Note de l'auteur:

Chapitre 8 en ligne! Toutes mes excuse pour ce retard, encore, mais hier soir, j'ai oublié... J'ai fais pas mal de truc et j'ai zappé de posté ce chapitre, qui était prêt en plus! Je suis nulle, désolée!

J'espère que vous ne m'en tiendrait pas rigueur! ^^

Bonne lecture!


*Menteur!*

« Encore punie? Mais tu ne m'apporte que des problèmes, Tsuki!

En une demi seconde, une main frappa fortement la joue de la petite fille et celle-ci tourna le tête dans le même geste.

-Mais pourquoi ne peux-tu pas juste être normal? Comme les autre?

La jeune Tsubaki ne répondit rien. De tout façon, à quoi bon lui expliquer qu'une fois encore, on l'avais cherché méchamment, et qu'elle n'avait fait que se défendre face à la méchanceté des élèves de sa classe. Sa mère ne l'écoutera pas.

Et pour cause, elle ne répétait qu'une seule chose, encore et encore...

-Des soucis...J'en ai tellement depuis ta naissance! Si seulement...

-Je n'étais pas née... Je sais! Désolée d'être un fardeau pour toi maman! » Termina Tsubaki avant de retourner dans sa chambre, les larmes aux yeux.

De derrière la porte, un bruit de bouteille lancée violemment contre le mur puis une porte qui claque... Encore une soirée bien banale...

Tsubaki se releva d'un coup, laissant échapper un cri.

La chambre était plongée dans l'obscurité et un petit vent chaud d'été soufflait depuis le jardin. Le calme régnait partout autour d'elle. Seule sa respiration rapide animait l'ambiance.

Encore un cauchemars, avec sa mère. Des souvenirs douloureux qu'elle voulait oublier...

Elle se leva et fit glisser le porte coulissante, dévoilant le jardin du manoir à ses yeux.

Elle adorait ce jardin, si bien entretenu et si bien agencé. Elle devait bien reconnaître que le noble capitaine avait bon goût. Pied nue, elle descendit la marche et s'avança dans le gazon frais, se rapprochant du cerisier centenaire. Cet arbre avait toujours intrigué la jeune fille, et ce, depuis son arrivé ici, il y avait quatre mois.

Elle posa une main sur le tronc, pouvant presque sentir la sève qui circulait à l'intérieur. Lentement, elle se laissant tomber contre celui-ci, les yeux fermés. Son cœur avait reprit un battement calme et régulier et très vite, le sommeil la gagna à nouveau.

Un nouveau rêve, inédit, s'empara de son esprit.

Une forêt qu'elle n'avait jamais vu et pourtant pas si inconnue et qui semblait s'étendre sur des kilomètres. Elle marchait sur un sentier, sans connaître sa destination. Et enfin, un lac, vaste, s'offrit à elle. L'eau y était sombre, presque noir... Comme l'ensemble de la forêt.

Soudain, un appel à l'aide brisa le silence.

Tsubaki chercha du regard d'où venait ces cris et tomba alors sur une petite fille, au milieu du lac, essayant tant bien que mal de rester à la surface.

Sans hésiter, Tsubaki se précipita dans l'eau, afin de venir à son secours. L'eau était froide, glacial même. Un frisson désagréable parcouru son dos, alors qu'elle avançais peu à peu vers la petite fille. Mais plus elle avançait, plus elle avait l'impression que l'eau devenait plus lourde, plus visqueuse, plus compacte... Comme s'il elle gelait au fur et à mesure de son avancée.

Devant elle, à quelques mètres à peine, l'enfant, luttant toujours pour sa survie. Un pas, puis encore un autre, plus difficile que le précédant.

À présent, l'eau avait dû laisser place à de la mélasse ou de la glu, tellement l'avancée était devenue difficile.

