Salut, salut ! J'espère qu'il ne manque pas de mots ou de ponctuation et qu'il n'y a pas de fautes ! Désolée pour le délai de parution o.o il faut croire que je suis bien occupée ! Voilà, ça devrait être le dernier chapitre où il ne se passe (presque) rien, donc n'hésitez pas à m'encourager pour la suite ;) merci !


Pour changer, c'était Takao qui avait débarqué de bon matin, avec à manger, pour raconter ses histoires de cœur. Il déballa donc le petit déjeuner traditionnel, préparé par sa mère et mis en bentô pour être transporté, pendant que Kise, qu'il venait de tirer du lit, préparait du thé d'un air maussade.

« J'ai de la chance, j'étais même pas sûr de te trouver chez toi !

-Ah.

-Il faut absolument que je te raconte ! Non, il faut absolument que tu me racontes !

Il attribua le manque de répondant de son camarade à son cycle de sommeil interrompu et, comme il en mourrait d'envie, commença à relater les derniers évènements de sa vie sentimentale avec emphase.

-Wahou. Bravo. Tu as réussi à apprivoiser un Midorima sauvage ! Commenta le mannequin, qui semblait avoir fini d'émerger au fur et à mesure du récit.

-Tu parles, il me laisse à peine le toucher, rigola-t-il.

-Tu m'étonnes. Il va falloir être patient.

-Plus qu'avec des traînées comme nous c'est sûr !

-Alors ça y est tu te mets dans le même sac que moi maintenant ?

-Je suis... carrément en manque.

Kise ne put retenir un écarquillement d'yeux étonné; non pas du fait en lui-même, Takao était clairement un adolescent en rut comme lui, mais c'était inhabituel qu'il le reconnaisse aussi franchement. Il prit une voix suave pour répondre :

-Mais c'est à ça que servent les amis.

-Ne me tente pas, catin !

Ils communiquèrent quelques minutes par une série de haussements de sourcils et autres moues suggestives. Takao finit par clore l'échange :

-Bon, on va se calmer hein !

-Allez, ça me fait plaisir.

-Y a bien qu'à toi.

-Enflure. » conclut le mannequin en prenant une nouvelle bouchée.

Malgré les échecs de la veille qui lui avaient un peu ruiné le moral, il ne pouvait que se réjouir de ce qui arrivait à son ami. Celui-ci finit cependant par remarquer que le blond était inhabituellement morne et silencieux.

« Toi par contre, tu n'as pas l'air comblé.

-Euphémisme.

-C'est ton mot du jour ? Tu sais au moins ce que ça veut dire ?

-...

-Hey, je plaisante ! Raconte tout à oncle Takao. »

Il entreprit donc l'état des lieux, mais délaissa la partie avec Aomine pour se focaliser sur celle avec Kasamatsu.

« Mais attend, pourquoi il s'était tourné et son regard s'était posé sur ton cou ? Moi je pense qu'il voulait vraiment tenter quelque chose sur toi !

-C'est plus vraiment mon problème, décréta l'intéressé en débarrassant la table.

-Mais quand même, il voulait que tu « te rapproches », s'exclama-t-il en mimant les guillemets avec ses doigts.

-Non vraiment, je laisse tomber.

-Et si il te recontacte ? Pour aller se rouler dans la rosée ?

-Ça n'arrivera surement pas. Et je lui dirais d'aller se... d'aller siffler sur la colline. »

Takao afficha un regard septique et Kise soupira en laissant tomber sa tête contre la table.

« Oh attend, hier j'ai trouvé quelque chose qui devrait te remonter le moral ! Passe moi un ordi ! S'exclama le plus petit.

-T'étais pas avec Midorima ? questionna-t-il en se levant pour aller chercher la machine.

-Si. Mais il a fait des exercices de maths pour éviter qu'on fasse des trucs embarrassants.

-Soirée de foufous, sourit Kise qui était rassuré quelque part, de constater que son ami ne vivait pas pour autant une romance parfaite.

