Note de l'auteur:

Bonsoir!

Oui, je sais, nous sommes lundi et je publie d'habitude le dimanche mais là, je suis rentrée très tard chez moi donc pas la tête à allumer mon PC et poster mon chapitre! Donc, le voilà avec un jour de regard, toutes mes excuses!

Bonne lecture! :-)


*Ne m'abandonne pas*

C'est lors d'un énième entraînement que Byakuya avait décidé de mettre en pratique les quelques nouveautés que son vice-capitaine lui avait apprit la veille. La peur avait semblé être l'élément déclencheur. Mais pour s'en assurer, il comptait bien lui faire passer un test.

Encore une fois, Tsubaki s'entraînait à lancer son sort de kidô et, encore une fois, elle ne parvenait pas à faire apparaître la tant attendu boule rouge.

« Bon sang! Ça m'énerve!

-Vous énervez ne vous fera pas progresser!

-Tu dis ça à chaque fois!

-Et à chaque fois, vous vous énervez! Recommencez!

La jeune fille s'exécuta, sous le regard de Byakuya. Mais ça se solda par un échec, une nouvelle fois.

Tsubaki soupira, le regard sur la cible en bois qu'elle est censé atteindre.

-Je vois... murmura le capitaine.

-Tu vois quoi?

-Peut-être que nous nous sommes trompé sur votre prétendu pouvoir...

-Peut-être ouais! Ça expliquerait pourquoi j'y arrive pas!

-Il est évidant que vous ne possédez pas de reaitsu intéressant...

-Donc, que vais-je devenir? Dis-moi que je ne serais plus obligé d'aller à l'académie!

-Effectivement, continuer de vous envoyer la-bas serait inutile...

-Ah, enfin une bonne nouvelle!

-Comme vous garder. Poursuivit-il, toujours d'une voix neutre.

-Comment ça?

Surprise, Tsubaki se retourna vers son entraîneur.

-Vous devez comprendre que vous garder ici, alors que vous ne possédez aucun intérêt serait une perte de temps, que nous ne pouvons pas nous permettre en ce moment.

-Alors quoi? Tu vas me renvoyer?

Déjà, elle sentait son cœur se serrer.

-Non. Je ne peux pas prendre le risque de vous laisser dans la nature alors que vous possédez autant d'informations sur les shinigamis et le fonctionnement du Seireiteï.

-Et donc?

Inconsciemment, Tsubaki avait cesser de sourire, ne comprenant pas les sous entendu du capitaine.

Celui-ci s'approcha alors de la jeune fille et dégaina lentement son épée.

-A...Attends... Tu... Tu compte faire quoi?

Toujours lentement, Byakuya s'approchait de Tsubaki, le regard fixé sur elle.

-Tu... tu sais, je dirais rien! À personne! Promis!

Mais déjà, le jeune fille se voyait obligé de reculer d'un pas.

-Byakuya... Tu vas quand même pas... Me tuer?

Le noble continuait toujours d'avancer ignorant les questions de la jeune fille. Déjà, Tsubaki sentait la peur la gagner. Allait-elle encore mourir? Gênait-elle encore quelqu'un au point de devoir disparaître?

Et alors qu'elle voyait du regard la lame au dessus d'elle, elle ferma les yeux, attendant juste que ça tombe. Mais rien ne se produisit. Curieuse, elle rouvrit les yeux, constatant que la manche du kimono du Byakuya était déchirée et que son bras était légèrement blessé.

-Ton... Ton bras? C'est... C'est moi qui aies fait ça?

-Oui.

-Mais je...

-La peur.

-Hein?

-C'est la peur qui est le déclencheur de votre pouvoir.

-La peur?

-Oui. Vous avez eut peur que je vous tue.

-Tu m'as... Testé? Tu ne m'aurais pas vraiment tuer, hein?

-Nous allons continuer sur cette voie. Continua-t-il, ignorant complètement la question de la jeune fille.

Mais celle-ci fixait le bras du noble, encore un peu perdu après ce qu'elle venait manifestement de faire.

-Nagato?

-Mais ça va aller, ton bras? Ça saigne un peu...

-Pouvons-nous poursuivre?

Une légère mou se dessina sur son visage. Si c'était vraiment grave, il ne resterais pas là, insensible et imperturbable...

-Et donc? Reprit-t-elle, toujours un peu suspicieuse.

-La peur n'est peut-être pas le sentiment le plus pratique à manipuler si vous voulez progresser. Nous allons donc nous concentrer sur un autre sentiment tout aussi puissant que la peur.

-Lequel?

-La colère. Cela semble d'ailleurs couler dans vos veines.

Tsubaki tiqua un peu sur le sous entendu du capitaine.

