Les rayons du soleil pénètrent à travers mes paupières, m'éveillant doucement. Tenter de me rendormir serait inefficace, il faudrait qu'il fasse nuit. Je m'étire, réveillant mes muscles endormis et je baille à m'en décrocher la mâchoire. Qu'il aurait été bon de pouvoir somnoler encore un peu ! Les nuits sont bien trop courtes pour moi, pas assez régénérative. Je me redresse lentement, éprouvant un vif mal au dos. Finalement, dormir à même le sol n'était pas forcément une bonne idée, et je retiendrais la leçon pour la prochaine fois. Désormais assise, j'observe le parc tout autour de moi, à travers les branchages tombants. Il y a quelques personnes qui s'y baladent, le plus souvent en tête à tête, mais je reste seule car ils ne s'approchent pas. Tant mieux. Je ferme les yeux et inspire une grande goulée d'air, vidant mon esprit du mieux que je peux tandis que des souvenirs de hier après midi me reviennent. L'horrible vérité sur le Shinaï et sur les gardiens. Ce sentiment de trahison qui menace de me submerger à nouveau en songeant que Lloyd m'a menti. Lloyd me ment souvent. Lloyd essaie de me protéger, j'en suis consciente. Mais ça.. Pourquoi me l'avoir caché ? La réponse me parait évidente, mais j'essaie de la réfuter il savait que ça allait me faire du mal. Il avait prévu ma réaction. Il avait tout prévu. Depuis quand, au juste ?
Mon esprit vagabonde vers les souvenirs de cette nuit, de la rencontre avec Irishna. Le Bilan Annuel a eu lieu plus tôt au quartier du Lion a cause d'elle. Je ne la connaissais pas lorsque les gardiens qui m'ont arraché à ma famille m'ont posé la question. Ce n'était pas la première fois que j'entendais son nom car on m'avait déjà parlé de l'Appel d'Irishna. Je n'avais pas eu droit à plus de détails, hélas. Désormais, je les avais les détails. Et je ne pouvais qu'agréer à sa cause qui me semblait extrêmement juste. Avions-nous seulement une chance de gagner ? Rassembler le peuple de la Ville Basse et se battre contre l'autorité de la Ville Haute ? Ils ont des armes, ils sont entraînés et à priori ils ont prit des mesures pour éviter toute rébellion. De plus si nous devons affronter les gardiens… Pourrais-je affronter Lloyd ? Je le revois frapper Ethan. Je le revois me frapper. Le refera-t-il ? Supporterais-je d'être la cible de sa colère, à nouveau ? Cette idée m'effraie. Je tiens bien trop à lui pour le mettre en colère. Arriverais-je à le convaincre du bien fondé d'une révolte contre la Tour de Commandement ? Il a passé sa vie à les défendre et à les servir. Moi, j'ai débarqué dans sa vie il y a trois mois peut être. Je doute fortement qu'il abandonne ses idéaux pour moi. Ce serait trop lui demander. Mais alors, que faire ? J'ai le choix de lui parler de ma rencontre avec Irishna et lui dire que je vais la rejoindre ou, au contraire, ne rien dire. Dans la première option, il y a de très forte chance qu'il fasse tout pour m'arrêter. L'autre option me permettrait de suivre mes convictions, mais l'idée de lui cacher quelque chose ne me plait guère. Je soupire, passe ma main dans mes cheveux pour les peigner un minimum et me décide à me lever. Il est tant que je rentre avant que l'on s'inquiète pour moi.
