avais aucun poil à enlever.
Mon menton piquait ; c'est assez pour dire qu'il y avait des poils. J'avais l'impression d'être un ananas, bordel de Merlin.
« JAMES, DEPÊCHE TOI ! »
Oh, elle est autoritaire... C'est super séduisant.
J'entre dans sa salle de bain et la première chose que je vois sont des murs roses. Des murs roses bonbons. Un caniche d'un rose fluo a clairement été assassiné pour peindre ces murs.
Allez, James. Concentre toi sur l'objectif : sauver ton caleçon Quidditch. Même si Lily est sexy, sa morve n'a rien d'attirant, et il faut que tu fasses en sorte que son nez soit aussi loin que possible de ce caleçon porte-bonheur avant que la morve n'y creuse un trou.
Okay, il y a un lavabo. Bon sang, il y a tellement de produits pour les cheveux et de crèmes hydratantes... Maquillage... La douche... Ahah, les toilettes ! Les toilettes mènent au rouleau de papier toilette et - BORDEL. Le rouleau est vide. VIDE, PUTAIN DE MERDE !
« James, dépêche-toi ! Je sens que je vais encore éternuer ! »
Oh Merlin, pas un autre chargement de mucus nasal !
Je reviens en courant dans la chambre de Lily, avec une grimace. « Il n'y a pas de papier toilettes, Lily »
Elle pleure de frustration. « Tu te moques de moi ! »
« Crois moi, je ne veux rien d'autre que sauver mon caleçon et me mettre à pleurer, là »
Bon sang, je n'aurais pas dû dire ça tout haut.
« Bon sang, James » maudit sa voix étouffée derrière mon caleçon. « Trouve quelqu'un qui a des mouchoirs ! Vite ! » Elle me fusille rageusement du regard en voyant que je n'ai toujours pas bougé « Tout de suite ! »
Elle est tellement despotique... C'est super attirant.
D'accord, je dois toujours trouver du papier toilette. Papier toilette, papier toilette, papier toilette...
L'idée la plus intelligente serait d'aller dans la salle de bain des Préfets ; il y aura profusion de papier toilette de toutes sortes.
Mais je suis, et bien... paresseux. Et la salle de bain des Préfets est de l'autre côté du château. Conclusion, c'est mort. Je décide de retourner dans la salle commune et c'est ainsi que je trouve mes Maraudeurs aux mêmes places que tout à l'heure devant le feu.
« Déjà de retour ? » dit Remus, levant les yeux de sa lecture : une encyclopédie.
« Euh, ouais » je réponds distraitement. « Est-ce que l'un de vous a un mouchoir sur lui ? »
Ils me regardent, ébahis. Demander un mouchoir n'est sûrement pas si anormal ?
« Tu ne vas pas te branler, si ? » Sirius me regarde de haut en bas, l'air de ne plus savoir où se mettre.
« Non ! » je m'écrie. Franchement, ces types me croient toujours capable des actions les plus perverses. « N'ai pas l'air si surpris, Wormtail »
« Désolé » Peter semble gêné. « Pourquoi tu as besoin d'un mouchoir ? »
« Evans était en train de renifler mes sous-vêtements, et elle a éternué et a mis plein de morve dessus. »
... C'était ça l'histoire, non ? Je continue à être persuadé qu'elle reniflait mon caleçon. C'est juste qu'il n'y a aucune autre explication logique.
« Mais bien sûr, pirate » rit Sirius sans me croire. « Et je vais accoucher d'un hippogriffe »
« Et bien, on dirait en effet que tu es enceinte de six mois »
... Oh, allez, Sirius me tendait complètement cette perche.
« Tu viens de me traiter de gros ! » crie-t-il, choqué.
« Je suis pas d'humeur pour un affrontement verbal là, Padfoot » dis-je avec impatience, sentant mon absence près de Lily durer trop longtemps, « J'ai pour mission de trouver un mouchoir »
« Attend, tu étais sérieux quand tu disais que Lily a éternué dans tes sous-vêtements ? » demande Remus, les yeux grands ouverts.
« Oui ! » j'insiste. « Alors est-ce que vous avez un mouchoir ou pas ? »
Sirius lève la main, et je grogne intérieurement. Il fallait que ce soit lui. « J'en ai » sourit-il avec satisfaction.
