Note de l'autre :
Coucou !
Nouveau chapitre en ligne et arrivé de la héroïne ! Héroïne ou pas, à voir !
Bonne lecture !
*Le monstre-singe*
Où était-elle?
Sa respiration était difficile...
« Mon dieu, c'est horrible! Appelez une ambulance! »
Sa tête lui faisait mal. Pourquoi fallait-il que les gens soient si bruyant de si bon matin?
« Écartez vous, s'il vous plaît. Faites de la place. »
Pourquoi toute cette agitation? Agacée par tant de bruit, elle ouvrit les yeux, afin de leurs faire savoir sa façon de penser. Le première chose qu'elle aperçut fut le ciel bleu. Elle papillonna des cils, essayant de se souvenir pourquoi elle était allongée dehors, manifestement dans la rue.
« Pauvre enfant...
-Je n'y suis pour rien, elle s'est littéralement jetée sous mes roues, je n'ai pas pu l'éviter... »
Elle se redressa bien décidée à gueuler un bon coup contre tous ce bruit! Elle se tut avant même qu'un son ne sorte de sa bouche. Une foule de personne était rassemblée au milieu de la route. À gauche, une voiture rouge, dont le pare-brise était cassé, à sa droite, une ambulance, et une voiture de police. Intriguée, elle se leva et s'approcha à son tour. Son cœur manqua un battement lorsqu'elle vit la « pauvre enfant » comme l'avait appelé la vielle dame. Une jeune fille était allongée par terre, ses cheveux blond comme le soleil d'été baignaient dans une marre de sang rouge qui semblait sortir de sa tête. Son corps frêle était marqué de nombreuses coupures et son bras gauche était dans une position par franchement commune, c'était à dire complètement retourné, dans le mauvais sens.
Elle dégluti difficilement lorsque son regard se posa sur le regard de cette fille, ses yeux bleu ciel ouvert regardant le néant, ne montrant plus aucun signe de vie.
Elle recula alors, sa gorge étant sèche. C'était qui, cette fille, allongée sur la chaussée, en train de se vider de son sang...? Cette fille, pourquoi lui ressemblait-elle tant... Comme une jumelle?
« A-t-on l'identité de cette jeune fille? Demanda un policier à l'ambulancier.
-Voici son porte feuille. Lui répondit l'homme en lui tendant un porte feuille en cuire noir.
Le policier sortie la carte d'identité et lu.
-Nagato Tsubaki... Putain, cette gamine avait à peine dix-huit ans!
-Et voilà son portable, pour contacter sa famille.
-Merci! »
Toujours debout, elle avait encore du mal à croire ce que venait de dire ce policier. Qu'est-ce que ça voulait dire? Pourquoi c'était son nom qui venait d'être prononcé?
« Je suis... Morte? »
Sa phrase se perdit dans sa gorge. Elle baissa à nouveau les yeux sur son corps, en train d'être évacué par deux hommes en blouse blanche.
La mort... La mort l'avait enfin trouvé. Depuis le temps qu'elle aurait dû venir la chercher... Depuis le temps que Tsubaki espérait mourir...
Elle n'avait plus peur, maintenant, elle se sentait enfin libre... Libre de cette vie si terne. Un maigre sourire se dessina sur ses lèvres.
Le policier de tout à l'heure venait d'appeler sa mère. Au fond d'elle, elle était sûr que sa mère n'était même pas triste d'apprendre que son unique fille venait de mourir renversée par un chauffard qui n'avait pas jugée utile de ralentir alors qu'elle traversait le passage piéton.
Et d'abord, pourquoi elle était ici, de si bonne heure? Ah si, elle se souvenait, elle s'était encore pris la tête avec sa mère et elle était partie de chez elle, avait traversé sans regarder des deux côtés... Fin de l'histoire!
« Madame Nagato, je présume? Commença le policier, alors qu'une femme d'une quarantaine d'année arriva, à peine essoufflée. Ses cheveux blond, identique à ceux de sa fille, n'étaient pas coiffés et ils étaient attachés en un chignon ni fait, ni à faire. Et elle avait de grosses cernes sous ses yeux noirs fatiguées.
-C'est moi...