Je quitte le parc en allant dans la direction qui me semble être la bonne. Je retombe vite sur une des rues d'hier soir et je tente de retrouver mon chemin toute seule. De toute manière, il n'y a personne par ici, et le soleil n'est pas encore très haut dans le ciel. Ils doivent encore tous être en train de dormir. Du fait d'être concentrée sur mon chemin, je remarque pleins de détails. Déjà, la vieille architecture des bâtiments, et la rue qui est pavée. Tout est nickel et propre, comme si elle avait été rénovée récemment. Aucun papier sur le sol, aucune pierre déchaussée. Tout ceci respire la beauté et la perfection. Mon cœur se serre. Mensonge, mensonge, mensonge. Utopie illusoire. Tout ceci n'est qu'une face de la pièce, et l'autre face est beaucoup moins belle. L'autre face, c'est le Cercle Intérieur et la Ville Basse, où sont élevés, vendus ou exécutés les esclaves. Ils recherche l'amélioration du patrimoine génétique pour leur 'bétail' et suppriment les malades et les vieux. Ils gardent les meilleurs pour la 'reproduction' les renvoyant dans des quartiers différents et vendent le reste à d'autres Cité-Etat. J'ai grandit dans l'optique que le Shinaï était le dernier refuge de l'humanité. La seule ville. On m'a fait croire que nous étions seuls au monde. Mensonge, encore. Le pire c'est peut être que la vente d'esclave est très lucrative. Que le Shinaï est très influent grâce à cela, et qu'il s'agit de l'une des Cité-Etat les plus riches. Elle importe des vivres et de l'eau, elle offre une bonne hygiène de vie à la Ville Haute, tout ça grâce au sacrifice des gens de la Ville Basse. Voilà pourquoi je n'ai pas vu de champs ni de rivière sur la carte de la Cité : tout simplement parce qu'il n'y en a pas besoin. Et je ne sais pas comment c'est à l'extérieur de la cité. Au-delà de la Ville Basse. Y a –t-il beaucoup de vie ? Des animaux ? Des forêts ? Des prairies et des cours d'eau ? L'océan ? Jje ne connait qu'une personne qui a cette réponse : Lloyd. Les gardiens ont aussi des missions à l'extérieur, m'avait-il dit un jour. Il a déjà du sortir. Mais pour quoi faire ? Les relations diplomatiques entre les différentes Cité-Etat sont excellentes. Aucun conflit n'est en cours et aucun ne se présage dans l'avenir. La paix règne. L'humanité ne se déchirera plus.
« Analyce ! Je ne pensais pas te voir ici ! »
Je ne reconnais pas immédiatement la voix malheureusement. Grand mal m'en a prit de me retourner pour découvrir la personne qui m'a adressé la parole. Si j'avais su, j'aurais ignoré et fait semblant de ne rien entendre. Une jolie blonde décoloré s'avance vers moi, guillerette, un sourire sur le visage. Objectivement, le dindon est jolie. Un mignon petit minois, de longs cheveux blonds, un maquillage parfait et une silhouette tout en finesse. Le genre de fille qui attire tous les mecs, en somme. Pourtant, dans ma jalousie, je repère tous ses défauts. Ses cheveux bousillés par la décoloration et à l'aspect de paille, sa morphologie squelettique, son sourire faux qui n'inspire rien de bon. Je me force à sourire tandis qu'elle me rattrape et reprend la parole :
« Que fais-tu ici ? T'es pas du tout dans le Quartier de Minuit ! Tu t'es perdue ? Et Lloyd n'est pas avec toi ? »
Pourquoi tout le monde me demande sans cesse si je me suis perdue ? Certes, c'est la vérité. Mais j'aurais bien pu venir traîner ici par plaisir ! Et de plus, le dindon décoloré m'offre une superbe chance de me venger de la dernière fois. Elle ne semble rien savoir de ce qu'il s'est passé avec Lloyd et ses supérieurs. Ils n'ont pas du se revoir depuis la dernière fois.
« Je voulais faire une surprise à Lloyd, je voulais l'emmener au parc étoilé. Je l'ai trouvé, et je retourne à la bibliothèque là. J'y emmènerais Lloyd plus tard. »
« Oh, ne t'embête pas pour ça, on y va souvent Lloyd et moi, en tête à tête amoureux. Il connait bien le parc. »
Grognasse.
