Note de la traductrice :
Bonjour bonjour ! Encore une fois merci à tous pour toutes les reviews que j'ai reçues pour le dernier chapitre. Je suis tellement heureuse de vous voir tous me suivre si fidèlement ! :) Je vous promets même que je saute de joie à chaque nouvelle review que vous m'écrivez, vraiment ! :p
Voici à présent le chapitre 13 que je vous poste en ce jour. Vous allez enfin découvrir ce qui s'est passé après le cliffhanger du dernier chapitre, héhé ! ^^ J'espère qu'il vous plaira bien, et qu'il vous donnera envie de continuer à m'écrire une belle review (ou même une review pour me dire ce que vous avez moins aimé dans ma traduction : je suis très ouverte ! lol) Bisous et bonne lecture !
L'histoire originale appartient à l'auteur NeverQuiteAwake. Je ne fais que la traduire.
CHAPITRE TREIZE
A l'affût
Les minutes passèrent tandis que je plongeai dans les ténèbres. L'afflux de sang dans mes oreilles était assourdissant – tel le grondement d'une rivière, même plus. Pendant un instant, j'eus l'impression que je tombai dans cet abîme sans fond, ce vide se trouvant au bout du Bifrost. Tombant. Tombant sans rien pour arrêter ma chute.
Puis, lentement, tandis que ma conscience me revenait, la sensibilité revint à mes membres. Mes mains étaient lourdes, comme impossibles à bouger. Mes orteils étaient engourdis, mes paupières bien fermées. Mais je pouvais entendre des voix. Des voix s'exprimant d'un ton inquiet. C'était curieusement rassurant.
Une main fraiche et apaisante caressa un côté de mon visage, écartant quelques mèches de cheveux errantes. La main appartenait à la personne qui m'a écartée du bord du précipice quelques secondes avant que le sol ne se dérobe sous mes pieds. J'en étais certaine. Ce toucher était réconfortant.
« Eirlys ? »
« Eirlys. »
Déglutissant sèchement, je me forçai à ouvrir les yeux pour voir les contours flous de Sif se penchant devant moi. Une fois que j'eus écarté les ombres qui couvraient mon regard, mes yeux se posèrent sur la silhouette agenouillée à l'opposé d'elle : Loki. Il poussa un soupir de soulagement et écarta sa main de mon front. C'était lui qui m'avait retirée du bord de l'abîme.
« Elle s'est réveillée ! » Les acclamations de Thor semblaient venir de très loin à mes oreilles.
« Que les Nornes soient remerciées » soupira Sif en attrapant mes épaules. Elle me prit alors dans ses bras, et je pus discerner le reste de notre compagnie se tenant derrière elle Thor et les Trois Guerriers me souriaient avec le même soulagement. Je réussis à former un sourire timide lorsqu'elle se dégagea. « Est-ce que tout va bien, Eirlys ? » J'acquiesçai faiblement, et elle laissa échapper un petit sourire incrédule. « Tu as toute ma gratitude. Sans ta magie, Thor ne m'aurait pas attrapée à temps. »
J'essayai de parler et remarquai que je ne pouvais pas ma gorge était sèche et aussi douloureuse que si j'avais avalé des bouchées de sable. Loki sembla le remarquer. « Tiens » murmura-t-il en me tendant un peu d'eau.
Ses yeux rencontrèrent les miens tandis qu'il soulevait ma tête, ses doigts glissés dans mes cheveux. Je lui pris la gourde d'eau et bus généreusement avant de la lui rendre. Je me raclai la gorge, mais ma voix sortit en un chuchotement grésillant. « Est-ce que tout le monde va bien ? N'es-tu pas blessée, Sif ? »
« Tout le monde va bien. » Sif me sourit. « Sauf toi, bien sûr. »
« Je vais bien. » Une soudaine sensation de vertige me submergea. Je reposai ma tête sur le sol, essayant d'écarter quelques points sombres de mes yeux. « Enfin, dans quelques instants j'irai bien. »
Sif tapota mon épaule et tourna le regard vers Loki. « Reste auprès d'elle. » Il ne répliqua rien tandis qu'elle se levait et indiquait au reste du groupe de la suivre. « Laissons-lui un moment pour se reposer. »
Elle s'éloigna à grands pas, au-delà de ma vision, avec tous les autres. Je regardai Loki avec curiosité tandis qu'il m'aidait à m'asseoir bien droit, sa main à plat dans mon dos. « Est-ce qu'elle essaie toujours d'avoir l'épée ? » demandai-je en essayant de ne pas frissonner à la sensation de ses mains sur moi.