Tsubaki se fatiguait rapidement, constatant qu'elle n'avançait même plus. Alors qu'elle essayait de comprend comme cet enfant pouvait se noyer dans un liquide si dense, ce même liquide lui attrapa le haut des cuisses, voulant l'aspirer vers le fond. Désormais, elle ne parvenait plus à bouger ses pied, comme s'ils étaient fixée au sol. Peu à peu, la panique la gagna. L'eau bizarre montait de plus en plus le long de son corps, sans qu'elle parvienne à l'arrêter. Elle leva les yeux vers l'enfant et, à sa plus grande surprise, celle-ci se tenait debout, à la surface de l'eau, parfaitement calme, fixant Tsubaki.

Alors que le liquide foncé avait presque atteint le visage de la jeune fille, une voix claire et fluette s'adressa à elle.

« Tu as peur, Tsubaki... Je sens ta peur couler dans tes veines! Tu ne seras jamais capable de me rejoindre tant que tu auras peur... »

La petite fille se mit à sourire, mais pas un sourire de joie, plutôt un sourire de déception, un sourire jaune...

Puis le noir.

Encore une fois, elle se réveilla en sursaut, laissant un cri s'échapper. Elle posa une main sur sa poitrine, santant son pauvre cœur frapper violemment celle-ci.

Elle serra les dents, encore un peu troublé par ce rêve très étrange.

Le soleil commençait déjà à se lever, sur cette nouvelle journée. Les rayons commençait à colorer le jardin, réveillant les oiseaux et leurs chant. Un des rayons attira alors l'attention de Tsubaki, toujours assise contre le tronc du cerisier. Elle baissa les yeux vers la source et tomba sur un katana flambant neuf.

« Mon... Zampakutô? »

Un large sourire envahie alors le visage de la jeune fille qui se leva d'un bon, attrapant son zampakutô et se dirigeant à grande enjambées vers les quartiers du chef de la famille. Elle voulait absolument que Byakuya voit l'arrivée de son zampakutô en premier, avant quiconque.

Tout au long des longs couloirs de la résidence, Tsubaki manqua plusieurs fois de bousculer les quelques domestiques qui étaient déjà de service. Un rapide pardon et déjà, elle était loin.

De son côté, Byakuya était déjà debout et travaillait très sérieusement sur un dossier. Il profitait du calme en cette heure matinale. Un moment qu'il affectionnait tout particulièrement. Ces quelques minutes de calme complet, là où le soleil se levait tout juste et où quatre-vingt dix pour cent des gens dormaient encore.

Jusqu'à un gros bruit de plat qui tomba par terre, mélangé d'un cri de surprise puis suivit d'un désolé rapide et pressé.

Le noble soupira, conscient de sa tornade d'invitée avait écourté sa nuit. Et pour cause, la porte de son bureau s'ouvrit d'un coup, laissant entrer une jeune fille surexcité.

« Byakuya! Regarde! Mon Zampakutô est arrivé! Regarde regarde!

Elle posa fièrement l'épée sur le bureau, par dessus tous les papiers déjà présent. Un large sourire éclairait son visage, alors qu'elle attendait une quelconque réaction de la part du capitaine.

Celui-ci regarda le zampakutô, dont le fourreau était blanc comme la neige, tressée de fils bleu, identique aux bleu de ses yeux. Il leva ensuite son regard vers Tsubaki, remarquant à quel point elle était mignonne lorsqu'elle souriait ainsi. Il aimerait tellement la voir sourire de cette façon plus souvent.

Et enfin, après une attente plus que nécessaire pour la jeune fille, il prit la parole.

« C'est une bonne nouvelle. Nous allons pouvoir corser un peu plus votre entraînement.

-Maintenant?

-Non, pas aujourd'hui, j'ai beaucoup de travail. Vous vous entraînerez seule.

-Oh... Tu peux pas te libérer?

-Non, cela me paraît impossible.

Une petit moue de déception avait remplacé son si beau sourire. Le noble capitaine se rattrapa alors:

-Demain matin, première heure!

-Vraiment?

-Oui.

-C'est une promesse?

-Oui, à condition que vous vous entraîniez de façon sérieuse aujourd'hui, tel que je vous l'ai montré.

