/!\ très léger spoil de la fin de la saison 3 mais c'est vraiment un fait que tout le monde sait déjà je pense ^^


Fin 4 : et si... il ne fallait pas chercher et laisser venir.

Les vacances d'été étaient arrivées sans qu'il ne se passe rien de plus avec qui que ce soit. Kise avait en quelque sorte jeté l'éponge et même, après quelques semaines, arrêté de se plaindre qu'il ne se passait rien, pour savourer la tranquillité du célibat, qui n'était finalement pas un drame en soi.

De plus, Takao étant parti en vacances avec ses parents, il n'avait plus trop d'amis avec qui traîner. Les garçons de son équipe étaient tous eux aussi partis, Mitobe n'était toujours qu'un ami virtuel, Kuroko et Midorima toujours aussi froids, Murasakibara toujours aussi difficile à motiver. Il avait quand même passé une après-midi avec le géant aux cheveux violets, à manger de la pastèque et des citrons glacés sur des transats, seule proposition pour laquelle il avait montré un réel enthousiasme. Sinon, il traînait déjà beaucoup avec Kagami et Aomine, pour aller à la plage ou jouer au basket, alors aujourd'hui ils se laissaient un répit. Ça faisait quasiment une semaine qu'ils se voyaient non-stop. De plus la chaleur caniculaire de la journée l'avait découragé de sortir, loin du climatiseur de la demeure familiale.

Alors que l'après-midi touchait à sa fin, la chaleur recommençant à peine à être supportable, la sonnette d'entrée tira Kise de son état de torpeur et du canapé, sur lequel il s'était échoué plusieurs heures auparavant. Tirant un peu sur son débardeur pour le défroisser, il gagna la porte et crut alors reconnaître une silhouette familière à travers le verre dépoli. Et regretta d'avoir signalé sa présence par un « j'arrive ! ». Il prit une grande inspiration et actionna le verrou.

Tout le monde savait que lorsque l'on recevait la visite de sa majesté Akashi Seijurô en personne, c'était rarement parti pour être agréable. Kise faillit donc refermer aussi sec quand l'identité du visiteur se confirma, mais, si il y avait bien quelque chose de plus dangereux qu'un tête à tête avec le jeune homme, c'était de lui claquer la porte au nez. Il ouvrit alors en grand, esquissant un geste d'invitation à entrer. L'autre le remercia d'un hochement de tête, le gratifiant également d'un regard transperçant et d'un sourire en coin, somme toute habituels.

« Tu veux du thé ? Demanda le blond, affable.

-Volontiers. » lui répondit l'autre de sa voix caressante de psychopathe.

L'hôte s'éclipsa donc rapidement dans la cuisine pour préparer le breuvage, après lui avoir désigné le canapé du salon pour que l'intrus s'y installe. L'effet de surprise combiné à l'aura terrifiante de son invité, l'avait rendu légèrement fébrile et il dû s'y reprendre à deux fois avant de réussir à ouvrir la boîte. L'eau chauffa trop rapidement à son goût, et il dû bien finir par retourner auprès de son ancien capitaine. Que pouvait-il bien lui vouloir pour débarquer sans prévenir ? Ça ne présageait rien de bon.

Il ne fut pas déçu du voyage quand il l'apprit, après un bref échange de banalités.

« Pourquoi tu embrasses toute la Génération Miracle sauf moi Ryōta ?

Il faillit cracher son thé.

-Que... que comment ? Bégaya-t-il, complètement prit au dépourvu.

-Tu ne peux rien me cacher. Et il faut se lever tôt pour trouver un ingénu qui ne t'ait pas connu.

-C'était euh... un concours de circonstances.

-Je t'apporte la circonstance.

-... Quoi ?

-Je suis là, qu'est ce qu'il te faut de plus ? Énonça-t-il de sa voix douce.

Kise n'en revenait pas, c'était quoi ce délire ? Akashi, avec qui il n'avait eu aucun contact depuis un bon moment, débarquait chez lui pour lui réclamer un baiser, sous prétexte qu'il l'avait fait avec le reste de leur équipe de choc, vraiment ? Comment l'avait-il appris d'ailleurs ? C'était effrayant de pensé qu'il finissait toujours par savoir, même les choses les plus honteuses. Il sentait sur lui le regard rubis. Et ça pesait atrocement lourd, le rubis.

