Note de l'auteur:

Hello cher lecteur!

Chapitre 4 en ligne, comment va se passer la cohabitation? Réponse dans ce chapitre!

Bonne lecture!


*Début difficile*

Au grand soulagement de Byakuya, Tsubaki garda le silence tout au long du trajet jusqu'à la résidence des Kuchiki.

Le chef de clan s'arrêta alors et Tsubaki manqua de lui rentrer dedans, trop occupée à regarder autour d'elle pour s'apercevoir qu'il s'était arrêté de marcher.

« Nous sommes arrivés. Prononça-t-il alors.

Curieusement, Tsubaki pencha sa tête sur le côté afin que son champ de vision soit dégagé du dos du capitaine. Ses yeux s'ouvrirent encore plus grand lorsqu'elle vit la taille du manoir en face d'elle.

-C'est... Chez toi?

-Oui. C'est le manoir principal de la famille Kuchiki.

-Et vous êtes combien à vivre là dedans?

-Une dizaine.

-Grande famille?

-Non, je comptais les domestiques.

-Et vous êtes combien de Kuchiki à vivre là?

-Deux!

-Deux? Une baraque pareil pour juste deux personnes?

-Suivez moi et ne traînez pas!

Il s'avança alors vers la porte d'entrée où il fut très respectueusement salué par les gardes qui lui ouvrit la porte. Elle se dépêcha de le suivre, au risque de se retrouver dehors.

L'intérieur des murs d'enceinte montrait un magnifique jardin et au centre de celui-ci, la maison, de style japonaise, qui semblait s'étendre sur des kilomètres. Elle aurait presque pu se croire en sortie scolaire, en train de visiter une demeure d'un seigneur de l'époque d'Edo quelconque ! Il lui manquait plus que le reste de sa classe et son prof pour s'y croire vraiment !

Tsubaki grimaça encore, lorsqu'elle vit qu'il ne l'attendait pas.

« Quel mauvais guide touristique il ferait! » murmura-t-elle tout bas.

Elle dû faire un petit sprint pour rattraper le retard.

« Vous êtes lente, Nagato!

-Tsubaki! T'as qu'à marcher moins vite aussi! T'as vu le longueur de tes jambes par rapport aux miennes?

-La lenteur n'est pas une histoire de longueur de jambe. C'est un état d'esprit!

-Un état d'esprit? C'est quoi ces conneries encore?

Encore une fois, il s'arrêta brusquement mais cette fois-ci, la jeune fille ne put l'éviter et lui rentra littéralement dedans.

-Hé, préviens quand tu t'arrêtes!

-Je suis lassé de votre grossièreté et de votre insolence, Nagato.

-Tsubaki! Oh, quoi, je t'ai blessé? Toutes mes excuses, monsieur le noble! Répliqua-t-elle d'un ton sarcastique.

En l'espace d'une demi seconde, elle se retrouva plaquée contre le mur du couloir, la grand main de Byakuya sur le bas de son visage, lui coupant presque le souffle.

-Il suffit, Nagato! Prononça-t-il lentement, d'une voix glacial.

Le température de la pièce avait sans doute chuté d'une dizaine de degré. Bizarrement, elle n'osa pas lui répondre, complètement paralysé par son regard froid.

-Il y a certaines règles à respecter, ici! Reprit-t-il, après s'être assuré d'avoir toute l'attention de son invitée. Premièrement, je ne veux pas de grossièreté dans ma maison. Notre langage est assez riche pour trouver d'autre mots à utiliser à la place de ces grossièretés! Deuxièmement, j'exige de votre part une bonne tenue, on est pas dans un bar, ici! Donc, on ne court pas, on ne cri pas. Et pour finir, je ne veux plus vous entendre me manquer ainsi de respect! Me suis-je bien fait comprendre, Nagato? »

En temps normal, Tsubaki aurait sans doute envoyé chier toute personne qui lui aurait dit ça. Mais là, elle s'en sentait incapable tellement que les mot du capitaine eurent un impact sur elle. C'était bien la première fois qu'elle n'osait pas répondre... De quoi avait-elle peur au juste? Elle avait croisé des professeurs bien plus persuasif que ça et aucun n'avait réussi à la faire taire... Alors pourquoi lui y arrivait? Son regard peut-être ?

Elle se contenta d'acquiescer.

Doucement, il fit disparaître la pression de sa main et les pieds de la jeune fille touchèrent de nouveau complètement le sol. Sans rien ajouter d'autre, Byakuya continua sa marche, suivit de près par Tsubaki, encore un peu secouée par cette preuve de force.

Il s'arrêta à nouveau devant une pièce et ouvrit les deux portes coulissantes

« Voici vos quartiers. Quelqu'un viendra tout à l'heure pour se présenter. Elle sera à votre service. Si vous avez besoin de quelque chose, demandez lui! Quand à nous, on se revoit demain matin, à la première heure pour votre entraînement. Je n'accepterais aucun retard! »

Puis, il s'éloigna et disparut au détour d'un couloir.

