Comme promis, voici la suite directe du chapitre 16.
Bonne lecture.
Chapitre 17 : Les démons 2 : Obscurus le dieu de la mort
Cabrus était en chemin vers le campement. Il lui avait fallu attendre le réveil de tous les soldats qui l'avaient accompagné, mais finalement, cette expédition s'était bien déroulée. Il faudrait probablement retarder l'attaque de Fiore et il y avait une petite chance pour que le conseil de la magie ait détecté l'énergie du démon du livre de Zelef mais qu'à cela ne tienne. Cabrus se sentait sûr de lui. À lui seul, il avait éliminé 3 des mages de Fairy Tail. Aurum le féliciterait probablement. Peut-être le roi le laisserait il reprendre ses terres du sud de Fiore dont la monarchie de Crocus l'avait privé, autrefois.
Il était perdu dans ses pensées lorsque le vieux livre qu'il tenait sous son bras se mit à vibrer d'abord doucement, puis de plus en plus violement. Ce fut un des soldats qui remarqua le phénomène le premier. Il avait déjà vu ça auparavant et, la dernière fois que ça s'était produit, le livre avait aspiré plusieurs soldats dont un de ses camarades avant de se calmer.
Il s'empressa de donner l'alerte aux autres soldats et c'est alors que Cabrus se rendit compte de l'agitation autour de lui. Il ouvrit le livre car il pensait qu'Ordalie voudrait lui parlait. Il ne l'avait plus contacté depuis l'incident où il avait absorbé plusieurs de ses soldats alors qu'il manquait presque de prisonnier avec lesquels jouer.
Le livre lui échappa des mains et une intense lumière en jaillit, obligeant tout le monde à se cacher les yeux. Lorsque la lumière s'éteignit, le livre était refermé et 11 personnes étaient allongées sur le sol. Parmi elles se trouvaient Lévy, Freed, Elfman et Sabad. 3 des autres personnes avaient les mêmes uniformes que les soldats de Narion.
Cabrus : Mais comment est-ce possible ?! Qu'est-ce que vous faites tous là ?
Elfman : On est libre ?
Lévy : Freed, Elfman ! Nous avons réussi !
Freed : Restez attentifs ! Nous ne sommes pas encore tirés d'affaires.
Sabad s'était mis à genoux et psalmodiait des paroles incompréhensibles. Il semblait être choqué par sa libération. Les autres ex-prisonniers d'Ordalie se relevaient petits à petits, ne comprenant pas ce qui venait de leur arriver.
Lévy : Mais on est encerclé ?!
Freed : C'est ce que je craignais.
Elfman : Écartez-vous, ou je vous montrerais comment un vrai homme se sert de ces poings.
Cabrus : Pauvre fou ! Vous n'auriez jamais dut sortir ! Maintenant nous sommes tous condamnés !
Freed : Ne raconte pas n'importe quoi. Nous ne nous laisserons pas berner une fois de plus par tes paroles.
Cabrus : Vous ne comprenez pas. J'avais un accord avec Ordalie. Il se contentait des cibles que je lui désignais et il se tenait tranquille ! Maintenant que vous vous êtes tous enfuis, il va se déchaîner !
Tous se tournèrent vers le vieux livre qui contenait le démon Ordalie mais l'ouvrage restait parfaitement inerte. Sabad se tenait la tête avec les mains et marmonnait encore des propos inintelligibles.
Freed : Tu essaie encore de nous distraire, mais ça ne fonctionnera plus sur moi !
Cabrus : Je vous assure ! Il faut qu'on fuie le plus loin possible avant qu'il ne se réveille !
Plusieurs soldats qui avaient entendus les terribles histoires sur le démon qui manipulait les peurs les plus secrètes du cœur des hommes tournèrent les talons et coururent le plus loin possible du livre. Mais ils n'avaient pas fait 30 mètres qu'ils se heurtèrent à un mur invisible.
Cabrus : Il est trop tard. Il va tous nous attraper et nous torturer.
Freed : Arrête de raconter des bêtises et lève cette barrière. N'importe quel mage peut voir qu'il n'y plus de magie dans ce livre.
Cabrus : Quoi ?!