L'élève de Shuutoku chercha pendant quelques minutes avant d'arriver sur la page désirée.

-Regarde moi ça ! »

Il tourna l'écran dans sa direction et Kise put découvrir de quoi il s'agissait. À première vue un blog. Le genre où des personnes racontent leur vie comme un roman-fleuve, suivi par d'autres internautes. Il allait demander à son comparse quel était le rapport avec la choucroute, quand son propre nom lui tira l'oeil. Il émit un ricanement et rembarra gentiment l'autre :

« C'est pas le premier blog de fan que je vois tu sais... Juste un de plus. Et encore, celui-ci manque de paillettes et de cœurs à gogo.

-Justement ! Celui-ci est intéressant parce que, de ce que je comprend, déjà c'est un garçon.

Il se tourna vers le blond, toujours blasé, avec une moue appréciatrice avant de terminer.

-Et apparemment vous vous êtes croisés à la Winter Cup.

-Vraiment ?

-Et ouais ma gueule.

-C'est vrai que c'est tout de suite plus intéressant. Déjà deux passions en commun : le basket et moi-même.

-C'est rien de le dire; il craque pour toi ! Et à quel point il t'observe. Attend, je te montre le meilleur.

Ils firent défiler les articles, laissant à Kise une drôle d'impression. Le publicateur, qui avait une élégante façon d'écrire, ne se contentait pas de fantasmer sur lui, il semblait vraiment le comprendre. Toutes ses remarques étaient d'une justesse troublante. Takao pointa l'un d'eux du doigt.

-Il y a une photo de toi en mode perfect copy !

-Hey c'est le match contre Seirin, déduisit-il en désignant un morceau de dossard, aux couleurs de l'équipe en question, dans le fond. À part ça, qu'est ce que ça a d'exceptionnel ?

-Voilà ! Et on dirait que cette photo a été prise depuis le banc de touche. Du coup ça doit être un membre de Seirin !

-Ça peut être Kuroko.

-Ah ?

-Je suis presque sûr que c'est Kuroko. Il était sur le banc de touche pendant une bonne partie du jeu.

-Le galopin.

-Et c'est bien connu que les personnes qui tiennent ce genre de site sont renfermées et effacées dans la vraie vie !

-Assurément.

-Je pourrais aller le voir directement pour lui demander en personne ! De toutes façons je comptais déjà sécher l'entraînement, pour ne pas croiser l'autre.

-Go go go ! » l'encouragea l'adolescent brun en levant poing. Au moins comme ça, il avait un nouveau but.

...

Tout le monde le regarda avec animosité, comme un rival, bien qu'ils aient toujours eu du mal à le prendre au sérieux. À l'exception de Kuroko qui avait toujours l'air complètement indifférent, de Kagami qui était un peu gêné de croiser son regard, et de leur pivot qui souriait avec une amabilité candide. Kise ressentit immédiatement de la sympathie pour ce dernier. Mais il n'était pas là pour lui. Son regard fauve se rétrécit en se posant sur le fameux joueur fantôme. Lui.

Parvenant à l'attirer à l'extérieur du gymnase, presque sans avoir à pleurnicher, il s'emporta légèrement.

« Je sais tout, susurra-t-il en plaçant le plat de sa main contre le mur, juste à côté de la tête de son ancien coéquipier, vers lequel il se pencha, rapprochant leurs deux visages. Le joueur fantôme eut un mouvement de recul instinctif, mais se heurta au mur dans son dos.

Kise aurait pu ne pas perdre de temps, et l'embrasser d'emblée, comme d'habitude auraient dit les mauvaises langues, car certaines choses se passent de paroles, paraît-il, mais il n'était pas suffisamment à l'aise et confiant avec Kuroko, qui savait le tenir à distance rien qu'avec le regard. Dommage, il ne lui restait qu'une poignée de centimètres à parcourir. Il aurait du agir plus vite, profiter de l'effet de surprise. Mais ça n'aurait pas eu tellement de sens.