Loki acquiesça. « Ils fabriquent un harnais pour elle à présent. » Nous regardâmes au loin et vîmes Thor et les Trois Guerriers s'acharner sur un filet de cordage pour tout réunir en une seule corde. « Nous aurions dû faire ça dès le début. Mais bien sûr, avec son enthousiasme, Sif s'est lancée sans réfléchir. »
Je ris doucement. « Je commence à voir que c'est une habitude parmi nos amis. »
Il me lança un regard désabusé avant de m'aider à me mettre petit à petit debout sur mes jambes. Les progrès étaient très lents au début mes jambes semblaient en coton, et il y avait trop de sang qui me montait à la tête, mais je réussis. « Tu as réagis plutôt rapidement » dit-il. « Surtout quand on prend en compte le sol qui s'effondrait sous tes pieds. »
« Je… Je l'ai fait. » Humidifiant mes lèvres sèches, je jetai un regard à l'endroit où je me tenais lorsque j'étais au bord du gouffre. Une bonne partie du pont était tombée, y compris quelques rochers qui menaient jusqu'à lui – et c'était là que je me tenais quelques instants avant que les ténèbres ne m'engloutissent. « Que m'est-il arrivé ? Je me souviens juste… m'être évanouie. »
« Tu as utilisé plus d'énergie que tu ne pouvais posséder », m'expliqua-t-il, « et ce jusqu'à ce que ton corps ne puisse plus le supporter. »
Avec un soupir chancelant, j'acquiesçai. « Eh bien, ça a valu le coup. »
Je regardai Thor et les Trois Guerriers attacher leur nouveau harnais autour de la taille de Sif. Après plusieurs saccades pour s'assurer que la corde était solidement fixée, elle recommença à avancer petit à petit en direction du pont. Une de ses mains saisit désespérément la corde tandis qu'elle avançait pas à pas sur l'étroit passage, qui n'avait seulement été rendu que plus étroit par sa précédente chute.
Cette fois elle avança sans le moindre accident. A mi-chemin, elle faillit perdre pied pendant une fraction de seconde, mais elle reprit son équilibre tout aussi vite. Au moment de rejoindre la plateforme de pierre, elle posa lentement son pied au-dessus et s'assura qu'elle était stable. Le plateau ne céda pas sous son poids. Les bras tendus, elle approcha du bloc de glace accroché au cœur de la caverne.
Depuis l'endroit où je me tenais, tenue par les bras de Loki pour garder mon équilibre, je la regardai s'attaquer à la neige fondue et à la glace, essayant de dégager ce qui était enfermé à l'intérieur. Une fois que la majorité de la glace fut empilée à ses pieds, elle sortit la lame qui avait été emprisonné depuis ce qui devait faire des centenaires, peut-être même des millénaires. Les mains gantées, elle tendit l'arme en l'air – toujours recouverte d'une pellicule de glace blanche – et la plaça dans son sac en cuir.
Elle retraversa le pont, utilisant la même vitesse et les mêmes précautions qu'à l'aller. Lorsqu'elle se tint devant nous, elle relâcha le grand soupir qu'elle avait apparemment retenu jusqu'alors. « Partons de ce misérable endroit » dit-elle impatiemment. « Je ne peux pas supporter de – »
Comme en réponse à ses mots désobligeants, un hurlement déchirant résonna dans la caverne. Je vacillai en arrière, et Loki me rattrapa d'un bras autour de la taille. Tremblante, je parcourus la caverne des yeux à la recherche de la source de ce cri. Je scrutai les trous dans les murs et le plafond, les remarquant tous parfaitement ronds et lisses, identiques au tunnel à travers lequel nous sommes entrés. « Qu'est-ce que ça peut être, à ton avis ? » murmurai-je à Loki.