Doucement, Tsubaki entra dans « ses quartiers » constatant la grandeur des lieux. L'appartement où elle vivait avec sa mère devait tenir dans cette chambre. Quel intérêt de faire des pièces aussi grande? Quelle perte de place inutile!

Elle parcourut des yeux l'ensemble de la pièce. Un grand futon au milieu de la pièce, deux belles commodes contre les murs, une porte, sur sa gauche, donnant sans doute sur le salle de bain, de belles estampes accrochées aux mures et en face d'elle, deux autres portes. Elle s'approcha et les ouvrit. Elle tomba alors sur le jardin, face à un grand cerisier d'où l'épais feuillage bougeait au gré du vent. Un petit étang surmonté d'un petit pont sur sa droite, une petite fontaine en bambou sur sa gauche.

« C'est magnifique... souffla-t-elle. »

Enfin un endroit appréciable. Enfin un endroit où elle se sentait rassurée. Enfin, cette angoisse qui la suivait depuis sa mort avait disparut de son être. Elle avait presque une envie de pleurer.

Inconsciemment, elle s'installa sur le rebord du couloir en bois qui semblait faire le tour de la résidence. Elle se laissa tomber en arrière et se retrouva allongée par terre, les yeux regardant le ciel.

Elle repensa à toute la journée, depuis ce matin. Elle avait encore un peu de mal à accepter tous ce qui s'est présenté à elle... Sa mort, les shinigamis, les hollws, son pouvoir, cette guerre... Beaucoup trop de chose pour son pauvre petit cerveau.

Ils sont où les petits nounours rose? Les nuages et les toboggans en arc-en-ciel?

Trop tard... Déjà quelques larmes coulaient sur ses joues. Si elle avait su, elle serait restée dans son lit, malgré les cris de sa mère, malgré sa vie pourris... Pourquoi être sortie et avoir traversé cette rue comme une folle?

Elle ferma les yeux, laissant un petit sanglot s'échapper.

OoOoOoOoO

Plantée au milieu de la cour de l'école, une petite fille pleurait, ses petites mains essayant en vain d'arrêter les larmes qui coulaient sur ses joues. Et autour d'elle, un groupe d'enfant, riant, se moquant et la montrant du doigt.

« La moche ! La moche ! La moche ! » criaient tous les enfant en cœur.

Et la petite fille qui pleurait toujours, qui ne comprenait pas pourquoi tous ses enfants étaient si méchant avec elle. Alors c'est ça l'école où sa mère voulait absolument l'envoyer ? Un lieu où l'on juge les autre sur leur physique. Avant ça, elle n'avait jamais pensé que la couleur de ses cheveux pouvait être un problème. Après tous, sa maman aussi avait des cheveux de cette couleur... Est-ce pour ça que c'est si dure pour elle ? Est-ce pour ça que sa maman pleure tous les soirs ?

Est-ce ce genre de vie que la petite Tsubaki allait vivre aussi ?

Si c'était le cas, alors pourquoi vivre ?

« Taisez-vous...

Sa petite voix semblait avoir été avaler par les cris des autre enfants.

-Taisez-vous !

La petite fille serra les points et crispa sa mâchoire. Et toujours, ses rires et ses regards méchants tout autour d'elle.

Elle se baissa alors, ramassa un cailloux qui se trouvait à ses pieds et le jeta de toutes ses forces sur le petit garçon juste en face d'elle, l'atteignant au visage.

-TAISEZ-VOUS ! »

Il ne fallu que quelques secondes pour que la situation dégénère. Plusieurs autre cailloux volèrent dans sa direction, un enfant la poussa par terre, un autre lui jeta une poignet de sable sur elle, un autre de la terre, une main lui tira les cheveux, une autre lui pinça fortement le bras et c'est finalement l'institutrice qui mis fin à la bagarre.

Mais la petite fille le su toute de suite, cette bagarre était loin d'être la dernière qu'elle allait devoir affronter...

OoOoOoOoO

C'est une petite voix qui la réveilla:

« Nagato-sama? Réveillez-vous!

-Hein? Quoi?

Elle ouvrit les yeux et se redressa d'un coup. Le jardin en face d'elle avait prit la couleur orangé de début de soirée.

-Je me suis endormis!

-Désolée de vous avoir réveillé Nagato-sama...

Tsubaki se retourna vers la voix en question et se retrouva nez à nez avec une fille de son âge, avec de beau cheveux brun et des grand yeux bleu vert.

-Euh... Pas de problème... Et tu es...?

-Hiyoko! Byakuya-sama m'a demandé de prendre soin de vous!