Incapable d'aligner plus de mots à cause de son cœur affolé, il se redressa et brandit son smartphone, sur lequel il avait affiché une page du blog. Kuroko lut un peu, fit défiler la page et releva les yeux vers lui :

-Ce n'est pas moi Kise-kun, si c'est ce que tu voulais dire.

-Oh.

Alors si ce n'était pas Kuroko... C'est vrai que maintenant, il se rendait compte qu'il n'avait pas vraiment de bonne raison de suspecter celui-ci, c'était juste le premier membre de Seirin qui lui était venu à l'esprit. Le point positif, c'était qu'il y avait maintenant champ libre pour toutes les spéculations et les fantasmes les plus fous. Notamment Teppei, ses grandes mains, ses épaules confortables, son sourire honnête et sa voix paternelle. Par exemple. Même si il ne se souvenait plus si le grand joueur avait été sur la touche pendant le match contre eux. Alors qu'il se perdait dans ses pensées, Kuroko en profita pour s'éclipser. Ayant retrouvé une question à lui poser il le poursuivit à grandes enjambées, revenant à sa hauteur avant la porte d'entrée du bâtiment.

-T'as une idée de qui ça peut être ?

-Non.

-Et t'es sûr que tu craques pas pour moi quand même ?

-Certain. »

Ils retournèrent ensemble au terrain, le plus petit semblant lui aussi, cogiter sur lequel de ses coéquipiers pouvait bien être une groupie du mannequin. Ce dernier s'installa dans les gradins, mais à son grand désarroi, aucun regard ne semblait irrésistiblement attiré par sa brillante et magnétique silhouette. La coach finit par le mettre à contribution, quitte à être là autant qu'il se rende utile, en le faisant jouer notamment contre Kagami.

Ils se jaugèrent avec un sourire en coin. Kise le gratifia d'un « Salut toi » auquel son rival répondit par un haussement de sourcil plein de sous-entendus. Ils n'osèrent pas discuter plus, trop de monde autour, mais prirent un plaisir féroce à s'affronter avec le ballon.

Plongé dans l'action du sport, cette histoire d'admirateur lui sortit un peu de la tête. Mais revint s'y loger à l'instant même où l'entraînement prit fin. Il attrapa d'un geste élégant son portable, au cas où quelque chose se soit déroulé au cours de cette dernière heure. Et de façon improbable, il y avait effectivement du nouveau.

Takao avait décidé que l'on obtenait rien sans tenter et, avisant la page de blog restée ouverte, il avait envoyé un message à son administrateur, au nom du mannequin, pour lui suggérer de se retrouver derrière le gymnase après la session d'entraînement.

Lisant ça, son ami lui ayant envoyé un message pour qu'il se rende sur le lieu de rendez-vous, Kise hésita entre s'indigner et remercier l'autre d'être aussi impliqué et inventif. Il se dirigea donc vers l'endroit, au lieu d'attendre Kagami pour lui proposer de traîner ensemble, avec les mains tremblantes d'excitation et de trac mêlés, tout en n'arrêtant pas de sortir et re-ranger son portable dans sa poche.

Cependant les minutes défilèrent sans que personne ne se profile au coin du mur, alors que, sur le qui-vive, il entendait les divers élèves du club, partir un à un et se dire au revoir. Il finit par appeler Takao.

« Alors ?

-Bah rien pour l'instant.

-Il attend peut-être que tout le monde soit bien parti.

-J'ai l'impression que tout le monde est déjà parti.

-Ah.

-Il n'a peut-être juste pas vu ton message ! Réalisa-t-il tout à coup.

-Si si, il l'a bien vu, j'ai demandé un accusé de réception.

Kise fronça les sourcils et se frotta la nuque avec sa main libre.

-Ah.

-Désolé mon chou, il est possible qu'il ne vienne pas.

-Mais pourquoi ? » Geignit-il. « Il n 'est pas supposé rêver de ce moment ?

Il avait la désagréable impression qu'on lui avait menti.