« Ok. Donne-le moi, alors »
Sirius toussote, « Bien sûr. Je ne te le donnerai pas tant que je n'ai pas la preuve de ce que tu avances » Il pose son doigt sur ma poitrine.
« Une preuve ? » je répète avec inquiétude.
« Je te donnerai le mouchoir quand nous » Il désigne Moony, Wormtail et lui-même « verrons Miss Evans renifler ton caleçon »
Et zut. Je n'aime pas du tout ce qui est en train de se passer.
Je regarde Peter et il acquiesce avec enthousiasme, levant ses pouces en l'air. Je me tourne vers Remus et dit « Tu n'as sûrement aucune envie de voir ça, Moony ? »
Remus hausse les épaules, pose son livre et se place debout à mes côtés. « Ça ne peut pas faire de mal, je suppose » dit-il. Je suis plutôt choqué par le loup-garou habituellement si studieux.
« Et ton encyclopédie ? » je demande.
« Oh » Remus fait un geste de la main « J'en suis à la lettre 'Z' de toute façon. »
Bon, on dirait que tout le monde est prêt à venir, alors... Donnez-moi un 'Youpi' sans enthousiasme...
« Suivez-moi » je soupire.
Lily ne va pas m'aimer après ça.
Lily
Ça fait une demi-heure que j'attends, assise sur mon lit, avec l'horrible sensation de l'humidité de ma morve dans le caleçon de James. Ça n'a pas l'air de sécher, ce qui n'est pas une bonne chose parce que j'aurais préféré sentir quelque chose de solide plutôt que liquide.
Je me réjouis en entendant des bruits de pas, levant mes yeux de la poussière sur le sol.
AAARGH, NON !
Au lieu de me ramener des mouchoirs, ce que je lui avais spécifiquement demandé, James amène ses trois stupides amis ! Remus ne l'est pas tant que ça, mais bien qu'il soit intelligent - mais un intelligent idiot - il traîne quand même avec de parfaits babouins !
« Bordel, James ! » je hurle « Pourquoi tu m'as ramené un public ? »
Les quatre garçons s'attardent au niveau de la porte, me fixant comme si j'étais un animal en chaleur dans un zoo sur le point de me faire un rocher, que j'aurais confondu avec un mâle.
« Wow, elle est vraiment en train de renifler ton caleçon, Prongs » j'entends Sirius murmurer, en jetant un coup d'oeil derrière l'épaule de James.
« Oh par Merlin, combien de fois je devrais m'expliquer ? Je ne renifle pas son caleçon ! »
« Mais c'est assez clair que c'est ce que tu fais, hum » Un sourire étire les lèvres de Remus lorsqu'il désigne le caleçon pressé contre mon visage « vu que ton nez est dedans »
« C'est seulement pour ne pas montrer la morve sur ma figure ! » je proteste.
Les garçons restent près de la porte, me fixant en silence, et je prends un vêtement sur le sol pour le leur jeter.
« But ! »
... C'était obligé qu'il s'agisse de mon soutien-gorge, n'est-ce pas ? J'étais obligée de lancer mon embarrassant soutien-gorge noir à dentelle...
« C'est plutôt coquin pour toi, tu ne trouves pas, Evans ? » dit Sirius, en pressant ma lingerie contre son torse.
« Donne moi ça ! » James essaye de prendre le soutien-gorge à Sirius, mais Sirius le tient à bout de bras, hors de portée. Je fusille James du regard. « Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? J'essayais juste de le lui reprendre pour toi ! »
À présent, je suis vraiment furieuse. « Sirius, rend le moi ! » je hurle. Dans ma rage incontrôlable, je me lève de mon lit et m'avance vers Sirius, en retirant malheureusement le caleçon Quidditch de mon nez.
« AAAARGH ! » braillent les garçons en choeur. Ça n'arrange pas mon estime de moi-même à présent réduite à néant.
Regagnant mon calme, je recouvre rapidement mon nez, pendant que les garçons se recroquevillent contre la porte.