« Quelque chose d'assurément antipathique » répliqua-t-il. Je levai les yeux vers lui pour voir que son regard était attiré par les mêmes trous que j'avais repérés. Son visage sembla pâlir. « Nous devrions partir. Immédiatement. »
Le reste de notre compagnie acquiesça silencieusement, et nous commençâmes à nous écarter de cet abîme. Lorsque tout commença à trembler, Loki me tira par le bras, me trainant pratiquement en arrière. Au son d'un autre hurlement animal, tout le monde se retourna et se mit à courir vers la sortie. Les tremblements augmentèrent tandis que le plafond de la caverne laissait tomber des pierres et des glaçons sur nous. Juste devant, je vis Sif faire un saut sur le côté, évitant la chute d'une stalactite qui aurait fendu son crâne en deux si elle avait réagi une seconde plus tard.
Un autre cri monstrueux résonna en écho au travers de la caverne, et j'aurai juré que j'avais pu sentir le sol bouger sous mes pieds. Puis, à une douzaine de pas de la sortie, nous nous figeâmes, les regards braqués sur la silhouette sombre glissant de la crevasse au-dessous. Il venait des ombres, ses écailles noires brillant dans la lumière tandis qu'il fondait sur nous.
Un jorgandr – pleinement adulte, rien de moins.
Le serpent s'enroula sur lui, nous bloquant le passage avec son corps massif. J'avais lu beaucoup de choses sur les serpents jorgandrs : cinquante pas de longueur, un crâne de la taille d'un étalon, des écailles aussi solides qu'une armure blindée, et des crocs qui pouvaient transpercer un homme de part en part. Si quelqu'un arrivait d'une façon ou d'une autre à survivre à cette morsure, il succomberait au venin du serpent en quelques secondes. Même si je n'en avais vu que des esquisses dans un livre, j'étais plutôt terrifiée des jorgandrs depuis lors. Mais là ce n'était pas un livre. C'était bien pire.
Sa langue fourchue glissant entre ses crocs, le serpent nous regardait, ses yeux luisant comme deux gros saphirs envoûtants.
« Oh Nornes » murmura Fandral. « Et dire que je pensai que la journée ne pouvait pas être pire. »
Le jorgandr libéra un cri déconcertant et se jeta sur nous, sa mâchoire gigantesque ouverte et prête à nous dévorer. Avant qu'il ne puisse s'approcher assez près, Thor sauta en avant et lui asséna un coup puissant sur le côté de sa tête. Le serpent poussa un cri aigu, secouant la tête de gauche à droite comme pour repousser la douleur.
« COUREZ ! » beugla Thor.
Aucun de nous n'hésita. Nous passâmes sous le serpent géant, son corps se tordant follement tandis qu'il se battait pour regagner ses moyens. Une fois que nous fûmes tout au fond du tunnel, Loki quitta mes côtés et se tourna vers son frère. « Thor » appela-t-il. « Viens ! »
Par-dessus mon épaule, je pouvais voir Thor frapper à nouveau la tête du jorgandr. Projetant Mjolnir, il hurla : « Mon frère ! PARS ! »
Sif vint à mes côtés et attrapa mes deux bras. « Ne t'inquiète pas pour eux. Thor et Loki peuvent s'en occuper tous les deux. »
Clignant des yeux, j'acquiesçai et la suivis. Tandis que nous courions, je jetai un coup d'œil en arrière et, à mon plus grand soulagement, je repérai Loki très près derrière, éclairant le chemin devant lui. Thor suivait quelques mètres derrière lui, avec le jorgandr sur ses talons.