Cabrus se lança vers l'endroit où était tombé son livre, le ramassa et l'ouvrit, mais rien ne se produisit.
Cabrus : Oh non ! C'est pire que tout !
Il jeta le livre et balaya du regard toutes les personnes que Freed avait libérées. Et s'arrêta sur Sabad. Un poignard glissa de la manche de Cabrus et il se jeta sur l'homme à terre. Mais juste avant de l'atteindre, un liquide gélatineux bleu se matérialisa et forma une bulle compacte autour de Sabad. Le poignard ne s'enfonça même pas jusqu'à la garde dans la protection. En voyant le liquide, Cabrus recula prestement. Le liquide disparut, absorbé par le corps de l'ancien mercenaire.
Sabad se releva lentement. Ses yeux étaient aussi noirs que l'encre et son visage ne montrait plus la moindre expression. Il regarda ses mains comme s'il les découvrait. Une voix s'éleva dans la tête des hommes présents.
-Qu'il est étrange de retrouver une enveloppe physique après avoir expérimenté la mort.
Lévy : Sabad ? Qu'est-ce qui t'arrive ?
Elfman : Ne t'approche pas, Lévy. Je ne le sens pas, ce type.
Freed : Ordalie, je présume ?
-Exacte Freed. Je n'imaginais pas qu'un jour, quelqu'un arriverait à échapper à mon monde. Félicitations. Mais tu n'as fait que gagner un sursis. Je m'assurerais de te réserver un traitement de faveur.
Freed : J'imagine que Sabad n'était pour toi qu'une couverture pour torturer tes proies.
Cabrus : Non. C'est plus vicieux que ça. C'est bien Sabad qui se tient devant nous, mais Ordalie a modelé son esprit par la peur jusqu'à le rapprocher de l'esprit d'un démon. Ensuite, il en a pris le contrôle.
-Toi, tu en sais trop. Je vais faire de toi ma première victime.
Sabad - ou plutôt Ordalie – leva le bras et une boule de liquide bleu se forma. La boule fila vers Cabrus mais il esquiva et un soldat derrière lui reçut le projectile en plein visage. Comme s'il s'agissait d'un organisme vivant, des tentacules poussèrent sur la boule gélatineuse et elle s'accrocha au visage de l'homme. Il avait beau essayer de retirer la créature qui se fixait à son visage, il n'y avait rien à faire. La boule se déplaça jusqu'à recouvrir la tête toute entière du soldat qui commençait à étouffer, et alors qu'il allait manquer de souffle, le liquide s'infiltra entièrement dans sa tête par tous les orifices qu'elle pouvait trouver. L'homme cessa toute résistance et s'effondra, secoué de terribles spasmes, un liquide bleu s'échappant lentement de ses oreilles.
Lévy : Mais qu'est-ce que tu lui as fait ?!
-Je l'ai emprisonné dans son propre corps. Il sera désormais condamné à vivre encore et encore ses plus profondes peurs. C'est la pire des malédictions. Voilà mon pouvoir ! Celui d'Ordalie le démon !
? : Espèce d'enflure !
À la surprise de tous, 2 hommes apparurent, sortant des fourrés où ils étaient cachés, à l'extérieur de la barrière magique. Ils étaient tous 2 vêtus de longues capes noires attachées au niveau du cou par une plaque octogonale représentant 2 ailes ouvertes entourant une faux avec la lame vers le bas.
Le premier était un grand homme aux cheveux noirs et aux yeux rouges. Il portait des bottes rouges et un pantalon de tissu noires, ainsi qu'une fine tunique rouge et une rapière était accroché à son ceinturon à côté de plusieurs sacoches. Ils semblaient énervés et seule son camarade l'empêchait d'approcher de la barrière.
Le second avait la même taille, et les même vêtements, à part que le rouge était remplacé par du bleu ciel et qu'il ne portait pas d'arme visibles. Même ses yeux contrastaient avec ceux de son camarade qu'il tenait par le bras pour l'empêcher d'avancer.
? : Laisse-moi, Albus ! Je vais régler son compte à ce parasite !
Albus : Tu sais très bien que ce n'est pas à nous d'intervenir ! Les ordres étaient d'attendre le commando désastre !