-Mais... mais... ça se fait pas comme ça, il faut... l'ambiance ! Argua-t-il.

-Tu refuses ?

Le ton était à présent légèrement acide.

-Pourquoi tu y tiens ? gémit le blond.

Son ancien capitaine ne répondit pas, les yeux toujours braqués sur lui. Kise prit son courage à deux mains et le dévisagea en retour, après tout il était un peu moins effrayant depuis que ses yeux étaient redevenus de la même couleur; il y avait quelque chose d'indéfinissable dans l'air, un détail monumental, là sous ses yeux, qui aurait expliqué cette drôle de situation.

-C'était un hasard ! Retenta-t-il pour gagner du temps.

-Tu vas me dire que tu n'as jamais cherché à les provoquer ?

-Je... euhhh... Je sais pas.

-Alors pourquoi pas moi.

Kise s'efforça de respirer profondément et calmement. S'étonnant de ses propres capacités de psychologie, une fois qu'il eut réussi à se détendre un peu, il entrevit enfin quelque chose, affleurant la surface, qu'il n'avait jamais perçu auparavant. Quelque chose dans les bords de son sourire ou dans le fond de ses prunelles.

Akashi était un adolescent comme les autres. Il se prétendait absolu mais il voulait surtout qu'on ne le laisse pas de côté, qu'on l'estime et qu'on s'intéresse à lui. Il ne pouvait pas supporter qu'on l'ignore. Et ça avait légèrement dégénéré au fil du temps. D'où ce besoin irrationnel d'être le meilleur. Ou l'on faisait précisément ce qu'il attendait, ou il s'en chargeait lui-même, pas de place pour le hasard. Personne ne pouvait être un tel control freak sans cacher une terrible insécurité derrière.

Quand tout allait encore bien à Teiko, ils sortaient soit tous ensemble après l'entraînement, soit sans Akashi. Parce que l'adolescent était trop formel, un peu rabat-joie, un peu flippant, et qu'ils avaient l'esprit plus tranquille lorsqu'il n'était pas dans les parages. Il avait dû se sentir... seul. Et frustré. Tous ses efforts pour être remarquable et n'avoir finalement aucun véritable ami. Midorima peut-être, mais il n'en était même pas vraiment sûr. À vrai dire, en tant que prodiges, et originaux il fallait bien le dire, ils avaient tous un peu de mal à lier des amitiés, notamment hors de l'équipe.

Après avoir pensé à tout ça, il voulait bien s'asseoir à côté de lui, le serrer dans ses bras et lui donner ce qu'il était venu chercher. Mais il n'en fit rien, toujours aussi mal à l'aise à l'idée d'approcher de trop près le plus petit. Il avait vraiment une aura écrasante et désemparante, qui lui était bien utile lors des matchs, et même si elle lui semblait tout à fait valable, son hypothèse de faiblesse avait un peu de mal à y résister.

Pourtant, au collège, Akashi était assez populaire et bien vu, mais c'était sans doute parce que d'une, il n'avait pas encore « changé » et de deux, tous ces gens ne voyaient que le vernis de surface, le personnage mondain. Si ils s'étaient approchés un peu plus, comme le reste de la génération miracle, ils auraient vu son extrémisme et sentit le malaise qui planait indistinctement autour de l'étrange et irréel personnage qu'incarnait le capitaine de l'équipe.

Kise ne le trouva que plus fascinant. Il hésita cependant à poser la question qui lui brûlait maintenant les lèvres, car elle risquait de le blesser. Et Akashi était sans aucun doute, le genre d'animal qu'il était dangereux de blesser. Il baissa les yeux instinctivement, en signe de soumission et d'apaisement :

-Tu... te sens mis à l'écart ?

-C'est ridicule, trancha-t-il avec aplomb avant de soulever élégamment sa tasse pour prendre une nouvelle gorgée de thé.

