Note de l'auteur:
Et hop, chapitre 12 en ligne! Des révélations sont à prévoir!
Bonne lecture!
*La déesse Nozomi*
Debout face à ses collègues, le commandent Yamamoto balayait son regard sur l'ensemble de la pièce. Après des heures de rapport et de débat, la conclusion de cette attaque était enfin établie. Le traître, Aizen, n'avait fait que tester leurs défenses en y envoyant qu'une fine partie de ses forces, un peu comme un avant goût de ce qu'ils les attendaient dans un peu plus d'un mois. Et la conclusion n'était pas terrible. Plusieurs blessés occupaient encore la quatrième division, presque qu'une semaine après l'attaque, et de nombreux dégâts matériels était à signaler un peu partout au Seireiteï. Qu'allait-il se passer le jour où tous leurs ennemis seront là? Allaient-ils vivre un véritable massacre?
« Très bien, avez-vous des idées? Reprit-il, un ton calme.
Un silence religieux s'installa dans la salle de réunion. Chaque capitaine fixait un point invisible à leurs pieds ou sur le plafond.
-Il nous reste notre petit espoir, non? Commença le capitaine Ukitake, un sourire discret sur les lèvres.
Chacun se retourna vers lui, certain le regardant d'un aire septique, d'autre plus étonné.
-Certes. Où en est son entraînement? Qui s'en occupe en l'absence du capitaine Kuchiki?
-Je suis en train de m'en occuper avec mon vice-capitaine! Intervint le capitaine Hitsugaya.
-Et où en est l'avancement?
-Elle progresse vite et semble motivée depuis l'attaque. Cependant...
Toshirô se tut un instant, pas sûr de poursuivre sa phrase.
-Poursuivez capitaine. L'encouragea le commandent
-Je doute qu'elle soit prête d'ici un mois. À mon avis, afin d'optimiser ses compétences au maximum, c'est plusieurs années qu'il m'aurait fallu.
-Seulement, nous n'avons pas un tel délai capitaine!
-Je le sais bien. C'est pour cette raison que je doute que Tsubaki Nagato soit d'une réelle aide, le jour venu. Elle est douée, c'est certain, mais elle n'égale pas la plupart d'entre nous. Elle est juste un shinigami de plus dans l'armée. Rien d'exceptionnelle...
-Sauf si elle est la réincarnation de la déesse Nozomi. Ajouta Jushirô
-Allons capitaine, tout le monde sait qu'il ne s'agit que d'une légende! Répondit le petit capitaine.
-Rien ne prouve que ce n'est qu'une légende...
-Mais rien de prouve que c'est une histoire vrai!
-Il suffit! Intervint le commandent, peu désireux de voir ce petit désaccord se transformer en débat stérile. Capitaine Hitsugaya?
-Oui?
-Poursuivez l'entraînement de Nagato. Même si elle n'est qu'un shinigami parmi tant d'autre, plus elle sera entraînée, et mieux ça sera!
-Oui!
-Quand à vous autre, préparez vous à l'affrontement. Aizen Sôsuke n'aura aucune pitié contre nous, alors nous ne devons pas nous montrer clément. Des questions?
Le silence qui s'en suivit répondit à sa question.
-Bien, ça sera tous pour aujourd'hui. »
Chacun repartie à ses activités, soucieux de ce qu'ils les attendait dans un mois.
OoOoOoOoO
« Hôyô, Tsuki no Hana! » S'écria Tsubaki, plantée au milieu du terrain, faisant face à son adversaire et entraîneur du moment, Renji.
Mais le zampakutô de la jeune fille ne bougea pas, restant dans sa forme de lame.
Debout en face, le vice-capitaine de la sixième division attendait la soi-disant libération de son zampakutô.
-Rahh, ça m'énerve! Pourquoi ça marche plus?
Debout sur le côté, le vice-capitaine Matsumoto et Rukia assistait à la scène.
-Tu es sûr qu'elle a libéré son shikaï? Lui demanda Rukia
-Oui, j'en suis sûr! Je l'ai vu de mes propres yeux.
-Alors comment ça se fait qu'elle n'y arrive plus?
-J'en sais rien du tout...
-Moi, j'ai peut-être une réponse. Intervint Renji, qui avait finalement rejoint les deux filles, laissant Tsubaki s'énerver toute seule au milieu du terrain
-Et tu pense que ça viens d'où? Lui demanda Rangiku.