? : Ils ne sont pas là ! Alors laisse-moi le buter ! Tu sais très bien que je déteste qu'on m'insulte !
-Alors comme ça, il y en a qui n'ont pas encore peur de moi. Allez, venez humains et je vous apprendrez à me craindre.
L'inconnu en colère devint livide, comme s'il ne comprenait pas ce qu'il venait d'entendre. Albus le lâcha et recula de quelques pas.
Albus : Aïe. C'était le mot de trop. Je n'aimerais pas être à ta place. S'il-te-plaît, Obscurus, Essaie de te calmer.
-Ton pote de m'effraie pas. Contrairement aux humains comme vous, j'ignore ce qu'est la peur.
Obscurus : Mais c'est qu'il insiste en plus ?!
Albus baissa la tête en soupirant. Wexus les punirais probablement s'il laissait son ami massacrer toutes les personnes présentes. Il lui faudrait intervenir avant que ça tourne mal, mais à ce stade-là, peu de personnes pouvaient se vanter d'être capable d'arrêter Obscurus dans un tel état de colère.
Une aura noire se forma autour de l'inconnu et le sol se craquela autour de lui. La pression était telle que les arbres alentour se tordait. Malgré la barrière de protection érigée pas Ordalie, la plupart des soldats, alors qu'ils n'avaient pas de dispositions à la magie, frissonnèrent en ressentant l'énergie maléfique qui émanait d'Obscurus.
La pression tomba subitement et Obscurus se propulsa vers le démon de Zelef. Il était partis si rapidement que le sol explosa à l'endroit d'où il était partis. Au grand étonnement d'Ordalie, il traversa sa barrière comme si elle n'existait pas et l'instant d'après, il se trouvait à moins d'un mètre et s'apprêtait à le frapper de son poing droit, sa force multiplier par sa vitesse. Mais Ordalie fut le plus rapide et sa bulle gélatineuse réapparut, recouvrant en partie Obscurus qui se trouvait déjà dans le rayon d'action de son ultime protection. Il fut tout de même atteint par le coup d'Obscurus et, malgré que le liquide ait considérablement réduit sa vitesse de frappe, il fut projeté dans les airs jusqu'à heurter sa propre barrière. Il atterrit lourdement sur le sol, mais se releva rapidement.
Du liquide bleu était resté collé sur Obscurus et commençait à se regrouper sous forme de bulle tout autour de sa tête. Puis, comme pour la première victime d'Ordalie, le liquide s'infiltra dans sa tête par tous les trous de son visage et il se mit à chanceler.
-Pauvre fou ! C'en est fini de toi et de ton arrogance. Qui que tu sois, dit adieu à la raison ! Tu n'es qu'un vulgaire humain. Tu ne seras jamais de taille face à un véritable démon !
Obscurus : Une fois… Répète encore ne serait-ce qu'une fois ces 2 dernièresvphrases, et je te jure que je te ferais oublier le moindre instant de bonheur de ta misérable vie de cloporte !
-Quoi ?! Mais tu ne devrais même plus être conscient !
Obscurus se pinça et le nez et souffla. Tout le liquide qu'il avait absorbé fut éjecté d'un seul coup par les oreilles.
Obscurus : Et ce sera le même prix si j'apprends que ce truc gluant est ta manière de te reproduire, sale parasite ! Albus ! Qu'est-ce que t'en penses ?!
Albus avait lui aussi franchit la barrière magique et se tenait assis près de la première victime d'Ordalie, encore secouée d'effroyables convulsions.
Albus : D'après ce que je vois, ce liquide a créé une connexion magique entre cette chose et sa cible. Le but me paraît d'altérer une zone très particulière du cortex cérébral. Je n'ai malheureusement pas les mêmes connaissances en la matière que Sensor. Je ne pourrais rien faire pour toi si tu es atteint.
Obscurus : Alors faudra que tu m'explique pourquoi ce truc ne m'a rien fait.
Albus : Je pensais que c'étais toi qui avait annulé la magie dans ce liquide d'une quelconque façon ?
Obscurus : Je dois avouer que je me suis fait avoir comme un débutant, su ce coup. Wexus nous expliquera sûrement ce qui s'est passé.