-À oui, il m'avait dit que quelqu'un passerait.

-Je vous ai apporté votre dîner.

-Je mange ici?

-Euh... Pour ce soir oui. Byakuya-sama ne désirait pas manger, alors je vous apporte votre dîner ici plutôt que dans la grande salle à manger.

-Il a pas faim?

-Sans doute. C'est pas la première fois vous savez... Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'appeler, Nagato-sama.

-Tsubaki!

-Pardon?

-Appelle-moi Tsubaki!

-Vous appelez par votre prénom?

-Oui! Vas-y, essais!

-Euh... Tsubaki...sama?

-Le sama est vraiment obligatoire?

Hiyoko baissa les yeux, visiblement très gênée! Tsubaki n'insista pas.

-Bon, va pour le sama! Mais plus de Nagato, d'accord?

-Oui! »

La jeune fille la laissa seul, face à un plateau repas bien garnis. Maintenant qu'elle y pense, elle n'a rien avaler depuis sa mort...

Pendant qu'elle mangeait, ses pensées n'allaient que vers une seule personne... Byakuya. Était-il en colère contre elle pour tout à l'heure? Faisait-il la tête?

D'habitude, elle s'en fichait que les gens la déteste ou la méprise pour son sens de la répartie. Elle avait prit l'habitude de ce genre de réaction. Alors pourquoi elle semblait si mal de savoir le capitaine fâché contre elle?

Elle posa son bol de riz sur le plateau, pris une assiette et y déposa trois onigiris. Elle se leva et sortit de sa chambre. Elle ne savait pas du tout où se trouvait Byakuya, mais elle était décidé à lui parler, notamment pour s'excuser et pour s'assurer qu'il mange. Pourquoi s'inquiète-t-elle autant pour lui? C'était dingue! Ça lui ressemblait pas! Et pourtant, elle savait très bien qu'elle ne parviendra pas à dormir si elle laissait les choses telle quelles!

Au détour d'un énième couloir, une domestique s'inclina et referma une porte. Il était là!

Après avoir attendu que la femme s'éloigne, Tsubaki s'avança et frappa timidement sur la porte.

« Oui?

Elle dégluti difficilement et entra dans ce qui se trouve être son bureau. La pièce était plongée dans l'obscurité du soir et seules quelques bougies éclairaient le bureau derrière lequel le noble capitaine travaillait.

-Je te dérange pas? Lui demanda-t-elle

Byakuya leva les yeux sur elle, donnant l'impression de réfléchir à la réponse.

-Que voulez-vous, Nagato? Répondit-il finalement, les yeux se replongeant dans ses papiers.

La jeune fille s'approcha et posa l'assiette sur le bord du bureau.

-Il paraît que t'as pas mangé ce soir.

-En quoi cela vous concerne-t-il?

-Il faut manger pour être en forme! Tout le monde sait ça!

De nouveau, il leva ses yeux, d'abord sur les trois onigiris, puis sur Tsubaki, qui regardait ailleurs.

-Dois-je comprendre que vous vous souciez de ma santé?

-Pff, n'importe quoi!

Malgré le ton plus qu'assurée, Tsubaki tourna le dos au noble et jouait nerveusement avec un objet trouver deux secondes plus tôt sur le bureau.

Un silence s'installa dans la pièce. L'objet qu'elle avait prit était une petite pyramide en verre avec des petites perles dorées à l'intérieur, immergées dans un liquide transparent. Tsubaki jouait à tourner l'objet dans tous les sens, faisant bouger les perles dans toute la pyramide.

Sans s'en rendre compte, Byakuya avait cessé d'écrire, la regardant faire.

Finalement, elle reprit:

-Je suis désolée. Je... J'essaierais d'être... plus sympa avec toi.

Le noble ne répondit rien, se contentant de la fixer. Bien qu'elle soit de dos, elle pouvait sentir son regard sur elle.

-T'es fâché? Lui demanda-t-elle

-Non. Pourquoi le serais-je? Vous vous êtes excusée de votre comportement.

-Tu répondais pas...

-Allez donc vous coucher! Il vous faut être en forme pour demain.

-D'accord... Bonne nuit Byakuya!

Elle reposa l'objet à sa place et se dirigea vers la sortie.

-Bonne nuit... Tsubaki. »

Elle s'arrêta à l'entente de son prénom. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle se retourna mais il était déjà replongé dans son travail.

Lorsque la porte se referma, le capitaine leva à nouveau les yeux sur l'assiette de boulette de riz. Finalement, il en attrapa une et mordit dedans.


Note de l'auteur:

Et voilà? Alors? Toujours là, donc c'est que ça vous plait! :-)

N'hésitez pas à me laisser une petite review!

Rendez-vous le semaine prochaine pour la suite!

Bonne semaine

TiteOshun