-C'était trop soudain, je pense qu'il a flippé. Ou il a pensé que tu allais lui reprocher de tenir un blog sur toi sans ton accord. Pourtant mon message était amical. Je sais pas. »

Kise soupira et raccrocha. Il attendit encore un quart d'heure avant de se faire une raison et de rebrousser chemin. À l'angle du bâtiment, il manqua de buter contre le dernier joueur à partir il était vraisemblablement resté à discuter avec la coach Aida Riko, qui s'éloignait dans la direction opposée. Celui qu'il espérait et redoutait en même temps : Kiyoshi Teppei.

« Qu'est ce que tu fais encore là Kise ?

Il n'avait pas du tout l'air au courant.

-Je... Je devais rentrer avec quelqu'un mais on dirait qu'il ne m'a pas attendu, improvisa-t-il.

-Oh. Ce n'est pas très sympa. Ça me rappelle quelqu'un.

Il songeait sans aucun doute à leur capitaine, Hyuuga.

-Ne te décourage pas ! Termina-t-il en lui envoyant un sourire lumineux en plein visage. Le mannequin cligna des yeux, légèrement ébloui.

-C'est... difficile. »

Sa voix était sortie inhabituellement fluette et il eut un doute sur l'audibilité de ses propos. Il baissa piteusement le visage, et le pivot de Seirin le regarda avec étonnement, avant d'émettre ce sourire indulgent et tranquille qui le caractérisait, et de lui poser la main sur la tête pour lui ébouriffer gentiment les cheveux pour ensuite, d'une douce pression, l'amener contre son torse. Sans, c'était certain, aucune arrière-pensée. Kise s'échoua avec reconnaissance dans un roc de stabilité moelleuse. Avec ça, il n'avait pas tout à fait perdu sa journée.

« Alors ? demanda Takao, qui l'attendait avec du thé, comme un charmant époux au foyer.

-Je l'ai attendu, attendu, mais il n'est jamais venu. Répondit-il d'un ton qui se voulait détaché, en accrochant la veste qu'il avait prise avec lui, évitant de croiser le regard de son ami.

-L'imbécile !

-T'es encore là toi ?

-Ta maison est trop accueillante, j'ai pas eu le courage de ressortir.

-Tu veux qu'on prenne un bain ensemble ?

-Tu vas me dire que c'est la seule chose qui puisse te remonter le moral ?

-Exactement, et c'est en partie de ta faute si il est encore plus bas que ce matin, rétorqua-t-il en se passant la main dans les cheveux avec lassitude.

-Je vais lui envoyer un message pour lui demander des explications ! Décida le brun en replaçant devant lui l'ordinateur, écartant momentanément la perspective d'un bain à deux. Mais au lieu de commencer à taper, il fronça les sourcils. Kise s'approcha dans son dos, curieux, et lut par dessus son épaule, pesant volontairement de tout son poids contre son dos.

« Désolé Kise-kun _ Mais j'ai paniqué... Tu aurais été déçu. Je n'ai pas tenu ce blog dans ce but. »

Ils lui répondirent immédiatement :

« Tu préfères te cacher ? Tu n'as pas peur de passer à côté de quelque chose ? Pourquoi ne pas tenter ? C'est idiot. »

C'était peut-être un peu agressif, mais aucun des deux n'avait envie d'y mettre les formes. Il fallut une bonne dizaine de minutes pour que le garçon mystère ne leur envoie sa réponse.

« À vrai dire, j'ai déjà quelqu'un. Enfin, pas tout à fait. C'est un peu compliqué. Mais j'espère qu'on finira par se mettre ensemble, il est littéralement le seul à me comprendre. Toi, tu tiens plus du fantasme et c'est absolument impossible que je te plaise en vrai. Je ne pourrais même pas te parler. Et même dans le cas contraire, j'aurais toujours l'impression que tu es trop bien pour moi, ça ne serait pas une relation saine. »

-Mais euuuuh, couina Kise.