Ça ne répondait pas vraiment à la question, aussi le blond se demanda si c'était la question, celui qui la posait, ou lui-même qu'Akashi qualifiait de ridicule. Mais il n'osa pas insister, son ancien capitaine ne supportait pas ce genre de comportement mettre en doute ce qu'il disait ou avoir un esprit trop critique. Un vrai despote.

-Tu ne préférerais pas quelqu'un d'autre que moi ?

Le regard de son interlocuteur resta fixe, le transperçant désagréablement. Ça aurait été quelqu'un d'autre, il aurait également eu le culot de lui demander si ce n'était pas son premier, de baiser. Mais étant donné de qui il s'agissait, il se contenta d'ajouter d'une petite voix :

-Je dis ça pour toi, moi.

Son interlocuteur, continua de le dévisager, tasse à la main, avec un petit sourire, comme si il préparait une bonne blague.

-Il faut croire que j'ai un faible pour toi.

Énonçant cela, il n'avait pas baissé les yeux, certain de son bon droit et absolument pas gêné. Quoiqu'il dise, il donnait toujours l'impression de l'avoir parfaitement appris au préalable. Comme si, à force de la répéter, il avait vidé la phrase de son sens, de ses émotions et était ainsi capable de la prononcer sans le moindre battement de cils. Kise, bouche bée, se demandait ce qu'il y avait dans le thé pour lui donner de telles hallucinations. Il finit par rire, faisant enfin naître quelque chose comme de la surprise sur le visage de son vis-à-vis :

-Comment tu peux dire ça aussi facilement ?

-Ça t'embarrasse ? Je ne te croyait pas si impressionnable, au vu de ta réputation de chaud lapin...

-J'ai surtout du mal à le croire !

-Vraiment ?

-Pour les gens normaux c'est pas aussi évident de se confesser !

-Est-ce que l'on est vraiment des gens « normaux », Ryōta ?

-Toi non, c'est certain, mais moi ça m'arrive.

-Et donc, les gens normaux attendent des déclarations fébriles et hésitantes ? Demanda-t-il d'une voix doucereuse.

-Et ça manquait de spontanéité aussi tout ça ! Il faut y mettre plus de cœur ! S'embrasa le mannequin.

-Tu es en train de me faire la leçon ?

Il avait à nouveau l'air super flippant.

-Je...je... J'ai plus de... d'expérience ?

Au moment où Kise se demanda si il allait lui arracher la tête, de façon surprenante, l'ancien capitaine capitula.

-Ok, admettons. »

L'empereur se leva, sous le regard interrogateur de son ancien joueur, et posa un genou un terre à côté du siège de ce dernier, lui prenant la main dans les siennes. Kise était juste terrifié : il n'allait pas le demander en mariage, si ?

« Ryota... commença-t-il d'une voix basse en plantant ses prunelles grenat dans celles dorées.

Kise ne put se retenir d'agripper le fauteuil de l'autre main, y enfonçant les ongles. Le suspense était à son comble, quand le plus petit se fendit soudainement d'un sourire joueur, qui dévoila ses dents parfaitement alignées. Kise l'aurait juré il n'avait rien vu d'aussi mignon depuis Aomine Daiki jeune.

-Tu as eu peur que je te demande de m'épouser ?

C'était fait exprès ? Depuis quand Akashi était-il devenu taquin ?

-Ah. » Dit-il seulement, soulagé. Il s'était bien fait avoir, ça lui apprendrait à vouloir donner des leçons.

Cependant, le plus petit, qui se remettait debout, n'avait pas l'air méprisant, seulement malicieux et satisfait de son effet. Il semblait en quelque sorte plus en paix avec lui-même depuis la défaite de Rakuzan face à Seirin. Kise eut envie de prolonger la partie qu'ils avaient engagées, lui aussi pouvait faire des choses plus ou moins inattendues.

Il attira son invité à lui grâce à la main encore mêlée à la sienne, et posa ses lèvres sur les siennes. Chastement d'abord, puis de façon plus entreprenante et l'autre adolescent entrouvrit docilement la bouche. Sa main libre s'égara dans les soyeuses mèches magenta et leurs corps se rapprochèrent, comme aimantés l'un par l'autre. Le plus grand passa ses mains sous les fesses de l'autre pour l'attirer à lui, le faisant s'asseoir à califourchon sur ses cuisses. C'était plus commode pour continuer leur activité.