-Je suis désolé de vous avoir dérangé de si bon matin avec une telle nouvelle...
-Vous faites votre travail...
Elle fixa la tâche de sang sur le goudron, ses yeux ne montrant aucun sentiment. Pas de peine, pas de larmes... Juste un grand vide!
N'importe qu'elle mère digne de ce nom pleuraient, hurleraient la mort de son enfant... Pas sa mère. Cette femme était tous, sauf une mère et ça Tsubaki le savait bien.
-Si vous voulez bien nous suivre s'il vous plaît. »
Le policier entraîna la femme vers une voiture de police.
Chacun se dispersa peu à peu, reprenant leurs vies là où ils l'avaient laissé au moment de l'accident. Tsubaki décida d'en faire autant... Reprendre sa vie... Quelle ironie!
Elle avança un peu au hasard, ne sachant pas trop où aller. Elle était un fantôme maintenant... D'ailleurs, elle n'aurait pas dû aller au paradis, ou un truc du genre? En enfer alors? Pourquoi elle se retrouvait en ville, au milieu des gens allant travailler, des lycéens allant en cours, des commerçants en train d'ouvrir leurs boutiques?
Elle se retourna vers une vitrine et observa son reflet. Elle était toujours habillé de ton débardeur abîmé par les années et son jean's bleu délavé.
« Qu'est-ce que c'est que ça? »
Elle baissa les yeux sur sa poitrine, prenant de temps d'observer la chaîne qui en sortait. Elle tenta de l'enlever, en vain. On dirait que cette chose était solidement attachée a elle...
Elle soupira. C'était pas vraiment ce genre de chose qu'elle imaginait, après la mort. Elle avait plutôt imaginé un long tunnel avec une lumière au bout, et puis, des petits nuages blanc en guise de sol, des nounours qui font du toboggan sur des arc-en-ciel, plus de faim, plus de soif, plus de fatigue... La paix intérieur, le repos éternel, des conneries de ce genre... Là, elle en était bien loin!
Elle se retrouva au parc et s'installa sur un banc. Son esprit se perdit dans les remous de l'eau du lac situé au centre. Elle appréciait cet endroit. Ce calme, le bruit du vent dans les feuilles des arbres, le bruit de l'eau, le gazouillement des oiseaux dans les branches, le cri strident et glacial de...
Un cri strident et glacial?
D'un bon, elle se leva, son cœur battant comme un fou contre sa poitrine.
D'où venait ce bruit? Ses yeux cherchaient l'origine de ce cri monstrueux. Sa gorge se sécha au moment même où ses yeux aperçurent la source de ce cri si froid.
« Un...monstre... »
Le dit monstre se tenait de l'autre côté du lac. Il ressemblait à un gorille mais sans poil et portant un masque d'Halloween. Et surtout, deux yeux rouge, la fixant.
Tsubaki déglutit difficilement et finalement, s'en fuit en courant, voulant mettre le plus de distance possible entre elle et cette bête. Elle courait droit devant elle, ne sachant pas trop où aller. Autour d'elle, personne ne semblait paniquer. Ils ne devaient pas le voir...
Et puis, au détour d'une rue, les terrains de tennis. À cette heure matinal, il n'y avait personne. Dans tous les films d'horreur, la victime qui était poursuivit par le monstre se dirigeait toujours dans des endroits déserts comme un terrain de sport et finalement se faissait tuer comme une cruche! Et pourtant, c'était précisément ce que faisait Tsubaki!
« Promis, je ne me moquerais plus jamais de ces cruches qui s'en fuient dans des endroits déserts! »
Elle se retrouva sur le terrain, contre un mur. Vraiment, quelle cruche! Elle comprenait mieux pourquoi ces nanas faisaient ça! Sous le coup de la panique, quatre vingt pour cent des neurones se déconnectent. Ça, ça ne faisait aucun doute!
Le monstre-singe se trouvait juste devant elle.
« Tu... Tu sais, j'ai vraiment pas bon goût! Essaya-t-elle.
Quitte à se croire dans un film, autant s'y croire jusqu'au bout
-Au contraire, petite âme, ton reiatsu sent extrêmement bon! Répondit le monstre d'une voix rauque et glacial.