-Je suis passé par le même problème qu'elle, il y a quelques années. Rukia, tu te souviens, de cette époque où nous étions à l'académie et où tu as été adopté par la famille Kuchiki?
-Oui et ?
-J'ai eu beaucoup de mal à l'accepter. Ça m'a prit la tête et pendant près de deux semaines après ton adoption, j'ai pas été capable de libérer Zabimaru!
-Ah bon? Tu ne me l'avais jamais dit... s'écria Rukia, presque vexée.
-Je ne voyais pas l'intérêt de te le dire!
-Comment ça tu ne voyais pas l'intérêt de me le dire? J'étais un peu concernée non?
-Non! Ça me regardais moi et personne d'autre!
-Hein? Alors tu me mentais quand tu me disais que ça t'étais égal ce que je choisirais?
-STOP! Et donc? Quel est le rapport avec Tsubaki? S'interposa Rangiku
Renji se redressa, marmonnant des mots incompréhensibles puis reprit, s'adressant au vice-capitaine de la dixième.
-Je pense que Tsubaki doit avoir quelques chose qui lui prend la tête, comme moi à l'époque!
-Et comment tu as fait pour régler les choses?
-Je suis aller me confronter au problème qui me torturait l'esprit! Je suis aller voir le capitaine Kuchiki et je lui ai dit que je le battrais et qu'un jour, je serais aussi digne que lui pour Rukia!
La concernée se mit alors à rougir, surprise par les mots de son ami aux cheveux rouge. Renji reprit alors, ne remarquant même pas le rouge écarlate sur les joues de Rukia:
-Le capitaine a accepté mon défi et après ça, j'ai pu de nouveau libérer mon zampakutô! Et aujourd'hui encore, j'espère le battre un jour!
-Je vois. »
De nouveau concentré sur Tsubaki, toujours en train d'essayer désespérément de libérer son zampakutô, elle se mit à réfléchir. Qu'est-ce qui pourrait bien torturer son esprit de cette façon?
Et puis, la révélation. Un sourire se dessina sur ses lèvres, alors qu'elle se dirigea vers son amie, laissant Renji et Rukia se disputer comme un vieux couple sur la conversation qu'ils venaient d'avoir.
S'approchant de Tsubaki, Rangiku la trouva assise par terre, l'air complètement abattue.
« Et bah alors ? Qu'est-ce qui t'arrive ?
Levant ses yeux sur son amie, la jeune femme affichait une mou évidente.
-Qu'est-ce qui m'arrive ? Pourquoi je n'y arrive plus ?
-J'avoue que je n'avais jamais vu ça avant toi...
-Ah bon ? Oh, je le savais ! C'était trop beau pour être vrai ! Je suis sûr que je ne suis pas ce petit espoir dont tous le monde parle!
Se souvenant d'une conversation qu'elle avait eut avec son capitaine, Rangiku s'installa à côté d'elle.
-Je vais te raconter une histoire!
-Une histoire? Je ne suis plus une petite fille!
-Tais-toi et écoute!
Prise de cours, Tsubaki se tut et écouta son amie parler.
-Il existe une légende ici, celle de la déesse Nozomi. On raconte qu'aux tout débuts de la Soul Society, il y avait un shinigami, du nom de Nozomi. Elle était, parait-il, d'une grande beauté mais aussi d'une grande puissance. Son reiatsu était tel que lorsqu'elle est morte, son esprit est resté ici. On dit aussi que lorsque la Soul Society est en dangers, elle se réincarne dans le corps d'un mortel sur le point de mourir. Un fois mort, l'âme possédée par Nozomi arrive ici et devient shinigami. Durent sa formation, la déesse reste en sommeil dans son porteur, lui laissant seulement une petite partie de son pouvoir, pour s'assurer que l'âme deviennent rapidement un bon shinigami. Et dès qu'elle se trouve face à l'ennemi qui menace la sécurité et la paix de la Soul Society, elle se manifeste, prend le contrôle de son porteur et supprime la menace. Elle libère ensuite le porteur pour de nouveau veiller sur la paix de la Soul Society.
-Pourquoi tu me racontes ça ?
-Je ne suis pas du genre à croire à ce genre de racontars. Mon capitaine n'y croit pas non plus d'ailleurs. Mais d'autre pensent que tu serais la réincarnation de la déesse Nozomi.
-Hein ?
-Le petit espoir de la Soul Society !