-J'aimerais que vous fassiez appelle à un souvenir ou une personne qui vous mets en colère.

-D'accord.

La jeune fille n'avait pas besoin de réfléchir trois heures. Elle savait précisément qui utiliser. Celle qui l'avait toujours détester. Celle qui voulait la voir disparaître... Celle qui l'avait mise au monde à contre-cœur... Sa mère. Rien que d'y penser, elle sentait une profonde colère l'envahir. C'est la voix de Byakuya qui la sortit de ses pensées.

-Avez-vous ce souvenir ou cette personne?

-Oui.

-Maintenant, essayez! Ordonna-t-il, en pointant du regard la cible en bois. »

Elle se retourna vers cette foutu cible, toujours intacte après trois semaines d'entraînement. Mais cette fois-ci, elle imagina très clairement dans sa tête sa mère, debout devant la cible, lui reprochant encore et encore sa venu au monde.

« Tu n'aurais jamais du venir au monde »

« Tu es la source de tous mes problèmes, Tsuki! »

« Si tu n'avais jamais existé, je serais heureuse! »

Des mots si dure qui avaient bercé son enfance. Des mots qui étaient devenus son quotidien.

Plus elle se plongeait dans ses souvenirs, et plus elle sentait la colère faire peu à peu surface. On dirait bien que la mort ne l'avait pas libéré, comme elle l'espérait...

« Hadô no sanjû ichi: Shakkahô! (31ème technique de destruction: boulet rouge)

Ce qui suivit parvint à surprendre le noble capitaine. Non seulement une boule rouge avait foncé droit sur la cible, mais en plus, les quelques arbres qui se trouvaient derrière furent aussi réduit en cendre, créant une traînée de végétaux carbonisés devant la jeune fille, qui tenait toujours d'une main son bras.

Quelques secondes s'écoulèrent dans le silence. Finalement, le capitaine prononça d'un voix neutre, ne laissant passer aucune surprise.

« C'est tous pour aujourd'hui, Nagato. »

La jeune fille baissa lentement le bras, reprenant peu à peu ses esprits et constatant surtout l'étendu des dégâts. Tous ça en pensant juste à sa mère? Même s'il elle ne ressentait plus de colère, elle sentait un vide au fond d'elle. La colère était le seul sentiment qui la relit à sa mère?

OoOoOoOoO

« Alors, capitaine Kuchiki, comment se passe l'entraînement de Nagato? Demanda le commandent Yamamoto, assis derrière son bureau les deux main croisées devant lui.

-Il avance enfin.

-Quelles sont vos premières impressions concernant son pouvoir?

-Son reaitsu est effectivement non négligeable. Elle pourrait être un atout intéressant dans notre combat contre nos ennemis.

-Très bien. Continuez sa formation, capitaine.

-À vos ordre. »

Le capitaine de la sixième division se retira du bureau de son supérieur et prit la direction de sa division lorsqu'il reçu un message par papillon de l'enfer. D'un geste, il tendit sa main pour permettre à l'insecte de se poser.

Il fronça légèrement les sourcils après avoir prit connaissance du contenu du message.

« Nagato... » murmura-t-il alors qui prit la direction de l'académie.

OoOoOoOoO

Tout était calme à l'académie, une journée comme les autres pour Tsubaki. Elle marchait rapidement dans les couloirs, peu désireuse de rester trop longtemps en présente de d'autre personne. Elle était de mauvaise humeur, sans doute à cause de ce matin et du souvenir de sa mère. Mais ses précautions n'avaient pas été suffisantes et elle grimaça lorsqu'elle entendit:

« Hé! Nagamoche!

Elle accéléra le pas, mais Irie utilisa le shunpo pour la prendre de vitesse et la coincé contre un mur.

-Tu comptais t'enfuir?

-Si ça me permettais de pas voir ta sale tronche, alors oui, je m'enfuyais!

-Fais gaffe à ce que tu dis, on t'aime pas beaucoup ici!

-Nan, vraiment, sans blague! Ironisa-t-elle.

-Tu te la pète parce que tu es protégée! C'est seulement grâce à quelqu'un de bien placé que tu es là! Mais tu vaux rien, Nagamoche!

-Tu es jaloux, parce que moi, j'intéresse quelqu'un!

-Pfff, qui voudrait avoir une nounou dans les pattes?

Tsunaki serra le dents, essayant de rester calme.

-Je sais pas qui t'a prit sous son aile, mais cette personne va sûrement le regretter!

Ses amis pouffèrent de rire derrière lui.

-Ou alors, c'est juste un abruti aveugle qui n'a pas remarqué qu'il avait recueillit un verre de terre!

-Ferme ta gueule! Tu sais rien de lui!

-Pas besoin d'en savoir plus! Cette personne est juste un gros crétin!