« Justement, y aller avec quelqu'un d'autre lui fera changer d'air, je présume. »
Touché. Ma réponse innocente ne lui a pas fait plaisir, je le vois sur les traits de son visage qui deviennent, le temps d'un éclair, déformés par la jalousie.
« Laisse moi te raccompagner à la bibliothèque, on pourra faire connaissance durant le trajet. »
« Pas besoin, je connais le chemin de retour. »
« Tu es sûre ? ça me ferait plaisir. »
Sourire carnassier de sa part qui n'augure rien de bon. Ça sent le coup foireux à des kilomètres à la ronde. Comment refuser ?
« Et puis, Lloyd n'aimerait pas te savoir seule ici. »
Lloyd ne le saura jamais, de toute manière. N'a-t-elle pas flairé mon mensonge ? Si Lloyd était vraiment encore avec moi, il ne m'aurait jamais laissé sortir seule de peur que je me perde. Blonde, mignonne et stupide. Heureusement qu'il y a sa plastique pour rattraper le coup, parce que niveau esprit, c'est un zéro pointé. Je me détourne d'elle pour reprendre mon chemin, et elle se met à marcher à coté de moi. Dans ma tête, j'ai juste envie de lui faire un croche-pied bien placé pour qu'elle se ramasse et se casse les dents de devant sur les pavés. Comment ça, c'est méchant ? Pas du tout. Et de toute façon, je ne l'aime pas, alors c'est justifié.
« Alors, tu te plais dans la Ville Haute ? »
« ça va. »
« ça doit être très différent de là où tu étais avant. »
« En effet. »
Elle ne se décourage pas devant mon manque évident de motivation à lui parler. Et elle continue à faire sa pipelette :
« Tu sais, Lloyd et moi on est ensemble depuis 5 ans, déjà. »
« J'en suis ravie. »
Ma voix déraille sur le dernier mot et je tousse pour reprendre contenance. Là, si elle ne voit pas la mauvaise foi dont je fais preuve, c'est qu'elle fait exprès.
« D'autres filles lui ont déjà tournés autour. Mais il m'aime. »
Je ne réponds pas. Elle ne peut pas me lâcher, là ? Et je vois très bien où elle veut en venir. Qu'elle se dépêche d'en finir, par pitié.
« On va habiter ensembles, lui et moi. Tu vois, il m'aime vraiment. Toutes les autres, elles ont fini avec le cœur brisé. »
La seule chose qui me retient de lui mettre ma main dans la figure, c'est le fait que ce soit justement la copine de Lloyd. Le jour où elle ne le sera plus –si ça arrive un jour- ça va me faire du bien de la gifler. De la gifler ET de voir son visage dépité lorsque Lloyd l'aura larguée. Sale greluche va.
« Je serais vraiment triste que tu ai le cœur brisé, toi aussi. Ne te méprend pas sur ces sentiments. Il a pitié de toi. Tu es nouvelle ici, sans repères. Alors il a pitié. Comme on aurait pitié d'un petit chat abandonné dans un carton dans la rue. »
Pitié de moi ? Pardon ? Pas plus tard qu'hier il a cassé le poignet d'Ethan parce que ce dernier « m'approchait d'un peu trop près ». Alors il aurait simplement pitié de moi ? Quelque part, sa phrase me fait mal. Mais ma raison me crie que c'est un mensonge. S'il avait juste pitié de moi, il n'agirait certainement pas comme il agit. Le dindon continue son monologue, tandis que nous marchons :
« Ne t'attache pas à lui. Ce serait une grave erreur. Et puis, il est à moi et je n'apprécie pas qu'on convoite ce qui m'appartient. Il risquerait de t'arriver des ennuis. »
Ah, enfin une menace dissimulée. Je l'attendais celle-ci. Je m'arrête, me tournant brusquement vers elle. Elle fait de même, surprise. Je prends immédiatement la parole, sans qu'elle ai le temps de continuer à s'assécher la gorge avec des paroles dans le vent :
« Tu sembles si sûre de toi, c'est beau. Je me contrefou de tes menaces et de tes tentatives stupides. Je ne suis pas amoureuse de Lloyd. Garde le si tu en as envie, mais lâche moi avec ça. Sinon, tu ne seras bientôt plus la seule à faire des menaces. »
Elle semble interloquée par ma réponse. Pensait-elle que j'étais un doux petit agneau qui ne réplique jamais ? Bien que je ne m'énerve jamais et que je laisse beaucoup de choses couler, je ne me fais pas marcher sur les pieds. Cette fausse blonde ferait bien de me lâcher la jambe. Elle se pense invincible et inatteignable, mais elle a tout faut. Ce n'est pas Lloyd qui la protègera de moi. A vrai dire, personne ne pourra la protéger de moi. Je peux atteindre des niveaux de fourberie assez impressionnants si je m'y mets, bien que ce soit rarement le cas. J'ai plus tendance à être pacifique et à trouver des solutions pour tout arranger. Mais quand il faut détruire le cancer pour vivre à nouveau sainement, je peux le faire sans hésitation.