-Mais c'est qu'une légende... Non ?
-Il n'y a rien qui le prouve, mais rien qui le dément non plus... Alors, pourquoi pas. Après tous, il n'y a plus grand chose qui me surprenne.
Elle esquiva un sourire, espérant avoir rassuré son amie.
-Tu ne devrais pas douter de toi. Reprit-elle après un moment de silence. Si tu es ici en ce moment, c'est pour une bonne raison !
-Mais alors pourquoi j'y arrive plus... ?
-Je pense que... Tu as peur.
-De quoi ?
-A toi de me le dire Tsubaki. Qu'est-ce qui s'est passé entre le moment où tu as libéré ton zampakutô dans le parc et maintenant ?
-Euh...
Le vice-capitaine posa son regard bleu sur celui de son amie, montrant un grand sérieux. La source de sa peur était évidente pour elle... Mais pas pour la principale concernée manifestement.
-J'ai... reprit Tsubaki, les yeux rivé sur le sable sous ses pieds. J'ai été inutile et faible... Et si Byakuya avait pas été là, je serais morte à l'heure qu'il est...
-Donc, qu'est-ce qui t'effraie ?
Sentant l'arrivée de ses larmes, elle serra les dents, comprenant enfin où voulait en venir Rangiku.
-Il doit m'en vouloir... Je suis sûr que Byakuya m'en veux d'avoir été un tel boulet ! À cause de moi, il se retrouve cloîtré chez lui, blessé et incapable de faire son travail, à moins d'un mois de la grande bataille... Il doit me détester...
-Comment peux tu le savoir ? Te l'a-t-il dit lui même ?
-Non mais...
-Tu devrais aller vois le capitaine Kuchiki et lui demander directement.
Levant ses yeux sur son amie, Tsubaki la vit sourire. Décidément, quel plaisir d'avoir des amis sur qui compter. Au loin, il y avait toujours Renji et Rukia, en train de régler leurs compte comme des enfants. Eux deux, Rangiku, Tôshirô, Jushirô, Byakuya... Ils avaient toujours été là pour elle. Comment pouvait-elle avoir peur ? Elle pouvait leurs faire confiance. Un peu rassurée, elle décida malgré tous de suivre le judicieux conseil de son amie et se leva d'un coup.
-Merci ! » Murmura-t-elle finalement à l'attention de la vice-capitaine de la dixième division.
OoOoOoOoO
La nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà. Allongée dans son lit, tout était calme autour de Tsubaki. Elle fixait le plafond, les mains sous sa tête, elle n'arrivait pas à dormir. Les conseils de son amie tournaient en boucle dans sa tête, comme un tourbillon. Ça lui paraissait tellement claire maintenant.
Plus déterminée que jamais, elle se leva d'un coup, jetant la drap d'un coup de pied et quitta les bâtiments de la dixième division. Le Seireiteï était plongé dans le calme et l'obscurité. Seules quelques petits points lumineux ici et là, signe que les gardes de nuit effectuaient leurs rondes nocturne.
Elle arriva finalement à destination, sautant sur un dernier mur. Fixant le jardin en contre-bas, elle sentit la présence de deux gardes de l'autre côté du bâtiment. Après être certaine que personne ne la verrait, elle sauta discrètement sur le gazon frai et s'avança à entre les plants de fleurs et de buissons. Puis elle s'arrêta, nez à nez avec ce grand cerisier centenaire, planté dans les jardins du manoir Kuchiki.
D'un mouvement lent, elle posa la paume de sa main contre l'écorce et ferma les yeux. Rapidement, elle se sentit mieux. Comme si un poids venait de quitter son cœur. Elle sentait la sève couler dans le tronc, elle ressentait chaque feuilles bouger au grès du vent.
C'était dingue. C'était le seul lieu, dans toute la Soul Society où elle se sentait bien et calme. Presque comme si elle...
« Je ne m'attendais pas à recevoir de la visite...
Le fil de ses pensées s'arrêta d'un coup au son de cette voix qu'elle connaissait que trop bien. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors quelle ouvrit les yeux et se retourna, faisant face au capitaine Kuchiki. Toujours son bras en écharpe, il portait un kimono sombre et ses cheveux était libéré de ses pinces blanches. Ces kenseikans comme il lui avait expliqué une fois. C'était la première fois qu'elle le voyait habillé autrement qu'en uniforme de shinigami. Pour la première fois, elle le voyait, non pas comme un capitaine et un soldat, mais comme un homme normal.
