Cette fois, Kise n'eut pas à se forcer pour avoir l'air peiné. Dévasté serait même plus exact. Il ne s'y attendait pas à celle-là. Il avait même espéré, cru être celui qui pouvait départir le capitaine de son air concentré et sévère. Il s'était très facilement prit au jeu de la romance. Mais apparemment les choses ne pouvaient pas être si faciles.

Franchissant l'enceinte du lycée, il hésita : que faire ? Où aller ? Il se sentait perdu. Décidant seulement qu'il n'avait pas le courage d'aller en cours et de faire comme si de rien n'était, il partit à gauche, en marchant à présent. Il entendit quelqu'un appeler son nom, un bruit de pas précipités et on le retint par la manche. Il espéra que ce soit Kasamatsu, qui lui ait à nouveau couru après, et son cœur bondit dans sa poitrine. Il fut bien vite déçu.

...

Objet du jour : une mèche de cheveux blonds. Il y avait bien des personnes blondes à Shutoku mais c'était toujours le résultat d'une décoloration, alors à choisir, Midorima préférait une mèche des cheveux de Kise, qui eux semblaient naturels et soyeux. Pas que ça lui fasse particulièrement plaisir de revoir ce dernier, mais il fallait ce qu'il fallait pour rester un favori du destin.

Il devait être devant le lycée Kaijo avant le début des classes si il voulait pouvoir rencontrer le mannequin. Il allait arriver en retard à ses propres cours mais il avait défini ses priorités. Rien ne passait avant l'objet du jour. Takao, passé le chercher, avait haussé un sourcil signifiant qu'il le trouvait toujours aussi dingue mais avait cependant accepté de l'emmener dans leur splendide pousse-pousse. Une fois qu'ils furent arrivés devant les gigantesques bâtiments, il admit qu'il n'y avait qu'une très faible chance qu'ils tombent sur le jeune homme blond. D'autant plus qu'il n'était pas encore muni de l'objet du jour !

Il cherchait le numéro de son ancien camarade dans son téléphone quand son fidèle coéquipier de Shutoku lui tapa sur le bras. « Là ! ». Il désigna une silhouette blonde difficile à confondre avec une autre. Les cheveux de sa convoitise s'éloignant, Midorima adopta un rythme de marche très rapide pour les rattraper. Comme sur le terrain, il n'était pas homme à se donner la peine de courir. Lorsque Kise se retourna vers lui, il ne put ignorer que quelque chose clochait. Il esquissa un mouvement de recul, des fois que ce nez rouge et ces yeux larmoyants soient contagieux. Takao, voyant qu'il y avait un gros blanc entre les deux prodiges, s'approcha pour tenter de désamorcer la situation.

Il salua l'élève de Kaijo d'une voix traînante, se figea également en découvrant son visage mais, plus empathique que son coéquipier, s'inquiéta immédiatement de ce qui lui arrivait. Mais l'intéressé était encore trop sous le choc pour formuler une réponse correcte à cette question. En attendant ils allèrent, sur proposition du faucon, se poser dans un café situé à proximité.

Ils choisirent une table à l'écart et sans surprise Takao se révéla bien plus réconfortant que le froid Midorima qui était pourtant une sorte d'ami de longue date; il tâchait d'être débordant de bonne humeur et de plaisanter, parfois aux dépends de son coéquipier qui le fusillait du regard, pour distraire le blond. Midorima ne mit pas longtemps à décider que c'était assez.

« Avec tout ça on a déjà loupé la première heure de la journée. Il faut qu'on y aille.

-Vous voulez bien rester un peu malgré tout ? Demanda Kise avec une moue suppliante; il craignait de passer la journée à se morfondre si il se retrouvait en tête à tête avec lui-même.

-Pas vraiment, non. » trancha le shooteur.