« Tu penses pouvoir me menacer, vraiment ? Tu n'es rien ici. Absolument rien. »
« Et toi, qui penses-tu être pour pouvoir me menacer ? Rappelle toi, je ne viens pas d'ici, on a des méthodes différentes pour traiter les problèmes, chez moi. »
Première menace à peine voilée. Les traits de la blonde se tordent sous l'effet de la colère. Et je vois dans ses yeux qu'elle se retient de me frapper. Ne sait-elle donc pas manier les mots, qu'elle en vient tout de suite à la violence ? Un petit sourire suffisant apparait sur mes lèvres. Et le coup part. Sa main s'abat violemment sur ma joue sans que j'ai le temps de faire quoi que ce soit. Elle se jette sur moi, attrapant à pleine poignée mes cheveux pour tirer dessus comme une folle. Ce n'est plus une femme que j'ai face à moi mais un monstre furieux qui veut me faire du mal. Je tente de la repousser mais elle s'accroche de toutes ses forces à moi. Par chance, je ne crains pas les cheveux et ses attaques n'ont aucun effet sur moi. Je lui mets ma main dans la figure, faisant exprès de viser le nez et les yeux pour l'aveugler et lui faire mal, et je la pousse avec ce point de pression. Elle se met à crier de rage, redoublant d'effort, me griffant avec ses ongles comme une furie. Je tente de la repousser, sans pour autant la blesser. Elle me fait tomber à terre sournoisement et passe sur moi, continuant à faire son chat, griffant, feulant et tirant mes cheveux. Elle n'a actuellement plus rien d'humain si ce n'est l'apparence. Je vise encore les yeux, me mettant à griffer et à mordre ce qui passe à portée. De loin, on pourrait croire à une bagarre de vieilles ménagères. Je suis tellement concentrée à me défendre que je ne remarque qu'au dernier moment les mains qui l'arrachent à moi. Elle se débat pour me frapper encore mais elle ne parvient pas à se défaire de ceux qui la retiennent. Je reste à terre, abasourdie par cette nouvelle arrivée. Une troupe de gardiens qui ont visiblement était alertés par les cris du dindon. Ils ne portent pas leurs masques cette fois ci, à croire que les masques peuvent être retirés du casque. Je parcoure les visages et j'en reconnais quelques uns. Dont celui de Lloyd, qui est connu à maintenant l'autre folle furieuse qui se débat toujours, le regard fixé sur moi, vociférant des insultes à qui y prêtera attention. Lloyd ne me regarde pas. Son regard est fixé sur sa 'copine'. Un gardien du nom de Law me relève et me maintient par le bras. Je connais Law grâce à Lloyd. J'ai déjà mangé avec lui. C'est un homme au visage souriant et qui a beaucoup d'humour. Il possède la peau mât et les cheveux noirs corbeaux. Mais cette fois ci, ce n'est pas un sourire qui orne son visage. Il est très différent des fois où je l'ai rencontré. La voix de Lloyd s'élève, avec un ordre destiné aux gardiens :
« On les ramène à la caserne. »
L'effet est instantanément sur la blondasse. Elle se calme et regarde autour d'elle, comme si elle se rendait compte de ce qu'il se passait. Elle reconnait Lloyd qui la retient, ouvre la bouche et la referme. Son attitude suffisante est balayée par la honte et elle semble se recroqueviller sur elle-même. Moi, je souris intérieurement. Ils la font passer devant et Law et moi suivons derrière. Sur le trajet, il n'y a pas un bruit. Pas une discussion. Les gens que nous croisons nous observent en silence, nous laissant passer. De dos la blondasse semble bien piteuse. Personnellement la situation ne m'atteint pas vraiment, bien que les griffures qu'elle m'a infligées commencent à me piquer. Mais je ne dis rien. Bien trop heureuse de voir la greluche dans cet état.