-TA GUEULE!

En l'espace d'une seconde, une onde de réaistu parcourus le couloirs, envoyant valser toutes les personnes présente autour d'elle, dans un bruit de vitre brisée et d'explosion.

La jeune fille se retrouva debout, au milieu d'un champ de bataille. Irie et se bande était à terre, inconscient, certain avec de sérieuses blessures.

Très vite, la panique la gagna.

-Nan... Je voulais pas... »

Le bruit de l'explosion avait déjà attiré quelques élèves. Tsubaki préféra partir, avant que quelqu'un ne l'aperçoive.

Encore une fois, sa colère allait lui attirer des ennuis. Et de gros, cette fois-ci.

Il ne fallut pas longtemps au capitaine pour apercevoir les dégâts du couloir. Son arrivé au sein de l'établissement ne passa pas inaperçu mais le noble ignora les remarques de surprises et les sourires de la part des élèves.

Il avançait rapidement jusqu'au bureau du directeur, se demandant encore ce que cette gamine avait fait comme bêtise. La dernière fois, elle avait frappé l'un de ses camarades de classe... La fois d'avant, elle avait répondu à un professeur.

Après avoir signalé son arrivé, il entra dans le bureau. Mais contrairement aux fois d'avants, Tsubaki n'était pas assise sur sa chaise, les yeux sur ses pieds, telle une enfant punie. Là, le directeur était seul, apparemment très embêté.

« Merci d'être venu aussi vite, capitaine Kuchiki.

-Que s'est-il passé cette fois-ci?

-Je suis un peu embêté...

-Monsieur le directeur?

-Vous avez dû remarquer les dégâts du couloir dans le bâtiment B?

-J'ai vu. Nagato est à l'origine de cela?

-Oui...

-Que s'est-il passé?

-Une dispute, d'après les quelques témoignages.

-Elle ne vous a pas raconté sa version?

-Non, parce qu'elle a disparut. Nous ignorons où se trouve mademoiselle Nagato.

-Vous ne savez pas où elle se trouve?

-Non. Le problème, en plus de sa disparition, c'est que les quarte étudiants avec qui elle se disputait sont toujours à l'infirmerie, avec de sérieuses blessures... Je dois, en ce moment, me justifier auprès de leurs familles. Vous devez comprendre que nous ne pouvons pas garder dans notre établissement une personne qui ne maîtrise pas son reiatsu.

-C'est pour cette raison que je vous l'ai confié, directeur.

-Je comprend bien, mais là, ce n'est plus possible... Elle pourrais très bien tuer quelqu'un la prochaine fois. Nous tolérions ses excès de colère et ses problèmes de discipline, parce que la demande venait de vous et du commandent Yamamoto, mais je ne peux pas me permettre de mettre en dangers la vie des autres élèves. Vous m'en voyez désolé, capitaine...

-Je comprend. Je me chargerais de son éducation militaire personnellement, dans ce cas. »

Byakuya tourna les talons après avoir jeté un regard glacial au pauvre homme.

OoOoOoOoO

Tsubaki avait couru droit devant elle, sans trop savoir où aller. Mais elle devait s'éloigner le plus loin possible, afin de ne plus risquer de faire du mal autour d'elle. Parce qu'un coup de poing dans la figure, au pire, la personne avait le nez en miettes. Mais là, c'était bien plus grave...

Finalement, elle s'arrêta sur un toit, quelque part au milieu du Sereitaï. Elle ferma les yeux, un moment, essayant de ralentir les battements de son cœur.

Et maintenant? Qu'allait-il lui arriver? Allait-elle être puni? Renvoyée?

Rien que d'imaginer le regard de déception de la part de Byakuya lui suffisait à relancer sa panique. Après ça, c'est sûr, il ne voudra plus qu'elle reste chez lui. Il voudra peut-être même plus la voir... Encore une fois, elle allait se retrouver seule...

Tous ça à cause de ce triple imbécile!

Elle avait espéré que ce monde, cette nouvelle vie allait être une nouvelle chance... Mais faut croire qu'on ne change pas une équipe qui gagne. Peut-être que sa mère avait raison à son sujet... Peut-être qu'elle n'aurait jamais dû naître, parce qu'elle n'apporte que des problèmes autour d'elle et aux personnes qui s'intéresse un minimum à elle...

Perdue dans ses pensées noires, elle ne sentit par l'arrivé d'une personne.

« Que faites vous ici, Nagato?

La voix du capitaine attira son attention.

-Byakuya?

Elle se retourna lentement, de peur de voir son visage. Mais son regard gris ne montrait aucune déception, ni colère. Rien de très surprenant venant de sa part, maintenant qu'elle y pensait... De son côté, en revanche, son visage montrait très clairement son angoisse et sa peur...