Nous courions dans le tunnel, le bruit de nos pas résonnant en une énorme cacophonie. Un cri terrifié se bloqua dans ma gorge. Je ne savais pas si le jorgandr gagnait du terrain sur nous. Et j'étais trop effrayée pour le vérifier.
Dans les ténèbres, je trébuchai, les jambes faibles et tremblantes. Sif vint à mon aide et resta près de moi tandis que nous suivions le mouvement, courant à perdre haleine jusque dans les entrailles de la montagne.
Le passage semblait avoir cédé par endroits tout autour de nous le jorgandr devait avoir effondré une partie des murs dans sa tentative frénétique pour nous rattraper. Mon cœur martelait douloureusement ma poitrine, et mes poumons étaient en feu tandis que je courais plus rapidement que jamais auparavant. Si j'avais pu, j'aurais lancé un cri de joie lorsque je vis la lumière au bout du tunnel.
Au lieu de nous enfuir de la grotte jusque dans la neige, nous nous retournâmes pour rechercher Thor et le jorgandr. Mais il n'y avait rien derrière nous. Rien excepté le grondement sinistre de la caverne s'effondrant sur elle-même.
« Oh non » murmura Sif. « Où est-il ? »
J'inspirai l'air glacé, et le froid rendit mes poumons encore plus douloureux. Mais je ne fis pas attention à ce détail tandis que je regardai l'entrée, sans cligner des yeux, attendant la fuite de Thor.
Puis une silhouette s'échappa en volant de la grotte, Mjolnir à la main.
Thor atterrit, dérapant dans la neige fondue devant nous, ce qui recouvrit Volstagg de poudreuse. Il se redressa, regardant les sombres profondeurs dont il s'était enfuit. De nombreuses pierres tombèrent en cascade de la montagne, se rassemblant aux pieds de l'entrée de la caverne, celle-là même que je pensais ne jamais pouvoir être enterrée par la neige. Je n'avais jamais considéré qu'elle puisse être enterrée sous la montagne elle-même.
Le jorgandr sortit en se tortillant des ombres, avec l'intention de tuer. Mais sa chasse toucha rapidement à sa fin. Le tunnel s'écroula sur lui, les pierres frappant sa tête et broyant son corps sinueux jusqu'à ce qu'il soit à moitié enterré sous la montagne. Il laissa échapper un dernier hurlement avant qu'un rocher ne fracasse son crâne, le faisant taire définitivement.
Nous restâmes cloués sur place avec rien d'autre que le hurlement du vent frappant nos oreilles. La tempête de neige s'était un peu calmée pendant notre petite aventure dans la caverne seuls les flocons de neige occasionnels tombaient et s'accrochaient à mes cils à présent. Dans le froid silencieux, nous fixions le jorgandr ensanglanté comme si nous nous attendions à ce qu'il se cabre à nouveau. Il ne bougea pas.
« Rappelle-moi de ne plus jamais t'accompagner dans une de tes aventures » dit Fandral à Sif.
Je pressai la main sur mon cœur, inspirant profondément pour reprendre mon souffle. Lorsque soudain j'échangeai un regard avec Sif, qui était à côté de moi, et nous éclatâmes de rire. Nous étions hystériques, les bras serrés autour de notre taille, pliées en deux. Je ne pouvais croire que nous avions trouvé Drekisbane, étions presque morts, avions rencontré un jorgandr, et pourtant étions toujours indemnes.
Dès que notre éclat de rire ridicule s'estompa et que nous reprîmes nos esprits, Sif approcha lentement du jorgandr. Elle s'accroupit devant la créature, sa tête étant plus haute qu'elle. « Par les Neuf Royaumes, que faisait un jorgandr dans cette caverne ? »
« Il protégeait Drekisbane ? » suggéra Thor.
Fandral haussa les épaules. « Pour quelle raison ? Pour tuer ceux qui la rechercheraient ? »
« Ça n'a plus d'importance, il est mort à présent » dit Volstagg. « Et je ne peux pas supporter de le regarder un instant de plus. »
« Effrayé par un serpent mort, Volstagg ? » demanda Fandral.