Je reconnais la bibliothèque. Nous passons devant avant de nous enfoncer dans une rue un peu plus loin. Nous sommes dans le quartier de Minuit. Nous marchons encore quelques minutes avant de tomber sur ce que j'imagine être la caserne. Un grand bâtiment nous fait face, et derrière il n'y a rien. Plus rien. Des arbres, quelques bâtiments concentrés sur un coté et rien d'autre. Nous entrons dans le premier bâtiment qui est parcourus de salle et de couloirs. Nous ressortons de l'autre coté, face à une immense cour bétonnée. Nous obliquons vers la droite et nous entrons dans un nouveau bâtiment, détaché du premier et bien moins impressionnant. Nous longeons un vaste couloir où il y a une rangée de portes du même coté. Lloyd, la blondasse et l'autre gardien tournent dans l'une de ces salles et Law et moi continuons. Nous tournons peu après dans une autre salle absolument vide, si ce n'est une table et un bureau. Law me lâche alors et je lui jette un petit coup d'œil interrogateur, tandis que je me tourne vers lui.
« Et maintenant ? »
Il me fait un sourire désolé et me lance :
« Tu vas devoir attendre. »
« Attendre quoi ? »
« Le major. »
Je fronce les sourcils, sans comprendre. Il me fait signe d'aller m'asseoir sur la chaise et j'obéis sagement. Il s'assoie d'une fesse sur la table, tourné vers moi et reprend la parole :
« Lloyd a du déjà t'expliquer. Les gardiens servent de milice. Ils assurent la sécurité dans la Ville Basse et dans la Ville Haute. »
La sécurité.. Douce ironie.
« Il va venir te poser quelques questions sur ce qu'il s'est passé. Et ensuite, il prendra des mesures adaptées à la situation pour éviter que la situation recommence ultérieurement. »
« Il ? Lloyd ? »
« Oui. Le major. »
Je ne sais pas du tout à quoi correspond le grade, alors je ne réponds pas. Law garde son sourire doux et reprend :
« Ça va aller. C'est toi, en plus. Il ne sera pas sévère. On se reverra à la cantine, la prochaine fois que tu viendras y manger. »
« Avec plaisir. »
Je lui souris à mon tour, et il se lève avant de partir de la salle. Une fois la porte fermée, j'entends la serrure être fermée. Bien que Law ai confiance en moi, il m'enferme. Chose logique, me direz-vous. En effet. J'imagine que c'est une obligation. Je soupire. Ne vais-je pas pouvoir avoir une seule journée tranquille, en ce moment ? Mon arrivée dans la Ville Haute fut chaotique et la première semaine fut très tumultueuse. Après un bon bout de temps où tout a été normal, voilà que les ennuis recommencent. Est-ce par période ? Au moins, je ne m'ennuie pas.. Nouveau soupir. Je passe à nouveau ma main dans mes cheveux pour les démêler, enlevant au passage une brindille qui s'y était glissée. Combien de temps vais-je devoir attendre avant que Lloyd n'arrive ?