« Ça te suffit ? Lui demanda-t-il dans un souffle, séparant enfin leurs visages en s'écartant un peu.

-Bien. » répondirent seulement les lèvres échauffées et brillantes. Il avait l'air un peu à l'ouest. « Tu as déjà utilisé ta faculté de copie pour... ça ?

Kise prit un air mystérieux pour toute réponse et son ancien coéquipier lui adressa un regard mi-sévère mi-amusé.

-J'ai moi aussi une question indiscrète...

Il joignit ses mains à hauteur de son nez, s'excusant par avance. Le garçon aux cheveux rouges sembla lui donner l'autorisation de parler par un mouvement de sourcil interrogateur et subtilement classe.

-C'était ton premier baiser ?

-Ça te plairait ?

Il rougit un peu en se frottant nerveusement la nuque. En effet, ça lui plairait, est-ce que ça faisait de lui un pervers, fétichiste ou autre chose du genre ?

-Je crois, oui. »

Akashi le fixa avec un petit sourire satisfait, ses yeux s'étrécissant à la façon d'un chat. Kise ne put s'empêcher de repasser sa main dans ses cheveux carmins, leur douceur semblait l'appeler. L'autre ferma, une seconde seulement, les yeux, accentuant sa ressemblance avec le félin.

Reprenant une expression neutre et maîtrisée, le visiteur rompit subitement le charme, se remit sur ses jambes sans préavis et prit congé de son ancien coéquipier, le remerciant sommairement de son accueil. En à peine deux minutes, il était reparti comme il était venu, laissant le copieur désarçonné.

...

À nouveau vautré sur le canapé, la porte-fenêtre ouverte pour faire courant d'air maintenant que le soir était tombé, Kise ne put s'empêcher de repenser aux curieux évènements de l'après-midi et, pour la première fois de sa vie, il envoya un message banal à Akashi.

Ça m'a fait plaisir de te revoir ~

La réponse ne se fit pas attendre. Rapide et efficace, à l'image de son expéditeur.

Moi aussi Ryōta. On devrait aller manger une glace un de ces jours.

Un glace ? Non mais des fois, fallait vraiment qu'il aille mal. Le blond accepta sans se faire prier, malgré l'incongruité de la proposition, venant d'une telle personne. Akashi semblait être le genre de personne, déjà adulte raisonnable, qui n'appréciait pas les glaces.

Le jour du « rendez-vous », Kise se sentait exceptionnellement nerveux et n'arrivait pas à savoir si il espérait ou non, que son ancien capitaine aurait également invité le reste de la Génération des Miracles. Évidemment, quand celui-ci suggérait d'aller manger une glace, il ne s'agissait pas de celles à l'eau qu'ils avaient l'habitude d'acheter après les entraînements, l'été, mais de celles d'un glacier réputé. Kise n'y avait mit les pieds qu'une seule fois et la devanture élégante n'avait pas changé depuis. Il était légèrement en avance mais savait bien qu'Akashi, plus que ponctuel, n'apparaîtrait que précisément à l'heure dite et qu'il avait horreur des retardataires, le blond l'avait, comme les autres, apprit à ses dépends.

Apparemment, il était le seul convié, puisque le seul à attendre sur le trottoir, plus moins bien dissimulé par de larges lunettes de soleil et une casquette, pour éviter les éventuels fans. Akashi n'apprécierait probablement pas de se faire interrompre par un duo de copines gloussantes en quête d'un autographe.

L'élève de Rakuzan arriva dans son dos, le faisant sursauter. À part ça, il semblait plutôt content de le retrouver car intuitivement, Kise devinait qu'il ne s'agissait pas seulement de son habituel sourire de politesse, à moins qu'il ne prenne ses désirs pour des réalités. Par contre, une fois assis à une table et la conversation lancée, il trouva vraiment que son ancien capitaine ne semblait pas aussi froid et pragmatique qu'à l'habitude.

