Hello, hello, petit peuple

Pour ce One-shot, j'ai voulu tester quelque chose, un style d'écriture un peu plus différent.

A lire à haute voix en écoutant ceci :

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J'espère qu'il vous plaira.

Réponse au review :

Tima-Chan: Merci de ton compliment, je ressens toujours de la joie et de l'énergie quand je lis tes commentaires. Si tu savais comme je me suis sentie flattée en me disant que j'étais une personne merveilleuse, Ah c'est tellement moi ça. LOl. Chérie, malheureusement s'il suffisait que l'on aime ce couple pour être merveilleux, le monde serait remplie de connard. Mais continue. de m'encourager j'adore les commentaires, et ta bonne humeur ! :)

Neutral Wolf : je ne me souviens pas si je t'ai déjà répondu ou pas, mais sache que cette fois-ci tu ne frôleras pas la crise cardiaque. Et je te remercie sincèrement de commenter toute mes histoires, même celles que tu n'aimes pas, cela me fait très plaisir.


Breath.

« Sakura ta vie à un amer goût de douceur.

Je t'ai vue tombé.

Je t'ai vue te relever.

Je t'ai vue pleurer.

Je t'ai vue te battre.

T'acharner pour survire.

Mordre le monde contre la rancœur de tes proches.

Sakura ne dit jamais que tu es faible, je ne te croirais pas.

Personne ne te croiras, car tu es Strong. »

Frapper. Expulser la douleur. La rendre faible. La rendre malléable. La sortir de soi et devenir FORTE.

Fermer les yeux sur les peines et les ouvrir sur le renouveau, les joie qui viennent, s'enlacent, et partent.

Elle bouge, hurle, frappe contre se sac de boxe. Elle ne sent plus rien d'autre que l'adrénaline, le besoin de frapper, d'extérioriser son repentir, sa souffrance déjà trop grande, trop envahissante . Elle a besoin d'oublier, pour un instant, pour quelques secondes qui elle est vraiment. Ce qu'elle a découvert. Ce qu'elle vit. Elle se fiche pas mal d'être la seule fille dans la salle, à s'acharner contre se sac qui ne lui a rien fait. Elle en a besoin pour...

Pour pouvoir vivre.

Pour pouvoir continuer.

Continuer à faire semblant.

À faire l'intouchable.

L'intouchable au cœur fragilisé.

Courir, dans le noir, sous la pluie, dans les rues, vers la mer. On t'a vu, courir vers quelque chose, à quelque part, on t'a vue essayer de te fuir, essayer de survivre. On sait que tu vas mal. On le sait mais on se tait. On te regarde. On t'admire de loin. Juste de loin. Pas de près.

Lionne tu es devenu. Sauvage tu l'es depuis..

Depuis lui. Depuis eux.

Sakura c'était non, elle est cette jeune fille au regard froid. Imprenable. Intimidante. Sakura était non, elle est belle. Naturel. N'aime pas tout ce qui rend femme. Désirable.

Sakura voulait non, elle veut qu'on lui fiche la paix. Allez tous vous faire foutre .

Sakura tu étais et oui tu es cette fille qu'on ne peut pas approcher sans risquer d'être bruler par tes yeux, ton silence et ton absence. Douée à l'école, tu n'avais pas besoin d'effort pour avoir de bonne note. Personne ne comprenait d'ailleurs, car tu n'étais jamais là. On te traitait alors de TRICHEUSE. C'est faux tu ne l'étais pas, et ils ne comprenaient pas. Ils ne voulaient pas . Et toi tu ne les aimaient pas.

Pourquoi toute ces absences Sakura ?

« J'avais mal. »

C'est ce que tu répondais. On n'insistait pas. On n'avait pas compris ton hurlement. Ton cris silencieux. Cette assourdissante douleur.

-De toute façon ils s'en foutent de toi. Tu vois tu ne sers à rien, sale merde. T'es qu'une salope. Bitch.

Cette voix. Elle t'insupportes. Ces injures tu ne les supporte plus. Cette haine, elle t'étouffe.

-LAISSE MOI. FICHE MOI LA PAIX.

L'homme à forte carrure, fonçait sur sa proie avant de la plaquer sur le sol. Sans répit. Sans pitié. Battait le corps de sa victime à coup de poing, coup de pied. Jusqu'au sang, jusqu'à l' infernal douleur. Infernal vacarme familiale.

Elle en avait marre. Marre de ce monstre. Marre de cette vie.

Alors un jour Sakura a compris. Elle s'est relevé, a essuyé le sang dégoulinant de ses plaies et c'est retourné vers lui. Le monstre. Elle a serré les poings. Elle a vu en lui sa misère, souffrance ,colère, et a foncé. Dans le tas. Sur lui. Elle a frapper. Gauche . Droite. Il a ricané, et lui aussi a levé la main. Mais cette fois, elle ne s'est pas contentée de rester au sol.

