Bonjour ! un jour de retard, je m'en excuse. :p

Aujourd'hui : une petite mise au point, de la réflexion, et surtout ... une petite surprise qui devrait vous faire plaisir ! Oui, l'action est là, elle arrive !

Gwen : non, je n'ai pas vraiment repris toutes mes idées de la review, mais c'est vrai que tu chauffes ;) et concernant la fic que tu as lue, non je n'en ai jamais entendu parler ... si tu las retrouves, dis le moi ! et merciiii beaucoup !

Athna : Kate aurait du écouter tes conseils concernant l'arme du mutant dis donc ! Quant à ta question sur Kate et Ellie, huuum ... voyons ... tu penses vraiment que je dirais un spoil pareil ? :P Il faudrait que tu t'inscrives sur ce site, ce serai sympa !

Eyael : Haha, j'aime beaucoup tes suppositions sur les techniques qu'ils vont utiliser pour trouver des mutants ! tu as presque trouvé, d'ailleurs ;) hâte de voir la rencontre avec Tony ? Oh, eh bien ... lis ... et décidément j'adore tes idées

JenAbs : oui la mise en place est peut-être un peu longue mais je voulais faire les choses bien, enfin ne t'inquiète pas c'est bon, l'équipe va se former dans les prochains chap ! un méchant Magnéto ? Eh ben en fait je n'y ai pas encore réfléchi !


- Vous vouliez me voir, directeur ? Commença Gibbs en entrant dans le bureau de Vance.

Assis à son bureau, ce dernier semblait perdu dans ses pensées. Il n'avait pas bougé ni levé les yeux quand son agent était entré dans la pièce.

Réveillé au son de la voix de Gibbs, il se leva lentement de sa chaise, jeta un coup d'œil par la fenêtre, et tourna finalement son visage vers son subordonné.

- Que penses-tu du plan de Sciuto ?

Gibbs ne répondit pas immédiatement, se contentant de froncer légèrement les sourcils.

- C'est un projet … ambitieux. Continua Vance. Tu te sens prêt à avoir sous tes ordres une équipe de mutants ?

- Je ne suis pas prêt moi-même. Répondit Gibbs.

- Oui. Abby nous a dit qu'il fallait encore que tu apprennes à contrôler ton pouvoir. En fait, c'est de tes capacités, de ce que tu nous montreras, que dépends la réussite du projet. Certaines personnes des autres agences et de la sécurité intérieure ont été … difficiles à convaincre. Il faut leur montrer que créer une équipe de mutants sera un avantage pour nous et non un danger.

- Alors je dois faire mes preuves ?

- Tes preuves en tant qu'agent sont déjà faites depuis longtemps. C'est ce qui les a incités à ne pas se braquer, et à ne pas te dénoncer. Mais tes preuves en tant que mutant …

Gibbs se rebiffa intérieurement. Il aurait décidemment toujours du mal avec ce terme. Encore plus avec le lot de soucis qu'il lui apportait.

Il tendit la main et attrapa un stylo traînant sur le bureau de Vance. Comme il l'avait fait une centaine de fois auparavant avec Abby, il se concentra sur l'encre liquide qu'il voyait bouger à l'intérieur dès qu'il le faisait osciller. L'encre gela rapidement en faisant se craqueler le tube de plastique l'entourant. Puis le stylo tout entier gela brusquement, jusqu'à ce que le tout ne se transforme en glaçon de forme parfaitement rectangulaire au cœur duquel on discernait encore le stylo prisonnier.

Gibbs le reposa sur la table où il garda son aspect.

Durant toute la « représentation », Vance avait gardé le silence sans perdre une miette de ce qu'il regardait. Il s'empara du stylo-glaçon et le fit bouger entre ses mains, où il fondit aux divers endroits où il était en contact avec la peau chaude du directeur.

C'était bien devenu un véritable glaçon.

- Tu peux faire plus que ça ? Demanda Vance.

- Pas ici.

Gibbs revit en mémoire le mannequin de plastique qu'Abby avait disposé dans son sous-sol, et qui devait être en train de dégeler tranquillement à l'heure qu'il était.

Tous les soirs, et dès qu'il en avait l'occasion, Gibbs s'entraînait. Il maîtrisait la congélation de quelques petites choses comme les stylos, mais avait plus de mal pour les gros objets.