-Je voulais pas... Je t'assure...

-Que s'est-il passé?

-Ils... Ces abrutis m'ont cherché... Mais je voulais pas leurs faire de mal. Si j'avais vraiment voulu leur faire mal, mon poing dans leur faces aurait suffit... Mais là... C'est partit tous seul...

Déjà, ses tremblement reprirent. Inconsciemment, elle croisa ses bars contre elle, tentant de retenir l'arrivée imminente de ses larmes.

Sentant clairement qu'elle perdait peu à peu le contrôle d'elle, le noble tenta une approche, avançant d'un pas.

-Ne t'approche pas! Je ne veux pas te faire du mal! Je ne veux pas que...

Elle laissa sa phrase en suspend, ne sachant pas si elle devait la finir ou pas.

-Qu'est-ce que vous ne voulez pas?

-Tu devrais pas rester là! Tu as sûrement des choses plus importante à faire... Je ne fais que te causer des ennuis depuis que tu as accepté de m'entraîner... Tu devrais juste me laisser...

Pas vraiment convaincu pas les dires de Tsubaki, Byakuya s'approcha encore d'un pas, conscient qu'elle devait se calmer, au risque de faire d'autre dégâts involontaires. Et pour cela, il devait comprendre ce qui semble autant l'effrayer... Parce qu'il n'y avait pas seulement son pouvoir... Il y avait autre chose, le capitaine en était certain.

-Nagato. essaya-t-il.

Mais la jeune fille tremblait de plus belle, incapable de contenir son angoisse. Maintenant, c'était sûr, il va lui annoncer qu'elle n'est plus utile à personne. De toute façon, c'était mieux pour tous le monde et surtout pour lui.

Et pourtant... Elle aimerais tant que...

-Qu'attendez-vous de moi?

Ce qu'elle attendait de lui? Elle leva les yeux vers lui, toujours debout devant elle, le visage si calme et serin.

Finalement, elle répondit d'une petite voix.

-Je ne veux pas que tu m'abandonnes, Byakuya...

Le noble capitaine montra une légère surprise, le temps d'une demi seconde. Alors c'était ça...

-Je sais bien que je te cause plein d'ennuis, que le directeur de l'académie t'a appelé trop souvent, te dérangeant dans ton travail... Mais je... J'aime bien tes entraînements, même si je suis nulle... J'aime bien te regarder travailler dans ton bureau, pour apprendre à rester calme et jouer avec ta petite pyramide... J'aime bien... Être avec toi... Alors... Ne me laisse pas tomber... Je serais plus assidue, je te le promet... Et j'essaierais de toutes mes forces de maîtriser mon pouvoir... Mais s'il te plaît... Ne m'abandonne pas...

Le capitaine de la sixième division s'approcha d'elle, encore un peu, sachant qu'il devenait urgent qu'elle se calme, son niveau de reaitsu devenait alarmant.

Arrivé juste devant elle, il posa sa main sur le haut de sa tête et termina:

-Certes, vous me causer beaucoup de problèmes, mais j'ai l'intention de poursuite votre entraînement. Ayez confiance en vos capacités et en ma patience.

Tsubaki esquiva un petite sourire.

-Je risque d'user ta patience très rapidement...

-Je relève le défi.

Lentement le reaistu de Tsubaki baissa à mesure qu'elle se calmait.

-À l'avenir, j'aimerais que vous gardiez votre calme, peu importe ce qu'on peut vous dire.

-Mais ils s'en sont prit à toi...

-Peu importe à qui sont destiné ces paroles, elles ne doivent pas vous atteindre... Ce sujet sera votre prochain objectif. Pour apprendre à maîtriser votre pouvoir, il va falloir que vous appreniez à maîtriser votre colère. Puis-je compter sur vous?

Elle acquiesça, les yeux toujours fixé sur le sol.

-Bien, dans ce cas, rentrons!

Sur ses mots, il tourna les talons et prit le direction de son manoir.

-Merci... Byakuya...

Soudain, elle se sentit faible, prise de vertige et tout autour d'elle se mis à bouger avant de disparaître dans un trou noir. Le capitaine eut juste le temps de se retourner et de l'attraper avant qu'elle ne tombe par terre.

Elle avait user trop de reaistu, ce type de résultat était à prévoir.

Doucement, il passa une main sur son visage, afin de le dégager d'une mèche blonde.

-Mais de rien, Tsubaki... » Murmura-t-il avant de songer à l'a ramener dans sa chambre afin qu'elle se repose et récupère.


Note de l'auteur:

Bon, qu'en avez vous pensé? Petit minuscule rapprochement entre Byakuya et Tsubaki! :-)

Rendez-vous dimanche prochain pour la suite!

Bonne semaine!

TiteOshun