De nouveau, un sourire, suivit un acquiescement.

-Ça marche! »

Rapidement, Tsubaki prit la direction du terrain d'entraînement, bien décidée à se donner à fond, en prévision du lendemain.

Toute la journée, elle la passa sur le terrain, détruisant des cibles, jouant avec son nouveau katana, un grand sourire aux lèvres. Elle n'arrêtait pas de penser que si elle avait eut ce genre de chose à une certaine époque, certaines personne n'aurait pas fait les malins. Peut-être que sa vie aurait été plus simple avec ça...

Elle aimerait tant qu'ils soient tous là, devant elle. Tous ceux qu'il l'on fait souffrir durent toutes ses années... Tous ses imbécile à l'école, au collège, au lycée, ces idiots de prof qui ne comprenaient rien, ces abrutis de voisins dans le quartier qui les jugeait, sa mère et elle, sans rien savoir de leurs vies, son père qui s'est comporté comme le dernier des connards... S'ils pouvaient tous être là, en face d'elle...

Elle chassa ses idées de massacre générale de sa tête. Byakuya lui avait expliqué, un jour, que le zampakutô était une partie de l'âme d'un shinigami... Ce n'était pas seulement une arme pour tuer froidement... C'était un partie d'elle même.

Demain, Byakuya lui avait promis l'entraîner. Elle avait tellement hâte d'être à demain.

OoOoOoOoO

Enfin, c'était le matin. Tsubaki n'avait presque pas dormi, tant elle était excitée à l'idée d'enfin apprendre à s'entraîner avec son zampakutô, avec l'aide de son entraîneur. C'est alors, dès les première lueur du jour, elle était déjà d'attaque, prête. Elle se dirigea d'un pas rapide vers l'extérieur, afin d'attendre Byakuya. Mais elle fut interrompu par une petite voix, derrière elle.

« Tsubaki-sama? Attendez...

La jeune fille se retourna, curieuse de savoir pourquoi Hiyoko lui courrait presque désespérément derrière elle.

-Quoi?

La jeune servante s'arrêta et reprit son souffle, doucement.

-C'est... Pour vous prévenir...

-Me prévenir de quoi?

-Pour aujourd'hui...

-Et bin quoi? Dépêche toi, Byakuya va m'attendre! L'interrompit-elle, agacée

-Byakuya-sama a eut un empêchement. Alors il ne pourra pas venir aujourd'hui, pour vous entraîner! Dit-elle finalement d'une traite.

-Hein?

-Une réunion d'urgence...

-Mais... Il m'avait promis...

-Désolée, Tsubaki-sama... Mais il s'agit d'une réunion très importante...

D'un coup, sa bonne humeur s'évanouit, et avec, son sourire.

-Ouais... Comme à chaque fois... »

D'un coup, elle disparut, laissant Hiyoko seul sur le devant du manoir.

De toit en toit, elle ne regardait pas vraiment où elle allait. Elle était juste en colère. Blessée, vexée, trahie... Il lui avait promis. Il lui avait dit qu'il serait là aujourd'hui pour lui montrer comment utiliser son zampakutô! Ce n'était pas juste... Pourquoi personne n'était capable de tenir leurs promesses? Est-ce un serment si facile à briser?

Elle stoppa sa course sur un toit, alerté par des bruits de toux. Après avoir cherché l'origine des ses bruits, elle tomba sur une petite dépendance, au milieu d'un étang, extérieur au bâtiments principal où elle se trouvait. Elle ignorait complètement où elle se trouvait d'ailleurs. Hormis la résidence Kuchiki, un peu l'académie et quelques pièces ici et là, elle ne connaissait pas du tout le Seireiteï. Poussée par sa curiosité, elle descendit de son perchoir et se dirigea lentement vers la source du bruit. Qui que se soit, sa toux semblait le faire souffrir.

Elle le vit alors, en jetant un coup d'œil rapide par la porte entre ouverte.