Au moins, dans son sous-sol, il ne risquait de tuer personne. Même Abby n'avait pas le droit d'y mettre les pieds, depuis qu'il avait accidentellement fait jaillir du bout de ses doigts des stalactites qui étaient allées s'enfoncer dans les marches de son escalier, un soir qu'il était fatigué et énervé de la lenteur d'une affaire.

Avant toute démonstration, il tenait à être sûr de lui et de ses pouvoirs. Au début, il avait eu beaucoup de mal. Puis au fur et à mesure des mois, des semaines, des jours, cela devenait plus simple, plus contrôlable. Ses deux agents ne loupaient jamais une occasion de le faire s'exercer, lui demandant régulièrement de refroidir leur café trop chaud, ou de construire différentes choses en gelant des objets ou juste en contrôlant le gel qui s'échappait de ses doigts.

Elles rendaient ça presque banal, normal. Mais ils faisaient en sorte de rester discret. Abby leur avait fait promettre d'attendre son feu vert avant de révéler son pouvoir. D'après elle, il fallait rester méfiant. Pour beaucoup, le phénomène mutant était synonyme de danger, elle voulait donc que Gibbs soit fin prêt avant de montrer ses talents « à Vance et compagnie » pour que ces derniers donnent leur accord, et qu'ensuite ils réunissent une parfaite équipe de mutants super héros avant qu'enfin le monde ne puisse être mis au courant.

Pendant ce temps, des mutants ne cessaient d'être découverts un peu partout dans le monde. En Inde, un enfant avait été récemment battu à mort après que sa peau ait pris une mystérieuse teinte violette, ce qui avait révoltée Abby et convaincu Gibbs de travailler ses talents au maximum.

Mais, aujourd'hui, face à Vance, il n'était pas encore tout à fait prêt.

- Vraiment rien ? Réitéra Vance. Tu ne peux que geler de petits objets ?

Gibbs ne releva pas le « que », se contentant de sourire légèrement face au ton intrigué et dubitatif de Vance. Visiblement, le directeur avait du mal à croire que tout cela était bien réel.

Il resta pourtant immobile, sans quitter son supérieur des yeux. Supérieur qui ne tarda pas à arrondir les siens de stupeur. Après quelques secondes, Vance approcha sa main de Gibbs et toucha son bras.

Une fine pellicule de glace recouvrait son agent en entier, rendant flous les vêtements qu'il portait en dessous. Pourtant, visage et peau étaient bien dessinés en relief par la pellicule de glace, de même que ses cheveux et ses yeux.

En quelques secondes, Gibbs était devenue une statue glacée. Mais une statue capable de se mouvoir parfaitement normalement.

- Un homme de glace, murmura Leon sidéré.

En réponse, un petit sourire apparut à nouveau sur les lèvres du Gibbs de glace.

ooo

- Abby !

Les talons de l'agent claquèrent sur le sol dallé.

- Abby ?

Un demi tour sur elle-même parmi à l'agent Todd de voir que la personne recherchée ne se trouvait visiblement pas dans la pièce. Kate soupira. Elle courrait dans tous les bureaux depuis 10 bonnes minutes, cette pièce était pourtant bien celle où elle était pratiquement sûre de trouver la laborantine.

Elle était sûrement partie se chercher un caf-pow. Se dit l'agent en haussant les épaules.

Alors qu'elle allait faire demi-tour pour retourner là-haut, quelque chose la fit s'arrêter. Elle tourna la tête vers l'armoire de verre placée au milieu du long mur de gauche. Derrière brillait la tenue qu'Abby avait confectionnée pour Gibbs, et que ce dernier n'avait portée que pour de rares essayages, rechignant à enfiler ce costume. Kate posa la main sur la couche de verre protectrice.

Elle avait la vague impression d'être dans un film de science fiction. Dans le labo secret de Superman. L'antre des Avengers. Le bureau de Tony Stark. Elle sourit en s'éloignant du costume et se promena au centre de la pièce. Il y avait une longue et large table de fer ressemblant un peu à celle de la morgue, une autre qui comportait un immense écran plat, un ordinateur, en son sein. Le long des murs il y avait à divers endroit des armes, enfermées dans une armoire, et des gadgets, des objets non identifiables par l'agent, et autres décorations installées par Abby. Il y avait aussi trois fauteuils, dont un très sophistiqué avec des sangles pour maintenir une personne allongée.

