Le vieux qui est fort ne dépérit point
Les racines profondes ne sont pas atteintes par le gel.
(Bravo à celui qui peut donner les 4 vers formant la suite des 4 vers que j'ai déjà donné. Ils font parties d'une oeuvre fantastique très connue. J'ai trouvé que les 2 premiers correspondaient bien à Narion et ces 2 là sont très appropriés pour la situation de nos héros)
Désolé mais ce chapitre risquait d'être un peu long.
Je l'ai donc séparé en 2, ce qui tombe bien car nous avons 2 démons à traiter.
Bonne lecture.
Chapitre 16 : Les démons 1 : Ordalie du livre de Zelef
Lévy venait de se réveiller. Elle avait fait le plus terrible des cauchemars absolument terrifiant dans lequel elle tuait Gajeel en tentant de se défendre face à ses meilleurs amis qui voulaient la tuer et tous ses camarades l'encourageaient. Elle s'étira et ouvrit les yeux, son corps tremblait encore des émotions de ce rêve qui avait eu l'air si réel.
Elle se rendit compte qu'elle était revenue dans la cellule où elle, Elfman et Freed avaient été expédiés après avoir été aspirés par l'étrange livre du soldat de Narion. Elle hurla tandis que les images qui l'avaient tant fait souffrir lui revenaient en tête, plus réelles que jamais, maintenant qu'elle savait que ça n'avait pas été qu'un simple rêve et qu'elle pourrait le revivre.
Une main se posa sur son épaule.
Sabad : Calmez-vous mademoiselle. Vous êtes en sécurité, maintenant.
Elle avait arrêté de crier mais respirait encore bruyamment. À côté d'elle, recroquevillé en position fœtale, Elfman se tenait la tête dans les bras et sanglotait tout en marmonnant la même phrase encore et encore.
Elfman : Je n'ai pas pu les sauver… Je n'ai pas pu les sauver…
Sabad : On ne peut pas faire grand-chose pour votre ami. Il est comme ça depuis que j'ai repris connaissance.
Lévy : C'est… C'est vraiment fini ?
Sabad : J'ai bien peur que cela ne fasse que commencer. Je suis profondément désolé. Vous allez bien ?
Lévy : Mes amis… Ils ont essayé de me tuer !
Sabad : Calmez-vous. Tout va bien maintenant.
Lévy : Je ne veux pas revivre ça !
Sabad : Pourtant, je vous conseille d'accepter les images que vous avez vues… Je sais que ça doit être terrible, mais si vous vous laissez dominer par vos émotions, vous finirez par perdre la raison et il vous tuera…
Lévy : Et vous… Que vous est-il arrivé ?
Sabad : J'ai dut tuer mon meilleur ami, ma femme et mes enfants… Pour la deuxième fois… Mais cette fois-ci… C'était horrible…
Lévy : Qu'est-ce qui peut être pire que ça ?
Sabad : Leur cadavre… Ils étaient morts… Ma femme avait le crâne écrasé avec on marteau et mon fils avait une dague en travers du cœur… Et ils se sont relevés quand même… Ils ont continué à essayer de me tuer.
Soudain, le visage de Sabad changea radicalement. Jusque-là, il paraissait las et extrêmement fatigué et sa voix se voulait rassurante. Maintenant, il souriait de toutes ses dents et ses yeux étaient ceux d'une bête sauvage. Il laissa échapper un petit rire, un gloussement tout droit sorti des tréfonds de la folie.
Sabad : La prochaine fois, je m'assurai que leurs corps soient en miettes, je brulerai la maison et je détruirai le village de mes mains ! Je montrerai à ce démon que je ne joue plus à son petit jeu ! La peur ne m'empêchera pas de vivre et de détruire ce qu'il a construit !
Lévy fut parcouru d'un frisson d'effroi lorsque l'homme brisé par la peur et la colère eut fini de parler. Elle regarda autour d'elle pour tenter d'oublier ce qu'elle venait d'entendre et remarqua que leur cellule était un peu plus petite que la première fois.
Lévy : Où est Freed ?!