Un capitaine, au vu de haori blanc, identique à celui du noble. Il semblait fatigué, car ses cheveux argenté se confondait presque avec la couleur de son visage. Elle se souvenait, elle l'avait vu, lors de son arrivé, il y a quelque temps déjà. Mais son nom lui échappa un peu. Elle fronça les sourcils, essayant de se rappeler de la composition du Gotaï 13. Byakuya lui avait pourtant répéter qu'elle devait apprendre par cœur tous les noms des capitaines... Et puis, le déclic.

« Ukitake Jushirô... Murmura-t-elle un sourire aux lèvres, contente de s'en souvenue du nom du capitaine de la treizième division.

-Reste pas là... Montre toi.

La voix du capitaine la fis sursauter. Elle s'immobilisa d'un coup, comme si elle espérait qu'elle allait disparaître. Mais non...

-Aller, approche toi... insista le capitaine.

Sa voix était si légère et douce, dégageant tant de chaleur qu'elle ne put résister plus longtemps et se présenta à l'entrer, regardant ses pieds, s'attendant, encore une fois, à se fait gronder.

-Et bien, qu'avons-nous là? Ne serais-tu pas la jeune Nagato Tsubaki? Notre petit espoir.

-Un espoir...? Je crois pas non...

-Alors qu'est-ce que tu es, si tu n'es pas un espoir?

-Rien... Je ne suis rien d'autre que quelque chose d'embêtant...

-Qu'est-ce qui te fait croire cela?

-Byakuya a fait passer une réunion avant mon entraînement... Ça veut bien dire que je ne suis pas importante!

Un petit sourire s'installa sur le visage fatiguée du capitaine.

-Tu veux du thé? Lui demanda-t-il alors, dans l'espoir de lui remonter un peu le morale.

-Je voudrais pas te déranger... T'as pas l'aire en forme...

-Avoir un peu de compagnie me permet d'aller mieux. Viens, assis-toi!

Un peu hésitante, Tsubaki accepta l'invitation et s'installa en face, le regardant servir une tasse de thé fumante et la poser devant elle. Elle se saisit de la tasse et en avala une gorgé, sentant le liquide brûlant couler le long de son œsophage.

Après un moment de silence, Jushirô reprit:

-Pourquoi semble-tu si triste?

La jeune fille ne répondit pas tous de suite, fixant toujours le liquide foncé entre ses mains.

-Est-ce parce que tu te sens trahie par le capitaine Kuchiki?

-Il m'avait fait une promesse!

-Et il ne l'a pas tenu?

-Non.

-Sais-tu quel genre de réunion l'a empêcher de tenir sa promesse?

-Non...

-Moi je vais te le dire... Il s'agit d'une réunion annuelle entre les différents chef de clan. Réunion obligatoire.

-Si c'est annuelle, il devait le savoir qu'elle aurait lieu. Alors pourquoi il m'a promis de m'entraîner s'il savait qu'il pourrait pas?

-Ce type de réunion s'organise toujours à la dernière minutes, afin d'éviter des attaques ennemis. Une brochette des plus puissantes personnes du Seireiteï, il y a de quoi attirer n'importe quel ennemis...

-Ah bon?

-Oui. Alors, pour éviter ce genre de problème, tous les participants sont prévenue au dernier moments. Le capitaine Kuchiki a du apprendre cette réunion très tôt ce matin.

-Ah...

-Et tu sais, je le connaît bien, depuis le temps, et je suis sûr qu'il aurait préféré t'entraîner que d'assister à cette réunion particulièrement ennuyante!

-Vraiment?

-Oui. Alors ne lui en veux pas s'il te plaît. »

La jeune fille ne répondit rien, se rendant compte que, encore une fois, elle avait eut une réaction trop exagérée. Elle se sentait un peu idiote d'avoir réagit comme une enfant gâtée. Elle se demandait vraiment comment Byakuya faisait pour la supporter depuis tout ce temps.

« Est-ce ton zampakutô que je vois là?