Les coupes de glace étaient vraiment délicieuses, mais surtout, Kise ne vit étonnamment pas le temps passer. Ça ne lui était jamais arrivé, en étant seul avec le garçon aux cheveux rouges, auparavant. Lui-même avait trop tendance à le prendre avec des pincettes et Akashi ne faisait pas vraiment d'effort de conversation; il donnait ses instructions et c'était tout. Ils avaient sans doute changé depuis la fin du collège.

...

Il alluma machinalement son ordinateur en rentrant, dans l'attente de l'arrivée de ses parents qui devaient être présents ce soir là. Extirpant son portable de sa poche arrière pour s'asseoir plus confortablement, il remarqua un appel en absence, la faute au mode silencieux, qu'il avait activé pour ne pas troubler son tête à tête avec Akashi. C'était d'ailleurs lui qui avait essayé de le joindre. Il porta l'objet à son oreille avec une petite appréhension, pour savoir de quoi il retournait.

« Tu as oublié tes lunettes de soleil. Vu que tu ne réponds pas, je les prend avec moi. Ce sera l'occasion de se revoir bientôt. Bonne soirée Ryōta. »

Après avoir remercié l'autre par message, il ne put s'empêcher de ré-écouter le message vocal, allongé sur son lit, parce que, quand il ne susurrait pas des promesses de torture, la voix d'Akashi faisait vraiment l'amour aux oreilles. Au bout de trois fois, il commença à se trouver creepy et posa son téléphone hors de portée, sur le bureau. Il ne s'arrêta pas pour autant de penser à son ancien capitaine, qui ne semblait pas rechigner à le revoir, à sa grande satisfaction.

Rien que sa façon de prononcer son prénom. Ryōta. Il n'aurait pas su dire si il avait une façon spéciale, différente, de le dire, si il accentuait une syllabe ou laissait traîner l'autre. À moins que ce ne soit juste le timbre de sa voix et cette façon de s'octroyer le droit de le prononcer.

Plus de temps passé ensemble, quelques gentilles attentions, et voilà, en moins d'un mois, comme un bleu, il était tombé amoureux d'Akashi Seijuro. Qui l'avait peut-être même calculé, fait exprès. Est-ce que c'était seulement possible de faire ça ? Ses yeux s'arrondirent quand il se rendit subitement compte de ce fait, alors qu'il s'installait pour un shooting photo. C'était aussi simple que ça, l'instant d'avant il était encore complètement insouciant et maintenant, il avait parfaitement conscience d'avoir un gros, gros faible pour la personne la plus tortueuse qu'il connaisse. Mais étrangement à cette idée, il se sentit gorgé d'entrain et d'optimisme. Il brûlait d'envie de le revoir et de tout lui déballer. Le garçon aux cheveux rouges ne serait probablement même pas surpris par la déclaration. Mais si il voyait ça arriver et qu'il ne mettait pas de distance entre eux, c'était bon signe, non ?

...

Akashi sourit. D'un air tranquille et confiant, mais quelque part soulagé; même si il se doutait de cette issue, les sentiments humains restaient assez frivoles, à l'image du magnifique jeune homme blond qui lui faisait face. Il avait toujours préféré les certitudes. Et la seule qu'il avait à l'instant, c'était qu'il était plus que ravi d'avoir remporté le trophée que constituait le cœur de son ancien coéquipier, qu'il ne comptait pas lâcher de sitôt. Mais ce n'était de toutes façons pas dans ses habitudes de perdre.


Et voilà les copains, cette fois c'est fini ! Ça fait bizarre o.o Quelle fin avez-vous préféré ? J'aimerais vraiment que cette histoire un peu différente vous ait plu malgré ses probables défauts :3

Je remercie d'ailleurs toutes les personnes qui m'ont suivi et laissé des reviews, c'est grâce à vous que c'est allé aussi loin ! Mais n'hésitez pas à donner votre avis même maintenant ! ;)

Si cette histoire devait avoir une morale, ce serait : « Tente ! Au pire, ça fera toujours quelque chose à raconter à tes amis. ». Cette année j'essaie moi-même de vivre ainsi et… j'ai des choses à raconter à mes amis (rires).

A bientôt peut-être, sur une autre histoire (une des miennes ou une des vôtres ;) ) !