Sabad : Je ne sais pas. Je ne l'ai pas vu à mon réveil.
Lévy fut un peu soulagé lorsqu'elle vit qu'il avait repris l'expression d'un vieil homme fatigué.
Sabad : Il est très probable qu'il n'ait pas survécu à sa première ordalie… Je suis désolé pour lui…
Lévy : Impossible ! Freed est le plus intelligent d'entre nous. Il ne se serait pas laisser berner par des illusions.
Sabad : J'espère pour lui que vous avez raison… Ou peut-être qu'Ordalie s'en est débarrassé justement pour cette raison…
Lévy : Je ne perdrai pas espoir ! Je trouverai un moyen de tous nous sortir d'ici.
Sabad : J'espère sincèrement que vous réussirez.
Les murs de la cellule changèrent de couleurs et devinrent rouge sang.
Sabad : Non, ce n'est pas possible ! Pas déjà ! Il attend d'habitude plusieurs jours avant de recommencer !
Lévy : Pourquoi est-ce ça recommence aussi tôt ?!
Mais plutôt que la cellule disparaisse comme la première fois, les murs se mirent à se déformer et changèrent à nouveau de couleur. Passant tantôt au vert, tantôt au bleu.
Sabad : C'est bizarre, pourquoi ne nous sépare-t-il pas ?
En réponse à sa question, une lame métallique très fine déchira un des murs et l'ouvrit comme si la roche était aussi fragile que du papier. La rapière dessina un rectangle assez grand pour qu'un homme puisse passer et Freed apparut. Il était couvert de brulures et semblait exténué. Il sortait d'un long tunnel aux murs couverts d'inscriptions lumineuses et dont on ne voyait pas le bout.
Lévy : Freed ?!
Freed : Suivez-moi, vite ! Il ne faut pas traîner.
Sabad : Non ! Ne l'écoutez pas ! C'est probablement encore un coup d'Ordalie. Ne croyez pas ce que vous voyez. Votre ami est sûrement déjà mort.
Freed : … C'est exact, je suis mort et vous ne voyez qu'une illusion.
Sabad : Ah ! Tu vois… Mais… Pourquoi tu avoues ?
Lévy : Alors Freed est mort ?!
Freed : Bien sûr que non ! Réfléchissez, si j'étais une illusion, j'aurai tout fais pour vous convaincre que j'étais le vrai. Je viens de vous convaincre par l'absurde que j'étais le vrai. Alors suivez-moi, vite ! Qui que soit celui qui a créé cet endroit, il peut nous tomber dessus à tout moment.
Sabad : Et qui me dit que ce n'est pas une ruse plus complexe pour me persuader que vous ne m'entraînez pas dans une nouvelle torture ?
Lévy : Ce type de raisonnement est bien son genre. J'ai envie de le croire, Sabad. Freed, je te suis. Mais il faudra aider Elfman.
Elle s'approcha d'Elfman, se mit sur les genoux et l'observa quelques instants. Il continuait à psalmodié son mantras de désespoir en boucle.
Elfman : Je n'ai pas pu les sauver… Je n'ai pas pu les sauver… Je n'ai pas pu les sauver…
Lévy le gifla violement une fois, puis deux, puis trois jusqu'à ce que son regard s'anime à nouveau et qu'il mette ses bras en position défensive.
Lévy : Arrête de te morfondre tout seul ! On est tous dans le même bateau ! Reprends-toi ! Sois un homme et suis-nous ! pense à Mirajane et Lisanna. Que dirait-elle en te voyant ainsi. Elles ont confiance en toi et elles ont besoin de toi… Nous avons besoin de toi pour nous échapper !
Elfman resta immobile, abasourdis. Il cligna plusieurs fois des yeux comme pour être sûr que c'était bien Lévy qu'il avait devant lui, cette jeune femme d'habitude si tendre et fragile. Il se leva enfin et franchit le premier le trou dans le mur créé par Freed. Il s'essuya le visage et se retourna vers ses compagnons. Son visage avait retrouvé toute son assurance habituelle.