Tsubaki leva les yeux, se rappelant qu'elle se trouvait dans les quartiers du capitaine Ukitake. Sans un mot, elle acquiesça, encore un peu déçue de ne pas pouvoir s'entraîner avec.

-Et le capitaine Kuchiki devait t'enseigner sa maîtrise?

De nouveau, un hochement de tête.

-Sais-tu son nom?

-Son... Nom? Euh...

Un sourire s'installa sur le visage du capitaine qui reprit alors.

-Je veux bien t'enseigner comment le découvrir.

-Vraiment?

-Oui.

-Mais... Je voudrais pas abuser de ton temps... Surtout si t'es malade.

-Cela ne me demandera pas beaucoup d'effort. Je n'aurais même pas à quitter cet endroit.

-Ah bon? Euh... Bin ok alors.

-Bien. Pour commencer, tu dois te rendre dans ton monde intérieur.

-Mon monde intérieur?

-Oui.

-C'est quoi ça?

-Lorsque tu as obtenu ton zampakutô, tu as du te retrouver dans un endroit que tu n'avais jamais vu, mais qui ne te semblait pas si inconnu que ça.

-La foret et le lac... murmura-t-elle. Mais ce n'était qu'un rêve... Cet endroit n'existe pas.

-Il existe, mais que dans ton esprit. C'est le seul endroit où tu peux rencontrer la forme matérialisé de ton zampakutô. Il te suffit de te concentrer afin d'y retourner. Essaie. Ferme les yeux et essaie de faire le vide dans ton esprit, en te concentrant uniquement sur cet endroit. »

Tsubaki s'exécuta, et parvint assez facilement à ralentir les battements de son cœur, faisant abstraction de tous ce qu'il y avait autour d'elle. Elle remercia intérieurement le noble capitaine de lui avoir si souvent demandé de rester calme lorsqu'il travaillait dans son bureau. À force, cet exercice au début très difficile pour elle, était devenue si simple. Et c'était sûrement grâce à ça qu'elle se retrouva de nouveau dans cette forêt, face à ce lac.

Elle chercha des yeux la petite fille de la dernière fois, bien décidée à en savoir un peu plus sur ses derniers paroles.

Mais il n'y avait personne dans les environs. Un frisson désagréable lui parcourut le dos, la faisant frissonner. Tout était trop calme, et elle n'aimait pas ça. Un sentiment de solitude et de sombres pensées s'emparèrent d'elle.

Des mauvais souvenirs. Les persécutions qu'elle avait subit tout au long de sa scolarité, sa mère qui ne cessait pas de lui reprocher sa naissance, son père qui les avait abandonnée, sa mère et elle, sans rien...

Des angoisses où elle se voyait seule, sans plus personne autour d'elle, seule et abandonnée. Sans plus aucun soutient.

Dépassé pas ses angoisses, elle s'accroupit, les bras rabattu sur sa tête attendant que ça passe.

Puis une voix, celle de la dernière fois.

« Tu as peur Tsubaki! Tu ne peux pas me rejoindre si tu as peur. Tu resteras seule avec tes peurs... Toute seule, sans personne!

Elle leva les yeux, constatant que la petite fille se tenait devant elle, les mains dans son dos. Bizarrement, cette petite fille ne lui était pas inconnue. Des cheveux noir, qui semblaient emmêler, de grand yeux bleu fatigués, une petite robe d'été sale et déchirée dans un coin, des genoux écorchés, un visage fermé et dure, en montrant aucun sentiment.

-Tu as faible, Tsubaki... Faible et seule!

-Tais-toi... murmura-t-elle faiblement, sentant ses larmes montrer.

-Tu n'as personnes sur qui compter.

-Tais-toi!

-Personne dans tes écoles ne voulaient être amis avec toi!

-Tais-toi!

-Personne dans le quartier ne t'appréciait!

-Arrête!

-Ton père n'a jamais accepté ni reconnu ton existence sur cette terre!

-Arrête!