-Salut.
-Que me vaut l'honneur d'une telle visite ?
-A vrai dire, je voulais pas te déranger... Je suis venu pour...
Elle leva ses yeux vers les branches du cerisier, pas sûr de lui dire pourquoi. Il allait sûrement la trouver idiote...
-...Pour rien... termina-t-elle finalement
-Vraiment ?
Restant un instant silencieux, Byakuya s'installa sur le rebord de la terrasse en bois et invita la jeune fille à faire de même, d'un seul regard.
Un long moment de silence s'installa entre les deux shinigamis.
-Que ce passe-t-il ? Finit par lui demander le capitaine.
-Je voulais t'en faire la surprise... Mais vu que je suis bloqué et que tu es manifestement la cause de ce blocage, on va dire tant pis pour l'effet de surprise...
Toujours silencieux, la curiosité du grand chef avait cependant fixé toute son attention sur les dires de Tsubaki
-J'ai réussi, une fois, à libérer mon zampakutô. C'était juste avant cette attaque d'il y a une semaine. J'étais si contente. Je voulais te le montrer mais depuis ce qui t'ai arrivé à cause de moi, j'y arrive plus...
Baissant les yeux sur ses pieds, elle laissa un moment de silence, ne voulant pas montrer sa culpabilité à Byakuya.
-Culpabilise-tu pour ce qui m'est arrivé ?
Levant des yeux étonnés sur lui, Tsubaki n'était pas encore habituée à l'entendre la tutoyer. Elle pensait même que ce n'était que sur le moment et qu'il la vouvoierait à nouveau dès que possible. Mais elle voyait son regard sombre toujours aussi neutre, qui dégageaient une aura douce, peu commune au noble capitaine.
-Oui... finit-elle par répondre, un peu honteuse.
-Et tu penses que je suis en colère contre toi ?
-Oui...
-Pour quelles raisons le serais-je ?
-Bin... C'est ma faute... Ta blessure...
-Je n'ai pas souvenir d'avoir été blessé par la petite shinigami débutante que tu es.
-Mais c'est pareil.
Évitant clairement son regard, la jeune femme fixait ses pieds avec insistance, sentant le regard bleu nuit du capitaine.
-De quoi as-tu peur ? Lui demanda alors Byakuya, d'une voix neutre.
Un petit vent souffla alors dans le jardin, faisant bouger les feuilles du cerisier, brisant le silence de la nuit.
-Qui... Qui te dis que j'ai peur de quelques chose ?
Le noble capitaine ne répondit pas, mais continuait à la fixer sans bouger.
Se levant, les bras contre elle, les points serré, Tsubali reprit, un ton un peu sec
-Je n'ai pas peur ! Pourquoi tout le monde crois ça ? C'est débile !
Soupirant discrètement, Byakuya répondit, d'une voix très calme :
-Si tu cessais de faire l'autruche face à ce que cache ton cœur, peut-être qu'on arrêterait de te poser cette question ! Comporte-toi comme une adulte et affronte la tête haute que qui t'effraie ! Il es grand temps de grandir !
Se retournant vivement vers lui, elle grimaçait, comprenant clairement qu'elle était en train de perdre cette bataille.
Peu à peu, une angoisse s'était installé dans le cœur de Tsubaki. Elle ne voulait pas en arriver là, elle aurait préféré ne pas lui en parler... Mais peut-être était-ce la seule solution pour qu'elle soulage son cœur. Byakuya était devenue quelqu'un de confiance. Elle pouvait au moins s'ouvrir à lui... Ne lui avait-il pas prouvé déjà qu'elle pouvait avoir confiance en lui ?
Finalement, elle prit une grande inspiration et commença alors, sans regarder son interlocuteur dans les yeux.