Elfman : Tu as raison, Lévy. C'était égoïste de ma part de vous laisser tomber. Vous pouvez compter sur ma force ! Après tout, un homme se doit de protéger ses amis !
Freed : Maintenant que tu es prêt on ferait mieux de se grouiller.
Ils entrèrent tous dans le tunnel un par un. Elfman ouvrait la marche, puis venait Freed, qui lui indiquait le chemin, ensuite Lévy et enfin Sabad, toujours méfiants et tentant de convaincre Lévy de faire demi-tour tant qu'il était encore temps.
Lévy : Comment tu t'es retrouvé ici, Freed ?
Freed : J'ai trouvé une faille dans l'illusion. J'ai remarqué qu'on ne pouvait pas utiliser nos pouvoirs magiques. Mais en fait, ce n'est qu'une illusion. Nos pouvoirs fonctionnent mais nous ne pouvons pas les voir. Utiliser ma magie d'écrits de l'ombre n'a pas été simple sans la voir mais j'ai réussi à créer une sortie à ma simulation. Apparemment, le créateur de cet endroit pensait qu'on serait trop occupé à vouloir sauver sa vie et il n'a pas mis beaucoup de sécurité autour des simulations. La prison, par contre, est presque complètement hermétique. Si je n'avais pas déjà été à l'extérieur, je n'aurai probablement pas pu créer cette sortie.
Sabad : Et pourquoi tu portes des blessures, alors ?! Tu as bien dit que ce n'était que des simulations !
Freed : En fait, je crois que ça fait partie des quelques sécurité que le créateur a installé. Les propriétés de ce qui passe en dehors des simulations deviennent réelles. Et malheureusement, Luxus m'a suivi en dehors.
Lévy : Luxus est ici aussi ?
Freed : Je ne pense pas que ce soit le vrai. Il a essayé de me tuer dans ma simulation. J'ai l'impression que cet Ordalie est capable de lire los peurs les plus secrètes et les utilise pour nous torturer avec ses illusions.
Sabad : Tu veux dire que tu nous as entrainés ici alors que tu es poursuivi par un tueur créé par Ordalie ?!
Freed : Je te fais remarquer que c'est notre unique chance de sortir d'ici.
Elfman : Et où vat-on maintenant ?
Freed : On cherche la sortie.
Sabad : Tu veux dire que tu ne sais pas où elle se trouve non plus ?!
Freed : Jusque-là, monsieur le râleur, tu n'étais pas plus avancé que nous aujourd'hui ! Mais moi, je sais interpréter l'écriture dans laquelle est inscrit le code magique qui régi ce monde virtuel. J'ai découvert des portes secrètes qui permettent à Ordalie ou ses créations de passer d'un programme à un autre. J'essaye de suivre sa trace pour trouver celle qui nous mènera à l'extérieur. D'ailleurs, nous arriverons bientôt à la prochaine des portes que j'ai détectées.
Ils avançaient dans un long couloir aux murs faits d'une matière indéfinissables et uniformément rouge sang. Des inscriptions lumineuses apparaissaient, se déplaçaient et disparaissaient sur leur chemin. Le couloir les mena bientôt devant une grande salle. Freed arrêta Elfman juste avant qu'il n'entre et jeta un discret coup d'œil dans la pièce. Il n'y avait qu'un seul autre couloir qui menait à pièce, mais quelque chose bloquait le passage.
Freed les poussa quelques pas en arrière et leur parla à voix basse.
Freed : Dis-moi, Elfman. Ordalie t'as fait combattre la Bête n'est-ce pas ?
Elfman : Comment est-ce que tu le sais ?
Freed : Je viens de la voir dans cette salle. Elle nous bloque le chemin vers le prochain couloir.
Lévy : Comment se fait-il que le cauchemar de Elfman se trouve ici ?
Freed : Ordalie a dû se rendre compte qu'on s'était enfui et a libéré les cauchemars pour nous bloquer la sortie. C'est une bonne nouvelle.
Sabad : Comment ça, une bonne nouvelle ? Comme si ton Luxus ne suffisait pas déjà.
Freed : S'il nous attend ici, ça veut dire que la sortie n'est pas loin. Donc, on est sur la bonne voie.
