Disclaimer : On aimerait toutes avoir de jolis Monsieur Serpentard à notre disposition, nah? Merci Mme Rowling pour votre merveilleux univers!
Merci pour vos reviews! Je suis bien d'accord que Ron aurait pu prendre de meilleures décisions, disons, haha. Je tiens à m'excuser pour une erreur que j'ai vu dans une relecture postérieure : j'ai en effet écrit «port-au-loin» ou mon ordinateur a changé le mot sans mon accord (mais j'opte pour la première option aka pet de cerveau pour utiliser un anglicisme, haha). Je voulais bien sûr dire portoloin, mes excuses!
Sans plus tarder, voici le nouveau chapitre.
J'avais reçu une réponse positive presque immédiatement après et m'étais donc rendue chez moi pour préparer une soirée dont j'avais le plus grand besoin. Une multitude de sortilèges plus tard, mon condominium avait été transformé en parfait petit nid romantique; de longues bougies sentant le ginseng brûlaient doucement en flottant dans l'espace, l'éclairage feutré projetait des ombres sur les murs et une dispendieuse bouteille de Whisky Pur Feu était ouverte, trônant au centre de la table à café du salon.
J'avais opté pour de longues boucles tombant à la cime de mes épaules et plutôt que d'accueillir mon invité dans mon ensemble deux-pièces prune porté plus tôt, je choisis un déshabillé beige des plus flatteurs acheté chez Victoria's Secret et l'agrémentai d'un splendide collier de perles. Disons simplement que je ne cachais pas du tout mes attentes.
7h sonnait lorsque je reçus un hibou. Surprise, j'avançai vers la fenêtre pour permettre à l'oiseau d'entrer et il déposa une lettre dont la calligraphie inconnue me frappa. Peu de gens connaissaient mon adresse et j'avais apposé un sceau protecteur pour empêcher le courrier publicitaire de se rendre. Je retirai le ruban rouge entourant le parchemin et lus le très court message :
Blaise est mien et je vous conseillerais de ne plus tenter de le séduire.
Une menace, vraiment? Je posai la lettre sur le sofa et repartis me préparer avant l'arrivée d'Adrian. Voilà longtemps que je n'avais pas été intime avec quelqu'un et le fait que Ron se permette de coucher avec n'importe qui m'avait fait l'effet d'une claque à la figure; pourquoi conserver cette image de la parfaite et pure Gryffondor alors que mon ex se paradait dans le Londres sorcier au bras de Lavande Brown? Adrian était intelligent, charismatique, gentil et, très, sexy. Aussi bien prendre un peu de bon temps et par le fait même relaxer un peu, non?
J'appliquai une fine couche de rouge à lèvres couleur bordeaux et souris à mon reflet, me trouvant belle ainsi affublée. Enfin, je retrouvais un peu ma sensualité après ce long et sec désert qu'avait été ma vie romantique depuis ma séparation avec Ron. Ginny avait tenté mainte fois de me présenter à de «beaux et gentils» sorciers, mais j'avais chaque fois trouvé une raison de ne plus les revoir. Mmh.
Je ne pus m'empêcher de repenser à cette lettre. Blaise et moi n'avions discuté que très peu au café ce matin... cette femme, ou homme qui sait, devait l'avoir fait suivre... Étrange, très étrange. Soudain, la porte d'entrée sonna et mon cœur fit un bref bond dans ma poitrine. J'accourus pour ouvrir; Adrian se tenait bien droit, portant une jolie chemise grise foncée, des lunettes Ray Ban à la mode et un sourire coquin qui ne semblait vouloir quitter son visage.
« Bonsoir, fis-je en imitant son rictus.
-Wow. »
Une réponse parfaitement satisfaisante. Je l'invitai à s'asseoir, refermant la porte derrière moi, puis le rejoins sur le divan où je nous servis tous deux un verre de Whisky Pur Feu sur glace.
« Il semblerait que je sois trop habillé pour l'occasion, fit Adrian en me jetant un regard enflammé.
-Mais non, tu es absolument splendide comme cela.
-Merci, mais tu es beaucoup plus sexy Hermione. Je... ne suis qu'un homme, tu sais.
-Ah, il va falloir travailler ta patience un peu. »
Je pris une gorgée de mon verre et ne pus m'empêcher de froncer le nez sous l'effet puissant de l'alcool, qui avait maintenant entamé sa route brûlante le long de mon gosier.
« Comment s'est passée ta journée? m'enquis-je en m'avançant subtilement vers le jeune homme.
-Oh, comme toujours. Beaucoup de dossiers, des clients malheureux et malades... des opérations. »
J'étais maintenant tout près de lui et esquissai un maigre sourire.