-Tu sais, toute ma vie, j'ai toujours eus la sensation de n'appartenir à aucun groupe, à aucune famille. Mon connard de père n'a jamais reconnu mon existence, moi, une enfant illégitime... Quelle honte pour l'homme important de la société qu'il était... Ma mère et moi avons vécu comme des regrettées de la société et je peux comprendre qu'elle m'en ai voulut d'être née... Je ne me suis jamais sentit chez moi... Ni à la maison, ni à l'école, ni dans le quartier, jamais... J'avais toujours l'impression de gêner, d'être de trop... Je m'étais habitué à ça... Aux reproches, aux critiques, à la solitude... Je pensais que c'était ma punition pour avoir eus la prétention de venir au monde. Et puis, un jour, je suis morte ! Et là, je t'ai rencontré, et puis j'ai rencontré les autres... Et vous avez tous eut la patience avec moi. Vous ne m'avez pas jugé, ni critiqué. Vous m'avez aidé... Et soutenu... Et aujourd'hui, pour la première fois, j'ai enfin la sensation d'être chez moi, entouré de gens que j'aime et qui m'aime. Alors, je suis terrifiée à l'idée même que tu ne veuilles plus de moi chez toi, que tu veuilles que je m'en ailles, avec mon mauvais caractère, mes coups de gueules et mes caprices de gamine... Parce que sans ton manoir, sans ton jardin, sans toi, je n'ai plus rien d'autre. Il y a qu'ici que je me sente bien, apaisée et en sécurité. Je ne veux pas perdre mon seul repère...
Elle se tut, reprenant son souffle.
Elle n'en revenait pas, elle venait de dévoiler l'ensemble de sa vie à Byakuya, sans rien omettre. Jamais encore elle n'avait fait ça.
-Alors considère ce lieux comme chez toi. Lorsque cette guerre sera terminée tu pourras revenir ici...
Surprise par ses dires, elle leva les yeux sur lui, conscient de son sérieux.
-Je pourrais revenir y foutre le bazar ? Se risqua-t-elle
-Promet moi juste de survivre à cette guerre, c'est la seule condition. »
Ravie et soulagée, Tsubaki ne pouvait pas s'empêcher de sourire, rassurée de savoir qu'elle avait enfin une maison où rentrer.
Le noble capitaine lui conseilla de retourner se coucher, afin qu'elle se repose. Il lui assura qu'il passerait voir ses progrès et lui rappela la promesse qu'elle lui avait faite, quelques jours plus tôt, exigent d'elle plus de rigueur et de travail.
Désormais rassurée, Tsubaki rentra à la dixième division le cœur léger, certaine que très vite, elle pourra enfin libérer son zampakutô.
OoOoOoOoO
C'est sous les yeux étonnés de tous le monde que Tsubaki libéra son zampakutô, pas moins de deux jour après ses aveux au grand chef Kuchiki.
Une sensation de libération s'empara de chaque fibre de la jeune fille, alors qu'elle faisait tourner aisément autour d'elle la longue liane bourgeonnante. Enfin, elle avait réussi à libérer Tuski no Hana, et devant assez de personne pour prouver qu'elle avait progressé. Son objectif n'avait pas changé, devenir plus forte, pour que plus personne ne mettent leur vie en danger pour sauver la sienne. Et surtout, plus que tout, elle voulait que son protecteur soit fier d'elle.
Mais c'était encore loin d'être gagné. Et pour cause, peu importe qui se trouvait en face d'elle, elle terminait toujours les fesses par terre, frustrée de ne pas réussir à tenir plus de quelques minutes en combat. Mais, contrairement à ses habitudes, elle ne râlait pas, ne cherchait pas d'excuses ou autre. Elle se relevait, plus motivé que la fois d'avant, plus déterminée à envoyer son adversaire prétentieux au tapis. Très concentrée sur son entraînement, elle ne remarqua pas le regard satisfait d'une certaine personne, venu tenir sa promesse, donné deux jours plus tôt. Debout, un peu à l'écart du terrain d'entraînement, son regard analysant chaque mouvement de la jeune shinigami, Byakuya constata que sa petite protégé avait grandie. Il la trouva plus mature et plus sérieuse. Quelque chose avait changé en elle et la petite gamine égoïste et mal poli d'il y a quelques mois semblait avoir disparut, pour laisser place à une jeune femme, d'apparence encore fragile, mais qui montrait pourtant un petit quelque chose qui rassura le capitaine.
Il fut alors rejoint par une autre personne, venu aussi apprécié les progrès du petit espoir.
S'installant à ses côtés, le capitaine Ukitake resta silencieux un moment avant de briser le silence.
« Je pensais vous trouver chez vous, en train de vous reposer, capitaine Kuchiki. Mais vos domestiques m'ont annoncé que vous trouviez ici. Est-ce raisonnable, dans votre état ?
-Je suis venu voir un peu si ce qu'on me raconte est vrai. Je ne compte pas m'attarder.