Non.

Non.

Non.

Non.

NON.

NON.

Tu ne le laisseras plus te toucher, là ou tu ne veux pas, là ou ça fait mal.

Tu cries et tu te bats.

À bat le monstre.

À bat la douleur.

À tes yeux il est devenue objet.

Ce sac de boxe que tu voudrais défoncer .

Tu l'as butté.

Tu l'as presque tué.

Et dans ces yeux tu as vu, horreur, dégout, rage. Mais tu étais fière, car pour une fois, tu étais le chasseur et lui la proie .

Tu l'as vaincu. Il est devenu vulnérable et toi tu es devenu FORTE.

Ce con, il a appelé les flics. Il leur montré ces plaies. Toi , t'as rigolé et t'as soulevé ton tee-shirt. On a vu tes blessure. On t'a plainte. Et toi tu as ricané car au final on t'a fiché la paix, et le monstre lui il est en prison.

Alors pourquoi tu pleures Sakura ?

C'est finit. Tout est finit. Il ne recommencera plus à te faire mal. Alors ne restes pas dans le noir. Sors. Va voir ailleurs. Cherche la lumière. Ne restes pas là, à te demandais pourquoi tant d'injustice. Tu n'es pas au paradis, ni en enfer, tu es sur terre. Bats toi Sakura !

Sakura, on pourrait croire que ton histoire s'arrête là, mais sur le chemin de l'école, entre la raison et le délit tu l'as rencontré lui.

C'était un homme.

Toi tu t'en fous d'habitude. Mais là, tu l'as regardé dans les yeux et tu as croisé ses yeux . Bleu. Comme le ciel. Comme la mer. Comme ce goût de liberté que tu ne peux à peine goûter.

Lui a allumé une cigarette qu'il a coincé entre ses lèvres et il t'a fixé. Comme ça. Voyeur. Il voyait tout en toi. Gênée, frustrée et rageuse tu t'es détourné de lui. T'es partis. Tu ne laisseras plus aucun homme t'approcher. C'est tout. C'est comme ça. Rien à foutre de ses beaux yeux bleus. Rien à foutre de son côté ténébreux. Rien à foutre qu'il ne t'as pas quitté des yeux. Rien à foutre qu'il soit là chaque matin. Rien à foutre de cette veste en cuir qui lui sied parfaitement la taille. Rien à foutre qu'un jour il est osé t'aborder.

-T'as du feu.

T'aurais du répondre non. Ou au moins lui dire de te laisser tranquille. Mais l'ignorer Chérie, tu savais très bien qu'il aurait encore plus envie de t'harceler une flamme.

Parce que c'est ce qu'il a fait. Il te l'a redemander encore et encore. Tout les jours. Au même endroit. À la même heure. Pour la même chose.

Alors un jour, tu as explosé, car l'ignorance ne peut affronter la persistance très longtemps.

-Fiche moi la paix, OK . Je n'ai pas de feu. Je ne fume pas. Je ne fumerai jamais. Alors si tu ne veux pas que je te foutes mon poing dans ta sale gueule, Dégage !

Tu pensais l'avoir fais fuir. Tu pensais qu'il t'aurait gueuler dessus, lui aussi, et tu n'avais pas peur des représailles car tu avais déjà affronter le monstre, tu n'avais plus peur de rien.

Mais il s'est contenté de sourire. De planter ses mains dans ses poches et d'incliner la tête vers la gauche.

-Enfin Sakura, j'ai cru que tu ne me le dirai jamais.

-Comment tu connais mon prénom ? Qui te l'as dit ? Tu veux quoi bordel de merde !?

Il s'est écroulé. Écroulé de rire. Plié en deux, il ne sentait plus ses côtes, et toi tu ne savais plus quoi faire. Merde c'est qui ce type.

-Calme-toi.

Tu le fixe rageusement.

-Bon j'avoue je l'ai mérité, mais c'était tellement tentant.

-Comment tu connais mon prénom ?

-Ah, c'est une très bonne question ça, laisse moi réfléchir si j'ai envie de te le dire...

-Vas te faire foutre.

Et tu pars, comme ça, le laissant avec se sourire en coin . Tu pars car t'en as marre et que t'as vraiment pas envie de rester là à parler avec lui. Il te fait chier c'est tout.

Au final on s'en fous qu'il te connaisse. C'est pas grave. Tu as décidé de l'ignorer.

Alors...

Tu cours.

Tu fuis.

Vers ou ?

Vers quoi ?

Pourquoi ?

Pour qui ?

Toi même tu ne le sais, mais tu le dois, sinon tu t'étoufferas.

Tu ne l'as plus revu. Ce mec. Celui au cheveux blond et au yeux bleu. Tant mieux.