-Reia-Quoi? Hein, attends, tu parles?
-J'ai très faim, alors si tu veux bien, laisse moi te manger! Je sens que je vais me régaler.
Un filet de bave gluant coula d'entre les dents de son masque blanc et tomba sur le sable rouge du terrain de tennis.
-Tu déconnes! Je vais pas t'autoriser à me manger! Et puis quoi encore?
Malgré son ton plus assuré, tout son corps lui hurlait de fuir. Ses jambes tremblaient furieusement et des sueurs froides lui coulaient dans le dos telle les chutes du Niagara.
-Aller, laisse toi faire, petite amuse gueule!
Il tendit alors vers elle son énorme patte. Elle allait se faire bouffer par cet espèce de macaque! Elle allait mourir! Encore une fois! On pouvait mourir combien de fois exactement? On avait neuf vies comme les chats ?
Elle ferma les yeux, trop effrayée pour faire face à la mort une nouvelle fois. Elle porta également ses bras devant elle, comme si ça pouvait la sauver.
Elle attendait mais rien. Sauf peut-être un cri de douleur de la part du monstre. Timidement, elle ouvrit le yeux, constatant que la patte du singe était fumante, comme s'il venait de se brûler.
-Pourquoi je ne peux pas te toucher! Comment une faible âme comme toi peut me repousser?
Tsubaki ne comprenait pas trop non plus. Si c'était elle la faible âme, et c'était le cas, comment pouvait-elle l'empêcher de l'approcher?
Fou de rage, le monstre-singe tendit son autre patte valide vers elle.
Sans trop comprendre ce qui se passa, la patte de monstre tomba mollement par terre, suivit d'une cascade de sang rouge foncé. À cet instant, Tsubaki était presque sûr avoir aperçu quelque chose passer devant elle. Un truc noir.
Le monstre hurlait toujours de douleur, tenant son moignon avec son autre patte.
-Sale shinigami! Cria-t-il furieusement.
-Shiniga-Quoi?
Avant même qu'elle ne réfléchisse à la signification de ce mot, le singe hurla de plus belle, son masque littéralement brisé en deux. Il s'évapora comme un pissenlit après un coup de vent.
C'était à ce moment là qu'elle l'aperçut, debout à la place du monstre. Un homme portant un kimono noir était en train de ranger son épée dans son fourreau. Et se retourna alors vers elle et la fixa. Il avait des cheveux rouge, attaché en queue haute et portait un bandeau blanc autour du front, cachant des tatouages noir. L'homme s'approcha d'elle, d'un pas rapide.
-C'est bon, tu crains plus rien! Bouge pas, j'en ai pour pas longtemps.
Il ressortit alors son katana et s'approcha dangereusement de Tsubaki.
-A...attends une minutes! Tu... Tu fais quoi là?
-Je vais t'envoyer dans un monde sympa, tu verras!
La jeune fille recula encore mais son dos butta contre le mur. Cette fois-ci elle allait vraiment mourir, c'était sûr !
L'homme au cheveux rouge leva son bras, près à abaisser sa lame sur elle.
-T'approche pas de moi!
Dans le même mouvement, une sorte de rayon bleu projeta le shinigami contre les filets d'en face. Il se releva difficilement, un peu secoué par ce vole plané pas vraiment prévu.
Consciente qu'elle venait de faire valser son sauveur, elle se précipita vers sa victime, encore un peu sonnée.
-Dé...désolée, je voulais pas t'envoyer valser...
-Comment?
-Hein?
-Comment t'as fais ça? Lui demanda-t-il, tous en se relevant.
-Comment? Euh... Je ne sais pas... Mais c'est de ta faute, tu m'as foutu les jetons aussi!
-J'avais pas l'intention de te faire du mal!
-Je suis pas censée le deviner, imbécile!
-Renji!
-Quoi?
-Je m'appelle Abaraï Renji, pas imbécile!
Tsubaki croisa les bras sentant son cœur se calmer un peu.
-Je suis Nagato Tsubaki. Reprit-elle finalement, d'une voix plus détendue.
-Enchanté Tsubaki! Alors, et si tu me parlais de ce pouvoir?
-Ce pouvoir?