-Concernant les progrès de Tsubaki ?
-Oui.
-Et qu'en pensez-vous ?
-Je suis plutôt... Satisfait.
-Vous êtes dure en compliment. Ses progrès sont remarquables. Quand on se souvient d'elle, il y a quelques mois et quand on la vois aujourd'hui, il y a de quoi être plus que satisfait.
-Probablement. Cependant, elle est encore loin d'être à la hauteur, surtout si nos ennemis doivent venir ici dans moins d'un mois... Si elle avait été aussi disciplinée dès le début, ses progrès auraient été plus appréciable...
-Vous n'êtes pas un entraîneur d'une grande compréhension, dites-moi...
-Je n'ai nullement le temps d'être compréhensible.
Un silence s'installa à nouveau entre les deux capitaines.
-Quand est-il de l'affaire Hiyoko au fait ? Avez-vous trouvé le coupable ?
-Non. Mais je soupçonne quelqu'un qui n'a pas eut à passer devant mes gardes...
-C'est à dire ? Parlez-vous de quelqu'un venant d'un autre monde ?
-Oui. Du Heuco Mundo plus précieusement
-Je vois... Donc la cible était bien Tsubaki...
-Je n'en suis pas certain...
-Comment ça ?
-Après la disparition d'Hiyoko, j'ai fais nettoyer sa chambre. Et cet objet y a été trouvé.
Il sortit alors de l'intérieur de sa veste un petit bout de tissu qu'il tendit à son collègue.
Prudemment, Jushirô déplia le tissu et y découvrit au milieu une petite pierre plate, blanche et à effigie de l'ennemi.
-C'est... Un communicateur hollow... Mais... Comment un tel objet est arrivé chez vous ?
-Je soupçonne une taupe au sein de mon manoir...
-Votre petite domestique était... De leur côté ?
-Oui... Et comme Hiyoki était en contacte avec Tsubaki, Aizen doit en savoir beaucoup sur elle...
-Mais pourquoi avoir tuer leur espion ?
-Sans doute qu'elle ne leur était plus utile... Ce n'est pas la première fois que l'on vois ça.
Le capitaine de la treizième resta silencieux, fixant son regard chocolat sur l'objet au creux de sa main.
-Ah quoi doit-on s'attendre alors ?
-Je n'en sais pas plus que vous capitaine... Seulement que le jour-J, Tsubaki sera plus en dangers que n'importe qui d'autre... Ça ne fait pas l'ombre d'un doute...
De nouveau, le capitaine de la sixième division se perdit dans ses pensées, fixant toujours Tsubaki en contre-bas, donnant du fil à retordre à Renji.
Il ferma alors les yeux, supportant une petite douleurs venant de son épaule, signe que l'effet de ses antidouleurs prit il y a quelques heures commençaient à disparaître. Il fallait qu'il rentre se reposer, à contre cœur cependant. Il détestait cette sensation de ne pas pouvoir tenir bon, particulièrement à moins d'un mois de la grande guerre. Et surtout, de savoir que si leurs ennemis décidaient de s'attaquer à Tsubaki, il ne sera pas en mesure de la protéger...
Jushirô remarqua aussitôt l'état de fatigue de son collègue. Mais avant qu'il n'ai eut le temps de lui conseiller de rentrer chez lui, Byakuya reprit, d'une voix plus faible.
-Pouvez-vous veiller sur elle... Sa vie est précieuse.
-Bien sûr. Cela me paraît évident, elle est notre petit espoir...
-Pas seulement... Il m'est difficile de rester professionnel dès qu'il s'agit d'elle...
Surprit par ses dires, le capitaine de la treizième division du faire de gros efforts pour retenir son sourire. Savoir que le si froid et si asociale capitaine avait dit ce genre de phrase semblait tout à faire incroyable. Il n'y aurait sans doute pas cru si on lui avait raconté.
Il se risqua alors à lui demander :
-Sa vie vous est devenue précieuse ?
Restant sans bouger durant quelques secondes, le noble capitaine répondit
-Oui. »
Sans plus attendre, il tourna les talons et laissa Jushirô sur place, un petit sourire aux lèvres. Décidément, la jeune femme était pleine de surprise.
Note de l'auteur:
Voilà! Alors? Vous aimez toujours?
Comment va se passé cette bataille tant redouté?
Réponse dans les prochains chapitres!
Bonne semaine!
TiteOshun