Elfman : Mais comment va-t-on faire pour passer ?
Freed : Pour ça, je compte sur toi Elfman. Mes écrits de l'ombre demande du temps pour en écrire les lois et la force brute de la Bête aurait tôt fait de venir à bout des lettres solides de Lévy. Tu es le seul à pouvoir lui tenir tête avec ta magie Take-over.
Elfman : Mais je ne peux pas le combattre… Je t'ai déjà dit que je ne pouvais pas utiliser ma magie ici.
Freed : Et je te répète que ce n'est qu'une illusion. Ordalie a dû faire en sorte que tes yeux ne voient pas ta transformation mais ton corps n'est pas altéré et réagis normalement. Je sais que c'est difficile de te demander d'affronter seul ta peur mais c'est notre seul chance de trouver la sortie.
Elfman : D'accord… Je vais essayer.
Freed : Merci. Avant que tu ne le combattes, je vais écrire un enchantement sur ton corps qui va augmenter ta force physique. Comme tu auras le même corps que la bête, tu auras l'avantage, mais mon sortilège n'est que temporaire. Essaie au moins de l'éloigner du prochain couloir pour qu'on puisse passer.
Elfman : Très bien, j'y vais.
Freed se plaça dans le dos d'Elfman et agita sa rapière. Des lettres violettes lumineuses apparurent brièvement avant de se fondre dans sa peau.
Elfman entra déterminé dans la salle où les attendaient le premier obstacle. Mais dès que le monstre qui avait maltraité ses sœurs dans le cauchemar d'Ordalie apparut dans son champ de vision, il commença à hésiter.
Le monstre le vit et attaqua immédiatement en projetant ses 2 épaisses mains sur lui. Par reflexe, Elfman utilisa son take-over pour prendre la forme de la Bête et tenta de bloquer l'assaut du monstre. Sa peur s'intensifia en voyant qu'il ne se transformait pas et la Bête frappa de toutes ses forces.
Mais Elfman tint bon. Il avait encore son corps normal, mais il avait arrêté une attaque du plus puissant des monstres. C'était la preuve que sa magie avait bien fonctionné même s'il ne voyait rien. Il reprit confiance en lui.
Elfman et la Bête, impossible à différencier de l'extérieur car ils partageaient la même apparence, se tenait main dans la main et le monstre n'arrivait pas à déséquilibrer le magicien. Elfman fit un pas en avant et la Bête fut forcée de reculer sous la force de son adversaire.
La peur d'Elfman s'était maintenant complètement évanouie. Il rompit le contact un instant avant de frapper la créature à la tête avec son poing droit. Il atteignit sa cible de plein fouet et le monstre alla s'écraser contre l'un des murs. Il ne se releva pas, semblant assommé par le choc.
Elfman : C'est bon, allez-y, je le surveille.
Lévy : Merci, Elfman ! Bravo !
Freed, Lévy et Sabad traversèrent la pièce à toute vitesse jusqu'au second couloir. Elfman allait les suivre mais il se pencha sur la Bête pour vérifier qu'elle était bien assommée. Mais lorsqu'il la toucha, son corps devint soudain transparent et il vit au travers une série de symbole lumineux qui disparut peu après le cadavre de son cauchemar.
Lévy : Attention ! Derrière toi !
Elfman se retourna pour trouver les mêmes symboles qu'il avait vu dans la Bête planant à un mètre au-dessus du sol et le corps du monstre apparaître petit à petit tout autour. Il n'eut pas le temps de réagir lorsque la Bête se matérialisa et se jeta sur lui, lui enserrant le cou de ses énormes mains. Elfman se débattit pendant un instant qui parut durer une éternité avant de réussir à plier ses jambes et à repousser son adversaire en le propulsant au loin d'une pression sur son torse.
Bête : Tu croyais pouvoir te débarrasser de moi ?! Tu te reposes continuellement sur ma force mais tu as oublié l'essentiel ! Depuis le jour où tu as volé mon âme et je t'ai privé de ta sœur pendant 2 longues années, nous sommes liés, toi et moi. Je suis toi et tu es moi. Il fallait qu'un jour vienne où tu devrais payer le tribut de l'utilisation de ma puissance et ce jour est enfin apparut.