-Même ta propre mère voulait te voir disparaître!

-Arrête!

-Et regarde, même là, le capitaine Kuchiki a préféré se rendre à cette réunion plutôt de s'occuper de toi!

-Non... Il pouvait pas... Il... Il avait pas le choix...

La petite fille se pencha alors, et murmura dans le creux de son oreille.

-Et un jour, lui aussi ne voudra plus de toi. Et tu seras seule, avec tes peurs et tes angoisses!

-TAIS-TOI!

-Tsubaki!

D'un coup, elle ouvrit les yeux, se retrouvant face au capitaine Ukitake, légèrement soulager de la voir enfin reprendre conscience. Elle se rendit compte qu'elle était allongée par terre.

-Qu'est-ce que...?

-Qu'est-ce qui s'est passé Tsubaki?

-Je...

Sans pouvoir plus longtemps se retenir, elle fondit en larme, une main posée sur ses yeux.

Tendrement, le capitaine de la treizième division posa sa main sur le dessus de sa tête essayant de la consoler.

Il commençait à comprendre. Quelque chose semblait la terrifier et s'était lié à sa vie dans le monde réel, à son passé. Une angoisse que le capitaine Kuchiki avait déjà dû déceler chez la jeune fille. Il faudra qu'il en parler avec lui, peut-être que son confrère pourra l'éclairer un peu plus, puisqu'il vit avec elle au quotidien depuis bientôt cinq mois.

OoOoOoOoO

Le reste de la matinée se passa alors lentement. Tsubaki avait finit par s'endormir, sous la surveillance bienfaitrice de Jushirô.

De meilleur forme, celui-ci quitta sa dépendance, laissant Tsubaki récupérer tranquillement de son passage dans son monde intérieur. Vu l'heure, la réunion des nobles devait être terminée, et il se doutait que Bakuya cherchera son invitée.

Il marchait le long des couloirs de sa division, une idée précise en tête. Et il tomba alors sur la personne qu'il cherchait.

« Capitaine Kuchiki. C'est un plaisir de vous voir.

-Plaisir partagé, capitaine Ukitake.

-Laissez moi deviner, vous rechercher votre protégée?

-J'espère qu'elle ne vous a pas causé d'ennuis. J'ai eus vent que votre santé n'était pas au mieux en ce moment.

-C'est une jeune fille très sage capitaine.

Sans montrer aucune surprise, Byakua se demandait s'ils parlaient de la même personne. Tsubaki, sage? Deux mots qui n'allait pas vraiment ensemble.

-C'est assez surprenant, elle ne m'a pas habitué à cela.

Un sourire s'installa sur le visage de Jushirô. Celui-ci reprit alors.

-J'ai une proposition pour vous.

-De quelle nature?

-Confiez-moi Tsubaki.

-Vous la confiez? Je doute que cela soit une excellente idée...

-Je pense que cela lui ferait le plus grand bien d'être au contacte de d'autre personnes, afin qu'elle apprenne à vivre en communauté, et qu'elle se reconstruise aussi.

Un court silence s'installa entre les deux hommes.

-Vous l'avait ressentit aussi, cette angoisse qui semble l'habiter. Reprit Byakuya.

Ce n'était pas une question, c'était une affirmation.

-Oui, mais je n'arrive pas vraiment à savoir d'où cela vient...

-Elle semble... Avoir peur d'être abandonnée.

-Oh... Cela explique beaucoup de chose. J'insiste alors sur le fait de la laisser là quelques temps. Cela vous permettrait de vous concentrer sur votre travail.

Après un moment de réflexion, Byakuya reprit.

-Très bien, mais n'hésitez pas à me la renvoyer, si elle devient trop fatigante.

-J'en prend note! »


Note de l'auteur:

Et voilà! Intervention d'une nouvelle personne!

Alors? Vous en avait pensé quoi? Dites moi tous! :-p

Rendez-vous lundi prochain pour la suite (parce que dimanche, ça sera pas possible! )

Bonne semaine

TiteOshun