Au lycée, les gens commencent à te parler. Ils s'intéressent un peu à toi depuis ton histoire. Ils ont pitié de toi. Ça te dérange. Tu ne dis rien, mais tu les hais. Bande d'hypocrite. Ils t'ont même invité à une fête. Pour une fois t'y es allé. T'étais pas à ton aise. Tu ne savais pas trop comment t'habiller. Comment te comporter. Alors tu t'es planté dans un coin. Tu les as observer se défoncer la gueule. Tu t'emmerdais. Terriblement.

Au toilette, alors qu'un jeune homme suffoquait sur le rebord des toilettes, tu t'es assise sur le rebord de la baignoire . Une fille est entrée, elle rigolait fort, elle puait l'alcool, elle l'a relevé et t'a balancé un truc à la main.

-Vas-y c'est fun, qu'elle disait. Essayes et tu m'en diras des nouvelles !

Seringue. Plante la dans ton bras. Appuie . Laisse le poison envahir tes veines. Laisse lui te tuer à petit feu. T'es déjà à moitié morte de toute façon .Elle Leva le bras.Déchéance. Fixa la seringue. Maladroitement, elle chercha à se la planter. Elle ne savait pas comment faire.

Elle ferma les yeux, et l' approcha doucement jusqu'à sentir le métal fin toucher sa peau.

-C'est dans l'autre sens qu'il faut faire.

Elle sursauta faisant tomber au sol la seringue . C'était lui. Le Con à la cigarette. Adossé à la porte, il te souriait narquoisement . Il se pencha légèrement en avant, et haussa un sourcil.

-T'as quel âge ?

Ignore le . Il n'existe pas. Il fait juste son malin de toute façon. Ignore le, comme tu ignores le monde. Tu verras il s'en lassera vite de toi. Comme tout le monde. Comme le monstre. Alors tu détournes la tête et tu cherches la fiole de cyanure.

-Elle est sous le lavabo.

Encore lui. Toujours lui. Il te fait chier, tu voudrais qu'il s'en aille, mais t'a pas le temps de parler au con. Tu jettes quand même un coup d'œil à l'endroit ou il te l'a indiqué et tu la récupère.

Tu l'entends rire. Se foutre de ta gueule. Ça gueule à lui aussi tu l'as défoncerait bien. Alors foudroie-le du regard dans toute ta splendeur. Il s'approche amusé s'accroupit en face de toi, et à l'aide de ca ceinture il te fait un garrot , et tend la seringue vers ton bras.

-Tu peux me tuer autant de fois que tu veux avec tes yeux petite lionne, je n'en ai strictement rien à foutre.

Et il a fuit. Avec un clin d'œil. Avec ta seringue. Alors elle l'a suivit. Jusqu'à ce qu'elle le voit jeter la seringue dans le ciel.

-Mais t'es vraiment con .

Ouais c'est sur qu'il l'est il vient juste de te débarrasser de ta futur drogue. Dépendance. Mort.

-Mais je t'en prie.

Rage. Il te fait enragée. Tu serres les dents, prépares tes poings. Lui continu de te regarder toujours avec le même regard. Amusement. Curiosité.

Ne rentre pas dans son jeu Sakura tu ne t'en sortiras pas . Écoutes moi. Reste avec moi. Toi et moi on est pareil. On fonctionne ensemble depuis tellement longtemps. Laisse ce gars au cheveux topaz . Ne le regardes plus. Ne l'écoutes plus. Reste avec moi, Sakura.

-Naruto, dit-il en te tendant la main.

Sur son poignet tu remarques un tatouage. Un huit. Le chiffre de l'éternité.

Si tu lui prends la main, il te sauveras. Si tu l'as serre il t'emmeneras avec lui. Si tu croises tes doigts au sien tu deviendras bien plus que tu ne l'es déjà aujourd'hui.

Sakura est forte.

Sakura est méfiante.

Sakura a peur de tout ce qui l'entoure.

Pour que Sakura est un jour le courage de te suivre Naruto, il aura fallu lui prouver que tu n'es pas comme le monstre.

Mais tu ne peux pas. Personne ne le peut.

Alors Sakura, tu te retournes, vers la foule, vers les ténèbres.

Et tu fonces.

Cours.

T'essouffles.

Mais tu ne restes pas là.

Pas avec lui.

Pas avec eux.

Plus avec personne.

Mais il t'as rattrapé. Il s'est arrêté à ta hauteur, lui aussi essoufflé. Et t'en as eu marre. Et t'as pleuré. Tu t'es effondrée au sol, à genoux. Et lui aussi, mais lui il n'a pas pleuré, il a prit ton visage entre ses mains et a posé son front contre le tiens. Te berçant. Doucement, comme à une enfant, à une petite chose fragile.