Elfman : Tais-toi, créature ! Nous n'avons rien en commun ! Je me sers uniquement de ta force pour protéger ma famille et mes amis alors que tu l'emploie à la destruction !
Lévy : Elfman ! Dépêche-toi !
Elfman : Ne vous inquiétez pas pour moi. Allez trouver cette sortie pendant que je le retiens. On se retrouve là-bas.
Bête : La première chose que je ferai lorsque je serai libre sera de tuer tes sœurs après les avoir torturés ! Je m'assurerai que la dernière image qu'elles verront avant que je leur arrache les yeux soit ton cadavre démembré. Ensuite, je détruirai ta précieuse guilde pierre par pierre !
Elfman : Pas si je t'en empêche !
Les 2 belligérants s'attaquèrent. Un formidable combat débuta entre le mage et le monstre qui utilisaient le même corps.
Pendant ce temps, Freed, Lévy et Sabad avait avancé dans le nouveau couloir. Ils atteignirent bientôt une nouvelle salle, beaucoup plus grande que la dernière.
Sabad : Un cul de sac ?!
Freed : Non. Il essaie de nous berner. C'est bien ici.
Freed courut vers l'autre bout de la pièce et posa sa main sur le mur. Un symbole aussi grand qu'un homme apparut, entouré de plusieurs inscriptions dans des alphabets différents.
Freed : Mince ! Un glyphe de protection et des pièges.
Lévy : Qu'est-ce que ça veut dire ?
Freed : Que la sortie est bien là mais il me faudra du temps pour défaire toutes les défenses qui nous empêchent de sortir.
Luxus : Alors, c'est là que tu te cachais. Mais maintenant, tu ne pourras plus me fuir, Freed.
La silhouette du cauchemar de Freed venait d'apparaître à la sortie du couloir, l'unique sortie
Sabad : C'est qui, celui-là ?!
Freed : Il nous a déjà retrouvés ? Lévy, couvre-moi pendant que j'ouvre la sortie.
Lévy : Mais c'est de Luxus dont on parle !
Freed : Il faut juste que tu me gagnes un maximum de temps.
Sabad : Cet homme ne peut pas être aussi terrible que ça, si ? Vous êtes quand même des mages de guilde.
Luxus : Je vais bous montrer ce qu'est un mage digne de ce nom. Un vrai mage doit être un soldat sans pitié, sans compassion ! Hurlement du dragon du dragon de foudre !
Un torrent d'éclair se déversa dans la salle, Sabad et Lévy eurent tout juste le temps d'esquiver le tourbillon. Mais le déluge d'énergie ne leur était pas destiné. Freed, dos au mur, ne pouvait pas l'éviter et fut submergé par le pouvoir du chasseur de dragon. Il disparut lorsque le torrent foudroyant explosa.
Lévy : Freed ! Non !
Sabad : Reste concentré ! On peut encore s'en tirer.
Luxus : Pauvre imbécile ! L'homme que je viens de faire disparaître était ta seule chance de sortir d'ici ! De toute façon, ses enchantements et vos pathétiques pouvoirs n'avaient aucun effet sur moi. Que vous le vouliez ou non, vous êtes et vous resterez mes jouets à jamais !
Freed : Mais maintenant, j'ai compris pourquoi mes enchantements ne marchaient pas.
Luxus : Quoi ?!
Près de l'entrée de la salle, une partie du mur s'effaça pour laisser apparaître Freed, caché derrière un écran de camouflage.
Freed : J'avais fait l'erreur de programmer mes pièges pour des êtres vivants alors que tu n'es que le fruit d'un programme créé avec une magie similaire à la mienne. Je ne referai plus cette erreur.
Luxus : Alors je ne te laisserai pas le temps d'écrire de piège !
La copie de Luxus fit un pas en avant et des éclairs se mirent à courir sur ses bras. Mais il s'immobilisa immédiatement.
Luxus : Mais ? Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu m'as fait ?!
