Disclaimer : Le même que d'habitude. Rien ne m'appartient, bouhou!
Bon, je trouve encore et toujours que mon style laisse à désirer, mais l'inspiration m'a frappée alors voilà ce que ça donne, haha.
En tout cas, merci encore et toujours de me lire. Ça me fait grandement plaisir. :D Merci à celles qui écrivent des reviews, parce que ça, ça me fait toujours sourire et me donne la motivation d'écrire un peu plus vite, eheh. (oui, les auteurs, ça roule pas au gaz, mais aux reviews!)
Sur ce, voici le nouveau chapitre!
Je serrais ma cape couleur prune vivement contre moi lorsque je passai l'entrée de Ste-Mangouste. Prononcer les mots « Hermione Granger, possiblement enceinte » m'avait complètement mis à terre. J'avançai sans but, oubliant momentanément qu'il me fallait parler à la dame à la réception. Celle-ci jonglait entre deux patients hurlant au meurtre et sa lecture de la Gazette du Sorcier.
J'esquissai un maigre sourire en voyant que nous avions encore et toujours de fidèles lecteurs. Bientôt, ils me reconnaîtraient dans la rue, comme mon portait était placé bien en évidence au haut de la page, juste à côté des titres idiots qu'il me fallait pondre. Ce matin, ma rubrique tenait sur les canards de plastique ensorcelés de manière à rendre l'eau du bain aphrodisiaque...
Je me dirigeai donc vers la réceptionniste, cherchant à ne pas troubler la dispute se déroulant à côté de moi.
« Sachez que nous sommes navrés que votre opération ait été reportée, Monsieur Klaud.
-J'en ai marre de cette institution de fous! cria le vieil homme dont le front était affublé, littéralement, d'un troisième œil. Mes fans ne me prendront plus au sérieux!
-L'opération se déroulera demain, Monsieur Klaud. Nous l'avons inscrit sur votre calendrier.
-Et moi, je suis sensé recevoir le feu vert pour retourner chez moi! s'était mis à hurler l'homme aux côtés du vieillard.
-Vous savez tout aussi bien que moi que ce n'est pas vrai, Monsieur Boyd. Le poison n'est pas totalement retiré de votre système, cela devrait prendre une autre semaine, tout au plus.
-Et comment pouvez-vous savoir tout ça? Vous lisez la Gazette et n'avez même pas jeter le moindre coup d'oeil à nos dossiers!
-Parce que je le sais, fit la réceptionniste en relevant la tête. Maintenez, retournez à vos chambres ou j'envoie la sécurité à vos trousses. »
Les deux hommes grognèrent, mais prirent tout de même leur chemin respectif vers l'ascenseur. Je contemplai la dame avec respect; elle dégageait une aura de force et il ne me serait jamais venu à l'idée de lui reprocher quoi que ce soit. Bon, une manucure et une petite coupe de cheveux ne feraient pas de tort, mais outre ça, elle était ma nouvelle héroïne du jour.
« Bonjour, je me demandais s'il serait possible de voir Ginny Weasley-Potter, fis-je doucement.
-Quel est votre maux? »
J'aurais préféré ne pas avoir à mentionner la possible grossesse en public. Malheureusement, être la meilleure amie d'Harry Potter et une journaliste faisait parfois de moi une cible des médias. Ma vie, la majorité du temps, les ennuyaient à mourir, mais ce genre d'événement se retrouverait très probablement dans le Witch Gossip et le Sorcière Hebdo.
« Je suis une amie de Ginny, fut la seule chose qui me vint en tête.
-Malheureusement, Miss Potter est très occupée aujourd'hui. »
J'allais m'annoncer vaincue lorsque je sentis une main se poser sur mon épaule. Je me retournai brusquement, apercevant Adrian dans son uniforme de travail. Il était absolument sexy et j'en perdis le fil de mes pensées.
« Hermione, as-tu besoin d'aide? s'enquit-il gentiment.
-Vous la connaissez, Monsieur Pucey?
-Oui, Hermione Granger est une bonne amie.
-Granger? Êtes-vous la journaliste de la Gazette? »
Le regard de la réceptionniste s'illumina et je répondis d'un sourire.
« Oui, c'est bien moi.
-Oh, j'ai adoré votre rubrique sur les différentes huiles de massage!
-Désolé Barbara, je vais te piquer Miss Granger pour un instant, mais je te promets que tu recevras un autographe. »
Adrian me dirigea tranquillement vers une salle au fond du couloir, probablement son bureau. D'un coup de baguette, la porte s'ouvrit et il me somma de prendre place. Dès que nous fûmes seuls, cependant, il s'attaqua à mon cou, embrassant furieusement la peau au-dessous de mon oreille et laissant une main sur mes fesses.