-Pourquoi ?! Pourquoi t'es là ? Pourquoi tu me colles ?

-Pour te sauver.

C'était simple. Tellement simple que tu ne savais plus quoi dire, ni quoi faire. Alors t'es resté là, bras ballant, bouche bée, fixant le gars à la cigarette .

-Tu ne veux toujours pas savoir comment je connais ton prénom Sakura ?

Si, tu voudrais bien, mais tu n'as plus la force de parler, de marcher, de bouger le moindre petit doigts.

Alors tu te laisses allé contre lui. Contre le torse d'un parfait inconnu. Non pas si inconnu que ça.

-T'étais toujours seule sur le ring. Frappant dans le vide. Imaginant un adversaire que tu aurais abattue avec rage. C'est de là que je t'observais Sakura, dans cette salle, remplie de mec gonflé à bloc. C'est là que je t'ai repéré. Tu ne m'as jamais vu. Tu ne l'as jamais su. Tu ne fais jamais attention à ce qui t'entoure lorsque tu es là-bas, tu es trop concentré à frapper contre ce sac de boxe. Contre quoi ? Contre qui es-tu si en colère Sakura ?

Il caresse tendrement tes cheveux, comme pour t'assoupir, freiner les ardeurs de la lionne, faire renaitre l'innocence du lionceau.

Et là, tu revois tout. Tu revois la pleurnicharde que tu as été, la lâcheté qui te clouais le bec.

-Contre moi.

Et tu te revois faible, subir les coups du monstre. Petite, orpheline, confié au monstre. Confiée à celui qui te voleras ton innocence, qui tu tueras et que tu butteras.

-Contre mon oncle.

Et tu vois le monde se moquer de toi, se foutre de toi. T'ignorer. Ne pas t'aider.

-Contre eux.

Silence.

-Pourquoi tu t'es intéressé à moi ?

-Je te l'ai déjà dit.

-Alors je n'ai pas compris.

Il te serra un peu plus fort.

-Parce que je sais que tu allais mal.

-Comment ?

-Je ne sais pas. Je l'ai toujours su. On me dit que j'ai un don. Celui de voir en les autres.

Tu n'es plus méfiante envers Naruto. Tu n'es plus en colère contre lui. Il t'apaise. Il est là, avec toi. Tu ne le connais pas, lui on dirait que si. Mais pour une fois, rien à foutre de la pluie qui tombe sur vous, rien à foutre qu'il se penche vers toi, rien à foutre que tu laisses quelqu'un voir le vrai toi, rien à foutre de tout ça.

Pour une fois, Sakura, elle se lève vers le ciel d'elle-même. Tu tends la main vers lui.

-Viens.

Il l'a prend. L'a serre. Croise ses doigts aux tiens. Il est plus grand que toi. Il est plus resplendissant que toi. Il contraste tellement avec ton monde. Il est arrivé comme ça, tel une bombe dans l'explosion qu'est ta vie. Blond comme le soleil, il n'a rien à faire dans les bas-fond du monde avec toi.

-Apprend moi .

Il fronce les sourcils.

-Dis-moi comment tu as fait ?

Perplexe , il ne te comprends pas.

-Je veux savoir !

-Je ne comprends pas Sakura.

-Comment as-tu réussi à effacer la douleur ? Comment as-tu fait pour que je n'ai plus peur, plus de rage, plus rien synonyme d'agonie ?

Alors il sourit, et il te prend dans ses bras.

-Parce que cela se voyait tellement Sakura que tu avais besoin de moi.

Elle grogna. Il enfonça sa tête dans ses cheveux, huma son odeur.

-Tu avais juste besoin de bras pour te soutenir, juste l'espace d'un instant, tu avais juste besoin que l'on s'intéresse sincèrement à toi.

Elle se détacha.

-Et puis faut dire que t'es plutôt mignonne, et que j'ai toujours voulu t'aborder, mais impossible d'attirer l'attention de Mlle Iceberg, à moins de la faire chier.

Et tu perds ton sourire.

-Allez rougit pas chérie.

-Ne. M'appelle. Plus. Jamais. Chérie.

-Pourquoi sinon tu me casses la gueule, Chérie ?

Et c'est ce qui t'es arrivé, elle t'a littéralement, physiquement cassé la gueule.

Et puis elle s'est mise au dessus de toi, allongé dans la boue, serrant ta joue endolorie et à posé ses lèvres sur les tiennes.

Et puis maintenant,je crois que tu vas allée beaucoup mieux Sakura. Naruto va rester auprès de toi, il ne te lâchera pas.

C'est bon respire maintenant.

N'ai plus peur.

Ouvre les yeux.

Plus de monstre.

Juste lui. Et cela te fais du bien.

D'ouvrir les yeux, de tendre les mains, vers un lendemain bienheureux.