Des inscriptions s'illuminèrent en violet autour de ses pieds et il commença à glisser sur le sol vers l'arrière.
Freed : Je savais que tu me suivais. Mais ce que tu ne sais pas, c'est que j'avais moi aussi un œil sur toi. J'avais posé un piège qui t'a marqué lorsque tu l'as activé et il me donnait constamment ta position. Ensuite, je me suis arrangé pour que tu perdes ma trace pendant un petit moment. Je suis allé repérer les lieux et, quand j'ai trouvé cet endroit, j'ai préparé des pièges pour toi et d'autres éventuels cauchemars. J'ai fait exprès de te laisser retrouver ma trace et j'ai programmé un clone de la même manière qu'Ordalie t'a créer, toi et les autres cauchemars. En temps normal, je suis incapable de générer des copies aussi vivantes, mais j'ai réussi à utiliser certaines des fonctions préétablies par Ordalie pour votre création. C'est mon clone qui est allé chercher les autres et que tu as détruit à l'instant. J'étais sûr que tu ne manquerais l'occasion de jouer avec nos espoirs alors j'ai joué le jeu en pensant qu'avec mes pièges, j'aurais le temps d'ouvrir la porte. Car je n'avais alors aucune idée de comment me débarrasser du glyphe de protection. Enfin, c'était jusqu'à ce que mon clone me transmette les images du combat d'Elfman.
Luxus : Mais qu'est-ce qui m'arrive ?
Freed : J'ai très vite modifié le piège sur lequel tu te tiens avant que vous n'arriviez tous. La loi est la suivante : toute chose de forme humanoïde qui tentera d'utiliser d'avancer dans ma direction dans l'enceinte du piège verra la gravité l'affectant changer. Tu vois, lorsque mes pièges sont bien écris, je peux même modifier les lois de ce monde écrites par Ordalie.
Luxus Tourna la tête et ouvrit de grands yeux en comprenant l'objectif du piège dans lequel il était tombé.
Luxus : Alors… Tu as compris ?
Freed : C'était pourtant logique. Pour permettre aux cauchemars de voyager facilement d'une simulation à l'autre tout en garantissant l'efficacité de tes pièges, vous avez été créé avec un code en vous qui vous permet d'ouvrir les passages qu'Ordalie avait préparé. Il n'avait juste pas prévu qu'il capturera quelqu'un comme moi. Il n'a même pas pris la peine d'utiliser un code différent pour le passage vers le monde extérieur.
Alors qu'il parlait, son sort atteint son paroxysme et Luxus « tomba » droit vers le glyphe indiquant l'unique porte de sortie du monde créé par le démon du livre de Zelef. Lorsque Luxus percuta le mur, il fusionna avec le symbole et celui-ci s'illumina en vert. Des filaments lumineux de même couleur apparurent et rampèrent sur le sol jusqu'à s'enrouler autour de Lévy, Sabad et Freed. Un quatrième filament emprunta le couloir.
Sabad : Mais qu'est-ce que c'est que ça ?! Ne me dis pas que tu nous a tous entraîné dans un piège ?!
Freed : Ne vous inquiétez pas. On parle de voyage inter dimensionnel, ce n'est pas une porte que tu franchis pour te retrouver où tu veux. J'ai simplement activé le programme qui va tous nous faire sortir.
Les filaments s'enroulaient autour de leur corps jusqu'à les recouvrir complètement. Lévy sentit le sol se dérober sous ses pieds. Freed entendit Sabad hurler. Sabad ne se rendait même pas compte de sa réaction. Lévy pensa à Elfman. Et s'il ne pouvait pas sortir parce qu'il ne se trouvait pas avec eux ? Freed ne s'inquiétait pas. Il avait aperçu le filament qui allait chercher Elfman et qui était passé dans le couloir et il avait bien étudié la configuration du glyphe de la porte de sortie. Son plan avait parfaitement réussi.
FIN DU CHAPITRE 16
N'ayez pas d'inquiétudes, vous aurez la suite directe dans le prochain chapitre.
Chapitre 17 : Les démons 2 : Obscurus le dieu de la mort