« Tu ne m'as jamais dit qui était ton très généreux ami l'autre soir, dis-je en posant mes lèvres contre son cou.
-Tu connais sans doute Marcus, mmh.
-Flint?
-Le seul et unique. »
Brusquement, il posa une main contre le bas de mon dos et me colla contre lui, sa bouche tout près de la mienne. Il effleura lentement ma lèvre du bas, avant de ne se souder à moi en un baiser violent et passionné. Nous nous embrassâmes ainsi longtemps, quêtant les bouffées d'air un bref instant avant de ne poursuivre cette danse endiablée qui nous avait rapproché davantage l'un de l'autre.
Je l'attirai contre moi et basculai, dos contre le divan et une jambe enroulée autour de ses hanches. Adrian me contempla longuement, absorbant chaque détail.
« Je dois t'avouer quelque chose, Hermione. Mais tu dois me promettre de ne jamais le divulguer, sinon mes amis feront de moi la risée de nos soirées de poker.
-Je t'écoute.
-J'ai demandé à Ginny d'organiser notre rencontre. Je t'avais vu à une soirée de gala il y a quelques mois et tu m'avais charmé par ta beauté.
-Vraiment?
-Oui, vraiment. Mais... ce secret est entre nous, alors... il ne peut sortir du périmètre de ce divan.
-Mais bien sûr, Monsieur Pucey. »
Conquise, je l'attirai à nouveau à moi pour lier nos bouches, et langues, en une farouche bataille. Je mordis sa lèvre inférieure et sentis tout de suite que les petits gestes agressifs lui plaisaient bien. Adrian me tenait par les fesses d'une main et de l'autre avait commencé à caresser ma poitrine, me faisant rougir de plaisir. Je commençai à déboutonner sa chemise grise et vis sur son torse un tatouage de ce mot : Fraternitas.
Ma curiosité était piquée et je parcourus d'un doigt le lettrage fin, parfaitement encré contre ses pectoraux.
« Qu'est-ce... que ça veut dire? ma voix était légèrement coupée par le manque d'oxygène dû à ses parfaits baisers.
-Fraternité. »
Je me doutais de la réponse, mais fus surprise de l'importante du lien qu'avaient les Serpentard entre eux. Ils ne s'étaient pas tous tenus ensemble lors de leurs années à Poudlard et pourtant, Adrian avait choisi de se faire tatouer un mot pour signifier l'importance de leur amitié.
Soudainement, Adrian posa ses lèvres sur ma poitrine et je perdis le fil de mes pensées.
« Tu aimes les tatouages? marmonna-t-il contre mon sein, en embrassant chaque centimètre de peau nue.
-Ou... oui.
-Bien. Parce que j'en ai d'autres. »
Sa main agrippa fermement mon derrière et il poursuivit cette délicieuse torture, me rappelant la raison pour laquelle j'avais choisi de porter ce minuscule déshabillé.
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Je m'étais endormie, je ne sais trop combien de temps, après avoir couché avec Adrian. Lorsque je me réveillai, ses bras ne m'entouraient plus de façon protectrice et il avait bougé plus loin dans la pièce.
Lorsque je croisai son regard, je ne pus m'empêcher de repenser à la symphonie de nos corps... j'avais définitivement vu des feux d'artifices défiler devant mes yeux, ce soir.
« Hermione... Désolé de mon indiscrétion, mais tu peux m'expliquer cette lettre? »
Il tenait fermement entre ses doigts le message que j'avais reçu plus tôt, à propos de Blaise.
« Honnêtement, je ne sais pas quoi te répondre. J'ai croisé Blaise ce matin au café, il m'a payé une boisson et il est parti. C'est tout.
-Je veux juste que tu saches que Blaise a eu plusieurs conquêtes. Plusieurs un peu... excentriques.
-Tu penses que ma sûreté est en danger?
-Je n'irais pas jusque-là. Disons simplement que... si tu tentais vraiment de le séduire, tu pourrais te retrouver face à un mur.
-Je vois... »
À ces mots, je me levai et marchai très lentement en direction d'Adrian. Nous étions tous les deux nus et mon corps ressentait encore quelques frissons causés par nos ébats.
« Je ferai bien attention de ne jamais le... séduire. »
J'étais maintenant aux côtés de mon nouvel amant. Ma main retrouva le tatouage sur son torse et je levai la tête pour croiser son regard, qui s'était assombri de désir. De l'autre, je gagnai le haut de sa cuisse droite, où il avait fait encrer un serpent aux yeux perçants, tels des émeraudes.
« Prêt pour un deuxième round?