« Peut-être bien » répliqua Volstagg. « Mais je crains surtout ce froid. J'aimerais beaucoup retourner à la maison. Je suis glacé jusqu'à la moelle. » Il redressa son manteau, le resserrant plus étroitement autour de lui. « Et je commence à être affamé. »
« Je préfère faire comme si tu n'avais rien dit » railla Fandral.
Prenant en compte le désir de Volstagg, nous prîmes un bref repos avant de reprendre notre trajet de retour jusqu'à Asgard. Nos traces de pas précédentes avaient déjà été recouvertes par la neige tombante, mais Sif semblait connaitre le chemin par cœur. Sans avoir à combattre les vents violents, notre randonnée jusqu'au site du Bifrost se révéla être bien plus facile que notre dure marche jusqu'à la caverne. Après avoir atteint notre destination, nous nous blottîmes au centre de la rune – après avoir un peu creusé la neige pour la retrouver – et Heimdall nous ramena rapidement à la maison.
Plus tard, quand Asgard se retrouva plongée dans le coucher de soleil – longtemps après que nous ayons enlevé nos habits d'hiver et que nous ayons pris de longs bains chauds – je m'allongeai sur le canapé de la salle de repos que nous utilisions le plus souvent. La tête posée sur l'accoudoir, j'étirai mes jambes et mes bras, soupirant de satisfaction. Au centre de la salle se trouvait un foyer triangulaire, où le charbon brûlait avec force. Je fermai les yeux et me délectai de cette chaleur, repoussant le froid étrange qui semblait s'accrocher à ma peau bien après que nous ayons quitté Nidavellir.
Sif se tenait devant, admirant la nouvelle arme fraichement libérée et soigneusement équilibrée dans ses mains. Il avait fallu bien des efforts pour faire fondre et nettoyer les restes de glace, mais elle avait accompli sa tâche avec beaucoup de fierté. « La puissante Drekisbane » murmura-t-elle avec affection. Sans préambule, elle déploya les lames d'un tour rapide de ses mains.
Thor et les Trois Guerriers se rassemblèrent autour d'elle pour admirer l'arme légendaire. Elle miroitait dans la lueur du feu, ses lames étroites parfaitement polies et aiguisées. « Un objet d'une vraie beauté » dit Fandral d'un œil de connaisseur. « Je dois l'admettre. »
« J'ai l'impression que l'arme est assez forte pour transpercer l'acier. Elle aurait pu tuer ce jorgandr, aucun doute » remarqua Sif en soulevant l'arme à double lames pour l'observer de plus près. J'étais plutôt étonnée de voir l'arme dans un si bon état après tant de siècles – une vraie œuvre d'art de nain, c'était évident.
« Peut-être même assez forte pour transpercer l'armure du Destroyer » commenta Thor.
Volstagg rit à gorge déployée. « C'est absurde, rien ne peut transpercer le Destroyer. »
Tandis que Thor et Volstagg se mirent à débattre sur la vraie solidité que pouvait avoir Drekisbane, Sif s'assit à mes côtés avec un sourire. Je lui rendis son sourire, bien qu'un peu fatiguée. Je me sentais comme si je n'avais pas dormi depuis des jours, tant j'avais été épuisée par mon utilisation de la magie – tout comme lorsque j'avais dû courir pour sauver ma peau à une vitesse à laquelle je n'étais vraiment pas habituée. « Je suis heureuse que nous ayons trouvé Drekisbane » lui dis-je. « Même si je commence à me demander si une vie d'aventure est réellement faite pour moi. »
« Tu ferais mieux de t'y habituer » répondit Sif, les yeux pétillants. Je ne pus que glousser en réponse. « Je voudrais te remercier encore une fois. C'est que… eh bien, je pense qu'aucun mot ne peut réellement t'expliquer à quel point je suis reconnaissante. » Utilisant sa main libre, elle me serra fort contre elle.