Et il esquissa le geste de se lever de la banquette après avoir avalé d'une traite sa consommation. Ça c'était fait, le jeune homme blond rebaissa la tête et fit tourner entre ses doigts la touillette qu'il avait eue avec son chocolat chaud. Takao le retint par son uniforme et fit les gros yeux à son comparse Ce dernier étouffa un soupir et se résigna après tout son horoscope du jour disait « vous serez le soutien de vos proches ». Mais depuis quand était-il proche de Kise ? Il décida de passer outre ce détail car il avait de toutes façons une raison d'être là :

« D'accord mais seulement parce qu'en échange j'ai besoin d'une mèche de tes cheveux.

Kise ouvrit de grands yeux.

-Hein ? Tu veux la garder comme un souvenir de moi ? Tu es une sorte de fétichiste Mirodimacchi ?

-Mais non, imbécile, l'objet du jour est une mèche de cheveux blonds !

-Ooooh... Si tu veux... Mais à un endroit où ça ne se voit pas trop, pensa-t-il quand même à souligner, voyant déjà son agent rouspéter à ce sujet.

Le jeune homme aux cheveux verts avait apparemment pensé à prendre avant de partir de chez lui, une paire de ciseaux et un sachet plastique dans lequel enfermer son butin. Après avoir obtenu ce qu'il voulait, il se rassit mais ne fit cependant aucun effort pour avoir l'air attentif et décida de profiter d'être coincé pour refaire les bandages de ses doigts.

Kise ne le prit pas personnellement; après tout c'était sa façon d'être. Takao était là pour remonter le niveau et il en avait trop envie pour laisser passer cette maigre occasion de se plaindre de sa triste vie amoureuse. Toutefois, il veilla à bien choisir ses mots pour ne pas trahir sa récente homosexualité dans son récit, il lui semblait préférable que ce détail ne soit pas connu d'un trop grand nombre de personnes. Cette précaution fut bientôt inutile car, au fur et à mesure, il devint assez difficile à comprendre :

« Je voulais juste... Je sais paaaaas... [inintelligible]... d'amour -il se mouche- mais maintenant ... sans doute même -sanglot- plus amis... s'entendait bien... ai tout gâché -sanglot-... Comme un idioooooot huuuuuuuuu. »

Il se savait ridicule mais était tout bonnement incapable d'empêcher les larmes de déborder de ses yeux. Midorima semblait statufié. C'était la première fois qu'il voyait le blond pleurer réellement. Pas de la comédie et en dehors d'un contexte de défaite, qui était déjà rare en soi. Takao ne savait pas vraiment comment se comporter non plus et se contentait de tendre un mouchoir à intervalles réguliers, un air compatissant sur le visage.

« Je vais finir seul, conclut-il la tête baissée.

-Mais non, marmonna Midorima, en écho à celui plus enthousiaste de son coéquipier.

-Tu sortirais avec moi ? Si tu étais gay, demanda Kise au garçon aux cheveux verts. Ce qui pouvait sembler légèrement suicidaire; il n'y avait aucune chance que la réponse soit « Mais bien sûr ! », n'est-ce pas ?

Takao émit un gloussement. Mais il y avait cela de bien avec Midorima que son trop grand sérieux l'empêchait de se moquer des questions ridicules; la majorité du temps, il gardait un visage impénétrable et réfléchissait réellement à la dite question. Kise essuya rapidement son nez dans une serviette en papier et leva vers l'autre garçon de grands yeux plein d'espoir et bien trop brillants.

-Bien sûr que non, répondit cependant l'interrogé en remontant ses lunettes pour cacher que l'idée le gênait au point de le faire légèrement rougir. Mais ce n'est pas le problème.

-Ah non ? »

Il soupira d'exaspération et croisa les bras avant de commencer : « Tu es, objectivement, ce n'est pas mon avis personnel, quelqu'un de très sociable et attachant, qui sympathise facilement avec tout le monde, qui plus est talentueux et tu es considéré comme un canon de beauté. Par conséquent, tu te penses irrésistible. Cependant ces dispositions naturelles sont d'une certaine façon à double tranchant car elles ont tendance à fatiguer et sans doute à donner l'impression de ne pas être assez bien pour toi. »

Kise resta bouche bée une seconde; c'était une assez bonne analyse et, mise à part le sous-entendu qu'il serait un peu imbu de lui-même, un discours assez flatteur et sympa.