-Celui qui m'a valut un vole planer dans le décors!
-Je t'ai déjà dit que j'en savais rien! J'ai pas trop compris ce qui s'est passée, moi non plu! Ça a fait pareil avec le monstre. Et d'abord, il sort d'où ce monstre ?
-Mmh, je vois... Ça fait combien de temps que tu es morte? Reprit-il, ignorant complètement la dernière question de la jeune femme.
C'était bien la première fois qu'on lui posait ce genre de question. Et surtout, c'est le première fois qu'elle avait une réponse à donner à ce genre de question.
-Euh... Depuis ce matin...
-Alors tu dois probablement être ce qu'on recherche!
-Ce que vous recherchez?
-Ouais!
Il s'arrêta de parler et posa deux doigts sur une oreillette sur son oreille gauche.
-...
-Je suis dans le secteur 4. Je pense avoir trouvé ce qu'on est venu chercher, capitaine!
-...
-Très bien, on bouge pas!
-Qui va venir?
-Mon capitaine! C'est lui qui va décider de ce qu'on va faire de toi!
-Hein? Et vous êtes qui pour décider de mon avenir d'abord ?
-Des shinigamis! Répondit une voix froide dans son dos.
Tsubaki se retourna et se retrouva face à une homme qui semblait tous droit sortit d'un magasine pour fille. Son visage était si fin et pâle, presque parfait, à l'image de ces mannequins au corps parfait! Il avait de beaux cheveux noir qui lui arrivait aux épaules, dont certaine mèches étaient prisonnières dans d'étranges pinces blanches. Ils semblaient si doux que la jeune fille eut presque envi de les toucher. Mais Tsubaki était surtout bluffée par ses yeux qui oscillaient entre le gris et le bleu nuit. Si profond, qu'on pourrait se noyer dedans. En revanche, son expression ne montrait rien... Absolument rien... Comme le visage de sa mère tout à l'heure.
-Capitaine, vous avez fait vite! Intervint Renji
-Je ne me trouvais pas loin de ta position.
-Je vous présente l'âme que nous recherchions, Nagato Tsubaki! C'est son reiatsu qui attire tous ces hollows et je suis sûr que c'est sa mort qui a affolé les capteurs du département de recherche tôt ce matin!
Il se tût un court instant et reprit, s'adressant à Tsubaki:
-Tsubaki, voici le capitaine de la sixième division, Kuchiki Byakuya.
L'homme s'approcha un peu plus de la jeune fille, son regard semblait la transpercer littéralement.
-A... Arrête de me fixer comme ça! Lui dit-elle, après avoir enfin récupéré l'usage de la parole.
Byakuya semblait tiquer sur cette phrase plutôt insolente.
-Euh, Tsubaki, tu devrais être plus respectueuse, tu t'adresses à un capitaine...
-Rien à foutre que ça soit un capitaine, j'aime pas qu'on me fixe ainsi! C'est impoli, on t'a jamais appris ça?
-Et vous, on ne vous a jamais appris le respect dû à vos aînés?
-T'es un putain de noble toi... Ça se sent à ta façon de me parler et de me regarder de haut!
-Euh... Capitaine... Essaya Renji, sentant la tension monter entre les deux. Que faisons nous?
Par chance, le capitaine Kuchiki porta son attention sur son vice-capitaine. Le pire avait été évité... Pour le moment.
-Envois un message comme quoi la mission est remplie et que je leurs amène la cause de tous ce cirque!
-Oui!
-Ensuite, tu termines le ménage et tu rentres!
-Oui!
-Quand à vous, suivez moi et dans le calme, je vous pris!
-Et dans le calme je vous pris... répéta-t-elle en l'imitant »
Elle aurait préféré rester avec Renji! Parce que se retrouver avec un noble c'était vraiment la dernière chose qu'elle voulait faire! Parce que s'il y avait bien une catégorie de personne que Tsubaki détestait, c'était bien les gens riche, pourris par l'argent et le pouvoir... Des gens comme son père!
Note de l'auteur :
Et voilà !
Alors ça vous plaît toujours ? ^^'
Merci de vos lectures !
À dimanche prochain pour le chapitre suivant !
TiteOshun