Albus : En tout cas, content de voir que tu t'es calmé. Puis-je savoir ce que tu comptes faire à présent ?
Obscurus : Eh bien, puisque le commando désastre n'est pas encore arrivé ici, il paraît évident que nous devrions remplir leur mission à leur place.
-Oh ! Vous deux ! Ce n'est pas bientôt fini de m'ignorer ?! Je ne sais pas par quel coup de chance ma malédiction ne t'as pas affecté mais il n'y a définitivement aucune chance que je laisse 2 humains en vie après s'être moqué d'un démon !
Obscurus : Ce type commence sérieusement à me taper sur les nerfs à me traiter d'humain ! Albus ! T'es sûr que je ne peux pas faire une exception aux règles et lui régler son compte ?!
Albus : Sa situation me paraît en effet un peu ambiguë. Ne bouge pas, j'appelle Fantôme.
Albus releva sa manche droite et tapota sur le bracelet qui se trouvait sur son poignet.
-Arrêtez de vous moquer de moi !
Sabad, sous le contrôle d'Ordalie, ramassa une épée abandonné à terre et se jeta sur Obscurus. Il évita de justesse un rayon lumineux qui lui coupa la route. L'attaque était venue d'Albus. Malgré ça, celui-ci n'avait pas bougé et pianotait toujours sur son bracelet. C'est alors qu'il se mit à parler tout seul.
Albus : Bonjour Fantôme… Je sais, on est en retard… Écoute, je voulais que tu saches que le commando désastre n'est pas encore arrivé… Ils sont avec vous ?... OK… Bon, on a un petit problème. On a devant nous un officier de Narion et un groupe de mages de Fare… Fiore, désolé… Eh bien il y a aussi une créature qui dit être un démon et qui s'attaque aux 2 groupes sans distinctions… Le problème c'est surtout le mauvais caractère d'Obscurus… Ah ?... Bon, à tout à l'heure.
Obscurus : Alors ?
Albus : Tu vas rire. Fantôme a échangé nos ordres de mission avec ceux du commando désastre. En gros, on hérite de leur mission parce qu'ils n'auront pas le temps de venir ici. Ils sont partis avec Wexus pour engager la suite de la phase 2.
Obscurus : Et pour le pseudo-démon, quels sont les ordres ?
Albus : Ça va te plaire. Il se trouve entre les 2, il n'est donc pas compris dans notre mission, tu as le droit d'en faire ce que tu veux.
Obscurus : Enfin ! Première bonne nouvelle de la journée.
- Ça veut donc dire que vous allez vous battre sérieusement ? Ce n'est pas trop tôt ! Mais je vous préviens, aucun être vivant ne peut venir à bout d'un vrai démon !
Obscurus : Là, mon salop, nous sommes d'accord sur un point !
-Tu admets donc ton impuissance face à moi ?!
Obscurus : Dans tes rêves ! C'est toi qui viens d'admettre que tu ne pourrais pas me vaincre.
Sur ces mots, Obscurus laissa tomber sa cape. Puis, une paire d'ailes recouvertes de plumes noires apparurent comme par magie dans son dos et se déployèrent de toute leur envergure. Elles faisaient au moins 2 mètres de long chacune. Lévy, en les voyants, ne put s'empêchait d'être émerveiller par le spectacle de ces appendices déployé.
Obscurus : Tu as devant toi un vrai démon ! Et je ne laisserai pas un déchet comme toi se faire appeler démon et insulter mon peuple tout entier !
Albus : Tu sais que Wexus n'aime pas qu'on révèle notre nature respective.
Obscurus : Pas de soucis. Il n'y a normalement personne sur cette planète qui sois capable de nous reconnaître.
-Ce n'est pas de vulgaires ailes qui vont me faire peur !
Obscurus : Ah bon ? Étonnant ?! Que dirait-tu donc si on arrêtait ces enfantillages et que je te montre de quoi le plus grands de tous les démons est capable !
L'aura noire se reforma autour d'Obscurus et s'étendit brusquement, recouvrant bientôt toute la boule contenu par la barrière d'Ordalie. Toutes les personnes présentes se retrouvèrent dans le noir complet.
-Qu'est-ce que c'est que ce tour de passe-passe ? Quel genre de magie utilises-tu ? Tu nous rends aveugle, c'est ça ?!