« Bon sang, qu'est-ce que c'était que ça ? » demande Sirius d'une voix tremblante, serrant mon soutien-gorge contre lui pour chercher du réconfort. Je lui lance un regard noir, et il me lance mon soutien-gorge, tout en gardant une distance de sécurité.
« On ne dirait pas- » commence James.
« Que ce sont ses narines qui produisent la graisse sur les cheveux de Snivellus ? » finit Sirius. Je jurerais que James et lui sont frères. « Oh que oui »
Franchement, ils se comportent comme de vrais bébés.
« N'exagérez pas ! Ce n'est pas anormal, par Merlin ! »
« Non » approuve Remus, bien que je peux le voir se tortiller, mal à l'aise. « Le mucus nasal est tout à fait normal- »
« Mais le sien brille » coupe Peter, ses mains agrippées au mur « et il bouge »
« Oh la ferme » je siffle.
« Mais dis-moi, le caleçon de James n'a pas une odeur de pêche ? »
James jette un regard bizarre à Peter.
« James, où est mon putain de mouchoir ? » Je ne peux pas m'empêcher de hurler.
« Ne t'inquiète pas, Lily. La raison de pourquoi j'ai amené les mecs, c'est parce que Sirius a un mouchoir, mais il n'a voulu me le donner que s'ils pouvaient voir que tu reniflais mes sous-vêtements- »
« Je n'étais pas en train de renifler ton caleçon !- »
« - d'abord » continue James. « Padfoot, mouchoir, si tu veux bien, s'il te plaît ? »
Alors que Sirius fouille dans la poche gauche de son pantalon, la poche droite de son pantalon, la poche de sa chemise, dans sa manche, derrière son oreille, dans son col, dans son caleçon, dans ses chaussettes, et enfin dans son nombril ; je déduis de l'expression stupéfaite de son visage qu'il n'a aucun putain de mouchoir.
« Je viens de me rappeler » Sirius claque des doigts à son souvenir « Moony a utilisé mon dernier mouchoir pour essuyer mon menton ce matin »
« Et il y avait quoi sur ton menton exactement ? »
Sirius fusilla James du regard. « Le lait de mes céréales, espèce de pervers »
« Ecoutez, est-ce qu'un de vous autres ignares a quelque chose qui ressemble à un mouchoir sur vous ? » je demande, hystérique. « Quoi que ce soit ? »
« Et bien » James retourne ses poches et en sort un petit morceau de tissu, « J'ai ça, je l'utilise pour nettoyer mes lunettes et- hey ! » Je m'empare brusquement du tissu, laisse tomber le caleçon de James sur le sol et disparaît de la chambre.
Lentement, je fais le chemin inverse, me rappelant que c'est ma chambre, et jette un regard mauvais aux Maraudeurs. « Barrez-vous » j'ordonne.
James fixe son chiffon dans lequel j'essuie mon nez avec une expression douloureuse. « Aw... Je ne pourrais plus jamais nettoyer mes lunettes... »
« Barrez-vous ! » je répète.
« Est-ce que je peux prendre mon caleçon d'abord ? » demande James.
J'essaye de rester en colère, mais je la sens qui diminue. « Comme tu veux » dis-je d'un ton tout sauf mature.
James rentre dans la chambre, sort sa baguette et récupère son caleçon Quidditch du bout de sa baguette. « Je suis tellement désolé, mon petit caleçon porte-bonheur » chuchote-t-il avec tristesse en sortant de la chambre.
Dès que que les garçons sont hors de vue, je claque la porte et m'effondre sur mon lit avec un soupir angoissé, très semblable au fameux : AARGH, NO ! Maintenant que mon nez est complètement vide, je respire, aussi calmement que je peux, inspiration et expiration.
Je crois que j'ai géré cette situation gênante plutôt bien, non ?
Hahahahaha... ha... De qui je me moque ? J'ai envie de mourir. J'aurais peut-être besoin d'aller voir demain Mrs Pomfresh au sujet de ses prospectus, 'Comment ne pas avoir envie de se suicider'.
Exhalant bruyamment, je baisse les yeux et réalise que mes doigts jouent sans que je m'en rende compte avec le chiffon à lunettes de James.
Hey... Ça sent la pêche aussi !
... Oh Merlin.