Une moto, dans un coin, était en train de se faire transformer par la laborantine. Elle ressemblait maintenant davantage à une machine de guerre. Puis sur une autre petite table, tout le matériel dernier cri en matière d'écoute.

Kate s'empara machinalement d'une oreillette. Si le plan d'Abby fonctionnait et que l'équipe de super héros était créée, elle surpasserait certainement tous les agents « normaux » du monde en termes d'efficacité. « Nous y compris », pensa la jeune brune avec une pointe d'amertume.

Elle n'était pas jalouse de Gibbs, bien sûr. Mais plutôt de ceux qui risquaient de prendre sa place, à elle, dans l'équipe de son patron. Elle voulait rester sa coéquipière, son agent.

Kate était dans le camp des « pro-mutants ». Elle ne pensait pas que leur arrivée était vraiment si mauvaise que ça, pas plus qu'elle ne pensait qu'il fallait absolument les contrôler, les étudier, les encadrer. Mais elle aurait bien aimé en devenir une elle aussi, si cela sous entendait garder la même équipe qu'elle avait actuellement.

- Kate ?

La jeune femme sursauta, sortie de ses pensées par la laborantine qu'elle n'avait pas entendue arriver.

- Ça va ? Demanda cette dernière.

- Oui, oui, je te cherchais et je … je regardais ce que tu as fait de cette pièce. C'est génial.

Abby sourit en se rapprochant d'elle.

- Je trouve aussi. Mais j'ai hâte que tout cela se mette à servir pour de bon, pas toi ?

- Si, si.

Le coup d'œil en coin qu'Abby jeta à son amie ne la trompa pas. La jeune agent était visiblement pensive. Elle posa une main sur son épaule, s'attirant le regard chocolat de Kate, et lui sourit.

- Tu sais, ça ne changera pas vraiment votre place, à toi et Ellie, dans cette équipe.

La jeune femme eut un rire légèrement acide.

- Bien sûr que si, Abby. Ça change déjà la face du monde, alors ça changera évidement notre … équipe.

La gothique plissa les lèvres.

- Ca ne changera pas ta place dans mon cœur, en tout cas, ni ton importance. Et je t'assure que si Gibbs était là, il dirait la même chose. Répondit-elle en posant ses mains croisées à l'endroit où battait son organe vital.

Le sourire que Kate lui lança et le câlin qu'elle lui donna sembla être une preuve que les paroles de la laborantine l'avait touchée où il fallait.

- Je dirais quoi ?

Elles sursautèrent à l'unisson en se tournant vers Gibbs, qui posait son pied sur la dernière marche.

- Tu sais, Abby, commença Kate sur un ton mi-dépité mi-rieur, il faut vraiment que tu mettes une alarme et des caméras pour savoir quand quelqu'un descend dans cette pièce.

- Je me disais la même chose !

ooo

Quand Gibbs posa les pieds sur la dernière marche de l'escalier de son sous-sol, ce fut dans une flaque. Comme si c'était tout à fait naturel, il tendit la main au dessus de la petite flaque qui se transforme aussitôt en une multitude de petits glaçons. D'un second geste de la main, il les envoya dans un bocal traînant sur son établi.

Il venait à ne même plus faire attention à son pouvoir.

Mais ce qui trottait dans sa tête passait en boucle. Vance, la discussion qu'il avait surprise entre Kate et Abby.

Il avait envie de tout arrêter, que tout redevienne à la normale. Il monta sa main à hauteur de ses yeux et fit jaillir une lame de glace, qui s'en alla aussitôt poncer les côtes du nouveau bateau en construction.

Malheureusement, les choses étaient telles qu'elles étaient. Alors autant avancer vite, faire ce qu'il avait à faire. La pellicule de gel vint recouvrir son corps à nouveau tandis que du mouvement de la main, au bout de laquelle se trouvait la lame de glace, il trancha net le bras du mannequin posé un peu plus loin.

Il avait été confiant dans le bureau de Vance. Il serait sûrement prêt bientôt s'il continuait à se maîtriser de la sorte.

ooo

- Ian ?

Interpellé par une voix inconnue, l'homme tranquillement occupé à jouer avec son téléphone leva les yeux de son écran pour observer l'arrivant.

- Ça dépend. Répondit-il avant de se replonger dans ses SMS.