Obscurus : La seule vue dont tu as toujours été privée, c'est celle qui te permettrait de voir toute la quintessence de ma magie. Ton impertinence t'aveugle et t'empêche de voir l'art qu'est mon pouvoir. D'ailleurs, à quoi sert-il de vous retirer la vue lorsqu'il n'y a rien à voir.
Lévy : Lettres solides, feu !
La magicienne sentit la chaleur des flammes qui se formaient tout près d'elle mais aucune lumière ne semblait percer l'épaisse chape qui les avait tous recouverts.
-Quel est cette magie ?! Tu n'as pas altéré mes yeux et je suis insensible aux illusions. Alors pourquoi suis-je aveugle ?
Albus : Dépêche-toi, Obscurus. J'aimerais aussi profiter du spectacle.
Obscurus : Désolé, mon ami, mais je crains fort que ni toi, ni ce parasite ne puisse voir ce que je lui réserve.
Une douleur glacée traversa la jambe de Sabad lorsque le métal de la rapière d'Obscurus s'y planta jusqu'à la garde. La sensation ne dura qu'un instant car son adversaire retira tout de suite la lame et entailla profondément le bras du corps possédé par Ordalie. Celui-ci reforma sa protection liquide mais le mal avait déjà été fait et il tomba à genoux, les jambes tremblantes.
-Espèce de lâche ! Sors de l'ombre et bats-toi !
Obscurus : Je prends ça comme un compliment de la part de celui qui laisse le boulot à de simples illusions.
-Peu importe que tu me perce de part en part. Ce corps n'est pas mien. Je ne ressens ni douleur, ni peur. Je pensais que tu voulais me voir t'implorer de m'achever !
Obscurus : Ah ?! Tu peux donc occupé le corps d'un autre ? Comme c'est intéressant !
Albus : Tu n'as pas de chance d'être tombé sur nous, mon pauvre. Malheureusement pour toi, Obscurus déteste les gens avec le même genre de capacité que toi.
Quelque chose apparut enfin dans champ de vision d'Ordalie. Il vit un trait lumineux se déplacer à grande vitesse, décrivant des arabesques complexes sous ses yeux. Il crut d'abord à une hallucination mais le rayon de lumière changea brusquement de direction et le traversa une fois. Puis 2. Puis 3 fois. Ordalie, pour la première fois de sa vie, connut la signification de la souffrance. Une sensation brûlante le traversa et sembla emplir tout son être. Il regarda les endroits où il avait vu le trait le transpercer mai il n'y avait aucune blessure apparente. Pourtant, des gouttes de sang commençaient à se former aux trois endroits précis où il avait été touché.
-Mais qu'est-ce que tu m'as fait ?! Qui… Qui es-tu ?!
Obscurus : Je te l'ai déjà dit. Je ne suis rien de ce que tu connais car, contrairement à toi, je suis un vrai démon ! Mais pas seulement. Je suis membre des anges de la mort, l'ordre d'assassin le plus influent qui soit, avec titre de dieu de la mort ! Autrement dit, je suis un guerrier d'élite, formé auprès des plus grands maîtres d'armes et initié à tous les arts de la magie ! Quant à toi, tu as oublié une des règles essentielles de la magie ! Lorsque tu te bats contre un autre magicien plus fort que toi, tu dois être prêt à mettre ta vie en jeu !
Alors apparut la peur. Ordalie se rappelait de l'avoir ressenti une fois seulement. C'était le jour où il avait la première fois ouvert les yeux, peu après sa création par Zelef. Il avait eu peur de ne pas pouvoir remplir sa mission, de ne pas pouvoir rencontrer à nouveau son maître, de décevoir son maître. Mais cette peur-là était tout à fait différente. Autrefois, l'espoir l'avait guidé contre la peur tandis qu'il découvrait le pouvoir qu'il avait sur les autres êtres vivants. Il était capable de faire apparaitre des créatures qui les faisaient souffrir avec une intensité sans égales, tant physiquement que mentalement, jusqu'à réduire leur âme en miette. Cette fois, sa peur était à nouveau la déception de son maître, mais pas à cause d'un manque de capacité. À cause d'une incapacité. L'incapacité de survivre face à cet homme qui pouvait l'atteindre et lui faire ressentir ce que nul autre ne lui avait fait subir. L'incapacité de remplir sa mission sans le moindre espoir désormais car il connaissait ses limites. Cette douleur sourde et froide l'emplit elle aussi et se mêla à sa souffrance physique. Il avait peur que son ennemi le blesse à nouveau, peur d'être impuissant pour l'en empêcher, peur de mourir et, surtout, peur de pouvoir ressentir encore plus de peur.