Surprise, je me laissai faire, sentant déjà le désir bouillonner tranquillement en moi. Mais je n'étais pas venue ici pour baiser et croiser Adrian ne faisait définitivement pas parti de mon plan.
Je le repoussai, bien malgré moi et dus faire face à son regard légèrement piteux me rappelant un Labrador.
« Adrian. Sais-tu si je pourrais voir Ginny aujourd'hui?
-Elle est vraiment occupée aujourd'hui, répliqua le Magicomage en s'assoyant sur son bureau. Pourquoi? As-tu été ensorcelée par un mage noir dans les derniers 24 heures? Empoisonnée par un journaliste jaloux? Attaquée par une créature magique?
-Non. J'avais juste besoin d'un conseil, dis-je en baissant la tête.
-C'est par-rapport à moi, c'est ça? »
Il était vraiment perspicace, un vrai Serpentard.
J'avançai lentement vers lui, posant une main contre son torse et l'autre derrière sa nuque. Ses lèvres étaient minces, mais avaient leur charme. J'approchai mon visage et l'embrassai tendrement.
« Oui. C'est à propos de toi. Mais rien de mal.
-Tu sais... »
Et il ne termina pas sa phrase, préférant poser ses lèvres contre les miennes avec vigueur. Adrian nous fit changer de place, m'attrapant par la taille pour me plaquer contre son bureau. J'étais sous son emprise. Plus rien n'importait que de le sentir contre moi, en moi.
Il était sans aucun doute le meilleur coup de ma vie.
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Je me sentais sale lorsque je revins à la Gazette. Malgré un sort pour défriper mes vêtements, malgré les mots doux prononcés par Adrian et malgré la gentillesse protubérante de Barbara la réceptionniste. Je m'étais rendue à Ste-Mangouste pour m'assurer si j'étais oui ou non enceinte, et pour discuter avec Ginny bien entendu, car elle n'était pas encore au courant pour Ernie, ni pour tout le reste d'ailleurs...
Je décidai de lui envoyer un hibou pour que nous nous rejoignîmes ce soir à notre bar préféré, Martinis et Sortilèges. Un instant plus tard, je m'attaquai à la pile de travail qui s'accumulait sur mon bureau. Il y avait tant d'articles et de notes m'étant destinées qu'il me fallut une quinzaine de minutes pour tout classer en ordre d'importance.
Réunion à 15h pour discuter de la page couverture de demain.
Préparation du souper de Noël pour le bureau.
Résultat des ventes courantes de la veille : 247 653
Des points noirs commençaient à apparaître dans mon champ de vision et je sus qu'il était l'heure de prendre mon latte de l'après-midi. Au diable les calories, je prendrais un Macchiato au Caramel avec de la crème fouettée, j'avais besoin de réconfort.
Merde. J'étais définitivement enceinte.
À nouveau, j'attrapai ma cape et me dirigeai vers la sortie, lorsqu'un troupeau entier de journalistes me barricada la porte. Timothy se trouvait à l'avant, les bras levés en l'air et me dardant d'un regard noir.
« Hermione, il est 14h35.
-Je sais. Je ne vais que me prendre un café.
-La réunion est à 15h. Tu dois absolument y être, vociféra le jeune homme.
-Je serai de retour pour 14h55, au plus tard, fis-je d'un ton qui se voulait aimable.
-Si tu n'es pas là à l'heure, je te jure que nous allons te faire remplacer. »
J'avalai ma réplique mauvaise, car ce n'était vraiment pas mon style d'insulter mes collègues, mais je commençais vraiment à en avoir marre de leurs jeux idiots.
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Même si j'avais mis les pieds dans la salle de réunion bien en avance, on m'avait laissé savoir que mon comportement était inacceptable. En additionnant les attaques constantes et mon état émotif précaire, j'eus envie de prendre la fuite. Mais j'assistai à la réunion en n'offrant mon opinion qu'à petite dose. L'absence de Barnabas Cuffe se faisait sentir et même si personne ne le mentionnait, ils trouvaient tous étrange que nous n'ayons aucune nouvelle quant à sa santé.
Inutile de dire que je ne leur avais pas fait part de sa petite visite clandestine ou qu'il semblait croire que Blaise Zabini avait une vendetta personnelle contre lui.
Vint enfin le sujet de ma rubrique et je me tendis sur ma chaise.
« Il semblerait que le lectorat aime bien la rubrique d'Hermione, fit Travis, un rouquin plutôt mignon qui portait de gigantesques lunettes. Nous avons reçu plusieurs lettres d'ailleurs, qui te sont destinées. »
Il se tourna vers moi et esquissa un mince sourire.
« Plusieurs personnes mentionnent qu'elles aimeraient un aspect plus... personnel. Que tu parles de tes propres expériences.
-Mais... ça ne les regarde pas, répondis-je peut-être un peu trop vivement. Ma vie sexuelle m'appartient.