-La nuit est encore jeune. »
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Au matin, Adrian était parti car il avait reçu une lettre le sommant d'urgence à l'hôpital de Ste-Mangouste. Il était le premier guérisseur à trouver un chemin à mon lit et je ne pouvais dire que cela me déplaisait. Adrian avait un certain don pour l'anatomie humaine, disons simplement ça.
Je m'étais habillée d'une robe noire dont la jupe plissait vers le bas, achetée chez Topshop, puis décidai de ne pas porter mes verres de contact aujourd'hui, les troquant plutôt pour une paire de lunette couleur lilas crée par Lovegood & Parkinson. Ne me demandez pas comment Pansy et Luna s'étaient mise en accord pour développer leur propre ligne vestimentaire, mais elles avaient un talent inouï, puis elles me laissaient m'asseoir à la première rangée lors des runway.
Mon café à la main, je venais de passer le pas de la porte de la Gazette lorsque Timothy m'arrêta, les yeux écarquillés.
« Hermione, as-tu entendu la nouvelle concernant Monsieur Cuffe? »
J'eus un mouvement de recul, abasourdie.
« Il est entré ce matin à Ste-Mangouste.
-Puis-je savoir pourquoi je suis la dernière à être mise au courant? m'écriai-je, inquiète et en colère.
-Je... j'étais le premier à arriver au bureau, alors j'ai vu les hiboux à la volière du...
-La prochaine fois, je veux un hibou dès l'instant où l'incident se produit. C'est bien compris? »
Timothy ne fit que hocher la tête, avant de ne se diriger vers son îlot de travail où il était affairé aux lettres de nos lecteurs. Je l'avais définitivement offusqué, puisqu'il se mit à ronchonner en décachetant les enveloppes magiquement.
Je ne m'emportais pas souvent de la sorte et me sentis aussitôt coupable. J'eus envie d'aller acheter des cupcakes pour tous les employés, mais la nouvelle se transmettrait bien vite que j'avais perdu patience et ce geste passerait pour un moyen de les amadouer à m'aimer à nouveau.
Rita Skeeter avait peut-être raison de se faire tout bonnement détester... ainsi, il n'y avait rien à prouver, rien à réparer et tout le monde continuait de faire leur travail sans poser de questions. Mais je n'étais pas Rita et ne pourrait jamais commettre les mêmes fautes. J'étais aussi incapable de me transformer en insecte...
Lorsque j'atteignis mon bureau, je refermai la porte derrière moi et m'adossai contre la porte. Barnabas Cuffe était à Ste-Mangouste, mais pourquoi? Il n'avait jamais mentionné la moindre maladie et je n'avais pas remarqué un quelconque symptôme, mais mon patron n'était pas souvent au travail ce qui rendait l'analyse poussée de son cas un peu plus difficile.
Adrian avait été sommé très tôt au travail, était-ce pour s'occuper de Monsieur Cuffe? Tant de questions et peu de réponses. J'avalais une gorgée de latte minceur à la vanille lorsqu'on cogna doucement à la porte, j'ouvris et vis nul autre que mon meilleur ami : Harry.
« Je dérange?
-Mais non, entre Harry. »
Lorsqu'il eut passé le pas de la porte, il me serra contre lui, fort, durant longtemps, avant de ne me caresser les cheveux quelques secondes.
« Je sais que tu vis beaucoup de stress ces derniers temps. Comment vas-tu aujourd'hui?
-J'ai appris hier que mon ex est de retour avec Lavande Brown et ce matin que mon patron est à l'Hôpital de Ste-Mangouste, alors...
-Je suis venu pour te parler de Ron, si tu as le temps bien entendu.
-Oui, oui. Bien sûr...
-Au début, il ne voulait rien te dire, fit Harry en prenant place sur la chaise face à mon bureau. Mais j'ai insisté. Je savais que tu l'apprendrais d'un moyen ou d'un autre.
-Disons que Ginny m'aurait probablement passé le message, ou pire, le Sorcière Hebdo. »
Mon ami de longue date se passa une main dans les cheveux, ils étaient en désordre et montraient clairement qu'il avait travaillé toute la nuit passée. Harry était légèrement workaholic et travaillait souvent de 70 à 90 heures, chaque semaine; si ce n'était de Ginny, il dormirait probablement au bureau des Aurors.
« Je... n'approuve pas nécessairement que Ron soit avec Lavande, mais ce n'est pas notre décision.
-Ron est un grand garçon, il peut faire ce qu'il veut, répliquai-je d'un ton acide. Merci de t'inquiéter pour moi, Harry, mais je vais bien. »
Un court silence s'installa entre nous deux et mon ami se racla la gorge.
« Je me demandais si tu voulais venir prendre un verre à la maison ce soir? Ginny avait hâte de te voir.
-Mais bien sûr! Vers quelle heure devrais-je passer?
-7 heures?