« On ne peut pas plaire à tout le monde ! » renchérit Takao, un sourire en coin montrant qu'il en savait long sur la question.

Finalement lorsqu'ils quittèrent le café, la matinée s'était déjà presqu'entièrement écoulée. Kise se sentait encore tout groggy de malheur et Takao n'était visiblement pas très désireux de retourner au lycée non plus, tant qu'ils y étaient à sécher... Il lança à tout hasard l'idée d'un karaoké. La proposition emballa Kise; il adorait ça ! C'était la seule activité qui pouvait actuellement le sortir un peu de sa sombre humeur, le faucon avait visé juste. Malheureusement Midorima rechigna grandement et obtint d'être parti pour être à l'heure au premier cours de l'après-midi : physique, l'un de ses préférés, en plus c'était des travaux pratiques, ça ne se manquait pas !

Ne se sentant pas la motivation pour ce genre de chose, Kise hésita, à voix haute, à sécher les siens. C'était sans compter le garçon à lunettes, avec son air moralisateur, qui lui recommanda assez sèchement d'y aller, pour se changer les idées et ne pas trop se relâcher. Ce que le blond, en demande d'attention, interpréta comme de la bienveillance à peine masquée.

Décidant de faire front commun, les deux excentriques, supplièrent le dernier d'accepter d'aller au karaoké après les cours. Étrangement ils n'envisageaient pas d'y aller sans lui. Et contre toute attente le shooteur prodige ne se fit pas énormément prier pour les accompagner, se sentant apparemment le devoir de les surveiller et de canaliser leur trop-plein d'énergie.

Si les cours n'avaient pas vraiment été distrayants, la sortie qui les suivait compensait bien. Takao semblait n'avoir honte de rien, aussi avaient-ils enchaîné ensemble les chansons ringardes et ridicules avec théâtralité, Midorima les couvant d'un regard inexpressif, un sourire qu'il croyait indécelable affleurant parfois la surface de son visage. Kise était presque guilleret en rentrant chez lui en début de soirée. Ce qui ne l'empêcha pas de passer une bonne partie de la nuit à repenser en boucle aux paroles de rupture de Kasamatsu et à se demander ce qui pouvait être de sa faute. Un amer sentiment de gâchis et d'échec l'empêchèrent de trouver le sommeil jusqu'à tard.

...

Le lendemain, sur le chemin du lycée il sortit son portable de son sac pour regarder si il n'avait pas reçu de message depuis la veille au soir, quand il l'avait éteint. Il écarquilla les yeux de surprise en découvrant de qui venait l'un des messages. Midorimacchi ? Ton objet du jour est le tube à essai, dépêche toi d'en chercher un si tu veux passer une meilleure journée qu'hier, bêta. À bien y réfléchir, la journée de la veille n'avait pas été horrible sur tous les aspects.

Ce fut donc en pleine réflexion sur le fait qu'à quelque chose malheur est bon, qu'il enjamba la fenêtre déjà ouverte du labo de sciences -plus parce que ça l'amusait que parce que la porte était peut-être verrouillée- pour emprunter son objet du jour avant de se rendre en salle de classe pour le premier cours.

En fin d'après-midi, il arriva au gymnase pour l'entraînement armé de son tube à essai, mais malgré ça et ses prières, en entrant dans les vestiaires il tomba bien évidemment sur Kasamatsu. Qui détourna immédiatement le regard et le dépassa sans relever les yeux vers lui. Il semblait embarrassé. Il avait honte de ce qui s'était passé ? L'idée attrista le blond. Ou bien il avait peur qu'il ne révèle leur courte histoire au grand jour ? Ça laissait entrevoir une vengeance possible. Mais ce n'était pas son genre et il n'aurait aucun intérêt à faire ça, d'autant que malgré tout, il ne détestait absolument pas son capitaine. Il posa son sac sur un banc en soupirant.