-Tu n'aurais pas à mettre les noms, rajouta Timothy à voix basse.
-J'espère bien! balançai-je brusquement.
-Mais une rubrique sur tes frasques sexuelles, ce serait super. Un peu comme cette série moldue...
-Sex and the City? »
Je n'en croyais pas mes oreilles.
« Oui, elle est super cette série télé.
-Premièrement, je ne passe pas tout mon temps avec trois filles ne parlant que de sexe.
-Notre lectorat n'en a aucune idée. Ce serait un angle vraiment intéressant. »
Je me mis à rougir, sachant déjà que Ginny serait hilare et Harry outré. Ron, lui, me ferait promettre de ne pas mentionner le moindre détail sur nos ébats, mais je ne comptais pas lui parler pour au moins une autre semaine... non mais, Lavande Brown...
Je devenais vraiment aigre et il me fallait reprendre sur moi.
« J'accepte à la seule condition que le lectorat sache que c'est de la fiction inspirée par ma vie et celle des gens autour de moi.
-Ne t'inquiète pas Hermione, personne n'utilisera ces articles dans ta future biographie, répliqua Timothy à la blague.
-Je crois que c'est une bonne idée de prendre cet angle et puis, rien ne t'empêche de changer à nouveau, renchérit Travis en me décochant un clin d'oeil.
-Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais bientôt nous serons le Sorcière Hebdo 2.0. »
Jamais un meeting ne se termina sur une note aussi glaciale.
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« Tu as dit quoi? »
Ginny avait posé une main parfaitement manucurée contre mon bras, ses yeux papillonnant autour de la salle pour zieuter les «prétendants» de l'endroit. Nous étions au Martinis et Sortilèges où, à notre bonheur, la détestable serveuse de l'autre fois avait été renvoyée. Quoique Marcus Flint changeait souvent les minettes qui paradaient en son établissement et nous n'étions donc que peu surprises.
« Je leur ai dit que nous prenions vraiment des allures du Sorcière Hebdo, mais c'est vrai! »
Je cherchai à dissimuler mon malaise en triturant l'une de mes boucle d'oreille.
« Tu as bien fait 'Mione, mais c'est normal que tes collègues t'en veuillent.
-Je sais. Mais en même temps, une rubrique sur ma vie sexuelle? Vraiment?!
-Disons que ça va attirer l'intérêt de la population masculine sorcière.
-Ils n'en ont rien à cirer, voyons!
-Oh, tu te trompes ma chérie! Tu es extrêmement populaire et tu ne t'en rends même pas compte. Juste ce soir, il y a au moins 6 hommes qui te dévorent du regard.
-Tu exagères.
-T'es-tu au moins regardée? »
Je terminai mon verre d'eau d'un trait, refusant de croire les paroles de Ginny. Certes, je n'étais pas affreuse et même que j'appréciais mon corps de femme, mais de là à dire que tout le monde bavait sur mon chemin...
« Tu sais, Adrian m'a harcelé pour que j'organise votre rencontre.
-Oui, il me l'a dit, fis-je en me rappelant cette soirée. Ginny... Je dois absolument te dire quelque chose. »
Soudainement, mon amie fondit sur moi.
« Tu es enceinte? Je savais bien qu'il te fallait une raison pour ne pas prendre un martini!
-Je suis venue te voir au travail pour m'en assurer... Je ne suis pas certaine. Mais tu étais occupée et j'ai croisé Adrian et... Nous avons couché ensemble dans son bureau.
-Sur son bureau? »
Je hochai la tête affirmativement, sentant mes joues brûler de milles feux.
« Tu aurais pu insister pour me voir, tout de même!
-Je n'osais pas... et je ne pouvais pas en parler à Adrian. C'est trop rapide et... Oh, j'ai tellement honte...
-Qu'est-ce qu'il y a 'Mione?
-J'ai aussi... couché avec Ernie... »
Ginny se retint d'éclater de rire.
« C'était... bien?
-J'espère que c'est une blague... Je n'arrive pas à croire que j'aie fait ça. Moi!
-C'est en effet surprenant, surtout que tu le trouves ennuyant à mourir. Mais... reviens me voir demain vers 10h, je te ferai passer tous les tests qu'il faut.
-Merci. »
J'attrapai sa délicate main et la serrai longuement, me sentant choyée d'avoir une si bonne amie dans ma vie. Elle s'était mise à me raconter une discussion loufoque entre elle et la réceptionniste, Barbara, lorsque j'aperçus la gigantesque silhouette de Marcus Flint se profiler au loin. Il croisa mon regard et me décocha un clin d'oeil.
Un instant plus tard, il se dirigeait vers le bar.
« Et j'ai dit à Barbara... est-ce que tu m'écoutes?
-Désolée, j'ai...