-Parfait. Désolée de te demander ça, mais as-tu dormi dans la dernière semaine, Harry?
-Oui. Ne t'inquiète pas pour moi. Nous sommes seulement très occupés ces derniers temps... »
Je hochai la tête et nous continuâmes sur une discussion un peu plus légère concernant la promotion d'Olivier Dubois entant que coach des Puddlemere United. Le regard de Harry s'illumina à nouveau et il sembla tout de suite plus à l'aise. Lorsqu'il repartit, mon café avait refroidi et il fut l'heure que je me mette à l'écriture de ma chronique.
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Je m'étais changée avant de me rendre chez mes deux amis, ayant opté pour une paire de jeans délavés et un jersey de sports à l'effigie des Lakers; une équipe de basketball moldue dont Ginny n'avait probablement jamais entendue parler. Ce fut Harry qui m'ouvrit la porte, son visage perdit de ses couleurs lorsqu'il vit mon ensemble.
Bizarre...
« Entre, entre. Ginny a insisté pour préparer un gigantesque repas. Telle mère, telle fille, chuchota-t-il en souriant tendrement.
-J'entends tout Harry James Potter, fit Ginny du fin fond de la cuisine.
-Où est passée ta jolie robe de ce matin?
-Harry, tu sais que je me change souvent deux fois par jour. Qu'est-ce que tu as préparé?
-Rien, euh... »
J'entrai à l'intérieur et vis au milieu du salon nul autre que Ernie Macmillan. - Je tiens à dire que je n'ai rien contre les Poufsouffle, même que j'ai gardé le contact avec certains d'entre eux, mais... - Notre ancien camarade de classe avait choisi de s'habiller d'une chemise blanche un peu trop grande et une cravate jaune moutarde, ses cheveux étaient lissés nettement d'un côté et il semblait nerveux.
Harry avait choisi de me présenter Ernie pour que je cesse de voir Adrian. Je choisis de feindre l'ignorance et offris mon plus grand sourire.
« Bonjour Ernie.
-Je dois dire que tu es ravissante, Hermione.
-Merci beaucoup, fis-je en me tournant vers Harry. Je dois aller voir Ginny, je reviens dans un instant. »
Je déposai mon large sac à main Converse et me dirigeai vers la cuisine où ma meilleure amie balançait des sorts d'un côté et de l'autre, s'affairant à la confection de ce qui ressemblait à une casserole au thon et une gigantesque carafe de sangria.
« Hermione, oh Merlin, murmura la rouquine en me serrant dans ses bras. Harry essaie de te faire tomber sous le charme de Ernie Macmillan. Il n'est pas le plus grand fan d'Adrian, tu comprends.
-J'ai deviné son plan machiavélique en trois secondes. Chérie, je dois te dire quelque chose. »
Ginny haussa les sourcils, m'offrant toute son attention.
« J'ai couché avec Adrian. »
Elle laissa tomber la cuillère en bois qu'elle tenait dans sa main gauche et me sauta dans les bras. Je savais que mon amie serait la seule à être excitée par une telle nouvelle.
« Dis-moi comment c'était, en détails! Bon, d'accord, pas en détails... à moins qu'on ne parle en code de nourriture moldue...
-C'était... incroyable.
-Je suis vraiment heureuse pour toi, Hermione. Tu en avais be-soin.
-Hey! Pas tant que ça quand même.
-Tu puais le besoin de sexe, ma chérie.
-Bon, bon. Changeons de sujet avant que ton mari ne se doute de quelque chose, fis-je en riant.
-Ce matin, nous avons reçu ton patron aux urgences... chuchota Ginny en ramassant la cuillère qu'elle avait échappé. Il semblerait qu'il faisait une overdose de potion hallucinogène, mais... le plus étrange dans tout cela c'est qu'il ne répondait à aucun de nos sortilèges de cure alors nous avons dû l'endormir à l'aide de potions.
-Tu penses qu'il aurait pu être empoisonné?
-Je ne sais pas... Peut-être.
-Mesdemoiselles? »
Harry venait de s'adosser contre l'ouverture de la cuisine, posant son obsédant regard vert sur nous deux.
« Êtes-vous prêtes à nous rejoindre?
-Oui, bien sûr. J'apporte la sangria! s'exclama Ginny d'un ton enthousiaste.
-Hermione, fit mon meilleur ami en s'approchant de moi. Ernie est vraiment quelqu'un de bien. Tu devrais lui donner une chance. »
Alors? Team Macmillan ou non? ;P
Merci de me lire! D'ailleurs, je suis bien de l'avis d'Hermione, hen. Je n'ai rien du tout contre les Poufsouffle, même que je les aime beaucoup, mais si vous devez me faire choisir avec un Serpentard, mmh.