Le menton contre son épaule, je clignai les yeux de surprise devant l'expression de ses sentiments. « Je suis heureuse d'avoir pu aider » dis-je. « Bien que le martèlement dans ma tête indiquerait presque le contraire. »
Sif s'écarta et se redressa, soutenant Drekisbane de ses deux mains. « Je vous dois, à toi et à ta tête douloureuse, la vie » dit-elle d'un ton désabusé. « Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je vais commencer à m'entrainer avec ma nouvelle lame. »
J'acquiesçai. « En effet, c'est le compagnon idéal pour la meilleure demoiselle guerrière des Neufs Royaumes. »
En remerciement, elle me tapota l'épaule avant de traverser rapidement la salle pour provoquer Fandral en duel.
Bien qu'il me fallut batailler pour y arriver, je réussis à me redresser assez pour poser mon dos contre l'accoudoir. Resserrant mes jambes contre mon torse, je posai mon menton sur mes genoux et commençai à somnoler. Chaque seconde qui passait rendait toujours plus difficile le fait de garder mes yeux ouverts.
C'est alors que Loki approcha et s'installa dans le canapé à la place que mes jambes occupaient précédemment. A son arrivée, je m'assis un peu plus droit, repoussant au loin ma somnolence. Il plongea le regard dans le feu qui se tenait devant nous, ses épaules tombantes lui donnant l'air presque aussi las que moi.
Un long silence tendu passa avant qu'il relève la tête pour me regarder. Dans la lueur douce du feu, ses yeux semblaient d'un vert foncé. « Tu t'es bien débrouillée aujourd'hui » dit Loki. « Tu as montré beaucoup de progrès. »
Mon sourcil se leva, et je dus m'abstenir de lui lancer la moindre pique. Le voir admettre que j'avais fait quelque chose de bien était très étonnant. Après toutes ses railleries, je ne voulais rien d'autre que le taquiner pour m'adresser ces paroles flatteuses, mais je préférais ne pas le faire. A la place, je savourai toute la fierté qui montait en moi. « Merci, Loki » répondis-je. « Cela signifie beaucoup pour moi. »
« Bien sûr, t'évanouir chaque fois que tu utilises la magie pose quelques problèmes » ajouta Loki. Je lui lançai un regard perçant il semblait toujours trouver le moyen de diminuer un compliment. « Néanmoins, on ne peut nier que tu t'es bien débrouillée. »
Inspirant profondément, je me réinstallai correctement dans mon siège et posai mes pieds à plat sur le sol. « Je voudrais te… te remercier pour m'avoir tirée tes bords de l'abîme. » J'inclinai la tête tout en parlant. « J'aurais été perdue dans les profondeurs de Nidavellir sans toi. »
« Tu n'as pas besoin de me remercier » répondit-il.
« Mais tu as quand même toute ma gratitude. »
C'est alors qu'il me sourit. Et cela fit chavirer mon cœur.
Note de la traductrice :
Héhé ! Voici une très belle fin de chapitre, n'est-ce pas ? ^^ Mais ce n'est pas pour ça qu'exceptionnellement j'ai écrit cette note de fin de chapitre. Je voudrais en fait m'excuser auprès de toutes les lectrices à qui j'avais laissé miroiter la promesse d'une longue épopée sur cette épée de Sif, alors que finalement, malgré toutes leurs péripéties, les voilà de retour à Asgard… Je suis un peu confuse, car à vrai dire j'ai confondu ce moment avec un autre. :s
Donc j'espère que je ne vous ai pas trop déçues, et sinon n'hésitez pas à m'envoyer des lettres de menaces par review. ^^ Mais quoi qu'il arrive, je vous promets que le moment ultime que je vous ai promis arrivera bientôt, ça c'est certain. ^^ Merci encore de me suivre, et merci pour tout ! *vous aime toujours plus fort*
Note de l'auteur :
Comme toujours, j'adresse mes remerciements à ma merveilleuse beta, Hr'awkryn. Et, bien sûr, mes remerciements valent aussi pour tous ceux qui mettent des reviews, mettent en favori ou suivent l'histoire.
N'oubliez pas de laisser une review. :)