-Flint se dirige à la présente seconde vers nous avec deux verres dans la main et un regard coquin. »
La vitesse à laquelle Ginny avait prononcé cette phrase m'époustoufla.
« Bonsoir les Gryffondor. »
Et Marcus prit place de mon côté de la banquette, me dépassant au moins d'une tête même assis. Il était impressionnant et devenu terriblement sexy avec les années.
« Alors c'est toi la nouvelle proie d'Adrian. »
Pardon? Je penchai un peu la tête, mais acceptai l'offrande du Serpentard, c'est-à-dire un mélange de champagne moldu et de tequila sorcière. Je ne voulais pas mentionner que je ne buvais pas, trop risqué et évocateur de ma possible grossesse... L'ancien joueur de Quidditch me jeta un bref regard lubrique avant d'offrir à Ginny le verre se tenant dans son autre main.
« Je comprends pourquoi.
-Et voilà qui prouve, encore une fois, mon point, fit Ginny en me tirant la langue.
-Je ne suis la proie de personne, pris-je le temps de rajouter car j'étais tout de même un tantinet offusquée.
-Adrian n'emploie pas ce terme lorsqu'il parle de toi, mais nous l'avons adopté dans le club.
-Le club? s'enquit ma meilleure amie en avalant d'un trait ce qui restait de son premier drink.
-Très secret. »
À ces mots, Marcus releva légèrement sa chemise noire pour nous montrer un tatouage au-dessous de son nombril, tout proche de la démarcation de ses sous-vêtements griffés.
Fraternitas.
Le même qu'Adrian.
« Il t'adore, tu sais. »
Il venait de replacer sa chemise qui mettait en valeur son large torse et posa à nouveau ses yeux sur mon visage. Curieusement, j'avais l'impression d'être mise à nue. Marcus me déshabillait très ouvertement du regard et Ginny ne semblait pas désapprouver la chose.
« Mais... je me disais qu'on pourrait passer du bon temps, toi et moi, comme il est marié. »
Marié.
Soudainement, mon sang se glaça. Mon cœur devint lourd. Mes pensées brumeuses. Il devait s'être trompé, parler d'un autre, de Blaise qui était fiancé ou de n'importe qui, mais Adrian? Puis, les paroles que j'avais perçues dans la nuit me revinrent :
« Tous tes amis sont infidèles, alors je ne suis pas folle de penser que... »
« Adrian n'est pas marié! répliqua Ginny, les sourcils froncés.
-Oh, c'est un mariage misérable. Même s'il ne vient pas d'une famille de sang-purs, il a été forcé de marier dans la haute. »
Impossible. Non.
« Pourquoi n'aurait-il jamais parlé de sa femme? poursuivit mon amie dont le teint virait de plus en plus vers le rouge.
-Parce qu'il la déteste. »
Marcus analysa mon visage et celui de ma meilleure amie, puis sembla se rendre compte de sa bévue.
« Et... tu n'étais pas au courant que tu étais une maîtresse. Bon. »
Il leva son bras incroyablement long et héla une serveuse dont la poitrine explosait presque au visage des clients.
« 6 shooters de Sang de Dragon. Merci. »
La serveuse se mordit la lèvre de façon aguicheuse, mais le Serpentard ne remarqua rien, de nouveau occupé à me contempler longuement.
Il posa sa main sur ma cuisse, j'en eus des frissons, et poursuivit :
« Son mariage ne signifie rien. Sa femme ne connaît qu'une position sexuelle et c'est l'étoile de mer.
-Quelle horrible chose à dire, répliquai-je.
-Mais c'est vrai, fit Marcus en approchant son visage du mien. Il n'est heureux qu'avec ses amis, au travail et avec toi. Son manoir est d'un ennui mortel.
-Il aurait tout de même pu m'en glisser un mot, rajouta Ginny en buvant la dernière gorgée de son verre.
-Tu n'aurais jamais accepté qu'il rencontre Hermione si tu avais su, non?
-Probablement pas... »
Malgré toutes ces explications, je me sentais infiniment stupide. J'étais une maîtresse. Rien de plus. Je comblais le vide sexuel dans sa vie, mais ne serais jamais autre chose qu'une aventure mentionnée fièrement à ses amis. Marcus reprit le contrôle de la conversation, sa main toujours posée contre ma peau et ses yeux passant de mon visage à mon léger décolleté.
« Qu'est-ce que tu dirais de venir chez moi demain soir pour une petite soirée?
-Je ne pense pas que...
-J'insiste. »
J'esquissai un léger sourire et hochai la tête affirmativement. Ginny, elle, poussa un soupir avant d'engloutir un shooter de Sang de Dragon.
Voici voilà. J'espère que ce chapitre vous a plu, même s'il manquait un très joli Blaise dans l'équation! À très bientôt pour la suite! ;)