- Police criminelle. Fut la réponse de l'individu inconnu qui lui mit son badge sous le nez.

- Heureux de l'apprendre. Répondit Ian avec nonchalance.

- Vous êtes en état d'arrestation.

Cette fois, la remarque, lancée elle aussi sur un ton nonchalant, lui fit lever le nez.

- Vous êtes qui ?

Son interlocuteur policier avait la trentaine. Bien sapé. Costume, cravate, chaussures qui brillent. En gros, le prototype même du type qui ne plaisait pas du tout à Ian.

- Je viens de le dire, répété le policier brun. Police de Baltimore.

- Et en quoi puis-je vous être utile ? Susurra Ian en délaissant son téléphone portable.

- Vous avez kidnappées, séquestrées et violées trois jeunes femmes. En un mois. Qu'est-ce qui vous étonne, Ian, pour que vous me regardiez avec ce vague air de hareng sorti de l'eau ? Vous ne vous attendiez pas à ce que votre plan infaillible soit mis à mal ?

Ian ne répondit pas, se contentant de regarder l'homme de ses yeux bleus intenses. Il émit un petit sourire en coin puis délaissa le policier pour se replonger dans l'étude attentive des pixels de son écran d'iPhone.

- Vous allez me suivre aux bureaux. Fit le flic.

- Mh. Non. Je ne vois pas pourquoi, après tout vous n'avez rien contre moi.

- C'est une sorte d'aveu ?

- Non. Une affirmation. Sinon, vous m'auriez arrêté depuis longtemps au lieu d'essayer de jouer au méchant flic intimidateur. Réfuta Ian en parlant comme s'il se trouvait face à un imbécile.

Le sourire conquérant qu'il offrit au policier donna à ce dernier une forte et irrépressible envie de lui coller son poing dans la figure.

- Je crois que tu ne m'as pas bien compris, pourriture, fit le flic en s'accroupissant pour se mettre à sa hauteur.

- Je crois que tu ferais mieux de te casser de là. Répondit Ian. Du genre, rapidement.

- Je sais qui tu es. Et je ne vais pas te lâcher.

Aucune réaction.

- Tu vas être suivi 24h sur 24, 7 jours sur 7, à chaque moment de ta misérable vie. Mais tu penses que tu le supporteras ? Ne pas pouvoir céder à tes penchants pervers et psychopathes, tu tiendras le coup ? Peu m'importe le temps qu'il faudra, je te lâcherai pas, Ian.

Le flic sourit et continua sa tirade.

- Là aussi, tu penses que je bluff ?

Ian leva le nez de son écran.

- Bon courage. Dit-il finalement avec un léger rire.

Les poings serrés du flic parlaient pour lui. Ian sentait bien que l'homme à qui il parlait avait fortement envie de l'utiliser comme punching ball humain. Il mit lentement sa main dans sa poche avec un sourire moqueur face au mouvement de recul que cela provoqua chez le flic, et sortit un paquet de cigarette.

- Je vous en offre une ? Demanda-t-il avec un sourire mielleux.

- Va te faire foutre. Lui répondit l'autre.

Avec un léger rire, Ian porta sa cigarette à sa bouche. Il menait le jeu. Facile. Il glissa de nouveau sa main dans sa poche, plus rapidement, faisant se lever le flic. Flic qui porta une main à sa ceinture, où Ian aperçut la crosse d'une arme briller. Le type rêvait donc de lui coller aussi une balle dans la tête.

Mais Ian n'était pas armé. Il ne laisserait pas à cet inopportun la joie de le tuer en s'en tirant avec l'excuse de la légitime défense. Il s'amusait du regard vert émeraude braqué sur lui. Il approcha le briquet de sa bouche et l'alluma.

En quelques secondes, la flamme qui en sortit vint lécher le bout de sa cigarette, qui se consuma par vagues rougeâtres. Puis oudain, en un battement de cil, la flamme prit une épaisseur et une consistance de vingt fois sa taille normale et il eut la sensation atroce que son visage fondait.


1- Que pensez-vous du pouvoir de Gibbs ?

2- Et des pensées de Kate ?

3- Est ce que vous avez aimé le Kabby ? (Kate/Abby) ?

4- Et, surtout, j'ai HÂTE que vous me disiez : que pensez-vous du dernier paragraphe ? Vos doutes, questions, idées, pronostics ?