Tout au long de l'entraînement il essaya, sans que ça n'interfère trop dans le jeu, d'ignorer son ex-petit-ami qui de son côté lui faisait inhabituellement peu de remarques. Comme ils s'évitaient de façon assez flagrante, Moriyama demanda même au capitaine de quoi il retournait. Mais n'obtenant aucune réponse audible et satisfaisante, il n'insista pas, se disant que ça leur passerait.

Justement, Kise décidait qu'il fallait qu'il passe à autre chose. Puis repensant à l'inattendue compagnie de la veille et alors qu'il bondissait pour attraper le ballon, il réalisa quelque chose. Quelque chose de prévisible, de quasiment inévitable. Il était désormais certain d'avoir un faible pour Midorimacchi. Une énergie nouvelle l'envahit. En plus, en se basant sur les paroles de ce dernier, qui ne risquait pas de le trouver trop bien pour lui ? Un membre de la vaniteuse génération miracle sans aucun doute ! Ça avait toutes les chances de fonctionner !

...

Sur le chemin de la maison ou du lycée, allongé dans son lit ou assis en cours, Kise passait de plus en plus de temps à rêvasser au sujet de son ancien coéquipier, à la place de son actuel et farouche coéquipier.

Ses longs doigts aux ongles parfaitement limés avaient quelque chose d'incroyablement érotique... Des mains aussi belles et bien entretenues, ça mettait en confiance, il les laisserait volontiers se glisser partout où elles voulaient ! Il rougit; qu'est ce qui lui prenait de penser à ça ? Midorima le tuerait si il l'apprenait. À moins que... Dans le fond, avec ce tsundere impossible d'être sûr. Il rêva un instant qu'en fait, derrière son attitude distante, le jeune homme aux cheveux verts crevait d'amour pour lui. Il l'imagina lui offrir un bouquet de roses rouges en marmonnant « Ne va surtout pas t'imaginer des choses, c'est juste pour l'horoscope. ». Ce serait tellement mignon !

Il lui fallait un plan d'action ! Il ne pouvait pas lui proposer de se voir en semaine, après les cours par exemple, car Takao serait alors très probablement de la partie. Pas qu'il n'appréciait pas la compagnie du joueur de Shutoku, au contraire, mais qu'il soit présent l'empêcherait de tenter quelque chose. Kise proposa donc de faire une sortie le week-end qui venait pour, soi-disant, le remercier de son soutien et Mirodrima... accepta. Qu'il l'aide à ramener quelques gros livres à la bibliothèque le samedi matin. C'était mieux que rien, supposa le jeune mannequin. La bibliothèque lui semblait soudain un lieu sexy et plein de promesses.

...

Kise écouta l'horoscope avant de partir, décidé à partager la passion de sa nouvelle cible. Gémeaux (« Vous êtes déterminé, on aura du mal à vous suivre ! ») et Cancer (« Quelqu'un pourrait se révéler sous un nouveau jour... »). Il faudrait vraiment qu'il pense à regarder leur compatibilité, mais pour l'instant il devait partir si il ne voulait pas être en retard. Midorima était à cheval sur beaucoup de choses, dont la ponctualité.

Son ancien camarade le salua sans effusion et lui tendit un sac contenant quelques bouquins. Ils se mirent en chemin en échangeant sur les matchs à venir. N'ayant rien de plus à ajouter, Kise releva la tête pour observer les alentours qui lui étaient peu familiers. Ils passaient à côté d'un cinéma. Ce n'était pas le même que celui du rendez-vous mais quand même, tout à coup Kasamatsu lui manqua horriblement. Il reporta alors toute son attention sur celui qui marchait à ses côtés.