Obscurus : Malgré que ce ne soit pas ton corps, l'expression qui s'affiche sur ton visage est équivoque. J'ai rarement vu quelqu'un d'aussi sensible à la peur. Pourtant, j'ai participé à beaucoup de séance de torture et je n'avais même pas commencé la mise en bouche.
Albus : Cesse de jouer, Obscurus. Nous avons bien mieux à faire. Je te rappelle que nous avons une mission et tu risques de la compromettre. Wexus va déjà s'énerver à cause de notre retard, si en plus tu fais échouer la mission…
Obscurus : D'accord, ça va. Je l'achève et on fait notre boulot vite fait bien fait.
-Si vous croyez que je vais vous laisser faire…
Obscurus : Toi, tu n'as malheureusement pas ton mot à dire. Adieu.
Le trait lumineux réapparut devant Ordalie, tournoyant sans but apparent. Puis, un second se forma. Un troisième. Il se multipliait sans cesse, continuant de tourner, jusqu'à devenir indénombrable. Puis, d'un seul coup, les traits lumineux le traversèrent en même temps.
Sabad s'effondra sous les yeux de tous, le corps recouvert de tâche rouge. L'aura noire avait disparus et tout le monde pouvait à nouveau voir. Seul Sabad n'avait pas pu rouvrir les yeux.
Albus : Je crois que tu as aussi tué l'hôte.
Obscurus : Quelle importance ? Ce n'est qu'un dégât collatéral. Je suis même certain que Wexus sera content.
Albus : N'empêche, je sais que tu aurais pu l'épargner.
Obscurus : Ce type m'avait vraiment énervé ! Tu aurais fait quoi s'il s'était pris pour dieu ?
Albus : Je lui aurais fracassé le crâne et j'aurais uriné sur son cadavre.
Obscurus : Tu vois, on a beaucoup de point en commun.
Freed : Mais qu'est-ce que vous lui avez fait ?
Obscurus : J'ai vu qu'il avait un peu de mal à apprendre le respect. Je lui ai donc fait une fleur. Il n'aura plus jamais à se soucier de cette notion, à présent.
Albus : Regardez bien ce cadavre, vous tous ! Bientôt, c'est à ça que ressemblera vos corps si vous ne rentrez pas tous bien gentiment chez vous !
Cabrus : Mages de Fairy Tail. Pour ma part, je compte faire ce qu'ils demandent.
Elfman : Non ! Je ne te laisserais pas t'enfuir après ce que tu m'as fait !
Albus se matérialisa devant Elfman et le fixa intensément. Aux travers du regard de cet homme, Elfman aperçut quelque chose de froid et sombre. Malgré le corps de la Bête qu'utilisait Elfman, la même impuissance qu'il avait ressentie lors de son cauchemar l'envahit de nouveau. Les yeux bleus d'Albus le paralysaient complétement.
Albus : Est-ce que ce sont tes dernières paroles, humains ?!
Lévy : Elfman ! Abandonne, nous allons retourner à la guilde !
Obscurus : Je te conseille de l'écouter. Malgré ton corps, je peux deviner que tu es un homme intelligent. Ce n'est peut-être pas évident mais, de nous 2, Albus est le plus cruel.
Cabrus : Rassemblez les blessés, on rentre au camp !
FIN DU CHAPITRE 17
Je suppose que vous êtes un peu perdus dans mon scénario, mais les personnages que j'ai introduit devrait déjà vous donner des indices sur la suite.
Ne vous inquiétez pas, à partir du prochain chapitre, l'histoire va se mettre à avancer.
À suivre :
Chapitre 18 : Dernière Guerre, Phase 2 : intervention