Cependant son interlocuteur avait peut-être raison; une relation ça marchait mieux avec de l'admiration réciproque. À partir du moment où l'un des deux pense qu'il n'est pas assez bien pour l'autre, ça allait probablement battre de l'aile. Un peu comme lui avec Kiyoshi, dont il ne se jugeait pas à la hauteur. Ou plutôt pas de la même catégorie. Bref, même si l'occasion d'agir s'était présentée, il aurait probablement fuit. Takao ne semblait pas tout à fait du même avis :

-Raaah qui se pose ce genre de questions vraiment !

Il repoussa l'ordinateur. C'était inhabituel que le brun s'agace, Kise choisit de rester silencieux.

-Et l'autre qui ne daigne pas répondre à mes messages. C'est bon, allez, on va le prendre ce bain. »

Il se leva en posant son portable, écran contre table. Kise mit un certain temps à comprendre que son complice était sérieux. Il haussa les sourcils. Était-il vexé du manque d'intérêt de son petit ami et cherchait à attiser sa jalousie pour se venger ? Et était-ce bien moral d'accepter ? D'un autre côté c'était stupide de ne pas saisir l'occasion. Surtout que n'ayant pas d'affaires de rechange, il n'avait pas pris de douche après son duel avec Kagami, et comme il faisait chaud aujourd'hui, il avait très envie d'un bain frais. Pour se détendre. En tout cas il aimait la lueur de défi qui brillait dans les yeux du faucon. Il lui fit signe de le suivre.

À peine entré dans la pièce, il se sentit plus détendu; il trouvait que les salles de bain avaient toujours une ambiance paisible et réconfortante. Ses parents ayant les moyens, la pièce était à l'image du reste de la maison, de grande taille et élégamment meublée. Le carrelage et la plomberie étaient dans des tons verts d'eau et d'épais tapis bleus étaient posés au sol. Des étagères de bois clair était garnies de serviettes et autres indispensables. Il n'y avait qu'une petite fenêtre rectangulaire et étroite, en verre dépoli, en hauteur, qui éclairait, tout en adoucissant la lumière du dehors.

Ne voulant pas laisser à Takao le temps de réfléchir, il ouvrit sans attendre le robinet et posa la bonde de la baignoire. « Bain moussant ! » s'exclama-t-il en brandissant fièrement un flacon aux tons pastels avant d'en verser une dose généreuse dans l'immense baignoire. Il prit ensuite une douche rapide, comme les us japonais le veulent avant d'entrer dans le bain, pendant que Takao surveillait le remplissage, sa main trempant paresseusement dans l'eau, sous le manteau de bulles.

Ce dernier lui tourna ensuite le dos pour se déshabiller à son tour, le laissant s'installer dans la baignoire. Kise évita également de le reluquer quand il vint le rejoindre, s'asseyant en face à face, les jambes vaguement entremêlées. L'invité appuya sa tête sur le rebord derrière lui, regardant le plafond impeccable. Pendant quelques instants, ils se turent, se laissant dorloter par l'eau, bercer par la quiétude ambiante.

« Hey, ton admirateur là... J'y repense... « Je ne pourrais pas te parler », y a un mec à Seirin qui est muet ou je sais pas quoi. Celui avec les sourcils. Le grand. Et y a que son pote, le petit avec la bouche de chat qui le comprend.

-Ah oui, je crois que je vois, souffla le prodige blond, complètement détendu, la tête également renversée vers l'arrière.

-Pas moche.

-Non.

-Et gentil.

-Oui.

-Je me demande si ça va marcher avec son pote.

-J'espère. »

Takao soupira, presque imperceptiblement, mais dans l'atmosphère privilégiée de la pièce d'eau, Kise put l'entendre. Il rouvrit un œil, et se releva légèrement, bravant son engourdissement.

« Hey, t'es assez bien pour Midorima. Il lui faut juste du temps pour s'en rendre. L'est un peu con en fait.

-Pourquoi tu me dis ça ? » Dit l'intéressé, comme si il ne le savait pas, mais son sourire à peine retenu et son regard détourné le trahissaient.

C'était une chouette fin d'après-midi.