Il était à présent silencieux donc pas moyen de se focaliser sur ses paroles, c'est pourquoi Kise se mit à détailler son visage. De façon générale, en plus d'être très doués pour la basket, voire les études, tous les joueurs de la génération miracle étaient beaux, quoique d'une façon parfois inhabituelle. C'était sans doute très agaçant pour un garçon banal. Et vraiment, Midorima possédait un beau visage aux traits fins et réguliers, même si son air peu engageant avait tendance à éclipser cette qualité. Le plus marquant était probablement ses yeux d'un vert incomparable et pleins de cils. On pouvait même dire des cils de poupée. C'était assez surprenant quand on le rencontrait pour la première fois, et encore plus quand on avait l'occasion de le voir sans ses lunettes. Ce qui lui était arrivé bien des fois à Teiko grâce aux douches post-entraînements.

Le bras de Kise commençait à devenir raide lorsqu'ils pénétrèrent dans la bibliothèque. Contrairement à l'idée qu'il se faisait du lieu, celle-ci n'était pas entièrement composée de hautes étagères en bois, pas plus que le sol n'était du parquet un peu grinçant, et le plafond n'était nullement une voûte. Aucun tableau, aucune odeur d'encre et de vieilles pages. Il devait reconnaître qu'il y mettait rarement les pieds et il était un peu déçu; le décor était trop moderne et froid à son goût.

Après avoir rendu les ouvrages à un bureau, Midorima s'enfonça entre les rayonnages et balaya l'un d'eux du regard. Kise qui l'avait suivi, posa les sacs vides derrière lui et, profitant qu'ils étaient masqués de la vue des quelques autres usagers de la bibliothèque par une étagère remplie de livres, se lança. Doucement, sans aucun geste brusque, il se rapprocha sensiblement de l'autre encore plongé dans les tranches des ouvrages, investit complètement mais subtilement son espace vital et posa sans attendre ses lèvres sur les siennes lorsqu'il tourna la tête dans sa direction.

Puisqu'embrasser des filles ne lui faisait aucun effet, il avait pu, lorsque ça lui arrivait, observer d'un œil critique ce qui plaisait ou pas et travailler sa technique avec sang-froid. Finalement ce n'avait pas été du temps de perdu au vu de Midorima fondant dans ses bras. Cependant la magie n'opéra pas longtemps. Rapidement l'autre se ressaisit, l'effet de surprise était passé, et repoussa son assaillant en rougissant.

« Non mais qu'est ce que tu fabriques, tu es dingue ? Siffla-t-il, attirant sans doute quelques regards dans leur direction.

-Mais euh... Tu n'as pas eu l'air de détester ! S'indigna Kise, le moins fort qu'il put.

-Pas du tout ! Tu t'imagines des choses ! Affirma le jeune homme, de plus en plus rouge.

-Quel tsundere ! »

Kise restait complètement sidéré. Et l'autre avait l'air fâché. Ça ne se passait pas vraiment comme il avait pu le fantasmer.

« Alors pourquoi tu as été sympa avec moi l'autre jour ?

-Sympa ? Pas vraiment ! Tu étais juste tellement pitoyable que je me suis senti un peu obligé ! Qu'est ce que j'étais supposé faire ?

Que répondre à ça ? Kise poussa un soupir de désolation. Bien que c'était bon de savoir que le shooteur n'était pas complètement insensible.

-Merci pour ta bienveillante condescendance. » déclara-t-il, non sans ironie, en tournant les talons. Il repassa la porte et quitta l'atmosphère cotonneuse de la bibliothèque sans se retourner une seule fois.

Cette fois il se sentait plus bête et embarrassé que réellement attristé. En effet, se sentait-il à ce point seul que l'inflexible Midorima lui avait semblé un choix possible ? Il s'étonnait lui-même. Il avait presque envie d'éclater de rire. Et puis finalement, ça restait un baiser sympa. Il aurait bien aimé voir la tête du reste de la génération miracle si ils l'apprenaient.


Merci d'avoir lu ce chapitre, j'espère que ce n'était pas ennuyeux ! Le prochain devrait être un peu plus croustillant (un peu !) et dans celui d'après ça devrait se complexifier un minimum (si j'y arrive !), voilà, à la prochaine fois ! :D